Accueil > Politique | Entretien par Rosa Lafleur | 20 février 2015

Philippe Marlière : « Rassemblons toute la gauche qui veut en finir avec ce gouvernement »

Co-fondateur des Socialistes affligés, Philippe Marlière explique les raisons de son adhésion à Ensemble-Front de gauche et défend un rassemblement pragmatique, une dynamique unitaire et pluraliste pour construire une nouvelle majorité de gauche.

Vos réactions (12)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Regards. Vous avez quitté le PS et cofondé, notamment avec Liêm Hoang Ngoc, le club des Socialistes affligés. Aujourd’hui, vous faites le choix d’adhérer à Ensemble, la jeune organisation membre du Front de Gauche. Pourquoi ?

Philippe Marlière. Pour être plus précis, après mon départ du PS en 2009, j’ai rejoint le NPA que j’ai quitté en 2011 avec plusieurs camarades de la Gauche anticapitaliste qui ont adhéré à Ensemble. Après vingt années passées à militer au sein de la gauche socialiste, je répondais à l’appel de la constitution d’un grand parti anticapitaliste. J’espérais que ce nouveau parti puisse allier le meilleur de la tradition internationaliste et unitaire du trotskisme (que j’avais connue pendant mes années d’étudiant à la LCR) à un mouvementisme concret et antiautoritaire. J’espérais aussi un renouvellement des pratiques militantes afin d’attirer vers ce pôle de radicalité concrète davantage de femmes, de jeunes ou d’individus issus des catégories populaires et des minorités ethniques. Mais les réflexes sectaires de l’appareil ont dès le départ sabordé l’entreprise. Après l’opportunisme et le cynisme du PS, j’ai été confronté au sectarisme et à la radicalité abstraite du NPA ; deux approches différentes et deux impasses totales. Depuis 2011, je me présentais comme "compagnon de route" du Front de gauche. J’y ai beaucoup d’ami-e-s et de camarades au sein de chacune des composantes.

« Les invectives envoyées aux chefs socialistes, la surenchère verbale ne sont d’aucune aide. »

Quel a été l’objectif de la création des Socialistes affligés ?

Le club des Socialistes affligés, que j’ai cofondé avec le socialiste Liêm Hoang Ngoc en juin 2014, tente de contribuer à la formation d’un axe majoritaire en opposition à la ligne néolibérale-conservatrice de la présidence Hollande. Notre analyse part de la réalité politique et non de fantasmes personnels : il existe au PS des élus, des adhérents et des centaines de milliers d’électeurs en opposition au gouvernement Valls mais qui, pour le moment, font le choix de continuer à soutenir le PS, bon gré, mal gré. Il faut partir de là. Les invectives envoyées aux chefs socialistes, la surenchère verbale ou les injonctions de venir rejoindre le Front de gauche ne sont ici d’aucune aide. Ceux qui s’y sont essayés depuis 2012 n’ont convaincu aucune de ces personnes qu’il nous faut pourtant convaincre. Qui pourrait prétendre, au Front de gauche, que des camarades comme Gérard Filoche et ceux au PS qui pensent comme lui, ne partagent pas nos idéaux et notre appréciation des grandes questions politiques ? Ils ont fait un choix stratégique, qui n’est pas le mien, mais il faut quand même trouver une manière de les convaincre en proposant des actions et des débouchés politiques communs à gauche.

C’est le sens de votre démarche, aujourd’hui ?

Contrairement à ce qui se dit, ici et là, les électeurs continuent de se référer à la notion de "gauche", qui est une notion politique et de classe ; de surcroît facile à manier. Rassemblons donc toute la gauche qui veut en finir avec ce gouvernement élu avec des voix de gauche, mais qui mène une politique de droite. Mon choix d’adhérer à Ensemble aujourd’hui est logique à plusieurs titres. C’est un mouvement pluraliste et démocratique qui rassemble des traditions importantes à gauche : alternatifs, communistes unitaires, féministes, membres associatifs et syndicaux. Ce n’est pas évident dans la gauche française. Bref, c’est ma culture et ma gauche ! J’y trouve aussi un collectif d’intellectuels militants que j’avais côtoyés au NPA : Cédric Durand, Razmig Keucheyan, Jean-Numa Ducange ou Stathis Kouvélakis, pour n’en citer que quelques-uns.

« Il faut tendre la main aux frondeurs dans les luttes au quotidien »

Le Congrès du PS semble joué d’avance... Qu’avez-vous envie de dire à ceux qui, au sein du PS, contestent l’orientation majoritaire et la politique du gouvernement ?

