photo cc Marion Germa
Accueil > Politique | Par Pierre Jacquemain | 12 mars 2017

Paris : en voie de macronisation, la majorité municipale menacée

Alors que sa majorité à Paris se lézarde sous l’effet des défections vers la candidature d’Emmanuel Macron, Anne Hidalgo est mise sous pression pour cesser ses critiques à l’encontre de celui-ci… sous peine de voir sa propre position fragilisée.

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La macronisation des élus n’aura bientôt plus de limite. Jusqu’à mettre en péril la majorité municipale à Paris ? « Ça n’est pas un objectif », jure-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Et pourtant, ça tangue au cœur de la majorité municipale. Une majorité haute en couleurs puisqu’elle accueille déjà en son sein des élus communistes, écologistes, socialistes, radicaux, un ex-Modem et une ex-chiraquienne.

Le Guen à la manœuvre

Un exploit à gauche qui a ses limites. Parce que la maire de Paris, Anne Hidalgo, compte désormais trois élus membres de l’exécutif municipal ayant rejoint le mouvement En Marche ! Parmi eux, son adjoint aux finances, Julien Bargeton, son adjoint à la propreté, Mao Peninou, et le très influent Jean-Louis Missika en charge de l’urbanisme. Une conversion soudaine qui n’est pas du goût de tous. D’autant que la liste des nouveaux ralliés pourrait s’allonger, dangereusement...

Depuis le très puissant – bien que symbolique – soutien de l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, à Emmanuel Macron, de nombreux autres élus se sentent pousser des ailes. À la manœuvre, l’actuel secrétaire d’État Jean-Marie Le Guen. Le député parisien – également conseiller de Paris – est fâché de longue date avec Anne Hidalgo. Et avec la gauche tout court. Deux jours seulement après la victoire de Benoît Hamon – alors qu’il s’était engagé à soutenir le vainqueur de la primaire socialiste, il avait déclaré : « On peut être socialiste et appeler à voter Macron ».

Son poulain Manuel Valls ayant été mis en échec, le ministre girouette envisagerait aujourd’hui de quitter le groupe socialiste du Conseil de Paris afin de créer son propre groupe En Marche !. Objectif : mettre en minorité la maire de Paris. Et pourquoi pas prendre sa place. Mais le scénario ne semble pas plaire à l’entourage d’Emmanuel Macron, qui n’a pas l’air décidé, pour le moment, à mettre des bâtons dans les roues à celle qui fait de la résistance à gauche.

Hidalgo, en marge du quinquennat

Dès le début du quinquennat de François Hollande, Anne Hidalgo s’était montrée particulièrement critique à l’égard de l’action du gouvernement. Des critiques mesurées. On ne compte plus le nombre de bras de fer engagés entre la Ville de Paris et le gouvernement. Sur la circulation alternée en période de forte pollution, sur le travail du dimanche, le pacte de compétitivité – dont elle moque l’absence de contrepartie, la loi Macron, la déchéance de nationalité, la loi Travail, etc. Tout au long des cinq dernières années, elle a mené la bataille des idées, à gauche. Aujourd’hui, ses propos à l’endroit d’Emmanuel Macron n’ont donc rien d’étonnant : « C’est un homme du centre, d’une droite libérale, regardez son programme d’ailleurs très proche de celui de François Fillon sur beaucoup d’aspects », a-t-elle déclaré au micro d’Europe 1, le 7 mars dernier.

Pas étonnant, non plus, que deux élus parisiens membres des Républicains aient rejoint le mouvement En Marche !. Et pas n’importe lesquels : Jérôme Dubus, élu du 17e arrondissement bien connu pour ses oppositions frontales à la maire de Paris sur les questions de logement social ou d’hébergement de migrants. Et Dominique Tibéri, élu du 5e arrondissement, fils des célèbres Jean et Xavière Tibéri.

Emmanuel Macron sait rassembler large. Bien au-delà des clivages traditionnels. Il avait déjà réussi à rallier à lui les deux meilleurs ennemis de la Seine-Saint-Denis : l’ex-communiste Patrick Braouezec et l’actuel locataire du perchoir du Palais Bourbon, Claude Bartolone. Il vient (presque) de réconcilier les Tibéri à Delanoë, désormais dans le même bateau, comme n’a pas manqué de le relever l’élue parisienne Marie-Pierre de la Gontrie. Voilà qui fait tache.


