Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 9 mai 2016

PCF : l’ère des incertitudes

En adoptant à une courte majorité le texte de la direction, c’est un Parti communiste aux effectifs réduits et plus divisés qui se présentera à son Congrès dans moins d’un mois. Analyse de ses variations numériques et politiques depuis dix ans.

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Les militants communistes ont voté la semaine passée pour décider du texte qui servirait de base à la discussion de Congrès de juin prochain. Comme de coutume, le document proposé par la direction sortante a été choisi par une majorité de ceux qui se sont prononcés. Mais, cette fois, il n’a obtenu la majorité absolue que pour quelques centaines de voix.

[Lire aussi : "Le PCF entre doutes et désirs de radicalité"]

La chute des effectifs

Les tableaux de résultats publiés par la direction sont intéressants à plusieurs titres. On rappellera tout d’abord que le corps électoral des consultations internes est constitué par les adhérents à jour de leur cotisation. Le nombre des "inscrits" correspond donc au nombre de cotisants réguliers et non pas aux "cartes placées". On peut ainsi étudier l’évolution du nombre de cotisants sur dix ans, de 2006 à 2016 [1]. À l’échelon national, le mouvement officiellement reconnu est le suivant.

Entre 2006 et 2016, le PCF aurait donc perdu presque la moitié de ses cotisants. À l’exception de la Drôme et du Calvados, toutes les fédérations départementales comptent moins de cotisants en 2016 qu’en 2006. En 2006, 26 annonçaient plus de mille cotisants ; elles ne sont plus que 12 en 2016.

65 fédérations perdent moins que la moyenne nationale. Sur ce nombre, 12 revendiquaient plus de mille cotisants en 2006. Dans ce groupe, ceux dont la perte est inférieure à un quart des cotisants sont au nombre de trois (Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Paris).

30 fédérations perdent au contraire plus que la moyenne nationale ; 13 d’entre elles avaient plus de mille cotisants recensés en 2006. Les pertes les plus spectaculaires concernent le Pas-de-Calais (50% de perte) et plus encore le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis qui sont à un peu moins d’un quart des cotisants qu’ils annonçaient en 2006 !

Le recul est continu de 2006 à 2016. Quels que soient la conjoncture et le choix stratégique, le PC voit son corps militant se rétrécir. Le mouvement est toutefois un peu plus accentué entre 2006 et 2008 (échec du "courant antilibéral", perte de 20%) et entre 2013 et 2016 (difficultés du Front de gauche, perte de 17%). En revanche, il est un peu moins fort entre 2011 et 2008 (perte de 13%) et entre 2013 et 2011 (perte de 7%), soit à des périodes où la dynamique de rassemblement du Front de gauche est la plus soutenue.

Il est vrai que les chiffres antérieurs à 2008 peuvent avoir été exagérément gonflés (en incluant des adhérents pas nécessairement à jour de leur cotisation). Il n’en reste pas moins que la chute est sévère depuis 2008 : le recul est de près d’un quart entre 2011 et 2016 et d’un tiers entre 2008 et 2016.

L’évolution du nombre des votants confirme d’ailleurs le tableau. Si le nombre de cartes placées indique à peu près l’espace d’influence de l’organisation partisane, si le fait d’être cotisant implique un rapport plus continu avec elle, la participation à un vote de Congrès suggère un niveau supérieur d’implication militante.

En 2011, par exemple, la direction communiste avançait le chiffre de 135.000 cartes adressées nominalement aux adhérents, de 69.000 cotisants et près de 49.000 d’entre eux ont participé à la désignation du candidat qui devait être le sien à la présidentielle de 2012 (on se souvient que le choix des militants s’est alors porté sur Jean-Luc Mélenchon).

La présidentielle étant, pour les communistes comme pour l’ensemble des citoyens, un moment d’implication plus intense que d’autres, la participation aux votes internes de Congrès est bien sûr moins attractive. Les chiffres depuis 2006 sont les suivants.

Là encore, la baisse est continue et régulière : entre 2006 et 2016, elle est d’environ 35%, de 23% entre 2008 et 2016, ce qui nous rapproche de l’évolution des cotisants. En 2010, on pouvait estimer que le nombre d’adhérents du PCF pouvait se situer dans une fourchette de 90 à 130.000, on le situerait aujourd’hui entre 70.000 et 100.000. À l’échelle de la gauche politique, et surtout de la gauche de la gauche, il s’agit d’un chiffre plus que respectable ; mais il est en net recul.

La fragmentation

Pendant longtemps, le PCF a cultivé l’image d’un corps homogène, bien soudé autour de sa direction. L’image n’était pas fausse, dans un mouvement communiste qui refuse officiellement les tendances depuis les années 1920. Ce n’est pas que les désaccords aient manqué, mais ils ne s’exprimaient pas. Qui n’était pas d’accord s’en allait, tout simplement, parfois avec fracas, le plus souvent sur la pointe des pieds. On a pu calculer que quatre millions d’individus environ ont adhéré au PCF depuis sa création, en décembre 1920 : une fraction seulement y est restée.

Toutefois, celles et ceux qui demeuraient relevaient d’une culture partisane assez homogène pour susciter l’admiration, la méfiance et l’envie. Ce n’est plus vrai depuis la fin des années 1970 et, plus encore, depuis la chute du mur de Berlin en 1989. Dès lors, des sensibilités différentes se sont exprimées et les nouveaux statuts adoptés en 2001 leur ont même permis de s’exprimer officiellement, au moins jusqu’à l’ouverture du Congrès national.

