Accueil > Politique | Entretien par Catherine Tricot | 23 novembre 2016

Parti communiste : soutenir ou ne pas soutenir Mélenchon ?

Isabelle Lorand et Igor Zamichiei sont membres de l’exécutif du PCF, mais l’une défend l’appel à voter Jean-Luc Mélenchon, l’autre une candidature communiste. Avant le vote des 50.000 militants, ils débattent de leurs choix.

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Igor Zamichiei est secrétaire de la fédération de Paris du PCF. Isabelle Lorand est élue de Vitry-sur-Seine. Le vote se déroulera de jeudi à samedi ; les premiers résultats seront à suivre sur @regards_fr ou regards.fr à partir de 16h samedi.

Regards. Il y a six mois, lors du congrès du PCF, vous avez voté ensemble le même texte stratégique. Aujourd’hui vous divergez. Pourquoi ?

Igor Zamichiei. Notre choix de congrès, confirmé à 94% lors de notre conférence nationale, est de travailler à rassembler les forces de gauche anti-austérité, seule voie possible pour battre la droite et l’extrême droite. Or aujourd’hui, ni la candidature de Jean-Luc Mélenchon, ni aucune autre à gauche actuellement déclarée ne propose un cadre politique permettant un tel rassemblement. Le candidat de la France Insoumise va jusqu’à affirmer que cela « empêcherait de fédérer le peuple » ! L’option 2 que je défends vise à désigner un candidat communiste, pour porter dans le débat politique un projet de progrès et de solidarité pour la France et une démarche de campagne qui permettront à la fois de porter les idées communistes et de continuer à travailler une candidature de rassemblement. Ne tirons pas un trait sur tel objectif : les Français commencent seulement à découvrir la violence des projets de la droite et de l’extrême droite. La demande de rassemblement va continuer de monter dans l’électorat de gauche.

Isabelle Lorand. Mon choix en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon s’inscrit dans la continuité des idées que je défends depuis un an. Le contexte de 2017 peut être catastrophique. Après l’élection de Trump et le Brexit, on nous annonce un match droite dure / FN avec une gauche en capilotade. La gauche serait réduite aux candidatures de témoignage. Pourtant, je n’ai pas rêvé les Français opposés à la loi El Khomri et à la déchéance de nationalité. Le peuple de gauche existe. Il a besoin que sa colère s’exprime à gauche et il a besoin de représentation politique. C’est pour cela qu’il faudrait une candidature qui redonne l’espoir et qui rassemble de Besancenot à Montebourg. Nous sommes fin novembre. LO et le NPA, EELV et les "frondeurs" sont tous partis de leur côté. Ce que je souhaite ne se profile pas à l’horizon. Dans ce contexte, Jean-Luc Mélenchon apparaît comme le candidat de rassemblement. Des personnalités écologistes disent déjà le soutenir. Des socialistes de gauche le feront. Et aussi, et peut être surtout, l’électorat du Front de gauche le soutient. Pouvons-nous nous couper d’eux ? Mélenchon rassemble déjà au-delà de l’électorat de 2012.

« Désormais, Jean-Luc Mélenchon a tourné la page du Front de gauche au profit d’un très personnel "JLM2017". Son projet n’est plus celui de 2012. » – Igor Zamichiei

Quelle appréciation portez-vous sur la candidature Jean-Luc Mélenchon ?

Igor Zamichiei. En 2012, j’étais heureux de soutenir sa candidature car nous partagions un cadre collectif, le Front de gauche, utile à l’intervention populaire. Désormais, il a tourné la page du Front de gauche au profit d’un très personnel "JLM2017". Son projet n’est plus celui de 2012 comme en témoigne ses déclarations sur l’Europe ou l’immigration. Il revendique un « populisme de gauche », c’est-à-dire une démarche qui, loin de permettre une recomposition de la gauche autour d’une perspective de transformation sociale, pourrait au contraire réduire l’intervention populaire au soutien à sa personnalité et contribuer à étouffer, marginaliser, ce qui reste des forces vives, sociales et intellectuelles, de la gauche.

Isabelle Lorand. Pour unir le peuple de gauche, encore faut-il lui parler, le rencontrer, qu’il vous écoute et vous reconnaisse. Jean-Luc Mélenchon était de toutes les mobilisations et il est identifié comme tel. Ce qui est déterminant en politique, c’est la position "pour ou contre le système en place". Mélenchon est clairement un opposant au capitalisme. On est du même côté et il ne faut pas casser la dynamique populaire qu’il a enclenchée. Et je crois à la politique. Notre parti compte le plus de militants, d’élus. Nous avons cent ans d’âge et un journal : nous pouvons peser. Nous avons construit en 2012 un cadre commun sur une orientation. Nous pouvons le refaire. Il n’y a aucune raison de se soumettre à la France insoumise. « L’union est un combat » reste une idée neuve. Et je note que le PCF a toujours eu de l’influence quand il a été un facteur d’unité.

Que pensez vous de l’idée de présenter un candidat communiste ?

Isabelle Lorand. Les élections intermédiaires indiquent toutes que le Front de gauche est un identifiant politique connu qui donne de l’espoir. Il ne faut pas le casser…

Igor Zamichiei. … mais c’est Mélenchon qui l’a cassé et continue de s’en écarter à cette élection présidentielle.

« Pour la première fois depuis 1969, un candidat de la gauche d’alternative à l’élection présidentielle peut être devant un candidat de l’adaptation. » – Isabelle Lorand

Isabelle Lorand. Ces élections indiquent d’autre part que le PCF seul est à un étiage bas. Nous ne pouvons pas revenir à la situation qui fait suite à 1981, quand le total des candidats de la gauche d’alternative fait 15%, élections après élections, mais ne compte pas, tant ses forces sont éclatées. Faire 15% sur une candidature rassemblée ou 15% sur cinq candidatures n’a aucun rapport… Pour la première fois depuis 1969, un candidat de la gauche d’alternative à l’élection présidentielle peut être devant un candidat de l’adaptation.

Igor Zamichiei. Faire avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon un meilleur score qu’un "candidat de l’adaptation", comme tu le dis, ne peut pas être un objectif en soi. Il est possible que cette candidature y parvienne mais, au lendemain de 2017, un tel score peut être inutile à notre peuple car la démarche politique sous-jacente est incapable de rassembler la gauche anti-austérité et de dynamiser l’intervention populaire pour gagner des avancées. Ensuite, si je ne me berce pas d’illusions sur notre score, il n’y a aucune raison a priori d’invalider une candidature communiste ou de la condamner à un score anecdotique.

Isabelle Lorand. Imaginer faire plus que 5% est totalement déconnecté. Je ne conteste pas la légitimité du parti à avoir un candidat. Je suis aussi très attachée aux partis politiques, même si je pense qu’ils doivent changer. Mais je cherche l’efficacité de l’engagement communiste. Je crois que la situation pour le parti et pour nos idées sera plus difficile après un mauvais résultat, en particulier sur le plan financier et sur le nombre de députés communistes

Igor Zamichiei. Pour moi, rendre efficace l’engagement communiste et donner un prolongement au Front de gauche dans la crise politique très profonde que nous vivons, c’est relever plusieurs grands défis [1]. Ces défis ne se résoudront évidemment pas dans l’élection présidentielle, mais une candidature communiste contribuera à les faire progresser, alors que le soutien à Jean-Luc Mélenchon nous en écartera. Quant aux législatives, Mélenchon annonce vouloir présenter 577 candidats de la France Insoumise, y compris face aux députés communistes sortants si nous n’intégrons pas son mouvement… De plus, son orientation politique ne permettra pas de rassembler un électorat de gauche traumatisé par une victoire de la droite et de l’extrême droite, et nous placera dans l’incapacité de remporter des circonscriptions.

« L’engagement communiste qui nous rassemble est bien plus fort que cette différence d’options pour l’échéance présidentielle. » – Igor Zamichiei

Isabelle Lorand. Si nous présentons un candidat à la présidentielle face à Mélenchon, comment justifier que ceux des "Insoumis" se retirent face à nos candidats aux législatives ? À l’inverse, si nous le soutenons, Mélenchon aura du mal à refuser la discussion et le compromis.

Votre désaccord est important. Pouvez-vous vous réconcilier à la suite du vote des militants ? Le PCF est-il au bord d’une crise interne ?

Isabelle Lorand. À mon avis, les communistes sont déterminés à se rassembler sur le choix qui sera majoritaire. Et à faire campagne ensemble. Mais contrairement à ce que certains affirment, il n’y a pas ceux qui sont attachés au PCF, et ceux qui cherchent sa dilution dans je ne sais quelle nébuleuse. Ma conviction est que l’option 2 serait extrêmement préjudiciable à l’avenir du PCF. Et, au-delà, à ce qu’il incarne à gauche : l’articulation entre radicalité et responsabilité, le rapport des intellectuels et du peuple. Ce capital acquis après un siècle d’histoire, d’engagements héroïques et de gestes quotidiens, est si précieux, qu’il est certain que nous serons amenés à questionner les choix que nous aurons faits. Et les conditions d’un avenir prometteur.

Igor Zamichiei. Il n’y a pas de crise interne, car nous vivons un débat démocratique de très grande qualité qui est la meilleure garantie de notre unité. Et aucun de nous n’a la prétention de penser que l’option qu’il défend ne comporte pas sa propre part d’inconvénients et de difficultés politiques. L’engagement communiste qui nous rassemble est bien plus fort que cette différence d’options pour l’échéance présidentielle. Quelle que soit l’option choisie par les communistes, je m’engage personnellement à la respecter.

Notes

[1Igor Zamichiei précise : « Mener la bataille idéologique contre les idées dominantes pour déplacer le débat politique d’un débat d’assignations identitaires à la question de classe ; renouveler la politique par des espaces et des pratiques permettant réellement l’intervention populaire ; construire dans ces espaces les grands identifiants d’un projet de progrès et de solidarité pour la France ("une nouvelle industrialisation au service de l’humain et de la planète" ou "une école de l’égalité" par exemple) ; constituer des fronts d’idées et d’actions autour de ces identifiants rassemblant forces politiques, syndicales, associatives pour faire émerger un front populaire du XXIe siècle ».