La menace Macron

Dans l’entourage d’Anne Hidalgo, plusieurs de ses conseillers et élus proches lui suggèrent de cesser ses attaques contre le candidat à la présidentielle. Bertrand Delanoë aurait, lui aussi, souhaité convaincre la maire de Paris. En vain. Une rencontre était même fixée à la fin du mois de mars. Finalement, le tête-à-tête n’aura pas lieu. Anne Hidalgo aurait fait sauter le rendez-vous de son agenda.

Depuis les déclarations de son successeur au micro de Patrick Cohen, elle ne décolère pas. Et il y a de quoi. Au gré de nouvelles alliances qui pourraient s’opérer dans les prochaines semaines – avec une accélération redoutée des ralliements parisiens, Anne Hidalgo verrait ainsi sa majorité se fracturer. D’autant que certains de ses soutiens ne tiennent qu’à un fil. « Il y a quelques élus parisiens qui ne soutiennent Anne Hidalgo que parce qu’elle garde la main sur les investitures aux sénatoriales », indique-t-on au groupe socialiste de la Ville de Paris. Mais une fois l’échéance passée en septembre prochain, tout sera possible… jusqu’à perdre son siège de maire ? « L’hypothèse est jugée sérieuse », croit-on savoir dans les couloirs de l’Hôtel de Ville.

Pour l’heure, Hidalgo résiste, confortée par les résultats parisiens de la primaire de la Belle alliance populaire. Ils étaient près de 60% à voter pour Benoît Hamon, qu’elle a soutenu face à Manuel Valls. Mais l’hypothèse d’un Emmanuel Macron aux portes de l’Élysée – si ce n’est à l’Élysée même – pourrait bien venir perturber les projets d’Anne Hidalgo.

@pjacquemain

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Vos réactions

  • Voilà donc le voile qui se lève et montre toute l’ampleur de la reconversion du PS vers le néolibéralisme. Cela n’est pas venu d’un seul coup bien entendu, mais Hollande et Valls ont concrétisé cette "Blairisation" qui menaçait depuis des années. C’est dans ce magma informe que tente d’évoluer Benoit Hamon. Bon courage ! Cinq années de démolition avec comme outils les politiques qui donnent les résultats que l’on sait, avec Macron comme grand prêtre "ordonné" par Hollande.... Et il aurait fallu s’unir avec la France insoumise sur quoi ???? Si Benoit Hamon a du courage politique, c’est de sauter le pas !

    Max Le 12 mars à 18:26
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  •  
  • Le danger de l’éclatement généralisé des "forces" de gauche est l’écœurement des électeurs de gauche ! Qui se soucie aujourd’hui des gens qui sont dans le besoin ? Je pense que seule la FI a du sens dans cette misère politique. Encore faut-il qu’il y ait plus de monde sur le pont pour renverser ce courant abstentionniste qui va déferler et se transformer en une aventure que je ne souhaite pas !

    christiancqfd Le 12 mars à 19:22
       
    • Il faut arrêter, le parti politique la FI ne sera pas en état d’avoir un rôle alternative à gauche, il faut cesser de rêver, il va falloir atterrir, j’ai voté jl mélenchon, je ne revoterai pas pour lui, je ne sent pas un grande envie pour hamon. nombre de personne dans mon entourage partage cet avis, je suis comme vous très inquiet, la solution serai une candidature unitaire a gauche, vu la presta de JL Mélenchon samedi soir, son message est de plus en plus inaudible, c’est bien de faire le show ches ruquier et de discourir avec parterre de convaincu mais cela ne fait pas gagner.

      andré émile Le 13 mars à 15:01
    •  
    • l’unité... De Valls à Mélenchon c’est ça ?
      ..................
      je vois vraiment pas quoi répondre à ça.

      carlos Le 13 mars à 23:42
    •  
    • @andre emile - LFI n’est pas un "vrai" parti politique, c’est un mouvement politique directement lié aux evenements actuels et à la présidentielle/législatives de 2017... Il est donc éphémère et ne pourra pas prendre, ni prétendre à la place "centrale" à long terme à gauche que vous évoquez.