Depuis 2003, la direction nationale peut donc se voir opposer des textes dits "alternatifs", entre lesquels les adhérents sont invités à trancher. Entre 2003 et 2013, elle s’est trouvée en butte aux assauts de sensibilités dites "orthodoxes", dénonçant les risques de dilution de "l’identité communiste". À trois reprises, la contestation a été vigoureuse. En 2003, après le choc présidentiel de 2002, deux listes – dont une présentée par la fédération du Pas-de-Calais – talonnèrent le choix du Conseil national en regroupant 45% des votes. En 2006, au moment des "collectifs antilibéraux", puis en 2008 alors que se profilait l’ouverture en direction de Jean-Luc Mélenchon, la direction put toutefois redresser la barre en dépassant la barre des 60%.

En 2013, alors que les "refondateurs" avaient quitté pour la plupart le PCF, Pierre Laurent donna même l’impression qu’il avait surmonté la phase d’incertitude en regroupant sur son texte 73% des militants participant au vote. On était alors à l’apogée du Front de gauche, avant les échéances contrastées ouverts par les municipales de 2014. L’année 2016, replonge plus que jamais le secrétaire national dans le tourbillon des incertitudes. Il s’en est cette fois fallu de 375 voix pour que la direction se retrouve en situation de minorité absolue.

On aurait pu penser que le rétrécissement de l’espace militant du PCF aurait renforcé ses courants les plus "identitaires". Ce n’a pas été le cas : les trois textes relevant de cette sensibilité sont même un peu en-deçà (25%) du niveau qu’ils avaient atteint en 2013. C’est donc le texte "Ambition communiste" qui crée la surprise en approchant les 24% des suffrages exprimés.

La majorité de 2013 s’est fractionnée, et cruellement, au détriment de l’actuel noyau dirigeant. En 2006, la direction n’était au-dessous du seuil de majorité absolue que dans 12 fédérations, dans 7 en 2008 et dans 6 en 2013. En 2016, elle l’est dans 34 fédérations. Les fédérations importantes (plus de 1000 cotisants) sont partagées : six ont donné la majorité absolue au Conseil national sortant (Bouches-du-Rhône, Seine-Saint-Denis, Haute-Garonne, Val-de-Marne, Gironde, Hauts-de-Seine), six la lui ont refusée (Paris, Rhône, Seine-Maritime, Hérault, Nord, Pas-de-Calais). Les six favorables regroupent un peu plus de 10.000 adhérents ; les six défavorables en comptent 12.000.

Dans l’ensemble, la direction perd 30% de ses voix de 2013, ne progressant que dans trois départements (Eure, Loire, Haute-Corse). Elle recule plus qu’en moyenne dans 41 départements. Elle perd plus du tiers de ses voix de 2013 dans 30 fédérations, dont le Gard, le Cher, le Val d’Oise, les Hauts-de-Seine, le Puy-de-Dôme, la Dordogne, le Nord et le Pas-de-Calais.

Le texte "Ambition communiste", lui, franchit le seuil de majorité absolue dans 6 départements (Vendée, Aveyron, Morbihan, Yonne, Ariège, Manche). Il fait plus que le tiers dans 13 autres (dont le Val d’Oise, le Gard, la Dordogne, le Cher et les Hauts-de-Seine).

Des décisions stratégiques

Le texte débattu au Congrès sera donc officiellement celui de la direction sortante. Mais sa courte majorité absolue ne masque pas la faiblesse de sa position. On sait la part du réflexe légitimiste dans une organisation qui redoute plus que tout la dissension et l’éclatement. Il n’est donc pas possible de conclure que les 50% de votes favorables disent un accord clair avec la stratégie proposée par Pierre Laurent et ses camarades.

L’enjeu, en fait, est plus délicat que jamais. On peut raisonnablement penser qu’une majorité de militants récuse ce qui, peu ou prou, pourrait annoncer un retour à des formules de "gauche plurielle". Le refus de la politique actuelle de l’exécutif n’apparaît pas suffisant pour dessiner un arc possible de rassemblement à gauche.

Reste à passer de la désignation négative (ce que l’on ne veut pas) à l’initiative positive (le rassemblement autour d’une dynamique et d’une candidature). Pour l’instant, un quart des communistes qui s’expriment continue de préférer une démarche identitaire, pouvant conduire à une nouvelle candidature communiste. Le problème est que cette hypothèse a toutes les chances de conduire à un nouveau désastre.

Un autre quart, en choisissant "Ambition communiste", a dit sa préférence pour une logique prolongeant explicitement celle du Front de gauche, ce qui implique un refus absolu des primaires de "toute la gauche" ou de ce qui pourrait en être un succédané. On a ainsi pu remarquer que, si de nombreux responsables proches du noyau dirigeant actuel ont signé le récent "Appel des cent" à une candidature commune à gauche, aucun des militants impliqués dans le texte "Ambition communiste" n’a cru bon de le faire.

La direction communiste actuelle est désormais à l’heure des choix. Elle peut considérer qu’il est urgent… de ne pas presser le mouvement, qu’il ne faut pas se hâter de choisir un(e) candidat(e), qu’il faut laisser se déployer le mouvement social et débattre d’abord du programme. À quoi il n’est pas difficile d’objecter qu’en si peu de temps, il ne surgira pas d’option politique nouvelle du mouvement social, que voilà des années que l’on débat de programme et que l’on s’accorde sur ses grandes lignes, dès l’instant où la volonté politique s’en fait sentir. La formule "d’abord le projet et ensuite seulement l’accord politique" n’a jamais fonctionné : c’est le désir de rassemblement et la clarté de son périmètre qui ont décidé de son dynamisme, et non pas l’accord formel sur des propositions.