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  • "De plus, son orientation (JL Mélenchon) politique ne permettra pas de rassembler un électorat de gauche traumatisé par une victoire de la droite et de l’extrême droite, et nous placera dans l’incapacité de remporter des circonscriptions."
    Voilà bien ce qui nous oppose de la ligne ortodoxe/huetiste du PCF, affirmer d’un côté leur infaillible pureté idéologique et être disposé à s’allier avec le PS libéral pour gagner (quelques sièges) ou les conserver, de députés. On pourrait effectivement voir des candidats Insoumis s’opposer à ceux du PCF. Ce serait le seul moyen (démocratique) pour trancher le débat.
    À lire les écrits de ceux des communistes opposés avec la candidature de JL Mélenchon, à l’exemple de la commission économique du PCF (propos indignes), je ne pense pas qu’ils appelleront, de toute manière, à voter pour JL Mélenchon, et encore moins qu’ils feront la campagne tout court. Ils ne l’avaient déjà pas fait en 2012.
    Pour notre part, il n’est pas question de faire disparaître qui que ce soit et surtout pas le PCF. Malheureusement, il s’en charge très bien tout seul.
    Un socialiste est plus que jamais un charlatan social qui veut, à l’aide d’un tas de panacées et avec toutes sortes de rapiéçages, supprimer les misères sociales, sans faire le moindre tort au capital et au profit.
    (Friedrich Engels

    rody Le 23 novembre 2016 à 13:42
       
    • je me demande que vient faire robert hue la dedans. Pour le moment un nombre important de notables du pcf font pression sur les militants pour soutenir "le grand leader autoproclamé" . les fameuses alliance avec les ps pour avoir des élus tombent d’elles mêmes, explication bidon
      les alliances ortodoxe/huetiste c’est du mauvais roman.

      leon Le 23 novembre 2016 à 15:37
    •  
    • Tout simplement une partie non négligeable de l’appareil du PCF est issue de la « promotion » Hue lorsqu’il était secrétaire général. C’est l’exemple dans mon département. Ils sont encore à des postes clés dans l’appareil. Comme vous le dites, ils sont parfois des « notables » locaux, élus ou adjoints dans les conseil municipaux, à la région à… Toujours dans mon département, ils gèrent depuis la nuit des temps avec le PS les territoires, comme le PS et avec le PS, vote les budgets austéritaires, fermetures de services…et à force de coucher dans la même chambre en ont pris les défauts et les déviances Aux dernières élections, ils ont préféré faire alliance avec la sociale démocratie au lieu du Front De Gauche. Ils sont toujours dans cette logique. Ils se battrons jusqu’au bout, pas toujours dans de respect les règles démocratiques de leur parti. Jetez donc un coup d’œil samedi sur les résultats du 44. Toujours dans nom département et dans ma commune, ils sont allés jusqu’à acter un accord municipal avec le PS pour un plat de lentilles avec toutes les manœuvres possibles et inimaginables dignes de tartuffes..
      Tant mieux qu’il y ait des comme vous dites « notables » qui s’engagent à soutenir notre « grand leader autoproclamer » avec le soutien de plus de 157 996 personnes, à l’heure ou j’écris ce post. Pour quelqu’un d’autoproclamé, ce n’est pas mal.
      Cette tendance Huetiste/ortodoxe risque bien de se tirer une balle dans le pied.

      rody Le 23 novembre 2016 à 17:44
    •  
    • ce n’est pas mélenchon qui a cassé le front de gauche, ce sont ceux qui ont choisi de s’allier avec les sociaux-traîtres aux municipales de 2014 et aux régionales de 2015. mélenchon n’a fait ensuite que le constat de décès. et si marie-george buffet, qui n’a jamais déùérité, soutient méluche, c’est bien qu’il le mérite, tandis qu’avec votre chassaigne, cha chaigne, comme disent les auvergnats ! chassaigne assimile méluche et le pen. ça me rappelle que lorsque j’étais au pcf, de 1959 jusqu’à mon exclusion en 1964, on parlait encore des hitléro-trotskystes et des vipères lubriques !

      georges glise Le 26 novembre 2016 à 15:31
  •  
  • « Igor Zamichiei. … mais c’est Mélenchon qui l’a cassé et continue de s’en écarter à cette élection présidentielle. »
    Ou comment Igor réécrit l’histoire.
    Ceux qui comme moi ne sont membres d’aucun parti et n’ont aucun intérêt personnel à défendre savent bien comment le FdG a explosé en vol suite à diverses élections.
    Bref, les adhérents du PCF vont voter , vraisemblablement pour une candidature communiste (il suffit de lire les commentaires sur la page Facebook de Pierre Laurent pour s’en rendre compte)
    Cette candidature pourra être retirée avant l’élection présidentielle au profit du socialiste rêvé Montebourg qui pourra ainsi se targuer de bénéficier du soutien du PCF/Front de Gauche. Certes il faut d’abord qu’il soit désigné par la primaire ps, si toutefois elle a lieu, ce qui n’est pas encore acquis vu que Hollande peut très bien se déclarer candidat sans passer par une primaire qui serait mortelle pour lui et le ps.
    Que les adhérents du PCF prennent donc leur décision. C’est de l’avenir de leur parti dont il est question. Ils sont seuls habilités à dire commet ils voient la suite de ce glorieux parti auquel j’ai longtemps appartenu et pour lequel je conservais jusqu’à il y a peu des solides sympathies ( j’ai commencé ma vi e militante en diffusant Vaillant au porte à porte pendant que mon père proposait l’Huma Dimanche)

    choucroute Le 23 novembre 2016 à 14:02
       
    • "Igor Zamichiei. … mais c’est Mélenchon qui l’a cassé et continue de s’en écarter à cette élection présidentielle."
      .
      Ces salauds de PG, ils sont associés partout, et tout le temps, avec des socialistes !
      . Je crois personnellement que cet Igor, il a bien raison de vouloir que le PCF présente son candidat à l’élection présidentielle.
      .
      J’y vois deux avantages :
       le PCF aura un score semblable à ceux du NPA et de LO, même Dupont-Aignan ou EEVL feront plus !
      .
       et au moins, pour la France insoumise, le PCF ne sera pas un allié, qui contestera tout le temps, un boulet constamment, mais un concurrent ! La situation seront donc plus claire.
      .
      Ce que j’écris ici, je le vis quotidiennement, car les PC, leurs sous-marins et leurs alliés, ne cessent pas de contester au sein de FI, la Charte politique de FI et le calendrier de déclaration de ses candidats aux législatives !
      .
      Ils oublient que le Front de Gauche est mort, justement de la trop grande liberté laissée à chaque participant de s’allier avec qui il voulait et de voter à l’Assemblée nationale, ce qu’il voulait.
      .
      Il vaut toujours mieux avoir un concurrent ou un adversaire, qu’un allié qui vous tire constamment dans le dos !

      Pierre Magne Le 23 novembre 2016 à 15:37
    •  
    • "Igor Zamichiei. … mais c’est Mélenchon qui l’a cassé et continue de s’en écarter à cette élection présidentielle."
      .
      Il a bien raison cet Igor, ces salauds de PG se sont associés partout, et tout le temps, avec des socialistes !!!!!
      .
      Je crois personnellement qu’il a bien raison de vouloir que le PCF présente son candidat à l’élection présidentielle.
      .
      J’y vois deux avantages :
       la situation sera plus claire, car le PCF aura un score semblable à ceux du NPA et de LO !
      Même Dupont-Aignan ou EEVL feront plus !
      .
       et au moins, pour la France insoumise, le PCF ne sera pas un allié, qui pourra trahir si le montebourgeois est élu à la seconde primaire de la droite ! La situation sera donc bien plus claire.
      .
      Ce que j’écris ici, je le vis quotidiennement. Les PC, leurs sous-marins et leurs alliés ne cessent pas de contester au sein de FI, entre autres choses, la Charte politique et le calendrier de déclaration de ses candidats aux législatives !
      .
      Ils oublient que le Front de Gauche est mort, justement de la trop grande liberté laissée à chaque participant de s’allier avec qui il voulait, et de voter à l’Assemblée nationale, ce qu’il voulait.
      .
      Il vaut toujours mieux avoir un concurrent ou un adversaire, qu’un allié qui vous tire constamment dans le dos !

      Pierre Magne Le 23 novembre 2016 à 16:41
    •  
    • "Cette candidature pourra être retirée avant l’élection présidentielle au profit du socialiste rêvé Montebourg qui pourra ainsi se targuer de bénéficier du soutien du PCF/Front de Gauche"
      ou de l’autre socialiste Mélenchon ex ps (30 ans quand même)

      leon Le 23 novembre 2016 à 16:55
    •  
    • La candidature pourra être retirée mais pour qui ? et dans quelles conditions ? et quand ? Au train ou vous allez, on pourrait penser que attendez la primaire socialiste.Il sera alors trop tard, le mal aura été fait. C’est vraiment du grand n’importe quoi qui démontre, on ne s’en satisfait pas, le délitement du PCF.
      Pas la peine de faire voter les communistes si dans quelques semaines, ils(qui ?) décident d’un nouveau scénario. C’est grotesque ? Ça manque notoirement de cohérence. Heureusement, nous n’avons pas attendu la fumée sortir de la cheminée du Colonel Fabien pour appuyer la candidature de JL Mélenchon. Nous sommes en campagne depuis 6 mois.
      Les candidats du PCF aux législatives risquent fort d’être largement désavoués face au spectacle qu’ils nous présentent depuis des semaines, si ce n’est des mois. Un coup,là, un coup ici...
      Quoiqu’il se passe, les lendemains risquent d’être douloureux. Il ne faudra pas s’ étonner qu’ après cette séquence pas toujours très reluisante, des rancœurs soient de mise du côté des électeurs Insoumis.

      rody Le 23 novembre 2016 à 20:27
    •  
    • Les considérations des différents lambeaux du FdG relèvent plus de la lutte des places que de la lutte des classes.

      Jamais question de voir la réalité en face :
      1) le projet socialiste, stalinien comme social-démo est mort : il est à réinventer, dans les luttes sociales, démocratiques, écologiques.
      2) pas de raccourci dans les gamelles électorales : le mouvement ouvrier et d’émancipation est à reconstruire. Et où le faire, sinon dans les luttes ?
      3) seul un affrontement victorieux avec l’appareil d’Etat permet un changement. Jamais nulle part la bourgeoisie n’a cédé le plancher devant les urnes.
      Or aucun des restes du FdG ne regarde cette réalité. Un exemple, qui vaut les autres :
      L’Avenir en ma main. Misère d’un programme mélancolie
      http://wp.me/p5oNrG-tC5

      Louis Le 24 novembre 2016 à 14:10
  •  
  • On croit rêver : c’est Mélenchon qui a cassé le FDG !
    Pourtant on ne refait pas l’histoire : c’est bien le PCF (je dirai plutôt la Direction du PCF (DPCF)) qui par sa stratégie entre les 2 tours de la présidentielle aura été le fossoyeur du FDG en tissant des relations intimes avec les sociaux-démocrates. Chacun peut l’attester.

    Il faudrait aussi arrêter de nous bassiner avec JLM2017, et nous parler plutôt de la FI. Pour ceux qui ne le savent pas, ce sont les citoyens qui sont mobilisés, qui écrire au quotidien le programme, qui valident démocratiquement les axes de la campagne etc…

    Mélenchon est NOTRE PORTE PAROLE. Personnellement je ne suis pas Mélenchoniste, c’est ridicule, ça ne veut vraiment rien dire. NON, je suis CITOYEN constituant de la Force citoyenne !