      Par contre, il est en mesure de cristalliser un vote d’espoir et d’avancée des luttes pour le progrès social et écologique bien plus qu’un parti socialiste en proie à la schizophrénie et aux prises avec un bilan peu glorieux en terme de protection du salariat ! Une union à gauche ne leur redonnera pas une virginité : La confiance perdue ne reviendra pas par un coup de baguette magique !

      Pour moi, aujourd’hui, c’est bien PS que je ne revoterai plus... Et je ne pardonnerai pas non plus un accord à la FI passé avec lui dans l’état actuel des choses. Le PS a à se réformer et à donner des gages pour pouvoir redevenir crédible aux yeux de beaucoup de sympathisants de gauche. Ce ne sera pas possible cette année en tous cas.

      Non décidément, mon vote sera PHI ou bien blanc en 2017... Basta.

      carlos Le 14 mars à 00:06
  •  
  • Bref, pour résumer l’actualité politique récente : corporatisme et carriérisme !

    Il faut décidément tout changer ! Vivement la 6ème république ! Celle de la constituante ! Par le peuple et pour le peuple !

    Carlos Le 13 mars à 07:15
  •  
  • "Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? " Comment ne pas penser à la stupéfaction de nombre de militants du Front de Gauche quand le pcf décida de faire partie de cette majorité municipale. Les masques -une fois de plus - sont tombés. Les bras (ne) m’en tombent (pas). Pauvres humains qui après eux vivrez comment ne pas avoir le coeur endurci.

    cantaous Le 13 mars à 13:17
  •  
  • Mais pkoi, vous vous énervez autant ? Tiens faite ce test, vous rentrez dans une boulangerie ou un autre commerce que vous connaissez ou encore mieux, devant la machine a café au boulot et vous dites " vous avez vu ? Braouzec rejoint Macron ! "

    Au mieux ca va être comme réaction " ouais ! ils zen ont parlé a la télé, vite fait, mais je sais pas qui ce mec Brazec ??? "

    Au pire ca va être , "Bra qui ? , je ne suis pas tout ces trucs ! , ca me gave , de toutes manières ils se casent tous ! "

    Et si vous avez un mec qui suis un peu la politique il vous dit " de toute façon les cocos il sont avec Mélenchon non ? .

    A part dans ce blog, qui connaît dans les entreprises, les Braouzec, les marie pierre vieu, les Dartignoles, les Alexis corbières, les coquerel ; même Jadot ??.

    tout le monde s ’en fout de Braouzec ! et hidalgo a part a paris et Delanoë ?dans le gâtinais ???

    relativisons non ?

    buenaventura Le 13 mars à 16:30
       
    • Je suis rarement d’accord avec buenaventura, mais là faut dire qu’il a raison.

      florent Le 14 mars à 21:33
  •  
  • le PCF à Paris c’est moins pire que l’attelage récent P.LAURENT C.BARTOLONE aux régionales ! Et en plus pour perdre ! Bartolone avait prédit qu’il ferait la peau au PCF dans le 93, assez réussi, et maintenant il est du côté de MACRON...Et certains croient encore aux jeux des appareils politiques !!! Si on est parfois sévère avec le PCF c’est qu’il est tombé entre les mains de personnes peu soucieuses de l’intérêt des "masses laborieuses" ces quelques dernières décennies, l’aventurier HUE ne peut aider à penser le contraire.
    Les militant.es. doivent se ressaisir et renverser la table s’ils veulent changer cet ordre des choses

    christian Le 13 mars à 17:35
  •  
  • Braouzec, Hue, qui rejoignent Macron, c’est sans doute le reflet de l’état actuel du PCF et de ses règles de fonctionnement.
    Aux camarades communistes de réagir !
    Bonne chance.