Et il n’est pas non plus très ardu de faire remarquer qu’il y aura vraisemblablement une candidature plus ou moins de type social-libéral et la candidature maintenue d’un Jean-Luc Mélenchon qui s’installe dans les représentations de gauche. Dans ces conditions, toute candidature supplémentaire à gauche se prêtera inéluctablement à la suspicion de division, soit de la gauche tout entière au nom du danger constitué par le Front national, soit de la gauche de gauche à un moment où cette gauche-là peut disputer l’hégémonie à un Parti socialiste désorienté. Dans un cas comme dans l’autre, la voie pour les communistes est sans issue, sauf à se fixer d’ultérieures et très improbables recompositions qui voudraient se situer entre l’esprit "Front de gauche" et le PS actuel.

La direction communiste est ainsi face à un double défi : rassembler des communistes déboussolés et éparpillés ; clarifier pour 2017 une stratégie qui, pour l’instant, semble un peu trop se résumer en un "tout sauf Mélenchon". Si elle maintenait son cap becs et ongles, comment éviterait-elle que le choix in extremis d’une nouvelle candidature commune portée par ledit Mélenchon n’apparaisse comme une capitulation en rase campagne et, ce faisant, comme une nouvelle défaite pour la tradition politique du communisme français ?

Notes

[1En 2003, les chiffres publiés par la direction n’indiquaient pas le nombre de cotisants, mais celui des cartes remises aux adhérents (134.000 annoncées à l’époque). Ils ne peuvent donc être utilisés pour une comparaison en plus longue durée.

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Vos réactions

  • Bonjour tout le monde,
    merci pour ces 1ers éclaircissements.
    Concernant les chiffres, à prendre avec beaucoup de précautions. Ceux d’avant comme ceux actuels.
    Je pense que les données actuelles sont plus proches de la réalité que ceux "d’avant". La baisse des effectifs est sans doute moins forte que les chiffres ne le font penser.
    J’ai connu des situations (années 70 et 80) où des sections donnaient des centaines d’adhérents comme effectifs et tout les responsables savaient que c’était juste pour être devant d’autres sections ou FD...Idem pour les vignettes ou le muguet. Aujourd’hui, on trouve cela dérisoire ou triste mais cela faisait partie aussi de la culture de parti...
    Le texte arrivé en tête est le plus bas score depuis toujours pour la direction, c’est à dire depuis que les statuts autorisent des textes alternatifs. Elle est devant une difficulté majeure : mener le combat interne pour rassembler et mener le débat externe pour crée une alternative au PS. Bon courage...
    Je suis déçu du score du texte "FDG", celui arrivé second. Il ne constitue pas une alternative crédible à la direction. 24%, c’est peu.
    Bon, espérons que la campagne jlm2017 marque l’opinion publique et règle le problème par le haut.

    Pierre93 Le 9 mai à 16:32
       
    • les effectifs du PCF ont longtemps été comme le plan dans les pays "frères" surrévalués et cachant l échec....
      dans ma commune de 40 000 habiotants, où JLM à fait 12% ds voix en 2012, il doit rester 10 adhérents, soit 10 fois moins que sous MARCHAIS avec une moyenne d’age supérieure à 70 ans....
      certains voyaient la fin du PC comme celle de la messe, du tour de france.....tous représentant d une époque révolue
      la "crise des partis" est encore plus forte chez les partis qui se renient ........
      et cela ne me réjouit pas

      nabila halo Le 9 mai à 16:48
    •  
    • Pour les vieux militants du PC, formés à tourner le dos au socialisme, JLM est le candidat réformiste parfait, y compris pour aller à la gamelle PS au deuxième tour comme le font tous les politiciens du FdG. Et qui ont le culot de se demander qui alimente le FN...N’offrant aucune sortie du capital, ils aident plus le FN que JLM, mais ne comprendront jamais.

      Pour les autres, notamment la jeunesse qui apprend plus en un jour en ce moment que pendant des mois de ronron électoral, il suffit de lire ceci pour finir de se vaccineret pour prendre le chemin non des gamelles de premier tour (PC) ou deuxième (JLM) mais celui de la fraternité dans la lutte, vers le tous ensemble de la révolte et la victoire de la Sociale. Patience et détermination. Il n’y aura d’ici peu pas d’autre alternative.

      Norton Le 10 mai à 18:09
    •  
    • Et je vais voir hollande, et je cours prendre mes affaires, et je prends l’avion pour Madrid, et je cours pour prendre l’avion pour Bruxelles, ET JE DIS DES CONNERIES SUR LES COMMUNISTES. Si j’étais Mélenchon, je m’excuserai, ce n’est pas honteux.

      Vu les dernières déclarations de jean luc Mélenchon sur son blog, je ne suis vraiment pas sûr de le vouloir comme candidat aux présidentielles.

      Enfin, moi, petit citoyen qui cherche à comprendre, JE NE SOUTIENS PLUS la candidature de Mélenchon.

      GASTEBLED Le 4 juillet à 18:02
  •  
  • La désagrégation du PCF est un peu plus longue qu’en Italie, mais elle est inéluctable tant le parti continue de subsister autour d’une stratégie de survie, engoncé dans des alliances mortelles avec le PS de droite.