    N’en déplaise au PCF avec sa ligne verticale, passéiste. Nous ne sommes pas des moutons.

    Mais attendons le résultat du vote des militants. Je pense qu’ils vont plutôt se prononcer de rejoindre la Force Citoyenne que risquer de présenter une candidature communiste qui par son score aura une allure par la suite de corbillard.

    Il n’y a pas beaucoup d’alternative : soit le PCF se met au service de la Force Citoyenne, soit il disparait.

    Quant aux cadres du PCF et leurs analyses pertinentes… un exemple ? Un cadre comme André CHASSAIGNE qui déclare le lundi que TSIPRAS a signé un bon accord et qui le mercredi devant le tollé général déclare que TSIPRAS a signé un très mauvais accord (ce n’est pas du bla bla bla, chacun peut vérifier les propos). Désolé encore une fois, on ne refait pas l’histoire !
    On appelle cela un cadre au PCF…

    fossey Le 23 novembre 2016 à 17:06
       
    • Vous confondez !
      Ce n’était pas Chassaigne !
      C’est Pierre Laurent.
      C’est aussi Mélenchon qui en quelques heures a effectué ce volte face .
      Comme il en a fait des milliers dans sa carrière.
      Allez lire sa biographie et vérifiez les faits !

      Colonel Fabien Le 25 novembre 2016 à 19:33
    •  
    • dommage que la rédaction de "regards" n’ait pas prévu des pouces après chaque post, parce qu’après le tient, j’aurais aimé pouvoir indiquer "je like !

      georges glise Le 26 novembre 2016 à 15:48
  •  
  • Camarades, j’vous écris une petite bafouille

    Après la période des stratégies à géométries variables, après de longues tergiversations des cadres du parti, nous sommes appelés, du 24 au 26 novembre, à nous prononcer sur la candidature que nous souhaitons soutenir. Enfin, notre parti demande en direct l’avis des communistes adhérents et militants !

    Camarades, vous pouvez, comme moi, constatés que, durant ce quinquennat, la politique de F. Hollande et de M. Valls a tourné le dos à tous les engagements pris en 2012. Les choix libéraux du gouvernement et du PS sont responsables de l’échec et du discrédit de la gauche. Très loin de s’attaquer à la finance, ils l’ont renforcé, remettant en cause de nombreuses lois et droits sociaux. Non seulement ce n’est pas de ce côté-là que l’on peut entrevoir un espoir de changement en faveur des citoyens, mais, de plus, cette politique libérale du Parti Socialiste, avec la complaisance de ses principaux acteurs, a ouvert un véritable boulevard au Front national.
    Vous pouvez, comme moi, constatés aussi que, évidemment, ce n’est pas non plus du côté des programmes dangereux de régression sociale intégrale et de division portés par les candidats de la droite radicalisée Fillon, Juppé, Sarkozy, Macron ou de l’extrême-droite (ils sont tous candidats du Medef, des banquiers et des riches) que l’on trouvera une solution aux difficultés sociales, économiques, écologiques et politiques.
    Vous pouvez juger que dans cette période pleine de dangers en France, en Europe et dans le monde nous avons incontestablement besoin d’une candidature déterminée à rassembler toutes celles et tous ceux qui aspirent à un véritable changement de système politique. Pour beaucoup d’entre nous, adhérents militants communistes, cette candidature existe, nous l’avons soutenue activement en 2012, c’est celle de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise.
    Il y a maintenant véritablement urgence à participer à la dynamique déjà créée depuis 9 mois, pour se donner toutes les chances de faire avancer les idées de progrès, de justice sociale, de solidarité qui font aujourd’hui tant défaut et de combattre la misère, la pauvreté, les décrets de la loi El Khomri, etc. Nous communistes nous pouvons y apporter beaucoup, c’est, je le souhaite, l’engagement que prendront mes camarades communistes de la section de Nogaro-Riscle-Aignan-Cazaubon et de partout ailleurs.
    Soyons offensifs et agissons pour empêcher un tête-à-tête entre l’extrême droite et la droite radicalisée.
    Soyons offensifs et agissons pour tourner définitivement la page d’un Parti Socialiste converti au libéralisme.
    Soyons offensifs et agissons, car la révolte contre la finance et l’oligarchie doit s’exprimer dans la rue et dans les urnes, devenir une alternative politique d’action et de propositions contre le capitalisme.
    En réponse aux doutes exprimés par notre camarade A. Chassaigne (lire l’Humanité d’hier), Oui, par leur vote, les communistes adhérents et militants vont, comme toujours devant l’Histoire, prendre leur responsabilité ! Pas besoin d’approbation. Après les mots, les actes ! Et si j’ai envie de « manger du quinoa dans la main de Mélenchon », je n’ai nul besoin d’une autorisation !

    Camarades communistes, rentrons enfin et concrètement en campagne électorale. Engageons le combat politique. Ne traînons plus les pieds, avançons et contribuons activement à construire l’avenir en commun en soutenant la candidature commune et de rassemblement de Jean-Luc Mélenchon !

    Averon-Bergelle, le 23 novembre 2016

    Christian Desbois. Adhérent/cotisant PCF, militant communiste.

    Desbois Christian Le 23 novembre 2016 à 17:52
       
    • Le débat entre mes deux camarades était fort intéressant, mais je penche pour la position d Ygor.
      Très déçu des réponses sarcastiques et sectaires de certains amis.
      Je ne comprend pas non plus la position du camarade Dessous qui me semble t il fait fausse route.
      Mlh 2017 rien à voir avec 2012.
      Amitie.

      varet Le 23 novembre 2016 à 21:07
  •  
  • C’est incroyable le nombre de communistes heureux de faire la campagne 2012 pourtant sur le terrain personne ou presque :-(

    Bergeault Le 23 novembre 2016 à 20:21
       
    • Oui, moi aussi. Dans ma circo les deux candidats étaient des communistes. Mais leurs camarades, on les voyait beaucoup dans les réunion front de Gauche mais peu sur le terrain !

      Pierre Magne Le 23 novembre 2016 à 21:57
  •  
  • La question essentielle est celle de la volonté de gouverner le pays, avec un programme de rupture avec les politiques libérales de régression sociale et démocratique.
    Souvent l’impression est que dans le camp de la gauche progressiste, le positionnement est le repli sur des positions idéologiques qui se complaisent dans une opposition stérile qui laisse les manettes du gouvernement aux libéraux et socio- démocrates. Comme si gouverner était une grande peur ou pire une honte.
    Le programme de Mélenchon est il un programme de rupture tel que nous pouvons le porter, ma réponse est oui. Le candidat Jean Luc Mélenchon a t’il la volonté d’y aller, ma réponse est oui ( peu m’importe le caractère et les defauts du personnage, qui est parfait ?). A ce jour, je trouve parfaitement logique les positionnements de MG. Buffet et de P.Laurent. La victoire de la gauche progressiste et démocratique est possible à la condition de se rassembler. C’est le meilleur moyen de vaincre la droite extrême, la droite populiste à la Fillon, le centre gauche ultralibéral à la mode Macron-Bayrou.

    lucien matron Le 23 novembre 2016 à 20:32
  •  
  • Allons nous informer à la source. Je propose de suivre la vidéo du meeting de JL Mélenchon à Chambéry.
    Mon avis c’est que JL Mélenchon fait un show centré sur son personnage au centre d’une scène.
    Rien sur le financement du redressement du pays avec le rôle nouveau des banques. Je suis désolé qu’il y a beaucoup de blabla pour un contenu creux.
    En 2012 avec le FdG sa candidature avait du contenu, mais en 2017 ce n’est pas à la hauteur.

    Gb26100 Le 23 novembre 2016 à 21:54
       
    • Vous pourrez acheter le programme à partir du 4 décembre et même avant dans les librairies.
      Donc patience !
      Quant à connaître le processus pour repartir. Plusieurs livres ont été écrit sur le sujet à la suite du ratage grec. Les auteurs : Lordon, Guillaume Etiévant, date de sortie septembre 2016. Vous trouverez sur internet.

      Pierre Magne Le 23 novembre 2016 à 22:05
    •  
    • "Je suis désolé qu’il y a beaucoup de blabla pour un contenu creux.
      En 2012 avec le FdG sa candidature avait du contenu, mais en 2017 ce n’est pas à la hauteur.
      "
      .
      Cher camarade,
      Je vous appelle camarade car je suis resté longtemps communiste (28 années, ça compte dans une vie). Une petite indication : j’étais présent aux obsèques d’Ambroise Croizat et à celles des morts de Charonne.
      .
      Croyez-vous, qu’après votre délicieux commentaire nous pourrons encore collaborer ensemble ? Je ne le crois pas !
      .
      Vous rejoignez l’attitude d’autres micro-partis dont les membres vous ressemblent, ils sont forts en discours et faibles pour prendre les décisions importantes !
      .
      Mais chacun a le droit de penser ce qui lui semble bon.
      .
      Amitiés insoumises

      Pierre Magne Le 23 novembre 2016 à 22:20
    •  
    • apparement ça vous gene d’etre en face d’un homme sachant s’exprimer et galvaniser des foules au contraire de votre CHASSAIGNE qui ne sait utiliser que les medias capitalistes pour cracher son venin !!
      allez soutenir MACRON ou JUPPE ou HOLLANDE ça correspond plus a votrte etat d’esprit !!

      max Le 26 novembre 2016 à 18:14
  •  
  • Un parti communiste ne peut être communiste sans appartenir à tous puisque toute ressource utile à l’humain appartient à tous ce qui me semble être la base du communisme.

    Un parti qui décide pour ses camarades est donc ce qu’on veut sauf communiste.

    Le communisme ne marche qu’avec une majorité de gens intelligents et comme disent les africains y en a mais ça manque. Je n’ai pas dit que tout communiste est intelligent.
    la meilleure définition de l’ intelligence est celle d’Attali ( qui cette fois l’ a été) : "le degré d’ intelligence d’un individu est proportionnel à son degré d’ouverture".

