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Accueil > Idées | Par La rédaction | 16 janvier 2015

Penser l’après-janvier 2015

Liberté d’expression, laïcité, islamophobie, "union sacrée", réponse sécuritaire, rôle de l’école… Les intellectuels se sont mobilisés pour donner un sens aux lendemains des attentats. Sélection des textes les plus marquants.

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L’onde de choc des attentats des 7 et 9 janvier n’a pas fini de produire des effets qu’il est aujourd’hui difficile de calculer. Pour sortir plus vite de la stupeur, pour mesurer les dangers et poser les questions les plus essentielles, nombre d’intellectuels se sont exprimés, selon des positions qui marquent souvent des convergences, parfois des désaccords.

Nous proposons ici une sélection de ces contributions, regroupées par thèmes, afin de nourrir une réflexion plus que jamais indispensable.

Contre les stigmatisations


Olivier Roy : "La peur d’une communauté qui n’existe pas"

« Et pourtant, on ne cesse de parler de cette fameuse communauté musulmane, à droite comme à gauche, soit pour dénoncer son refus de vraiment s’intégrer, soit pour en faire une victime de l’islamophobie. Les deux discours opposés sont fondés en fait sur le même fantasme d’une communauté musulmane imaginaire. »

Didier Fassin : "Notre société a produit ce qu’elle rejette aujourd’hui comme une monstruosité infâme"

« Alors, se réclamant de valeurs dont ils oublient qu’eux-mêmes les appliquent sélectivement tandis qu’elles sont reconnues par la plupart des musulmans, celles et ceux qui considèrent qu’il serait dangereux de comprendre s’indignent. »

Collectif : "Plus que jamais, il faut combattre l’islamophobie"

« Nous ne défendons pas les musulmans, mais l’avenir de la société française dans sa diversité. Nous représentons un espoir que nos détracteurs risquent de détruire. L’essentiel est d’assurer l’égalité entre tous. »

Éric Fassin : "De #JeSuisCharlie à #NotInOurName"

« On aimerait, sans trop y croire, que les figures publiques qui jouissent aujourd’hui en toute bonne conscience d’une célébration des valeurs démocratiques, à leur tour, se sentent appelées à protester contre leur récupération islamophobe, xénophobe et raciste. »


Quelle laïcité ?


Pierre Khalfa et Gustave Massiah : "Mettons la laïcité au service de l’intégration et non de la stigmatisation"

« Ne pas voir que le vocable de laïcité est l’enjeu d’une bataille politique pour sa définition laisse la porte ouverte à toutes les interprétations. Se contenter aujourd’hui de se réclamer de la laïcité sans en définir le contenu peut amener à toutes les dérives. »

Jean Baubérot : "Être Charlie. Être laïque"

« Attention à ne pas canoniser les victimes. Attention à accepter le droit à la critique, fut-elle considérée comme blasphématoire, à l’égard de représentations de la laïcité, comme à l’égard de représentations philosophiques ou religieuses. »


Contre l’union sacrée


Frédéric Lordon : "Charlie à tout prix ?"

« Il y a une façon aveuglée de s’extasier de l’histoire imaginaire qui est le plus sûr moyen de laisser échapper l’histoire réelle — celle qui s’accomplit hors de toute fantasmagorie, et le plus souvent dans notre dos. Or, l’histoire réelle qui s’annonce a vraiment une sale gueule. »

André Gunthert : "La défaite Charlie"

« Soudée par la peur, le deuil et la colère, la communauté qui fait bloc contre l’ennemi est profondément régressive. Elle se berce de symboles pour faire mine de retrouver une histoire à laquelle elle a cessé depuis longtemps de croire. »

Collectif : "Non à l’union sacrée !"