    On peut parier sans trop se tromper que le congrès à venir n’y changera pas grand chose même si
    l’actuelle direction vient d’être proprement désavouée sur sa décision de participer à la primaire dite de la gauche !!!. Avec qui, d’ailleurs ? Comme le dit fort justement R. Materlli, qui est pourtant bien disposé à éviter toutes notes déplaisantes à l’égard de l’actuelle direction du PCF, même avec des militants, un appareil et de ce qui reste d’élus très largement légitimistes, l’actuelle direction n’a récolté que 50 % des votes sur sa motion. Il y aura certainement quelques sons discordants lors ce de congrès vite remisés, comme d’habitude, au placard des bonnes intentions. L’actuelle direction est incapable de faire son mea-culpa. Elle n’a pas de stratégie de rechange. Elle risque de sombrer avec le futur ou presque certain candidat Hollande qui, sauf retournement quasiment impensable aujourd’hui, se représentera au nom du PS de droite. Même s’il le voulait, le PS ne peut pas ne pas le présenter sinon, ce serait reconnaître son échec, l’échec de la mandature… avec les conséquences qui s’en suivraient. Les autres postulants ne sont là que pour amuser la galerie comme on le ferait en première partie de spectacle pour chauffer la salle et faire attendre son public. Seule lueur d’espoir, une refondation du PCF avec une nouvelle direction. À ce stade, ce n’est même pas imaginable, mais on peut espérer.

    Le PCF s’est perdu dans les mailles du filet social démocrate et européiste. La direction actuelle n’est pas franchement à la hauteur de l’enjeu. Elle n’a plus aucune seule bonne carte dans sa manche. Plus elle attendra, plus la décision sera douloureuse, quoi qu’il advienne.

    A trop vouloir jouer le Tout Sauf Mélenchon, on peut lui prédire des législatives plus que difficiles.

    Tous le 5 juin à Paris !

    rody Le 9 mai à 18:51
  •  
  • Article intéressant même si suis en désaccord sur certains points, ce qui est évident ayant quitté ce parti (où j’ai milité de 1969 à 1989) 20 ans avant toi. Je suis notamment surpris de la fourchette de 70 000 à 100 000 adhérents en 2016 alors qu’ils ne sont que 53 000 à jour de cotisation ? Pour 2017 j’espère que Pierre Laurent continuera sur le "Tout sauf Mélenchon "même si j’exhorte les vrais communistes à rejoindre la France insoumise et "jlm2017.fr". Le temps est plus que venu d’une grande clarification anticapitaliste et écosocialiste.

    René-Michel Le 9 mai à 19:05
  •  
  • Les pensées, les désirs, ce que l’on dit, sont une chose.
    Ce que l’on fait est autre chose. Seuls les actes comptent.

    Quatre possibilités :
    1/ le PCF soutient un candidat PS ;
    2/ le PCF présente un candidat PCF, ou autre (Nicolas Hulot par exemple !) ;
    3/ le PCF ne donne aucune consigne de vote ; ou seulement TSM (tout sauf Mélenchon) !
    4/ le PCF appelle à voter Mélenchon et pour le programme "L’Humain d’abord".

    Pour résumer, le suicide ou la survie ! Et le chemin du déshonneur ou celui de l’honneur !

    Pierre Magne Le 9 mai à 19:14
  •  
  • Merci pour cette analyse documentée, lucide, éclairante et honnête.
    Tirant toutes les conséquences de celle-ci, Roger Martelli devrait rapidement faire connaître son appui à la proposition de candidature JLM2017.

    François 70 Le 9 mai à 19:44
  •  
  • Sachant que le mouvement "virtuel" La France insoumise devient de plus en plus réel et que celui-ci désignera ses candidats à l’élection législative au sein de ses groupes d’appui, il y a fort à parier que le PCF disparaitra quasiment de l’assemblée nationale. Les candidates (ats)de la France insoumise seront portées (és) par la dynamique de la campagne de JL Mélenchon et probablement se placeront devant les autres candidats dits de gauche. Il faudra donc que les désistements se fassent au profit des candidats désignés par les assemblées générales de LFI.
    Clairement la ligne "union de la gauche" actuelle de la direction du PCF est mortifère. Tout en récusant l’homme providentiel ou le sauveur suprême la direction du PCF est en recherche effrénée de celui-ci. Soyons clair, cette histoire de primaire de toute la gauche et des écologistes ne tient pas la route tant les divergences de fond entre les uns et les autres sont insurmontables. JL Mélenchon a fait le choix de dépasser les organisations pour proposer une vision et une démarche nouvelles. Affirmation de la souveraineté nationale contre l’Europe et l’euro du capital, affirmation de l’indispensable bifurcation anti-productiviste, déploiement des nouvelles énergies respectueuses de l’écosystème, développement de la démocratie réelle et révolution institutionnelle avec une nouvelle République, universalisme et développement solidaire contre le capitalisme financiarisé. De ce côté là au moins les choix sont clairs. Il revient désormais aux militants du PCF de se positionner entre une vision passéiste d’union politique à visée électoraliste et la démarche novatrice et mobilisatrice proposée par JL Mélenchon.

    choucroute Le 10 mai à 09:29
  •  
  • Bonjour tout le monde,
    je ne crois pas que la situation difficile du PCF soit la conséquence de ses alliances électorales avec le PS depuis 2012.
    Sinon, comment comprendre que sa chute électorale et en effectif a commencé il y a au moins 50 ans. Son apogée électorale remonte aux années 60. La décrue s’amorce dans les années 70 pour être bref. Je renvoie aux analyses de R Martelli et d’autres intellectuels sur ce sujet.
    Peut-être que cette chute électorale et de ses adhérents est la conséquence de raisons beaucoup plus lourdes, notamment d’une incapacité à élaborer une stratégie révolutionnaire alliant gains électoraux ET progression idéologique antilibérale, anticapitaliste et porteuse d’un projet de société socialiste et communiste jusqu’à être majoritaire à gauche et chez les salariés en priorité.
    je pense que d’avoir des élus et gérer des collectivités locales est un + pour un parti politique, pas une question subalterne.
    L’exemple des groupuscules gauchistes qui ne servent à rien en est le contre exemple ainsi que l’avidité du PS et de la droite à conquérir en permanence des élus également.
    La question est : pourquoi faire, au service de quelle stratégie politique avoir des positions électives ?