    Le capitalisme ne peut se combattre, son principe étant de faire du fric en vendant, par exemple, ce qu’on fait fabriquer. Cela donne du travail à ceux qui fabriquent. C’est con à dire mais défendre son boulot à l’usine c’est défendre ce même capitalisme d’où la difficulté à le combattre. Vendre c’est avoir des clients qui ressentent le besoin d’acheter. Acheter quoi, des choses inutiles le plus du plus souvent.
    L’argent est la plus dure des drogues. comme toute drogue elle est liée à un manque. Lequel ? L’argent définissant la valeur c’est donc le manque de quelque chose de grande valeur, l’amour. Chercher l’argent c’est chercher l’amour qui n’est pour le moment indiqué sur aucun panneau mais, bonne nouvelle, ça va changer.
    Le capitalisme va disparaître tout seul quand un maximum de gens ne reconnaîtront que les seuls besoins utiles : un toit, de quoi manger et vivre avec des gens qu’ils aiment.
    Pour l’instant ce qui n’est pas le cas. Le besoin de tout et n’importe quoi vient du manque le plus répandu qui est donc l’amour. Savoir le reconnaître, l’accepter et le vivre est donc la seule façon de se débarrasser du capitalisme.

    Je suis depuis quarante ans anarcho-communiste ou communo-anarchiste, c’est la même chose et cela devrait être aussi communiste tout court, le pouvoir étant à tout le monde il n’est donc à personne (en particulier) ce qui est aussi la définition de l’anarchie.

    Inutile d’attendre de miracle des politiques, une personne seule va sortir la France le l’ornière avec un truc improbable
    qui est l’avènement de la pompe à chaleur, trop méconnue parce que mal maîtrisée et donc mal mise en oeuvre. Dans les années 80 EDF en voulant la promouvoir l’a torpillée, preuve que ses dirigeants n’y avaient rien compris.

    agon kwiatkowski Le 24 novembre 2016 à 01:49
  •  
  • L’anarchie, quelle soit "anarcho" ou "communo" reste l’anarchie. Sans le rêve, pas de sommeil possible, mais rêver éveillé est dangereux pour la santé, même en vivant seul sur une île paradisiaque. L’être humain est un être social donc sans les autres, il n’existe pas.
    Agon Kiatkowski, je respecte votre point de vue mais il y a contradiction entre votre affirmation " inutile d’attendre de miracle des politiques" et le fait de vous exprimer sur un site éminemment politique. Je vous invite à revenir aux termes du débat : " soutenir ou pas Mélenchon ?"
    C’est, à ce jour, le seul candidat de rupture avec la pensée unique et l’orthodoxie ultralibérale qui peut rassembler et mobiliser pour "renverser la table". La question s’adresse à tous les citoyens électeurs, plus particulièrement les électeurs communistes "traditionnels" qui sont appelés à voter à l’interne. Si leur réponse est positive, une dynamique populaire peut s’enclencher. Dans le cas contraire, c’est à dire avec une candidature PCF, ce sera à coup sûr une nouvelle et cruelle désillusion pour le peuple qui n’aura, alors " rien à attendre des politiques" qui seront alors élus.

    lucien matron Le 24 novembre 2016 à 04:24
  •  
  • La conclusion s’impose depuis longtemps :

    Le communisme n’est pas dans le parti communiste, mais en dehors.

    Le parti n’est là que pour le pouvoir de la place. Après il compte dur les patrons pour mettre en œuvre son programme politico-économique. L’histoire de Georges Guinguoin est là pour en témoigner, le parti ne fait jamais confiance en ses troupes, au peuple, aux citoyens.

    Mais ce n’est pas leur faute, les gens ne veulent rien assumer et délèguent tout, le plus souvent. Il suffit de faire parti d’une association sportive pour se rendre compte de cela.

    Nous vivons une époque moderne ...

    La Renaudie Le 24 novembre 2016 à 08:25
  •  
  • Bonjour, il y a donc :
    . des camarades qui défendent une idéologie : le communisme, l’anarchisme, une fusion des 2, la lutte des classes, l’anticapitalisme,...
    . des camarades qui défendent leur parti au nom des postes d’élus, du siècle passé, du lien intellos-ouvriers , du journal, et plus sournoisement de leur carrière soit d’élu, soit de permanent du parti, soit les 2, du financement de leur parti,...
    Ces camarades ont raison de défendre leurs idées dans la vie courante mais pas dans cette campagne présidentialo-législative.
    L’enjeu et la réponse positive qu’il faut donner c’est :
    "Quelle vision de l’humain sur la planète ?", "Quelle vision du Politique ?", "Quelle vision du Bien Commun ?", "Où instituer le Service Public ?" "Avec quelles institutions gouverner ?"
    Donc : "Quel programme ?" en lien avec "Qui écrit les réponses aux questions ci-dessus (la démocratie participative pour augmenter la démocratie substantielle, recul de la représentation (la monarchie présidentielle et les barons socialistes cantonaux !) vers une plus grande implication du Citoyen à l’heure des nouvelles technologies et non du ’cheval de 1789’ ?"
    et donc :
    "Comment convaincre à gauche de s’unir pour gouverner (et pas pour exister !) ?"(pour construire la présentation au 1er tour de cette unique élection qui se déroulera en 4 dimanches) en lien avec "Comment convaincre le peuple que l’alternance ce n’est pas la droite c’est une véritable Politique centrée sur un nouveau "Vouloir Vivre Ensemble" à construire avec/par une constituante ?" (pour construire le vote gagnant à cette élection où il faut aller chercher les voix de tous ceux qui veulent Vraiment le Changement pour les Solutions.
    "Quoi de positif ?" dans ce post ?
    Merci et bonne journée de réflexions et de luttes...

    Torreilles Guy Le 24 novembre 2016 à 09:20
  •  
  • ah là là quel suspens ! je ne parle pas de Fillon président ni du vote des communistes mais plutôt la candidature , ou non, de Hollande ....
    D ici là, le PC on aura tranché entre soit la haine ou le dépit amoureux d un coté, soit l espoir de retrouver son âme et battre les socialos de l autre .........nous voilà bien avancé........

    et si le PCF ne rejoint pas FI maintenant ? soit, il ralliera sans aucun souci ni état d’âme Montebourg (en cas de candidature Hollande) qui est le seul socialo capable de dépasser JLM et ainsi espérer être récompenser par quelques candidatures uniques dans quelques circonscriptions perdues pour le PS , soit ils sera dans la mouise si Valls est candidat et alors comment rejoindre JLM et se présenter aux législatives.....
    des élus sincères, ou non, l ont déjà compris en soutenant JLM et espérant avoir ainsi l imprimatur FI ....
    celà doit bien être compliqué dans la têtes des cocos unitaires, comment défendre JLM 2017 et rester aux PCF.... Ils leur restera alors que le choix eux aussi de rejoindre les centaines de milliers d’Ex........ déjà présents parmi les joyeux combattants de FI, le nouveau FDG .......

    DUCONO Le 24 novembre 2016 à 10:35
       
    • Montebourg c’est celui qui appelle les électeurs de droite à venir voter pour lui à la primaire ps pour dit-il battre le président de la République ?

      choucroute Le 24 novembre 2016 à 11:05
  •  
  • Bon, effectivement JLM peut faire un bon score mais rien n’est assuré... Question : et après ?
    JLM sait qu’il ne sera pas au second tour , son objectif est de former un nouveau parti ( - c’est son droit ... ) dont il serait bien sûr le "chef de meute" ( pour reprendre une expression qu’il utilise à l’égard de Mitterrand dont il est l’un des rares laudateurs ) Voilà le vrai programme : lui devant et les autres derrière...
    Dans une lettre adressée au PCF ( voir l’Huma du 22 nov ) une de ses porte-parole Rachel Garrido indique clairement que l’objectif est d"alimenter la décomposition du clivage droite-gauche..." Cela à au moins le mérite de la franchise...
    Voilà qui donne à réfléchir

    milhac Le 24 novembre 2016 à 11:23
       
    • Réfléchissez, réfléchissez.......
      Pendant ce temps Montebourg en appelle aux électeurs de droite pour qu’ils viennent voter pour lui lors de la primaire socialiste, Chassaigne n’a de cesse de vomir sur Melenchon et sur la France Insoumise qui a selon lui l’outrecuidance de menacer son siège en présentant des candidats aux législatives, la famille Lepen continue de squatter les médias.
      Réfléchissez, prenez bien votre temps, le peuple qui souffre vous en sera éternellement reconnaissant.
      Quand à savoir si Mélenchon ne sera pas présent au second tour, vous faites preuve d’une bien grande imprudence en répondant à la place des électeurs. Personnellement je sens qu’un mouvement de sympathie se développe autour de sa candidature. Chez nous , nous sommes trois qui avions voté Hollande au premier tour en 2012 et qui aujourd’hui avons rejoint le mouvement de la France Insoumise et soutenons la candidature de Melenchon.

      choucroute Le 24 novembre 2016 à 13:26
  •  
  • Qui peut prétendre aujourd’hui quels seront les candidats officiels à la présidentielle ?
    Petit rappel arithmétique. En 2012 : 46 millions d’inscrits, 36 millions de votants. Au 1er tour, Hollande obtient 10,2 milions de voix, Sarkozy 9,7, M. Le Pen 6,4, JL Mélenchon 3,9, Bayrou 3,2, tous les autres candidats sont à 0,....
    Primaire 2016 des Républicains : Fillon en tête avec 1,8 millions de voix. 4 millions de votants. Il va falloir beaucoup ramer pour atteindre au 1er tour le score de Sarkozy en 2012. Pour les autres candidats, il peut y avoir beaucoup de surprises, les contextes nationaux, européens et mondiaux ne sont plus les mêmes ( Grèce, Espagne, Brexit, Trump, Poutine, Erdogan, etc...)
    Le candidat de la gauche non libérale s’il arrive à créer une dynamique unitaire peut créer une belle surprise. Rien n’est joué.

    lucien matron Le 24 novembre 2016 à 12:25
  •  
  • La France insoumise 2 ème, 3 ème, 4 ème à la Présidentielle, puis aux législatives ? Tout est possible ! C’est bien ce qui fait enrager certains ! Les évolutions actuelles nous conduisent à être optimistes. Merci à nos adversaires !
    Et la semaine prochaine, n’oubliez pas d’acquérir le programme l’Avenir en commun (3E).
    jlm2017. Fr

    Pierre Magne Le 24 novembre 2016 à 14:34
  •  
  • Igor Zamichiei est un de ces dirigeants du parti qui pendant les dernières municipales ont mené la bataille pour une liste commune avec le PS sur Paris, et qui peut dire que cela a été un facteur de clarté.
    Aujourd’hui il fait partie de ceux qui attendent le candidat issu de la primaire PS pour s’y rallier.
    c’est un mauvais coup à la construction d’une alternative, c’est de la politique politicienne
    j’espère que les communistes vont battre cette orientation

    daniel Le 24 novembre 2016 à 15:27
       
    • vous avez raison ; et pendant que certains à gauche ont remplacé la lutte des classes par la lutte des places, le capitalisme et ses
      séides ultra-libéraux à la solde du medef ont déclaré une guerre totale et pensent-ils définitive au modèle social français ! il ne nous reste donc plus qu’une position possible, l’insoumission et la lutte à mort ! la seule position possible c’est donc de rejoindre la france insoumise, non pas pour mélenchon mais tout simplement pour la survie politique de la gauche anticapitaliste et les couches sociales (prolétaires, précaires etc...

      georges glise Le 26 novembre 2016 à 16:17
  •  
  • et pendant ce temps ........ le 26 nov à l’école militaire un hommage sera rendu sous le patronage du ministre de la défense au genéral BIGEARD ..... (pour qui "la torture était un mal nécessaire ") Son nom évoque les pratiques les plus détestables de l’armée Française en Algérie comme en Indochine ......Mais il sera honoré pour son "lointain passé glorieux"

    A se demander si Le ministre Jean Yves Le DRIAN ( TJS au PS ? ) n’aurait pas pêché ce type d’hommage du côté des Ménard de Bézier et Mariton de Crest qui ont bien du mal à honorer un autre général , lui , fermement opposé à la torture : Jacques de Bollardière

    et pendant ce temps Les insoumis avancent et ceux qui ont raté leur train restent sur le quai .....

    bob.polet Le 24 novembre 2016 à 15:28
  •  
  • Pourquoi Zamichiei n’adhère-t-il pas carrément au P"S" ? Pourquoi rester plus longtemps un "solférinien de l’extérieur" ?
    Par les temps qui courent, le Parti Soumis a besoin de sang neuf !