« Nous ne participerons pas à l’union sacrée. On a déjà vu à quelle boucherie elle peut mener. En attendant, le chantage à l’unité nationale sert à désamorcer les colères sociales et la révolte contre les politiques conduites depuis des années. »


Critique de la religion et liberté d’expression


Haoues Seniguer, Abdellatif Idrissi, Dominique Avon, Rachid Benzine : "Le monde souffre de schizophrénie"

« Loin de nous l’idée de réduire les religions, comme les idéologies non-religieuses, à la face violente qu’elles ont véhiculée dans l’histoire. Mais qui osera affirmer que des paroles et des actes mortifères n’ont jamais été commis au nom d’une foi, quelle qu’elle soit, à travers l’histoire ? »

Karim Emile Bitar : "Caricatures et liberté d’expression : le choc des hypocrisies"

« Mais au-delà des petites tartufferies des derniers jours, c’est tout le débat autour de la liberté d’expression et des caricatures du prophète qui a eu lieu depuis dix ans autour de Charlie Hebdo qui a été marqué par le choc de deux monumentales hypocrisies parallèles, chaque partie se montrant incapable de faire tomber ses œillères et de sortir de la paranoïa, du double discours et des indignations sélectives. »

Christophe Ramaux : "La gauche radicale a eu tort d’attaquer la prétendue islamophobie de Charlie"

« La rédaction de Charlie avait raison : en les accusant d’islamophobie, c’est un procès en racisme que d’aucuns s’autorisaient à son encontre. Une salissure ignoble pour ces dessinateurs et écrivains qui ont toujours eu l’antiracisme chevillé à la plume. »


Menaces sur les libertés


Robert Badinter : "On ne touche pas au cœur de la démocratie sans s’affaiblir"

« Ne nous laissons pas aller à ces ripostes de papier presque dérisoires qui consistent à fabriquer textes, exceptions qui méconnaissent les principes fondamentaux. (…) Il faut être extrêmement ferme face à des réactions que l’on peut comprendre, le désir de protection contre des tueurs, mais ce n’est pas là que cela se situe. »

La Quadrature du Net : "Non à l’instrumentalisation sécuritaire"

« Depuis 1986 chaque acte terroriste a été suivi d’une loi antiterroriste, lesquelles entraînent systématiquement un recul des libertés fondamentales au prétexte de la sécurité. »

Pour conjurer le pire


Dominique G Boullier : "Il y aura d’autres Charlie tant que…"

« Oui, il faut défendre becs et ongles la liberté contre le totalitarisme des sectes islamistes mais il faut réfuter les modèles de liberté libérale qu’a engendrés la finance et qui ont détruit de l’intérieur le moral et la morale des pays capitalistes pour générer partout le ressentiment. »

Roger Martelli : "Se sortir de la guerre et non pas chercher à la gagner"

« Si notre société s’accoutumait durablement à l’idée qu’elle est en guerre, toute faille dans l’État de droit conduirait immanquablement à la déraison d’État. Auquel cas, comme par une ironie de l’histoire, on pourrait se dire que Ben Laden et les tueurs de Paris ont gagné "leur" guerre. »

Étienne Balibar : "Trois mots pour les morts et pour les vivants"

« À l’exploitation de l’islam par les réseaux jihadistes (…) ne peut répondre qu’une critique théologique, et finalement une réforme du "sens commun" de la religion, qui fasse du jihadisme une contrevérité aux yeux des croyants. »


Profs en première ligne


Bernard Girard : "Une minute de silence perturbée, c’est un appel à éduquer autrement"
« La réalité de l’école, elle est connue de longue date : ce qui sape le "vivre ensemble", ce n’est pas une religion, ni même un foulard sur la tête de quelques jeunes filles, mais la discrimination sociale et ethnique à l’œuvre dans un système éducatif qui, en dépit des discours, reste profondément élitiste. »

Collectif : "Comment avons-nous pu laisser nos élèves devenir des assassins ?"