    Pierre93 Le 10 mai à 11:18
       
    • Avoir des élus, cela peut être utile, si le parti n’est pas composé d’accroche gamelle, mais de révolutionnaires !

      Et c’est aussi des organisations révolutionnaires qu’il faut pour les grands acquis, comme l’a démontré 1936, ou 1968. Comme c’est plus près et que certains se souviendront, voici une vidéo de Daniel Bensaidqui rappelle les évènements, qu’il a vécu comme dirigeant.

      Norton Le 10 mai à 18:34
    •  
    • "je pense que d’avoir des élus et gérer des collectivités locales est un + pour un parti politique, pas une question subalterne."

      Pour atteindre un objectif, tous les moyens ne sont nis moraux, ni efficaces. S’allier avec le PS, en vérité son principal ennemi, ceux qui ont le programme réel qui s’éloigne le plus de ce que semble vouloir les communistes, pour obtenir quelques élus, n’est ni moral, ni efficace, mais suicidaire. Et refuser de s’allier avec celui (le PG) qui a le même programme que les communistes (L’Humain d’abord), parce que les communistes veulent garder le contrôle de la gauche et les quelques postes de députés qui leur restent, est aussi suicidaire. C’est se mettre devant un choix perdant perdant ! Depuis avant les municipales ce qui se passe était prévisible. Le PCF a cru possible de passer en force devant le PG. Lors de trois scrutins successifs, il a cru possible de s’allier à chaque fois, ici avec les uns, ailleurs avec d’autres . En se moquant et en trompant celui dont le programme est le plus proche. Il a cru possible d’utiliser à son avantage le Front de Gauche et ce faisant il l’a tué. Toute action entraîne une réaction, celle de la méfiance, celle de choix tactiques qui évitent les problèmes rencontrés précédemment avec le PCF.
      Avec le 49-3 pour faire passer la loi El Khomri, ce jour, le 10 mai, je pense que le PCF peut se préparer à manger son chapeau pour les présidentielles et les législatives ! Il a un bon estomac, il l’a prouvé par le passé, il a déjà avalé beaucoup de couleuvres de tailles impressionnantes. Ce qui se passe depuis quelques décennies correspond totalement aux réactions d’un parti qui est devenu conservateur, c’est à dire de droite (Pierre Bourdieu Royal sur Google).

      Pierre Magne Le 10 mai à 21:42
  •  
  • Merci à Roger Martelli pour cette "étude de l’intérieur" du PC. Je ne sais pas finalement ce que vous soutenez mais bref...Je crois volontiers votre analyse, globalement. J’ai pour ça de nombreux repères, bien que je rechigne souvent à le faire, j’ai moi aussi été membre du PC, de 1967 à 1978... (38 ans, il y a prescription !). J’ai claqué la porte pour avoir vécu de l’intérieur* comment fonctionnait réellement le PC : démocratie"canada dry" pour faire très court. Tout ceci pour dire qu’effectivement le PC arrive à l’heure décisif des choix, il a intérêt à faire le bon, sinon, je crains qu’il ne voie pas son centenaire. Et c’est bien dommage pour lui et pour tous.
    Il faudra cependant que les communistes qui se sentent responsables fassent leur choix.
    Je souhaite qu’ils osent apporter leur soutien à JLM2017.


    * Une des plus vielle municipalité de la ceinture rouge + le fonctionnement des "entreprises" du PC, certains anciens dirigeants sont encore de ce monde.

    morelle noire Le 10 mai à 14:35
       
    • Juste un soucis, j’ai quitté le PCF pendant les années 80 à cause du soutien de Marchais à Moscou sur l’Afganistan, et maintenant en 2016, tout vieux que je suis, vous me refaites la même avec le soutien de Melenchon à La Russie sur la Syrie. Melenchon=Marchais

      Bon .... Je sens que je vais voter socialiste finalement.

      Les Yeux Le 10 mai à 16:25
  •  
  • Les Yeux
    Je ne sais a pas où vous avez vu ou lu le soutien de Mélenchon à la Russie ! nous allons la faire courte, reprenez le fil de vos convictions et regardez ce qu’il en est en réalité et puis suivez les liens de ce que dit et écrit Jean-Luc Mélenchon, ce sera autant de temps de gagné pour vous.... pour savoir, s’informer là où il faut : http://melenchon.fr/2016/03/30/monde-felicite-poutine-soutient-russie/
    Attention un vote socialiste cache toujours un 49-3 !

    morelle noire Le 10 mai à 18:43
       
    • Hum. j’ai lu votre article, ce n’est surtout pas là où il faut s’informer. Pour information, ça fait plus de 5 ans, cette guerre civile, que Poutine fournis armement, hélicoptères à Assad ainsi que veto à l’ONU. Et puis "mes convictions" ne sont pas vraiment les miennes, mais celles des millions de réfugiés Syriens. Pauvre pauvre Monsieur Melenchon. VIctime des journalistes, à le lire il souffre plus que les civils syriens. Bon, il n’y connait rien au sujet. Et ses militants sont pitoyables de le laisser écrire et dire de telles âneries sur le sujet. Aucune chance d’être élu. Juste un appât pour casser du PS et laisser passer la droite au pouvoir. C’est pauvre d’esprit. Pauvre.