    François 70 Le 24 novembre 2016 à 15:40
  •  
  • Et toi, le "Dédé"puté Chassaigne, la déculottée de 2011 infligée par les communistes face à JLM ne t’a pas suffit ?
    Pourquoi ne pas demander directement l’investiture du PS ?

    François 70 Le 24 novembre 2016 à 15:51
  •  
  • Pourquoi ce focaliser sur une candidature Mélenchon impérativement, dés que l’on prononce le nom d’une autre personnalité pour représenter la gauche anti libéral, pour certain cela devient un casus belli

    leon Le 24 novembre 2016 à 20:05
       
    • Personne n’empêche quiconque de se présenter ou pas. On ne peut pas dire une chose un jour, une autre chose le lendemain et faire encore autre chose les jours suivants. On me prend pas le train lorsqu’il est déjà presque arrivé. On ne peut que monter dedans ou prendre un autre train ou encore changer de destination.

      rody Le 24 novembre 2016 à 20:27
    •  
    • Par réalisme, tout simplement : personne d’autre n’est capable de faire un score à 2 chiffres et moins encore d’avoir une chance de figurer au 2°tour.
      Ou alors il faut dire qui. Des noms, des noms !!

      François 70 Le 24 novembre 2016 à 20:31
  •  
  • Attention au culte de la personnalité

    leon Le 24 novembre 2016 à 21:24
       
    • Stupide ! Où est le "culte" dans mes propos ?
      Répondez plutôt à la question posée : qui d’autre ?

      François 70 Le 24 novembre 2016 à 23:18
    •  
    • Il me semble que pour Léon c’est plutôt Poutou. Mais bon ça ne répond pas à la question, c’est vrai.

      choucroute Le 25 novembre 2016 à 07:45
  •  
  • Chassaigne est un excellent candidat !
    Même s’il fait le dixième du score microscopique de Buffet,ce sera meilleur que d’être ’bouffé’,par Mélenchon.Le résultat du vote sera serré pour le PCF.Car il est dirigé par ses liquidateurs.
    Ce qui me touche,c’est que les historiques bling bling,du grand PCF Laurent,Buffet,Leroy,Ortiz,J.Fort etc.. appellent à soutenir Mélenchon.
    Les militants attachés au PCF parti de masse,Dimicoli,Marchand,Karman,Poly,Gerin,et des dizaines de milliers de militants à la base,issues de familles où le PCF se vit de générations en générations,veulent sauvegarder l’outil PCF en s’assurant que Chassaigne soit candidat aux présidentielles.
    Dans ma section de Meurthe et Moselle,le vote Mélenchon sera trés important car la fédé milite pour à fond la caisse...
    Pourquoi d’aprés vous de Brossat,à Laurent en passant par Marie Pierre Vieu, Darreville ,Coppola et DeAlmeida,ces dirigeants du PCF,âgés d’à peine Quarante à cinquante ans,privilégient ils l’effacement du PCF aux présidentielles ?
    Ce sont les enfants gatés du PCF qui ont été permanents toute leur vie.Ils veulent préserver leur image sociale quitte à dépecer le PCF qu’ils considèrent comme leur propriété personnelle.D’où leur mépris pour les simples adhérents.D’oùleur frénésie à fairevoter pour Mélenchon.
    Aujourd’hui,en rejettant le Coucou Mélenchon,les dizaines de milliers d’adhérents du PCF veulent se faire entendreenfin.

    Colonel Fabien Le 25 novembre 2016 à 06:16
       
    • Au moins ça c’est clair. Au lieu de l’effacement du candidat, c’est l’effacement du PCF de la vie politique. Et il envisage ça sans sourciller et en prenant pour pseudo un militant héroïque qui était exactement l’inverse d’un sectaire. J’espère pour le parti qu’ils ne sont pas trop nombreux dans ses rangs.

      choucroute Le 25 novembre 2016 à 07:48
    •  
    • Votre position visant à défendre "l’identité" du PCF est cohérente. Je ne la partage pas, mais elle correspond à des convictions respectables.
      Mais elle n’a rien à voir avec celle de la majorité de ceux qui, comme vous, s’opposent à JLM. Ceux-là, les Datigolles, Zamichiei et compagnie, ne sont pas sincèrement pour un candidat communiste, ils sont en réalité pour le socialo-traître Montebourg, ce sont des agents politiques du P"S" qui n’ont plus de communiste que le nom !
      Vous ne le comprenez pas ?

      François 70 Le 25 novembre 2016 à 08:17
    •  
    • citation Dans ma section de Meurthe et Moselle,le vote Mélenchon sera trés important car la fédé milite pour à fond la caisse...

      Faut donc croire que les élus de la fédé font la pluie et le beau temps ? Si c’est le cas , c’est prendre me semble t il les camarades de la base pour des gogos faciles à manipuler . Un peu de respect envers leurs options souvent bien déterminées et sinceres serait bienvenu ....non ?

      (ou alors les godillots ne sont pas qu’à l ’Assemblée nationale )

      bob.polet Le 25 novembre 2016 à 16:41
  •  
  • Quelle absurdité ! mais quel révélateur sociétal !

    Comme si c’était la" guerre froide", tout est prétexte à défoulement anticommuniste dans ces forum de Regard.
    Forum, où tout intervenant communiste ne prêtant pas allégeance à JLM se voit traiter avec hauteur, mépris, condescendance, dédain par tous ces "gesticulateurs de la pomme" tout à fait dignes héritiers de trois générations "biberonnées" à l’anticommunisme depuis le Front populaire par le patronat, la droite et leurs adjuvants socio démocrates.

    Et là je suis sûr que je vais faire hurler ces incultes "gesticulateurs de la pomme" : Continuez donc à vouloir effacer des tablettes les militants héritiers de ceux qui vous ont donné entre autres de sacrée libertés :

     la liberté de vous soigner avec la "Sociale", (Ambroise Croizat), (allez donc voir le film pour découvrir ou vous rafraîchir les idées)

     de vous éclairer ou que vous soyez et de vous chauffer (Marcel Paul),
     de travailler sans censure politique avec le Statut de la Fonction Publique et des fonctionnaires (Maurice Thorez)....

    Sans compter le travail de fond qu’on aussi pu initier dans leur domaine les ministres communistes -minoritaires- (bien vites éjectés eux aussi face à la levée de boucliers de la réaction) sous Mitterrand (dont se réclame encore JLM) ou encore avec Jospin.

    Allez les "gesticulateurs de la pomme", continuez donc à vouloir effacer durablement les militants communistes de l’horizon politique ; les profiteurs du système, le patronat, la finance et leurs serviteurs vous en seront reconnaissants, car ils savent que sans la mobilisation sur le terrain, dans les quartiers, dans les entreprises, des citoyens et des consciences, leur avenir et leur fortunes sont assurés.

    Non, et partout dans le monde l’histoire le démontre, il n’y a pas d’homme ou de femme providentiels, il y a une majorité solide, consciente et éclairée à construire pour réussir durablement le changement si nécessaire et salutaire pour la société et l’humanité.

    Arthurr Le 25 novembre 2016 à 11:31
       
    • Une "majorité solide" avec le P"S" de droite et ses Montebourg et Hamon à la ramasse vendus au Medef ?!?!?

      François 70 Le 25 novembre 2016 à 12:46
  •  
  • C’est pathétique. Ce qui a été mon parti pendant si longtemps se comporte désormais comme une de ces sectes genre LO ou NPA. Certains disent ici-même préférer faire un micro-score en présentant un candidat communiste. Ils sont complètement à côté de la plaque, ils ne comprennent plus rien. Alors ils radotent sur un passé bel et bien révolu. Et ré-écrivent l’histoire en oubliant que c’est le PCF qui a fait éclater le FDG aux municipales. Oubliant aussi qu’ils ne sont plus, de par leurs démissions, qu’un satellite du PS. Nous assistons à un suicide collectif en direct.

    Seb Le 25 novembre 2016 à 11:55
       
    • Faute de pouvoir défendre le programme bourgeois, qui exclue le socialisme, de JLM, vous appelez secte tous ceux qui défendent une alternative socialiste.
      La vraie secte, avec son gourou, la voici
      Mélenchon de caporal à Empereur : « C’est moi qui exclus »
      http://wp.me/p5oNrG-rZP

      louis Le 25 novembre 2016 à 17:21
    •  
    • Un Pcf "moribond " en plein "suicide collectif"(sic) ! Hé bien qu’est-ce qui vous faut de plus ! un "Trump" français ou une Marine FN ? Voilà où votre anti communisme vous conduit.Mais c’est sans doute ce que vous voulez sans le dire ouvertement ?

      Alice Soisic Le 25 novembre 2016 à 20:39
    •  
    • Pathétiques, oui. Ça se confirme....

      Seb Le 25 novembre 2016 à 20:47
  •  
  • Hélas, mille fois hélas, vous éclairez tout à fait mon texte en vous précipitant pour jeter l’anathème, faire la leçon.
    Vous êtes pathétique, et le plus triste et dangereux, vous l’ignorez.
    Visitez donc le passé avant de le qualifier....ou le disqualifier.

    Arthurr Le 25 novembre 2016 à 12:12
       
    • Avec l’orientation autistique et suicidaire que vous défendez, c’est, je le crains, un groupuscule qui fêtera le centenaire du parti en 2020 !

      François 70 Le 25 novembre 2016 à 12:53
  •  
  • Et oui et c’est pas fini.