    Pierre Magne Le 14 mars à 15:30
       
    • Les règles de FI dans ma ville.
      1/ impossible de s’adresser aux groupes d’appuis, il faut passer par le national. Pour discuter avec qqun de ma ville, je passe par Paris. Excellent comme mode de fonctionnement.
      2/ Un binôme de candidat, dont un PCF, se propose dans une réunion. La secrétaire de séance, qui doit faire remonter les noms à Paris, "oublie" de le faire. Petite précision : la secrétaire en question est à ce moment candidate à la candidature. "Oups, j’ai oublié et salue la concurrence". Excellent comme mode de fonctionnement.
      3/ Finalement, après moultes péripéties, le premier binôme remonte à Paris. Reste à voter localement. Floraison de "clic" internet pour rejoindre FI, dans la journée, et les cadres locaux du PG arrivent à l’AG avec mère, grand-mère et arrière-grand-mère, pour faire barrage au binôme en question. Excellent comme mode de fonctionnement.
      4/ Sans compter l’encadrement de JLM issu du PG, élu par personne. Excellent comme mode de fonctionnement.

      Alors question "règles de fonctionnement", c’est à mourir de rire.

      florent Le 14 mars à 21:31
    •  
    • @florent-
      "1/ impossible de s’adresser aux groupes d’appuis, il faut passer par le national. Pour discuter avec qqun de ma ville, je passe par Paris. Excellent comme mode de fonctionnement."

      => si l’idée c’est de présenter une candidature avec l’etiquette "l’avenir en commun", rien n’interdit à quelqu’un qui se reconnaît dans le programme, quand bien même fusse-t’il communiste ou autre, de participer voir de fonder lui-même un ou plusieurs groupes d’appui (3 à 12 personnes), puis ensuite de créer ou de participer si celle-ci existe déjà, une reunion de circonscription... A partir du moment où l’on soutient et ou l’on veut défendre soi-même le programme à travers une candidature, pourquoi ne pas alors faire parti d’un groupe d’appui ? Il n’y a aucune obligation à rendre la carte de son parti en le faisant ! Maintenant, si l’idée c’est de "discuter d’appareil à comité", et bien oui, là, il faudra passer par le groupe vers lequel je vous ai deja renvoyé précédement.

      "2/ Un binôme de candidat, dont un PCF, se propose dans une réunion. La secrétaire de séance, qui doit faire remonter les noms à Paris, "oublie" de le faire. Petite précision : la secrétaire en question est à ce moment candidate à la candidature. "Oups, j’ai oublié et salue la concurrence". Excellent comme mode de fonctionnement."

      => comportement scandaleux si avéré car les decisions se prennent de façon collective et il convient alors d’en debattre publiquement avec les groupes d’appui de la circonscription en question ainsi que d’en informer le comité électoral pour qu’il soit à minima dans la boucle ! Car les candidats se doivent de faire montre de cohérence avec la charte qu’il s’apprêtent à signer...

      "3/ Finalement, après moultes péripéties, le premier binôme remonte à Paris. Reste à voter localement. Floraison de "clic" internet pour rejoindre FI, dans la journée, et les cadres locaux du PG arrivent à l’AG avec mère, grand-mère et arrière-grand-mère, pour faire barrage au binôme en question. Excellent comme mode de fonctionnement."

      => meme remarque que tout à l’heure, toute candidature d’insoumis est recevable. J’ajouterai que personne ne peut importer les petites guerres de "clochers (entre partis) à l’interieur du mouvement PHI... Maintenant, je rappelle qu’il s’agit de convaincre et plus il y a de convaincus dans les groupes d’appui que votre candidature est la meilleure, plus vous avez de chance d’être choisi ! Je vous renvoie à ma première intervention sur le fait que rien n’interdit au candidat d’etre lui meme dans un groupe d’appui voir d’avoir ete à l’origine de la creation de plusieurs ! Est-ce que le "binome communiste", puisque vous le qualifier comme ça, a suivi cette démarche là ?

      "4/ Sans compter l’encadrement de JLM issu du PG, élu par personne. Excellent comme mode de fonctionnement."

      => pour ce genre de remarque, je vous suggère d’en discuter avec le représentant des insoumis communistes du groupe électoral de PHI (puisqu’il y en a un) pour les législatives ou avec Pierre Laurent lui-même... Je suis sûr que tous deux seraient capables d’expliquer les raisons "historiques" de cet état de fait.