      Les Yeux Le 10 mai à 19:16
    •  
    • Juste pour conclure sur le sujet.
      On es d’accord ou pas d’accord sur tout avec Pierre Laurent sur le sujet. Mais voilà un article bien plus intelligent que celui que vous m’avez fait lire.http://www.humanite.fr/syrie-intervention-de-pierre-laurent-au-senat-584073

      Les Yeux Le 10 mai à 19:25
    •  
    • @Les yeux se dévoilent, en fait bien tristement. . . en ayant un bandeau comme celui que portait le tistre père Lepen. Il en oublierait que 20 millions de russes sont morts et ont sauvé ce monde, il en oubliera que les russes participent également, à leur manière, à sauver encore l’honneur de ce monde et des Syriens, quoique l’on pense de son président. Les yeux doivent disparaître de notre vue, il n’est qu’un bien vilain troll.

      rody Le 10 mai à 20:07
    •  
    • Lepen n’avait qu’un oeuil, et vous n’avez qu’un brin de culture. Les Russes ont perdus 20 millions de morts. Oui. Et ils ont aidés Hitler et ont collaboré avec lui afin de se partager des territoires avant de se faire attaquer par Hittler. Pacte Germano Sovietique
      Regardez comment la Russie a fournis les nazis en 1939
      Relations économiques entre l’Union soviétique et l’Allemagne nazie
      Les millions de morts Russes n’appartiennent qu’à la Russie. Nous ce sont l’Angleterre et les USA qui nous ont aidés et surtout qui ont coulé le nazisme, tout simplement en détruisant la Lutwafen, et en pouvant débarquer en Normandie. Russe ou pas Russe, les nazis auraient étés vaincus Par les anglais, Francais, américains.

      Vous êtes tous, les anti PCF soit une belle bande de menteurs, soit des incultes complet, soit des gens bêtes qui répétaient ce qu’on vous lisaient. Et pour la Syrie, c’est pareil.
      C ’est triste à pleurer. Surtout quand on lis Melenchon sur la Syrie. Tristesse.

      Les yeux Le 10 mai à 22:31
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    • Les yeux,Louis , Bertrand et autres Maurice... Ce qui est effarent chez tous ces pseudos communistes bouffeurs de Mélenchon, c’est leur insondable vacuité et manque de culture tant politique que théorique que seule égale leur manque de vergogne. Marx, Engels, Lénine jamais lus, plus d’écoles du Parti, plus de formation militante, plus de grands intellectuels...Seule la mégalomanie fondée sur un passé souvent de l’ordre du mythe les rend infaillibles et immortels, méprisants.

      René-Michel Le 10 mai à 23:27
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  • Misère du crétinisme électoral...
    Pendant que les politiciens réformistes FdG se demandent comment accèder aux gamelles de la République, surtout aux législatives d’ailleurs, car leur soutien, de tous, au départ à Hollande - a fait le lit du FN et requinqué la droite-, le gouvernement a sortir son calibre 49 ;3 pour passer en force la pire régression sociale depuis les lois de Vichy.

    Heureusement, malgré ces politiciens, qui ont déjà dénoncé la grève générale en 2010, la résistance se construit, dans tout le pays, entre jeunesse en colère et travailleurs en lutte.

    Voir l’appel boule de neige de ce jour  :"Contre le 49.3, bloquons tout !"

    Norton Le 10 mai à 20:01
       
    • Ha bon, ce sont les politiciens reformistes du FDG, je suppose les PCF, en soutenant le PS contre la droite aux élections qui sont à l’origine du FN, ce serait pas plutôt Sarkozy et tous les gens de gauche qui ont tapés sur le PS deux semaines aprés l’élection de Hollande afin de tenter de récupérer les décus qui ont fait explosés les scores de Le pen ?
      Sinon, à vous lire, Hollande serait pire que Vichy, et vous vous seriez la resistance ? Comme dans les bandes dessinées ? Vous êtes surtout une belle bande d’inculte, le club Dorothée de la Gauche . Bouarf, pauvre Clementine, que font il de ton journal ?Tristesse

      Les yeux Le 10 mai à 23:02
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  • Prenez le temps de lire : j’ai écrit politiciens du FDG, je n’ai pas écrit PCF.
    Alors détaillons : le PCF, depuis des lustres, ne représente plus une alternative de pouvoir. Il s’est placé derrière Mitterrand en 65, ancien Croix de Feu et Action Française, puis massacreur en Algérie. Et depuis, il n’a fait que fournir électeurs, ministres et députés à des gouvernements sous domination du deuxième parti de la bourgeoisie, le PS. La messe est dite, sans rémission possible, depuis longtemps. Restent quelques gamelles qu’ils partagent avec les criminels qui versent le sang de notre jeunesse, qui elle se bat !

    Concernant JLM, c’est simple, format PS, refaisant du Chevènement, avec un PG qui court vers les gamelles de deuxième tour, un programme bourgeois et des déclarations sans ambiguités :
    Interrogé lundi 17 octobre 2012 sur France Info, Jean-Luc Mélenchon affirmait : « C’est quand même
    incroyable de voir qu’on passe pour un révolutionnaire quand on est simplement keynésien ; où on dit il faut partager, c’est ça qui va faire respirer l’économie »
    Toutes les formules radis(cales) de Mélenchon venues après consistent à surfer sur la radicalisation des travailleurs pour la reconduire dans le cadre du système.

    Comment s’étonner, la nature ayant horreur du vide , que les révoltés, notamment la jeunesse, se tourne vers les fascistes.
    Heureusement, la orga révolutionnaires ont tenu la barre, ce qui permet aujourd’hui à la jeunesse de se lever contre tous ces politiciens, du FDG au FN, et peut, en convergence avec les travailleurs ne lutte, nous sauver du désastre annoncé.