    « A Bondy (Seine-Saint-Denis), samedi, des personnalités de gauche, de Christiane Taubira à Olivier Dartigolles, se réunissent pour « réinventer la politique par les idées »

    Tous les rafistolages. Tout sauf Mélenchon.

    choucroute Le 25 novembre 2016 à 12:22
  •  
  • Historiquement l’existence du Parti communiste a été fondée sur son utilité à promouvoir l’unité de la classe ouvrière et à défendre ainsi collectivement les intérêts de celle-ci face à la bourgeoisie dominante plus enclin à l’exploiter pour garantir ses profits capitalistes qu’à lui permettre de vivre dignement de son travail et de bénéficier des progrès de la modernité propre à son épanouissement au quotidien.

    Pour la classe ouvrière obtenir les moyens de se loger, se soigner, se former, se cultiver, se distraire… n’a été que le fruit de longs combats ouvrant la voie de son émancipation et par la même celle du peuple du tout entier dans un progrès social partagé. Toutes les avancées démocratiques en sont également le produit. Les grandes conquêtes de 1936 de 1945 et de 1968 le confirment.

    A quelques mois d’échéances électorales décisives peut-on considérer que cet affrontement de classes n’est plus qu’un vestige du siècle précédent et croire que les communistes, qui l’ont traversé de génération en génération en tenant toute leur place dans ces difficiles combats, puissent faire œuvre d’inutilité en choisissant d’engager un candidat à l’élection présidentielle ?

    Au moment ou la primaire à droite laisse supposer, en cas de victoire de Fillon, une politique des plus réactionnaires contre les travailleurs et le peuple, la réponse est : non !

    Pourquoi ? Tout simplement parce que cette candidature n’est pas faite pour les désarmer mais au contraire pour leur fournir les armes nécessaires afin de mettre en échec les forces de la droite et du patronat et à enrayer leur machine antisociale à remonter le temps.

    Les communistes sont ils capables de faire cela ? Sans aucun doute.

    Dans le paysage politique tel qu’il se dessine à présent a travers cette menace d’avoir à choisir entre un retour au pouvoir de la droite réactionnaire et conservatrice et une extrême droite faisant assaut de démagogie sociale et nationale, la volonté de rassembler les forces de progrès sans se prostré ni se prosterné est une évidence.

    Force est de constater que ce choix les communistes l’ont fait sans être entendus à cet instant notamment par JL Mélenchon, la France Insoumise et ses satellites issus du Front de gauche dont ils ont d’un commun accord et préalablement prononcé l’extinction.

    Les communistes vont voter ils le feront en connaissance de cause, librement et leur vote s’il devait confirmer celui de la Conférence nationale n’aurait rien de mortifère contrairement à ce que nous pouvons lire et entendre pas plus qu’il n’est salutaire d’appeler à voter JL Mélenchon sans même pouvoir débattre du contenu politique de sa démarche très présidentialiste.

    Il ne s’agit pas non plus de faire croire que JL Mélenchon et la France Insoumise sont politiquement les plus éloignés de ce que nous défendons mais surtout de relever un comportement à l’égard du PCF qui laisse deviner une stratégie encouragée par des sondages positifs consistant à le rayer électoralement de la carte politique à gauche.

    "Hors partis" la promotion à sens unique de JL Mélenchon participe de la recomposition politique qui débutera au lendemain du second tour de la présidentielle sur un terrain miné ou les 577 candidats de la France Insoumise n’hésiteront pas à chercher la réciprocité d’un désistement y compris avec le PS pour pouvoir siéger à l’Assemblée Nationale en nombre suffisant.

    Réfuter cet affirmation reviendrait à laisser croire que la France Insoumise ne serait en fait que l’écurie électorale de JL Mélenchon pour la présidentielle. Tel n’est pas le cas. La France Insoumise vise à occuper tout l’espace politique à gauche du PS tout en gagnant sur la partie sociale démocrate.

    Dans le système binaire de la présidentielle, c’est son seul moyen d’espérer franchir l’étape du premier tour. Sinon partisan cet objectif conduit dans une impasse dés lors qu’il considère le parti communiste comme un obstacle et non comme un partenaire essentiel à la dynamique de rassemblement populaire indispensable, comme en 2005 pour le référendum sur TCE et en 2012 pour la présidentielle avec le Front de gauche.

    Le PS qui a désormais son faire valoir avec le projet antisocial de Fillon va pouvoir rebondir au bénéfice de sa primaire indépendamment des soubresauts politiciens auxquels il faut s’attendre et de cette façon refermer le piège provoquant, après l’isolement de chacune, la dispersion des forces de progrès disponibles pour construire une alternative à l’austérité sociale libérale et au retour revanchard d’une droite encore plus réactionnaire dans la poursuite de cette politique inspirée par le MEDEF et rejetée par le peuple.

    Il est fréquent de dire que le Parti communiste dans les moments difficiles a su prendre les décisions qui s’imposaient. Les communistes ont effectivement quelques bonnes raison d’en être fiers. Et bien c’est avec cette fierté et la confiance qu’elle procure qu’ils doivent sans crainte se prononcer pour mener cette bataille difficile de la présidentielle et des législatives avec leurs candidats. C’est l’option 2.

    Stefani Michel Le 25 novembre 2016 à 13:23
       
    • Vous ne voyez pas que votre pré-candidat Chassaigne n’est
      pas un représentant de la tradition ouvrière du PC, mais un supplétif du PS-de-DROITE ??????

      François 70 Le 25 novembre 2016 à 13:39
    •  
    • A défaut d’un candidat commun, les communistes ont bien évidemment le droit de présenter un candidat qui portera le flambeau de leur parti.

      Ce qui l’est moins, c’est de voir des militants ou responsables déverser un tombereau d’insultes sur Jean-Luc Mélenchon et les 160 000 Insoumis.

      Comme le détaille fort justement Martine Billard sur son blog, il ne faut pas renverser la charge de la preuve sur les responsabilités qui incombent à chacun, ni sur les raisons qui ont abouties à cette situation. Extraits :

      « ... Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF confirme cet engagement de la direction du PCF dans les primaires avec le PS : "On prend cet appel très positivement, nous sommes favorables et disponibles" Il a souhaité que la gauche soit "capable de collectivement cheminer vers un espace commun" dans les six prochains mois.
      Ce à quoi le même soir, Jean-Luc Mélenchon présent à Fabien répond aux journalistes : "Je n’y serai pas parce que quand on va à une primaire, c’est qu’on en accepte le résultat et si Hollande vient, je n’ai aucune raison de le faire alors que je le combats depuis 2012".
      Nous sommes donc le 11 janvier 2016 , la direction du PCF ne rejette pas l’idée de primaires incluant le PS contrairement à Mélenchon qui dit clairement non.
      A l’époque tout le monde se demande si la position officielle du PCF est bien de participer à une primaire avec le PS incluant les membres du gouvernement. Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, le 14 janvier Olivier Dartigolles réaffirme cette position : « La primaire convoque l’idée d’alternative de gauche, lui redonne ses lettres de noblesse. Elle permettrait de relancer un débat de contenu, de redéfinir des points d’accord ». Au risque de devoir se ranger derrière le PS s’il emportait la mise ? « Qu’Hollande essaie d’y participer, et il perdra si le peuple de gauche se mobilise ».
      Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, à l’époque la coordination du FG se réunissait encore mais Pierre Laurent ou Olivier Dartigolles n’ont pas jugé bon de venir devant pour mettre le sujet en discussion. C’est seulement une fois qu’ils se sont exprimés publiquement que l’opportunité d’en discuter en coordination a été envisagée. ..
      C’est dans cette confusion totale ainsi créée, que Jean-Luc Mélenchon, soutenu par le PG, décide d’utiliser sa présence le 11 février au 20 heures de TF1 pour dire sa disponibilité à être de nouveau candidat à la présidentielle.
      Vous avez bien lu, l’annonce de la disponibilité de Jean-Luc Mélenchon pour la candidature a eu lieu le 11 février soit un mois après l’annonce par le PCF de l’acceptation du cadre des primaires de toute la gauche avec le PS ! Comme proposition de candidature précipitée, on fait mieux ! ….

      Quelle que soit la décision finale du PCF, il est certain que les dissensions ne s’arrêteront pas là. Au delà des postures et des candidats Insoumis et du PCF, s’il en était décidé ainsi, c’est bien de divergences profondes dont ils s’agit, tant politiques que stratégique, même si nombres de responsables et militants du PCF, et pas des moindre, s’engagent ou s’engageront aux côtés du candidats Jean-Luc Mélenchon.
      Contrairement à ce qui est avancé par notre interlocuteur, Il n’y a pas eu et n’aura pas non plus de stratégie d’évitement du PCF qui consisterait à l’éliminer des radar de la politique française. Il s’en charge, d’ailleurs, très bien tout seul. Par contre, le PCF à bien essayé, en utilisant toutes les stratégies possibles, même la carambouille, de tenter de faire obstacle à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il a échoué. Point barre.
      Pour nous ce sera NON comme nous l’avons déjà fait au vote PS libéral quelle que soit la configuration des seconds tours. Il n’y a aucun calcul politique là dedans, seulement le choix de la cohérence et de l’honnêté.
      Si il y devait avoir plusieurs candidats, on fera le bilan à la fin de la séance électorale.