      Encore une fois, s’il y a un arbitrage à demander, adressez vous au comité électoral de l’avenir en commun (contact sur le site de "l’avenir en commun") ! Ce n’est pas parce que quelqu’un se réclame du mouvement la france insoumise qu’il devient tout de suite pur comme l’agneau qui vient de naître ! Mais il est normal par contre, qu’il y ait une méfiance des sympathisants de façon général vis à vis de ceux qui parlent au nom d’un parti "institutionnel" comme peut l’être le PCF ou le PG d’ailleurs (et oui) car quoique vous en pensiez, AUCUN PARTI N’EST PROPRIETAIRE DES VOIX DES SYMPATHISANTS PHI AUJOURD’HUI ET SURTOUT PAS LE PG !

      Je sais que ça a du mal à rentrer mais ce mouvement n’est qu’un mouvement éphémère, puissant mais avec un perimètre limité dans le temps... Il n’a pas vocation à se cristalliser dans un parti mais à éveiller la conscience politique des citoyens et croyez moi, compte tenu du dégout et de la suspicion que suscitent les partis politiques, c’est presqu’une évidence que de dire cela (car Il faut se méfier des évidences, d’où le "presque") !

      carlos Le 16 mars à 10:20
  •  
  • Ce type de "témoignage" sans préciser où et quand (ce qui laisse un droit de réponse aux mis en cause) n’est pas recevable. Ni recevable ni très crédible en fait car, dans cette hypothèse, il n’y aurait plus de groupe d’appui ! En effet, la plupart des membres de la FI sont des gens sans appartenance partidaire, et qui se refusent à supporter les manœuvres telles que vous les décrivez ! Sans prétendre à la perfection purement illusoire de tout regroupement humain, il me semble que ce mouvement est inédit en france et peut bousculer bien des obstacles qui sont bien réels pour que les citoyens s’investissent dans les affaires qui les concernent.

    christian Le 15 mars à 13:14
       
    • Non mais c’est hallucinant cette réponse de Christian.
      La réalité ne cadre pas avec les idées que je m’en fais, donc la réalité n’existe pas ? Tu crois que je n’ai rien d’autre à faire que d’aller raconter des salades sur un forum.
      Je crois qu’il y a la FI sur le papier. C’est joli, mais c’est un fantasme. ET la FI réelle.

      florent Le 15 mars à 20:14
    •  
    • ce mouvement est inédit en france et peut bousculer bien des obstacles

      lesquels ? JLM dit : FI on y entre librement et on en sort librement. C’est du blabla. C’est vrai pour tout parti. Dans tout parti on entre et on sort facilement.
      Croire que le problème est la forme institutionnelle est une illusion.

      florent Le 15 mars à 20:15
    •  
    • @Florent - je ne remets pas quant à moi en cause ce que vous dites... Je vous ai d’ailleurs renvoyé vers le "groupe politique" pour en discuter.

      Par contre, le post précédent devrait vous alerter sur le fait que les sympathisants de la FI dans les groupes d’appuis, majoritairement non encartés, ont une méfiance sans limite vis à vis des tentatives de récupération du mouvement par des partis politiques... Fussent ils de gauche ! La réticence à "laisser le loup entrer dans la bergerie" explique beaucoup de choses...

      Maintenant, comme déjà dit, à partir du moment ou l’on accepte les conditions d’engagement moral de la charte de la France Insoumise à destination des candidats aux législatives, je ne vois pas pourquoi refuser une candidature au motif que le candidat appartiendrait à un autre parti...

      Encore une fois, puisque les candidats se reconnaissent dans le programme de "l’avenir en commun", il faut aller demander un arbitrage au niveau du groupe politique a même de discuter de ces questions justement.

      Alors, saisissez les une bonne fois !