« Nous, c’est-à-dire les fonctionnaires d’un Etat défaillant, nous, les professeurs d’une école qui a laissé ces deux-là et tant d’autres sur le bord du chemin des valeurs républicaines, nous, citoyens français (…) : nous sommes responsables de cette situation. »

Chouyo : "Mes élèves, un drame et des mots"

« Nous sommes en première ligne d’une lutte pour laquelle nous n’avons que trop peu de moyens, humains et horaires. (…) Donnez-nous des médecins scolaires, des assistantes sociales, des COP, des assistants d’éducation, des éducateurs, des profs payés et traités correctement. Donnez-nous des heures pour aider à réfléchir, interroger et comprendre le monde dans lequel nos élèves vivent et sont amenés à prendre part. »

Marie : "Pour mes élèves de Seine Saint-Denis"

« Pas d’amalgame, dit-on. Sauf qu’on regarde toujours du même côté quand quelque chose ne va pas. On dresse l’inconscient des lecteurs, même les plus intelligents, à créer une association d’idées entre un attentat terroriste et des gamins de Seine Saint-Denis qui ne représentent pas la majorité et qui sont conditionnés par le milieu qui les a vus naître. »

À lire aussi : "L’école, Charlie et les autres : entrer dans la boîte noire des classes", un recueil de contributions d’enseignants, et l’article de Mediapart "Pour les enseignants, il faut dialoguer, dialoguer et encore dialoguer".

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Vos réactions

  • Bonjour,

    Je m’interroge sur la tactique politique à mener suite aux évènements des 7 et 9 janvier et de leur traitement médiatique. (Par précaution, je préfère dire que je cherche à comprendre et que si ce que j’écris est problématique c’est pour pouvoir comprendre et avancer dans ma réflexion).

    Eric Fassin a sur différents thèmes (voir son blog Mdt) montré que ce n’est pas parce que l’on se considère non homophobe, non raciste, non romanophobe ou non islamophobe, que l’on ne participe pas pour autant et en effet à une politique raciste.

    Par exemple, sur le site Mes débats et à propos de l’homophobie, à la question : Avancer qu’être contre le mariage gay revient à être homophobe n’est-il pas caricatural ? Eric Fassin répond que cela participe à une "homophobie en effet".

    Il me semble inimaginable que les personnes qui ont critiqué Charlie Hebdo pour son islamophobie aient voulu la mort de ces derniers. Mais pour autant, n’ont-ils pas participé, en effet, à une politique plus large de disqualification et de condamnation de ceux-ci ?

    S’il existe une alternative a : être pour ou contre Charlie Hebdo, n’est-ce pas prendre le risque de considérer qu’il y a une alternative à être pour ou contre l’homophobie, la romanophobie, l’islamophobie, etc. ?

    r81 Le 16 janvier 2015 à 10:43
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  • super, merci

    davisse Le 16 janvier 2015 à 10:44
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  • Mais pourquoi déléguer cela aux intellectuels ? Je me méfie des intellectuels comme le faisait Malraux.

    Tout citoyen a le devoir de penser demain et ne pas déléguer cela à quiconque.

    Il s’agit d’humanité, pas de qualité ex-machin là.

    Toujours inféoder les choses aux intellectuels, c’est sectariser la société, la communautariser.

    Vive l’autogestion.

    Jean-Marc Le 16 janvier 2015 à 11:16
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  • Payez pour lire !... Votre sélection ressemble furieusement à une incitation muette à s’abonner au Monde...
    D’ailleurs, on peut se demander ce qui pousse tant d’intellectuels, supposés talentueux et intéressants, à choisir de s’exprimer dans ce média quand tant d’autres, plus indiscutables, seraient prêts à accueillir leurs réflexions.

    Pinault Le 16 janvier 2015 à 16:00
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  • On peut trouver ces tribunes sans payer.
    Les tribunes publiées dans le Monde d’hier et évoquées dans cet article m’ont paru, à moi aussi, intéressantes. Sans parler de textes publiés dans le Monde des livres comme ceux de Kamel Daoud ou de Christine Angot. Il y a des jours, de plus en plus rares en effet, où on trouve des choses à lire dans Le Monde.
    Cela dit on peut maintenant accéder gratuitement à la tribune "Plus que jamais, il faut combattre l’islamophobie" sur le site de l’UJFP à cette adresse : http://www.ujfp.org/spip.php?article3773
    et à la tribune "Non à l’Union sacrée" sur le site de Bellaciao ici : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article144551