    Norton Le 11 mai à 00:57
       
    • Je partage l esse’tiel de ce qui est dit ci.dessus,nécessite de reconstruire un véritable courant et parti révolutionnaire, bien au delà des restes du fg.
      Pour 2017 ambitionnent déjà de présenter des propositions alternatives en matière socio.economique, nouveaux mode de production,démocratie, nouvelles procédures en particulier pour les législatives,responsabiliser les élus.

      varet jp Le 12 mai à 00:55
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  • le PCF est DCD

    cantaous Le 11 mai à 11:47
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  • Le 49.3 démontre une nouvelle fois que la priorité des priorités est d’ouvrir une perspective politique de rupture avec la 5ème et son arsenal antidémocratique.
    Qui ne voit que cette rupture, via la convocation d’une assemblée constituante, n’est portée que par une seule candidature crédible : JLM 2017.  ?

    François 70 Le 11 mai à 12:45
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  • Bonjour
    Je voudrais réagir à un aspect seulement du texte de Roger dont le partage beaucoup de points.
    Pour ne pas commettre de contre-sens et donc être précis, j’extrais le passage qui me pose problème :
    "On a ainsi pu remarquer que, si de nombreux responsables proches du noyau dirigeant actuel ont signé le récent "Appel des cent" à une candidature commune à gauche, aucun des militants impliqués dans le texte "Ambition communiste" n’a cru bon de le faire.

    La direction communiste actuelle est désormais à l’heure des choix. Elle peut considérer qu’il est urgent… de ne pas presser le mouvement, qu’il ne faut pas se hâter de choisir un(e) candidat(e), qu’il faut laisser se déployer le mouvement social et débattre d’abord du programme. À quoi il n’est pas difficile d’objecter qu’en si peu de temps, il ne surgira pas d’option politique nouvelle du mouvement social, que voilà des années que l’on débat de programme et que l’on s’accorde sur ses grandes lignes, dès l’instant où la volonté politique s’en fait sentir. La formule "d’abord le projet et ensuite seulement l’accord politique" n’a jamais fonctionné : c’est le désir de rassemblement et la clarté de son périmètre qui ont décidé de son dynamisme, et non pas l’accord formel sur des propositions."
    Ce passage est une interprétation très erronée de ce qui se joue autour de l’Appel des Cents. Et deuxièmement, ce passage représente, ce qui m’étonne de Roger, un renoncement à vouloir rassembler. Explications.
    L’Appel des Cents, qui reste fragile, est au départ issu d’une proposition du Front de gauche au grand complet en janvier 2016. La primaire n’était pas encore lancée. Nous étions tous et toutes sous le coup de massue de l’année 2015, et la proposition a été de réunir sans enjeu en matière de candidatures, et de manière non publique, une réunion d’échanges libres sur le thème : comment agir maintenant. Cette première réunion a eu lieu le 21 janvier, avec pas mal de monde : tout le Front de gauche (dont Jean-Luc Mélenchon), des camarades EELV, des socialistes critiques, des syndicalistes et des associatifs. Le débat a beaucoup tourné sur la primaire (qui venait d’être lancée) et en a donc un déçu certains ; Jean-Luc a ce soir-là proposé sa candidature, qu’il a ensuite fait connaitre publiquement.
    Ce lieu d’échanges politiques a ensuite paru se dévaloriser, mais des réunions se sont maintenues. Et un groupe de syndicalistes a pris cette affaire au sérieux en proposant une méthode, un projet d’appel, et en demandant un engagement des composantes. Ces syndicalistes sont les mêmes qui jouent un rôle-clef dans l’animation du Collectif 3A puis du Collectif CQFD constitué contre la loi Travail, associant syndicats, associations, forces politiques.
    C’est donc à partir de cette proposition que ce groupe s’est stabilisé, puis élargi (concomitamment au fait que le projet de la primaire avait du plomb dans l’aile !).
    Au total, ce groupement finalement appelé Appel des Cents représente donc une double originalité par rapport à ce qui a pu exister dans le passé :
     une tentative de mettre en commun une élaboration entre forces sociales et forces politiques sur les questions centrales de la vie politique. Cela n’avait jamais été fait (en 2005, cela a été fait sur l’Europe seulement). Le Front de gauche a traité par-dessus la jambe les syndicalistes ou associatifs ou personnes qui le soutenaient et n’étaient pas "encartés", c’est le moins qu’on puisse dire (souvenons-nous du Conseil national du FDG dont les réunions ne servaient à rien).
     une tentative pour mettre en commun des cultures politiques qui s’étaient croisées sur telle ou telle question (voir élections locales), mais jamais au plan national sur des questions centrales : culture du Front de gauche (elle-même diverse), culture écologistes, culture socialiste critique...
    Tout cela, Roger n’en parle pas.
    Et cela m’amène à poser cette question : faut-il renoncer à rassembler ? Roger ne dit pas non, mais il ne dit pas oui. Il ne dit pas oui, parce que s’il disait oui, il devrait forcément répondre à un problème : si on cherche à rassembler, alors il faut admettre la diversité, le dialogue, la nécessité de prendre du temps, et non pas de se rallier à une solution pré-fabriquée, quelle qu’elle soit.
    Or le rassemblement (qui peut passer par un "front" provisoire, par toutes sortes de modalités, pourvu qu’il y ait un pluralisme constitutif), où que nous tournions le regard en Europe, est la question-clef, encore illustrée tout récemment par l’alliance Podemos-IU dans l’Etat espagnol.
    Et si on cherche à rassembler, alors il faut discuter "projet", avant de discuter "candidatures". Non pas que cela résout tout, mais c’est au moins un respect du collectif.
    Je ne comprends dès lors pas bien la phrase : cela ne "fonctionne pas de discuter projet avant accord politique". Les deux sont indissociables. Dans l’Appel des cents, il y a d’abord le "désir" de rassembler, pour reprendre l’expression de Roger. Et puisque ce désir demeure, alors il faut vérifier le projet. Mais est-il possible que Roger n’ait plus ce désir ?
    Autour de moi, je sens aussi ce besoin (compréhensible) "d’y aller vite". On entend aussi : on verra bien après 2017, en attendant, il faut foncer. Ah bon ? Donc après 2017, on recommencerait à rassembler, mais pas avant ? Ou alors on rassemblerait sur une seule culture politique ? J’ai vécu cette expérience autrefois, même si ne l’ai jamais soutenue.
    Il faut une cohérence entre ce que nous faisons avant et après 2017. Ce n’est pas gagné d’avance, certes, et en plus l’Appel des cent est ouvert à tout le monde. Il vaut donc mieux persévérer à vouloir ce pourquoi nous nous battons tous très nombreux depuis 2005.
    Amicalement
    Jean-Claude Mamet (militant Ensemble)