      Carlos Le 16 mars à 08:04
    •  
    • @Carlos

      les sympathisants de la FI dans les groupes d’appuis, majoritairement non encartés, ont une méfiance sans limite vis à vis des tentatives de récupération du mouvement par des partis politiques... Fussent ils de gauche

       !
      Royollle, mais enfin Carlos.
      Vous avez tous été récupérés politiquement par le Parti de Gauche.
      Le mouvement des insoumis, c ’est le PG Vous ne me croyez pas ? Allez taper sur Google et wikipedia "France des insoumis", et vous le verrez. France des insoumis

      La campagne est dirigée par Manuel Bompard, secrétaire national du Parti de gauche (PG), a pour porte-parole Alexis Corbière, ancien conseiller de Paris et également secrétaire national du PG, et pour coordinateurs du projet Charlotte Girard, maître de conférence de droit public à l’université Paris-Nanterre et membre du PG, et l’économiste Jacques Généreux, maître de conférences à l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et secrétaire national à l’économie du Parti de gauche (PG)

      Votre programme, que vous avez soi disant fait vous même, c ’est celui de Jacques Généreux, l économiste du PG.

      Vous n’avez aucun pouvoir sur votre mouvement. Ce sont les dirigeants qui decident pour vous ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Voter pour des primaires, des alliances avec Hamon, etc, etc ...

      Et pour les legislatives, pareil, vous aurez le droit de vous présenter vous même, librement, mais vous serez entierement controlé par le PG. Vous devrez signer une charte qui vous indique bien, que vous ne devez prendre pour décision que celle des dirigeants des insoumis, c ’est à dire du PG.

      BDPIF Le 16 mars à 12:20
    •  
    • @bdpif - Et dire que j’ai oublié de m’éncarter au PG ! Mais comment se fait il qu’avec cette pression que je subis... que nous subissons tous, sympathisants PHI, nous n’ayons pas plutôt adhéré au parti de gauche que de rester attaché aux 250.000 petits clicks sans importances de la France Insoumise ? Ben oui, après tout n’est-elle pas d’après vous bdpif un déguisement pour le PG qui recrute donc à tour de bras dans ses rangs grâce à un tour d’illusionniste ?

      Je vais juste vous rappeler quelques petites choses que d’autres sympathisants de LFI pensent certainement comme moi :

      a) J’emmerde à loisir celui qui me dira quoi voter à la prochaine élection... qu’il soit du PG ou qu’il s’appela Mélenchon. Je suis seul propriétaire de ma voix et aucun parti ne me l’enlèvera !

      b) PHI est un mouvement éphémère (pour la 10ème fois) qui rassemble des gens, dont certains sont encartés ailleurs qu’au PG (pour la 12ème fois), mais qui partagent un diagnostic et adhèrent à un programme compilé autours de l’espoir (pour la Nième fois)... Si jamais ce programme change dans un sens qui ne me convient plus, ce sera "Ciao-bye" pour moi, mais aussi pour d’autres ! C’est le programme qui nous rassemble... si celui-ci change, la magie n’opèrera plus ! Voilà là une belle preuve de sectarisme que de s’allier avec ceux qui ne pensent pas comme vous pour faire triompher l’espoir plutôt qu’une pensée unique !

       Pourquoi "éphémère" ?
      Justement parce qu’ il n’y a pas de pensée unique. Regardez Maurice (PCF) et Buenaventura (anti PC), tous deux choisissent le vote "La France Insoumise"... Mais leurs différences rend pourtant "IMPENSABLE" leur adhésion à un même parti unique ! Dès que les objectifs de LFI seront remplis (et nous parlons bien de la présidentielle et des législatives 2017), les plus fervents défenseurs de PHI s’en iront chacun de leur côté à n’en pas douter !

      C’est ce qui fait la force de ce mouvement (car non, ce ne peut pas être un "parti" au sens conventionnel du terme, n’en déplaise au Conseil Constitutionnel), le "rassemblement" que ne peut pas réaliser le Parti socialiste (ni le PG sinon ça se saurait) est déjà effectif à PHI (il y a même des gens de l’aile gauche du PS qui sont en désaccord avec Filoche sur le candidat à soutenir !) : L’élan et l’espoir qu’il génère sont temporaires mais ils peuvent être suffisamment puissants pour faire avancer les luttes...

      carlos Le 16 mars à 13:12
  •  
  • Carlos, tu écris : "les sympathisants de la FI dans les groupes d’appuis, majoritairement non encartés, ont une méfiance sans limite vis à vis des tentatives de récupération du mouvement par des partis politiques... "

    Ce n’est pas du tout ce que je décrivais. La secrétaire de séance qui " oublie" de faire remonter les noms est une ancienne du NPA. El ’AG qui a refusé la candidature de la camarade était constitué majoritairement de PG avec leurs mères et grand-mères.