    Goumo Le 16 janvier 2015 à 17:19
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  • Dialoguer avec les enfants des immigrés

    Après avoir parlé avec des profs, en lisant l’Huma ou Libé comme il y a quelques temps en discutant avec des jeunes d’origine maghrebine de Bellegarde et d’ailleurs j’ai bien ressenti la coupure entre ces jeunes et nous "progressistes traditionnels". Je pense que nous avons sous estimé la gravité de cette situation. Nous avons privilégié la situation sociale de ces quartiers où les descendants d’immigrés ou bien les nouveaux immigrés sont concentrés. L’analyse économique est juste, la xénophobie anti musulmane, anti arabe a des racines historiques et est tenace. Le conflit israélo palestinien a transposé la lutte des palestiniens pour un Etat en une lutte de certains jeunes beurs contre les juifs avec le contrepoint du FN défendant les juifs contre les arabes en alliance avec Dieudonné et consorts.
    La complicité et l’hypocrisie des gouvernants occidentaux et en particulier de la plupart des gouvernements français soutenant Israel et les monarchies obscurantistes du golfe arabique a amené le chaos au Moyen Orient et par ricochet en France. Mais quel que soit la misère sociale des quartiers périphériques des grandes villes ou les frustrations insupportables des enfants et petits enfants d’immigré nous devons faire appel à la responsabilité individuelle de chacun. Dans une réaction massive contre la bêtise, l’ignorance et l’intolérance meurtrière, le peuple de France a dit assez. Assez de mourir pour des caricatures, assez de mourir pour une religion, une race une couleurs de peau, son travail de fonctionnaire ou de policier. Au cours de ces cortèges innombrables où l’on côtoyait des citoyens qui ne manifestent jamais on applaudissait la police en hommage aux victimes de Charlie Hebdo ce qui aurait bien étonné nos amis qui dessinaient aussi dans l’Huma.
    Plutôt que de durcir les lois sécuritaires il faudrait ouvrir d’urgence un vrai dialogue citoyen avec les jeunes de quartiers difficiles, avec ces jeunes qui prennent pour idole des criminels avant que certains ne deviennent eux mêmes des assassins. J’ai été frappé que certains des tueurs venaient de Grigny dans l’Essonne, mon ancien département qui a été présidé par le PCF il y a une trentaine d’années. Il y avait beaucoup de municipalités communistes et beaucoup d’adhérents (plus d’adhérents dans la section d’entreprise du CEA Saclay qu’aujourd’hui dans le département de l’Ain).
    Ce maillage culturel communiste a disparu et nous pouvons constater que nous n’avons plus le contact avec les jeunes et moins jeunes des banlieues.
    Il nous faut revenir au dialogue avec ces quasi exclus des banlieues qui sont avant tout des couches pauvres de la population. Mais en premier il faut armer moralement les jeunes : tuer l’autre parce qu’il ne pense pas comme vous, parce qu’il est différend, pour ce qu’il dit, écrit ou dessine est abominable et on doit se l’interdire. L’école laïque et républicaine a un rôle essentiel. Être un meurtrier en France, en Irak ou en Syrie ne peut pas devenir l’idéal de jeunes nés ou vivants en France. Il en est de même dans tous les pays.
    La gravité de la situation demande de grandes intiatives des communistes, des partis de gauche et du gouvernement. Prenons l’exemple de ce qu’a fait Mandela où les sud africains noirs ont su dialoguer avec les sud africains blancs auteurs de crimes racistes. Il nous faut aujourd’hui en France reconnaitre pleinement les méfaits et les crimes du colonialisme passé et du néocolonialisme actuel et les condamner. En même temps dire que la violence aveugle n’est pas la solution. On n’en reviendra pas au temps de Charles Martel dont se réclame Le Pen, ni au temps des croisades. Rien ne peut justifier de tuer l’autre parce qu’il est different de vous.
    Parallèlement à la vague de fond du rejet de l’horreur et de l’intolérance, sans verser dans le tout sécuritaire on pourrait souhaiter que les services de renseignements aient une meilleure efficacité dans la recherche et le suivi des criminels. Beaucoup d’innocents ont été suspectés et poursuivis ces dernières années alors que les vrais criminels (Merah, Koulibaly, les frères Kouachi) passaient entre les mailles du filet. Les services de renseignement ne doivent pas être utilisés à des fins politiques ou privées mais uniquement pour la sécurité des citoyens.
    Il faudra veiller aussi à ce que cette vague de fond républicaine ne soit pas utilisée à des fins partisanes pour redorer le blason de politiciens en perte de crédibilité. Au nom d’une union nationale trompeuse il ne faudrait pas mêler ceux qui luttent pour la liberté, l’égalité et la solidarité et ceux qui ont des responsabilités dans l’approfondissement de la crise internationale actuelle en particulier au Moyen Orient.