      A mon avis, i l’on veut donner une chance, ne serait-ce que petite, à ce que l’on ait un candidat au second tour, c’est sans conteste le vote Jean-Luc Mélenchon au premier tour. C’est le candidat du vote UTILE.

      rody Le 25 novembre 2016 à 14:43
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  • Consultation des militants du PCF. Peut-il y avoir une "bonne nouvelle",pour nous qui souhaitons la mort du PCF ?Tous les matins du monde sont sans retour,pour la direction liquidatrice du PCF. Une crise sans précédent déchire le PCF. Par milliers, des militants bravent la discipline d’organisation, par dizaines, des élus, des maires, des responsables prennent position.Si l’on veut savoir ce qu’est un parti "de type léniniste", il faut lire "Que Faire ?", ou "Un pas en avant, deux pas en arrière", et étudier les bons ouvrages qui en traitent.
    Le PCF n’a jamais été un parti léniniste. Il a été d’abord une parti mal social-démocratisé (avec Marcel Cachin et ses francs-maçons), puis un parti sectaire dans la ligne guésdiste (Jules Guesde), et au début des années 1930, il devient pleinement un parti stalinien.Ce qui nous intéresse, c’est ce qu’il est aujourd’hui. Ce qu’est un parti, cela ne relève pas de la culture commune. Un parti est entre autres choses une mémoire. Les cadres nés en 1905 ont formé les jeunes talentueux nés en 1925, 35, 45, 55 et ces derniers ont formé les dirigeants qui ont quarante et cinquante ans aujourd’hui. Mais les premiers avaient trente ans au moment des procès de Moscou, de la Guerre d’Espagne, quarante ans au moment du "retroussons les manches", les seconds avaient vingt et trente ans lors de la grande grève française (1968). Ils ont accepté.
    Ce qu’il faut tenter de comprendre, c’est que le contenu a changé : le mur est tombé, on ne défend plus "le pays du socialisme", la "dictature du prolétariat", "Staline, le père des peuples", le contenu a changé, mais pas les méthodes de pensée.Ce n’est pas par perversion morale que par milliers, les militants et cadres ont trouvé crédible, entre 1936 et 1938, que TOUS les dirigeants du parti de Lénine à l’exception de Lénine, mort, et de Staline, au pouvoir, soient exécutés pour trahison. Ce n’est pas par perversion que les mêmes ont "compris" qu’il fallait tuer "comme des chiens enragés" les militants poumistes et anarchistes qui voulaient un gouvernement ouvrier et paysan en Espagne en 1936. Et "admis" en 1945 que les travailleurs devaient aider le Général de Gaulle à reconstruire l’état bourgeois, ou en 1968, avec neuf millions de travailleurs en grève,qu’il ne fallait pas réclamer un "gouvernement populaire" (comme le demandaient les manifestants fin mai), mais des augmentations (vite dévorées par l’inflation).
    Depuis qu’il existe (bientôt un siècle) le PCF a toujours tenu les travailleurs à distance du pouvoir. Les dirigeants, les cadres et les militants ont accepté ce point essentiel : aucun pays d’Europe de l’ouest aucun pays capitaliste avancé ne doit aller vers le socialisme. Ce serait une "aventure".
    Lors des moments les plus "chauds" (36, 45, 68), le PCF a profité de la peur panique de la bourgeoisie, qui savait, elle, qu’elle risquait son pouvoir, pour obtenir (avec le mouvement syndical), des conquêtes sociales, certes bonnes à prendre, conquêtes sociales qui sont précisément ce que Sarkozy, Hollande et peut-être bientôt Fillon veulent détruire de fond en comble sans en laisser subsister la moindre trace.
    Aucun parti issu du "Komintern" n’a jamais fait aucune révolution. Mao n’a pas suivi les directives du Komintern. Castro n’en connaissait même pas l’existence...
    Ce que je veux dire (mais il faudrait un livre entier pour l’expliquer) c’est qu’au delà des contenus, c’est la méthode de pensée qui est déformée, et il a fallu qu’il en soit ainsi pour que les militants acceptent de telles échecs sans barguigner et sans douter de leurs dirigeants. Une méthode essentiellement statique, mécaniste, passive, basée sur des mensonges. Le contraire du léninisme. Rien des acquis de la pensée marxiste et léniniste n’a été correctement compris et transmis.
    Le PCF est aujourd’hui un parti complètement désarmé sur le plan théorique, et les petits groupes qui s’en sont détachés (le PRCF, le groupe Revolution, etc) et qui sont en recherche d’analyses et de bases théoriques sont à peine mieux outillés.
    Je me souviens avec émotion d’avoir entendu, lors d’une assemblée générale de la fédération des bouches du rhône (où j’étais invité comme suppléant d’une candidate communiste aux législatives) un militant ouvrier d’une cinquantaine d’année se lever, protester contre l’absence de tout principe et réclamer le retour à "la dictature du prolétariat", etc. Dans l’indifférence générale, naturellement. Ce militants ne savait, de la "dictature du prolétariat" que la caricature de l’autocratie stalinienne.
    Je crois qu’on peut, en simplifiant énormément, distinguer au PCF trois catégories. 1) des élus qui n’ont aucune idée politique sinon la volonté d’aller à la mangeoire. 2) des militants jeunes ou vieux politiquement désarmés, furieux, agressifs, ballotés par des sentiments contraires. 3) des militants, des élus, des cadres n’ayant pas plus de vraie formation politique (voire moins) mais ayant un instinct et un bon sens qui les poussent vers le mouvement Mélenchon, comme présentant l’espoir d’un renouveau.
    La première catégorie s’appuie sur la seconde, et elle espère vaguement obtenir ce qu’elle souhaite (des places) grace à un accord avec le PS (accord qui, évidemment, ne se fera que s’il y a quelque chose à gagner pour le PS). Cette coalition a déjà gagné contre la troisième, et les deux motions qui sont proposées aux militants portent sa marque.
    Il ne peut y avoir de collaboration avec la France Insoumise que sur la base d’un engagement ferme et loyal.
    L’une des motions propose de soutenir la candidature de JLM mais demande un traitement particulier pour les legislatives, et ajoute que peut-être, au mois de janvier, le PCF soutiendra finalement un autre candidat. La seconde motion prévoit une candidature communiste (sans doute Chassaigne).
    Dans les deux cas, il ne peut pas y avoir de combat commun. La France Insoumise ne va pas ouvrir sa porte électorale à des gens qui disent : "On soutient JLM aujourd’hui, et pour janvier, c’est selon" !
    Le succès de la motion "pour JLM" serait positif en ceci qu’il suggérerait une dynamique, et une victoire des militants liquidateurs du PCF. Mais la coalition identitaire disposera de quantités de moyens pour faire échouer l’OPA de Mélenchon sur le PCF.
    C’est pourquoi, pour ma part, je ne sais que souhaiter. Heureusement, ça n’a aucune importance, puisque je ne vote pas à cette consultation. Je forme des voeux pour que mes amis, qui sont plusieurs dans la fédération des Bouches-du-Rhône,autour de Coppola, trouvent le moyen de sortir de ce piège, comme l’ont déjà fait des centaines de militants, cadres, élus et responsables du PCF.Ils ont rejoint France Insoumise,organisation,bien dirigée qui prendra son envol,y compris financier dans la séquence électorale de 2017.
    Finalement, la bonne nouvelle, ce sera celà : Si résultat de la consultation, est en faveur de Mélenchon,de nouveaux militants sains et honnêtes quitteront le PCF qui ne servant plus à rien,aura démontré son inutilité,toute honte bue.
    Les militants de l’ex-pcf, nous rejoindrons à France Insoumise,financée grâce aux législatives.Ces militants ex-pcf,viendront,avec leurs cotisations,leur patrimoine,leur force militante que Jean luc saura exploitée avec la maestria qu’on lui connait .

    boudinovitch13 Le 25 novembre 2016 à 13:44
       
    • ... avec JLM comme "chef de meute" ( expression du dit JLM au sujet de Mitterrant dont il est l’un des rares laudateurs.)
      Ah , le culte du chef, ça c’est moderne
      Le leader maximo éclaire le chemin, il suffit de suivre... comme le troupeau qui bêle...

      milhac Le 25 novembre 2016 à 17:05
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    • Arrêtez de vous monter la tête avec votre " leader maximo " Mélenchon et sa France soi-disant insoumise, mais qui lui est assurément soumise !
      Comme c’est parti, ni l’un ni l’autre ne seront au second tour de l’élection présidentielle, et quant aux législatives, n’y comptez pas trop ! coincés entre un PS en perdition et un PCF moribond, encore heureux si vous obtenez un strapontin !

      Emile .ROSTAND Le 25 novembre 2016 à 20:30
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  • remettons au gout du jour cette prévision que même machiavel n a pas vu venir :
    23 avril 2017 20h : 2 visages s affiches sur toutes les télé : le Pen et Chassaigne à 30% tous les 2
    7 mai 20h : le visage de Chassaigne nouveau président illumine toutes les télé de France et de Navarre
    20h10 1ere déclaration devant 1000 micros des radios et télés du monde entier
    " je refuse ce résultat car je ne tomberais pas dans le piège de la bourgeoise"
    le PC veut bien être aux ordres du PS mais de là à prendre le pouvoir....

    ducono Le 25 novembre 2016 à 14:02
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  • Parmi les élus communistes à l’Assemblée Nationale, dans les régions, les départements, les communes, combien doivent leur siège à des voix 100% PCF ? La réponse est simple : zéro ! Le repli indentitaire assumé est donc un suicide collectif . Autrement dit, les plus anticommunistes sont les communistes eux-mêmes, du moins ceux qui refusent toute idée d’un rassemblement avec d’autres !

    lucien matron Le 25 novembre 2016 à 15:11
       
    • Parlons-en "des alliances à géométrie variable" ou encore de "désistements républicains" de deuxième tour qui font élire des députés socialistes ou communistes ! primo , la gauche française est tellement divisée depuis des lustres que ces modalités de deuxième tour, sont le seul moyen pour elle de ne pas disparaître de la représentation parlementaire et institutionnelle ; secundo, de cette division historique entre" réformistes" et "révolutionnaires" ( depuis le congrès de Tours de décembre 1920) il découle que personne ne peut prétendre gagner seul contre la droite et l’extrême droite , donc tout succès éventuel des uns ou des autres passe par l’union des contraires ; tertio, depuis les années 1980, le PS ( et Jean Luc Mélenchon à l’époque déjà !) se félicitaient d’avoir damé le pion au PCF ( "le congrès de Tours à l’envers" ) et de l’avoir réduit à n’être qu’une force d’appoint électoral. Mais de virage à droite (en 1983) en aggiornamento social libéral (années 1900-2000), ils ont fini par ne plus pouvoir se regarder dans une glace et ne plus incarner la gauche ; Aujourd’hui, beau résultat : beaucoup de nos concitoyens écoeurés et gavés d’anticommunisme , regardent de plus en plus vers la droite décomplexée à la Fillion ou à la Juppé, quand ce n’est pas vers l’extrême droite FN ! Croit-on vraiment que la "FI" , son candidat à la présidentielle et ses candidats au législatives pourront gagner seuls, sans union , sans alliance à géométrie variable ou sans désistement républicain ?

      Edouard Blanchot Le 25 novembre 2016 à 19:51
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  • Si quelqu’un comprend le sens du vote communiste de ce week-end je le remercie d’éclairer ma lanterne.
    La première option choisissant Mélenchon laisse la porte ouverte à une volte face de dernière minute à l’issue de la primaire PS. Ce qui serait un extraordinaire coup de couteau dans le dos du candidat précédemment soutenu.
    Cette même option déclare que le PCF mènera une campagne autonome. Que peut bien signifier une campagne autonome alors que le candidat et le mouvement qui le soutien défendront le programme l’Avenir en commun. Je pense que le PCF veut garder plusieurs fers au feu et qu’il compte soutenir Mélenchon comme la corde soutien le pendu. Juste pour pouvoir se prévaloir de ce soutien lors des législatives. Une fois de plus la stratégie du coucou.
    Quand à la seconde option, celle de la candidature interne elle est du même tabac car elle pourra également être retirée à la dernière minute au profit d’un candidat issue de la primaire PS.
    Il m’apparait qu’un éventuel soutien du PCF est plus un handicap qu’un avantage.
    Les communistes qui veulent réellement être utile à leur pays et au peuple français ont la possibilité de le faire au sein de FI.