    Par ailleurs, je suis militant de base, et je suis lassé de ce discours que je trouve hyper faible opposant l’encarté suspect et le non encartés à qui on fait un pont d’or car prétendument innocents et purs. Ce n’est pas un peu énorme. N’avez vous jamais mis les pieds dans le milieu des assoc pour savoir qu’il y a là aussi des enjeux de pouvoir ?

    Je crois qu’on a voulu nous faire avaler une couleuvre : avec FI, plus de rapport de pouvoir ?

    florent Le 16 mars à 14:46
       
    • Désolé pour vous Florent , mais Carlos a raison sur toute la ligne ; la ligne FI , va s ’en dire.

      Dans le cadre de la FI , je peux confirmer que la prédominance du PG que vous fantasmez ,est une illusion que votre pratique politique ne peut concevoir.

      Je peux vous affirmer que , et parfois croyez moi cela me fait enrager , la prédominance des militants dont je suis est battue en brèche par des gens qui viennent d’arriver et non aucune "ancienneté militante "v , ni au PG ni ailleurs .

      Mais la fraicheur, l inventivité, le renouveau, les innovations d’actions, de méthodes ,l jeunesse et le niveau intellectuel des arrivants sont si enthousiasmantes que je ne voudrais pas revenir en arrière pour rien au monde.

      Si vous avez vécu une soirée dans un groupe d’appui ou la démocratie a été confisquée et bien vous auriez du le dénoncer au niveau national au devant la liaison des groupes d’appuis .

      Quand a votre scepticisme sur l encarté suspect , avouez que les "brazouequeries " et autres " "delanoelle attitude " , ne plaident pas en faveur de toutes les vieilles , ganaches ,alimentaires sclérosées par la discipline de parti et les accords entre parti historique sur bla bla bla.

      Que crèvent les partis ! j’espère a contrario de Carlos que l’esprit FI survivra aux érections pestilentielles de 2017 pour co- construire un avenir non pas radieux mais équitable et écologiquement compatible.

      buenaventura Le 16 mars à 16:25
    •  
    • @buenaventura- je ne doute pas que "l’esprit PHI " survivra à 2017 (résistance, résistance quand tu nous tiens !), c’est plus sur la capacité du mouvement lui-même à rassembler une fois l’objectif atteint ou non d’ailleurs (campagne 2017) que mes doutes se sont installés...

      Je suis de plus en plus convaincu que la FI est, en vérité, un MOMENT, UN RENDEZ-VOUS QU’IL NE FAUDRA PAS RATER sous peine de condamner la majorité "silencieuse" (celle qui ressemble à la grenouille qui cuit sans réagir habituée qu’elle est à l’augmentation progressive de la température) à supporter le joug d’une minorité fortunée pour longtemps... Très longtemps...

      carlos Le 17 mars à 12:30
  •  
  • Robert Hue et Patrick Braouezec qui soutiennent Macron...
    Quand on voit que la direction du PCF continue de suivre la ligne hue-iste, on a des cheveux à se faire.

    Finalement, c’est l’autre andouille de Jean-Marie Le Guen qui va avoir raison : le PCF ne fêtera pas son centenaire, parti comme c’est parti...

    Les communistes vont rapidement devoir faire un choix :

     se rallier définitivement au PS pour faire 2017 ce que les italiens ont fait au début du siècle précédent : un grand parti réformiste.

     se rallier définitivement à la France insoumise pour faire comme les communistes espagnols viennent de faire : un grand parti populiste et altermondialiste

     choisir la voie du socialisme scientifique et faire renaître le communisme

    Et comptez pas sur Laurent, Brossat, Buffet, Dartigolles et Chassaigne pour choisir la troisième option ! Dans la catégorie "pommes à l’eau", ils sont champions !

    Athanase Percevalve Le 18 mars à 00:31
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