    Jean-Pierre Merlo Le 17 janvier 2015 à 12:10
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  • Moi je m’étonne d’un truc : nos renseignements généraux sont doués-ils ont la dernière date où Julien Coupat a coupé ses ongles de pied, ils connaissent le jour de la rupture de stock de raviolis à l’épicerie de Tarnac, ils collectionnent les livrets scolaires des zadistes de Notre-Dame-des-Landes, ils sont de toutes les manifs de plus de trois personnes et ils ne savent pas où on peut s’acheter des kalachnikovs, des lance-roquettes, des fusils mitrailleurs et autres trucs mortifères ?
    Allons, allons, svp ! on ne rigole plus-avant de faire de nouvelles lois liberticides pour nous "sécuriser", peut être ils pourraient faire leur boulot et stopper ces trafics mafieux qu’ils connaissent évidemment.

    Jean-Luc Simon Le 17 janvier 2015 à 21:24
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  • Dans sa tribune Didier Fassin se plaint du fait que les politiques aujourd’hui méprisent les explications idéologiques. Mais quand on lit sa tribune on comprend pourquoi. Comment un sociologue peut prétendre qu’en France TOUT musulman est contrôlé dix fois par jour et qu’on lui reproche sur son lieux de travail s’il s’absente d’une fête musulmane ? Par ailleurs il y a pas non plus de fêtes juives en France mais les juifs sont absent de l’article de ce monsieur, les 4 victimes n’existent pas dans le supermarché hypercacher. Tués car juifs en France. Et la dernière phrase un joli clin d’oeil aux gens qui pensent qu’il y a deux poids et deux mesures en France avec les juifs sans tenir compte que la phrase de Vals a été prononcé dans un contexte ou d’un attentat antisémite épouvantable. Mais bon ce n’est pas Didier Fassin qui n’a jamais combattu l’antisémitisme qui sévit aujourd’hui en France qui va s’intéresser à une prise d’otage antisémite dans un supermarché.

    Gino Le 23 janvier 2015 à 05:03
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  • @ r81
    D’abord cette psychiatrisation du raciste qui ne le sait pas commence à être un peu inquiétante, mais bien sûr que le discours d’Eric Fassin nous amène droit dans le mur. On ne peut pas à la fois accuser la manif pour tous de propager l’homophobie ou Valls la romaphobie et lui mettre sur le dos le lynchage de Darius et puis venir nous expliquer que quand c’est des individus se reclamant de l’islam qui tuent et qui sont racistes pour le coup la responsabilité c’est de la société toute entière sauf bien sûr les musulmans eux mêmes y compris ceux qui au sein d’association on fait campagne contre Charlie Hebdo. Par ailleurs Fassin qui promet l’enfer au maire pour son geste anti-rom c’est assez inquiétant ces gens sont presque de sortes des curés qui s’ignorent au fond si on veut psychiatriser vraiment.

    Gino Le 23 janvier 2015 à 05:15
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  • Quand aurez-vous le courage de dénoncer le léchage de babouches , auquel se livre Hollande , dans l’abominable Arabie Saoudite.

    http://shoebat.com/2015/01/15/video-woman-gets-beheaded-middle-street-right-public-view/

    Etes-vous encore féministe oui ou merde ?

    Non-à-la-babouche Le 25 janvier 2015 à 14:16
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