    Francis Le 25 novembre 2016 à 16:17
       
    • Il est vrai que formellement "l’option Mélenchon" proposée au vote est ambigüe et laisse la porte ouverte à une volte-face de dernière minute.
      Dans la réalité, on voit mal comment l’appareil pourrait parvenir en janvier à faire faire marche arrière à des milliers de militants engagés publiquement dans la campagne ; l’écrasante majorité ne l’accepterait pas !
      Je pense que ce vote, malgré cette ambigüité calculée de l’appareil, va constituer un vrai tournant dans l’histoire du PCF. Car les tentions sont telles, les désaccords si profonds, qu’après plus rien ne sera comme avant.
      Au fond, ce scrutin va séparer "le bon grain de l’ivraie". D’un côté, d’une part les sectaires incorrigibles et d’autre part les supplétifs du P"S" ; de l’autre côté les militants communistes authentiques et unitaires qui trouveront tout naturellement leur place aux côtés et/ou dans la France Insoumise.
      Bref, ce vote va mettre fin aux alliances de la carpe et du lapin
      qui durent depuis trop longtemps dans ce parti... et ailleurs !
      Plus généralement 2017 va rebattre les cartes dans tout le mouvement ouvrier et ce que l’on appelait "la gauche".
      Tant mieux !
      Il était temps.

      François 70 Le 25 novembre 2016 à 17:18
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  • Vous plaisantez !
    La stratégie du coucou,c’est Mélenchon qui l’a aplliquée.
    Les 3,9 millions de voix ont été amenées par le PCF,son électorat et son organisation.Ils ont aussi financé et permis à Mélenchon d’être élu européen à la place d’une ex-élue PCF !
    Puis,les mélenchonistes sont allés à la soupe des solfériniens en 2015 aux régionales.ils s’évertuent à diaboliser le PCF comme Mitterand l’avait fait,en utilisant justement ..son Ministre ,Mélenchon qui a voté Maastricht avec zèle.
    Aujourd’hui,les mélenchonistes sont les supplétifs rêvés des socio-libéraux.Ils ont rejoint la liste PS-Holland en Ile de France et en Occitanie,en 2015 aux régionales.Ils sont maintenant d’ailleurs élus grâce au PS.Le grand public n’en est pas informé,vous le premier.
    C’est ça la France Insoumise ?
    Foutaise !
    L’objectif réel des Mélenchonistes est d’éliminer le PCF.
    Vous le dites dans vos posts au dessus.
    Vous ne cachez pas,l’objectif de France Insoumise,pour 2017:bouffer le PCF l

    Colonel Fabien Le 25 novembre 2016 à 19:29
       
    • Les compromissions des politiciens bourgeois made in jlm2017 sont bien plus nombreuses que ce que vous citez pour les régionales. Les municipales ont été une course à la gamelle, pour le PC au premier, pour le PG au second tour... Un seul exemple : à Lyon, la mangeoire a été conquise avec un EELV de Piolle, parfait politiciensocial-libéral.

      Voici ce qu’écrivait la grande syndicaliste, féministe et révolutionnaire états-unienne, Emma Goldman (l’antithèse de Mitterrand modèle de JLM), qu’il faut rappeler à chaque fois que la bourgeoisie fait tinter les gamelles électorales :
      « Hommes et femmes, savez-vous que l’État est votre pire ennemi ? C’est une machine qui vous écrase pour mieux soutenir vos maîtres, ceux que l’on nomme la classe dirigeante. Et comme des enfants naïfs, vous vous en remettez à vos leaders politiques. Avec votre complicité, ils s’emparent de votre confiance, mais c’est pour la vendre au plus offrant. » (Emma Goldman, Living my Life, 1932)

      Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, une centaine d’articles décapants sur la course à la gamelle jlm2017
      http://www.anti-k.org/?s=Mélenchon

      jim Le 25 novembre 2016 à 23:34
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    • "Bouffer le PCF" ? Certainement pas !
      D’ailleurs, réfléchissez : qui voudrait "bouffer" du Chassaigne ou du Tartignolles à la sauce solférinienne ?
      Trop indigeste ! Tambouille recuite sur les fourneaux du P"S" ! Immangeable !
      Non, voulons nous mettre fraternellement autour de la table avec tous les communistes sincères, et désosser le PS-de-DROITE !

      François 70 Le 26 novembre 2016 à 07:39
    •  
    • A jim
      Emma Goldman et son compagnon Alexander Berkman étaient des idéalistes. Victor Serge raconte la visite de ces 2 romantiques américains pendant la révolution bolchévique, et comment ils avaient été horrifiés par la guerre contre les blancs et les autres ennemis. Serge savait de quoi il parlait, il venait de l’anarchisme et avait compris qu’il fallait s’engager complètement avec les bolchéviques. A l’époque un courageux anarchiste paysan, un certain Makhno se battait comme un lion aussi.
      Vous nous saoulez avec vos révolutionnaires idéalistes, préfère encore un soce dème comme Méluche que vos héros d’adolescent.
      Fidel a rejoint Sankara et je pense très fort à eux.

      Arouna Le 26 novembre 2016 à 08:43
  •  
  • Nous sommes face à :
    Une droite ultralibérale en compagnie d’un FN qui a un discours social en étant des ultralibéraux, avec une politique du rejet de l’autre.
    Un gouvernement Hollande, Valls, qui a continué le travail de la droite à détruire le contenu du CNR par la loi ANI, la loi travail, le CICE etc.....
    Aussi à <> d’Emmanuel Macron qui est aussi un ultralibéral, qui veut une société urbanisé, où chacun devienne auto-entrepreneur , donc une société du chacun pour soit, sans statut, sans protection social.

    Face à ce panel d’ultralibéraux nous avons un créneaux à utiliser, pour construire un rassemblement de toutes celles et de tout ceux qui sont en désaccord avec ces politiques ultralibérales.
    Ce rassemblement ne peut pas se faire sous la contrainte d’un partenaire, mais avec l’apport de chacun de ces courants. Rassembler les frondeurs du PS, les écolos, la France Insoumise pour construire une plat-forme commune avec un candidat à la présidentiel et des candidats aux législatives.
    Je suis d’accord avec la résolution adopté à la conférence national du 5 novembre, par contre je trouve que l’option 1 est elle en contradiction, car elle désigne le candidat avant de discuter de la plate forme commune.
    L’option 2, met chacun des partenaires devant ces responsabilités à venir à la table de négociation avec ses proposition pour construire une ALTERNATIVE POLITIQUE, une plat-forme commune où notre parti aura un porte parole .

    Pierre Riou Le 26 novembre 2016 à 08:50
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  • " Ce capital acquis après un siècle d’histoire, d’engagements héroïques et de gestes quotidiens, " dixit Lorant. Outre les compromissions du PCF avec le social libéralisme depuis près d’un demi-siècle, c’est son refus obstiné d’autocritique et de réelle rupture avec son passé stalinien tant dans sa pensée que dans son fonctionnement, ce passé, en grande partie idéalisé, divinisé, qui lui sert de cache misère et le mène à une marginalisation mortifère. Bienvenue dans la France Insoumise aux militants sincères, apparatchiks véreux et tireurs dans le dos s’abstenir...

    René-Michel Le 26 novembre 2016 à 09:16
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  • Nous sommes en plein délire ! D’aucuns ici se laissent aller à un anticommunisme sans rivages en convoquant pêle-mêle la guerre d’Espagne , les procès et le goulag staliniens, les "occasions manquées "par un appareil du PCF perclus par un dogmatisme contre -révolutionnaire( 1968 ???) ou à l’inverse, opportuniste au possible, allié à un PS social démocrate (1981) ! Seulement, débiter des sornettes dignes du "livre noir du communisme" pour tenter de justifier in fine un ralliement sans condition des "abrutis " communistes à une énième construction hétéroclite attrape-tout constituée d’aigris et d e déçus en tous genres et de bobos forcenés du clavier, sous prétexte de renouveler une gauche traditionnelle en perdition, est à la fois indigne et pathétique !

    jhenry Le 26 novembre 2016 à 16:43
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  • Bonjour
    le communisme n’est pas dans le parti, mais en dehors...belle phrase de Renaudie. Mais si le parti est a coté de ses pompes,plus sérieusement complètement en dehors du mouvement et des masses, oui là il est dehors, mais si est en parfaite adéquation avec le mouvement et les masses là , il est pleinement dedans et joue son rôle révolutionnaire. Il faut aussi se rappeler cette phrase de Marx:le communisme , c’est le mouvement réel qui abolie l’ètat des choses existantes, actuels.Une autre réflexion.... ; le communisme n’est pas un idéal sur lequel doit se calquer le mouvement révolutionnaire.
    Le capitalisme ne va pas disparaître tout seul (reflexion d’un intervenant), il faudra l’aider, et le parti révolutionnaire, et le prolétariat, doit jouer son rôle, la transition au communisme doit se faire,avec le plus grand nombre, et pas contre eux.Certes le capitalisme actuel, est en crise chronique, dans son Etat sénile, du moins pour certains(il y a débat), il faudra l’aider à crever, mais beaucoup sont pour faire de l’acharnement thérapeutique, le maintenir en vie ; et pas seulement du coté capitaliste, bourgeoisie, patronat, mais aussi plein de gens qui vivent de se capitalisme.
    L’électoralisme ne doit pas empoisonner, le mouvement populaire, peut importe si untel vote ou pas, vote Mèlenchon, PCF, NPA, LO, le tout c’est de se retrouver dans les luttes, peut importe si les appareils résistent pour défendre leur bout de gras, de toute façons , dans le grand chamboulement qui s’annonce (pas sur le plan électoral), beaucoup seront balayer, par se mouvement de transformation radical.les cartes risque d’être constamment rabattue. Dans l’immédiat, ont eut avoir, une droite triomphante, une gauche dispersé, diviser, éclater, des masses qui filent vers la droite ou s’abstiennent, vote FN.
    Autre réflexion, l’histoire avance souvent par le négatif , faudra t-il se payer dix, vingt ans, ou plus d’opposition, pour revenir en force.Regarder la GB , dix ans de Teatcher n’a pas fait revenir les travailliste de suite, et fait renaître un PC puissant !?

    bob Le 27 novembre 2016 à 11:58
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  • Bonjour
    Oui , on peut avoir le retour d’une droite dure, décomplexée, triomphante, et les dernières tendances actuelles, avec Fillon qui peut gagner, ne sont guère réjouissante. Certains font le calcul d’un électrochoc salutaire qui réveilleras la gauche, et les communistes, rien n’est certains !?.Car la gauche est dans un telle état.....

    bob Le 27 novembre 2016 à 12:42
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