    jean-claude Mamet (militant Ensemble !) Le 11 mai à 15:39
       
    • Vous cherchez le candidat le mieux à même de créer une dynamique et vous ne voyez pas qu’il est déjà dans l’action, depuis 2012 et sans renier un seul point de l’Humain d’abord, votre programme.
      Je suis d’autant plus à l’aise pour en parler que je n’ai pas voté pour lui en 2012. Cessez donc d’espérer un front large avec les frondeurs du PS. Ils viennent une nouvelle fois aujourd’hui de démontrer les limites de leur "révolte"
      Deux députés manquaient à l’appel "fort heureusement" pour le gouvernement qui pourra faire passer sa loi scélérate. Ou sont les aubrystes censément la gauche du PS ? Le dispositif gagnant est en place avec le mouvement de la France insoumise. Signez donc l’appel des 100 000 et avançons, tous ensemble.

      choucroute Le 12 mai à 00:31
    •  
    • @ jean-claude Mamet (militant Ensemble !)

      La pelle des sans !
      Il est toujours louable de protester et d’exprimer ses désaccords. Mais ce sont des paroles. Et seuls les actes comptent.
      https://blogs.mediapart.fr/boudinovitch/blog/010516/lappel-des-canards-cent-tetes
      Entre cent et cent mille il n’y a pas photo !
      Je choisis les 100 000 !
      Les insoumis agiront et voteront jlm2017,
      et les autres, les soumis, les TSM, voteront ou ne voteront pas, et finiront par soutenir Juppé, poil au nez !

      Pierre Magne Le 12 mai à 11:31
    •  
    • @ jean-claude Mamet (militant Ensemble !)

      J’aimerais connaître le programme de ces cent ?
       Ils sortent de l’Euro ?
       ils désobéissent aux règles européennes ?
       ils changent la constitution pour passer à la 6ème république ?
       ils rétablissent la souveraineté de la France ?
       ils sortent de l’OTAN ?
       ils rétablissent le code du travail et la hiérarchie des normes ?
       ils suppriment le CICE ?
      ...
      Le programme actuel que je soutiens, c’est l’Humain d’abord que chacun peut lire et que les insoumis vont mettre démocratiquement à jour bientôt.

      Pierre Magne Le 12 mai à 11:43
    •  
    • @ jean-claude Mamet (militant Ensemble !)

      Nous luttons contre le système, et eux luttent contre nous.

      Pierre Magne Le 12 mai à 11:49
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    • à JC Mamet
      Les militants du groupe Ensemble ne valent pas mieux que les autres politiciens du FdG accrochés aux gamelles du PS au premier (PCF) ou au deuxième tour (PG).
      Un seul exemple, qui m’a ouvert totalement les yeux : la trahison pour un plat de lentilles aux regionales en 2015.

      EÉLV et le Front de gauche ont fusionné avec le PS dans 7 régions. Après avoir indiqué que le gouvernement PS menait une politique contraire à leurs principes, ils se sont empressés de négocier. Tout le monde se félicite d’un accord programmatique avec le PS… qui ressemble surtout à un sauvetage des postes de conseillers régionaux avec le parti au pouvoir.
      La palme de l’hypocrisie revient sans doute hélas à la direction d’Ensemble, qui faisait de l’indépendance vis-à-vis du PS son cheval de bataille, se félicitant du travail des « forces de gauche qui s’opposent à la politique de François Hollande et Manuel Valls » en PACA et LRMP... mais qui obtient pour Clémentine Autain la deuxième place sur la liste du 93 pour ce second tour. La même qui dénonce « un désastre qu’il faut d’abord imputer à la politique gouvernementale ». Un prix spécial pourra être aussi décerné pour la présence de Myriam Martin, deuxième porte-parole d’Ensemble, militante en Haute-Garonne, qui prend place en 9e place sur la liste de l’Hérault deux places avant… la présidente du Medef Marie-Thérèse Mercier.
      Le désastre, c’est l’orientation qui consiste à s’éloigner, année après année, du combat pour l’indépendance de classe des travailleurs, pour ne voir comme solution à la crise politique que l’illusoire sauvegarde d’intérêts et carrière personnels. C’est de cela, et pas des ouvriers et des jeunes qui seraient devenus "apolitiques", que meurt la gauche française. Les ouvriers et les jeunes, au contraire, par leur rejet , démontrent qu’il restent, eux , politiques !

      Louis Le 19 mai à 22:29
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  • " Il vaut donc mieux persévérer à vouloir ce pourquoi nous nous battons tous très nombreux depuis 2005. " toute cette litanie sans fin pour en arriver à ça ! Le FDG est une impasse du fait du refus par le PC de l’adhésion directe, de son refus de rompre avec le PS ... mais il faut continuer à aller dans le mur et en accélérant avec les primaires de la carpe et du lapin !

    René-Michel Le 11 mai à 19:21
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  • la fin du PCF !martelli en fait rêver beaucoup !!

    barnola Le 12 mai à 08:01
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