L’issue du congrès semble en effet déjà décidée. Un ventre mou majoritaire va se rassembler autour de Jean-Christophe Cambadélis. La droite du parti, des aubrystes et des bribes de parti (car on ne peut plus parler de courants au PS) se regrouperont par souci de « sauvegarder l’unité du parti » et, pour certain-e-s élu-e-s, de ne pas hypothéquer leur avenir personnel. Il ne fait aucun doute qu’aucune ligne majoritaire claire ne sortira de ce congrès. On ne peut penser que la politique très droitière du gouvernement sera remise en cause à cette occasion. Ce qui reste de la gauche socialiste me paraît divisé en plusieurs microgroupes, certains fluctuants, sans ligne stratégique ou politique claire. La proximité de l’élection présidentielle agira comme une chape de plomb sur tout discours un peu hétérodoxe.

Quelle attitude faut-il adopter envers les "frondeurs" du PS ?

Le rôle des frondeurs à l’assemblée n’est pas totalement négligeable. C’est bien l’opposition de certains d’entre eux qui a amené Manuel Valls à avoir recours au vote bloqué de l’article 49.3 à propos de la loi Macron. Les frondeurs et les opposants doivent continuer à s’opposer à cette politique de droite. S’ils décident de le faire à partir du PS, il ne faut pas les rejeter, mais leur tendre la main dans les luttes au quotidien. L’électorat de gauche qui vote PS – et il n’y a aucune raison de penser a priori que tous les électeurs qui votent PS soutiennent la politique du gouvernement – doit pouvoir voir que des élus PS et Front de gauche œuvrent ensemble contre ces politiques. S’il ne perçoit que conflits et absence de débouchés à gauche, il s’abstiendra. Le PS perdra des voix, mais le Front de gauche n’en bénéficiera pas. C’est ce à quoi nous assistons depuis 2012. Mon constat est pragmatique, et non idéologique.

« Les dynamiques unitaires mobilisent et radicalisent le peuple de gauche »

On ne peut pas faire l’impasse sur cette démarche de rassemblement ?

Nous n’avons pas le choix. Les conditions de que j’ai appelé "l’hypothèse Syriza" (c’est-à-dire l’effondrement brutal du PASOK et son dépassement par Syriza) ne sont toujours pas réunies en France, car les effets de la politique économique ne sont pas de la même nature qu’en Grèce. Par conséquent, il est contreproductif de prophétiser tous les jours la débâcle du PS (qui s’affaiblit certes, mais qui ne s’effondre pas), car cela décrédibilise ceux qui tiennent de tels propos et démobilise les militants du Front de gauche. Mieux vaut penser à construire des alliances locales roses-rouges-vertes ou des dynamiques unitaires et pluralistes comme l’initiative des Chantiers d’espoir que je soutiens. La situation pourrait changer de manière dramatique si l’austérité continue d’appauvrir le peuple (notamment les classes moyennes). Le PS s’effondrerait comme un château de cartes, tel le PASOK. Il faut agir dès maintenant pour construire cette majorité de gauche dont le Front de gauche doit être un des axes centraux. Les élections se gagnent avant tout sur la base de dynamiques unitaires, comme dans les périodes 1934-36 et 1972-81. Celles-ci mobilisent et radicalisent le peuple de gauche.

Quels sont les points d’appui et les conditions pour la relance d’une dynamique à la gauche du PS ?

Outre la nécessité d’un travail unitaire à la base avec toutes les composantes de gauche pourvu qu’elles combattent la politique du gouvernement, le Front de gauche doit réfléchir à sa propre stratégie et à ses erreurs. Depuis 2012, il a oscillé entre deux stratégies. Aucune n’a fonctionné. D’une part, il y a eu des alliances opportunistes et électoralistes avec des socialistes qui soutiennent la politique du gouvernement. De l’autre, il y a eu une stratégie reposant sur l’idéologie et le sectarisme. Aucune de ces stratégies n’est à même de susciter une dynamique majoritaire à gauche. Pour être né et avoir vécu jusqu’à l’adolescence à quelques kilomètres d’Hénin-Beaumont, je peux dire qu’en milieu ouvrier de gauche, la deuxième stratégie est encore moins comprise que la première.

« Le peuple attend de la gauche des discours clairs et précis sur les enjeux économiques »

La gauche de gauche semble connaître une crise de ses références…

Un problème majeur de la gauche radicale française, c’est qu’elle tend de plus en plus à s’enfermer dans une relation totémique avec les notions de république et de la laïcité, ne se rendant pas compte que celles-ci sont totalement phagocytées par le PS, l’UMP et le FN. Rappelons que jusqu’à l’adieu de Jean-Pierre Chevènement au marxisme dans les années 80, on parlait très peu de république et de laïcité à gauche. On préférait se concentrer sur les notions de socialisme, de lutte des classes et d’égalité réelle.

Comment changer de discours ?

La question n’est pas de ne plus être républicain ou laïque – il faut l’être bien sûr – mais de prendre conscience qu’un discours incantatoire et abstrait sur ces notions, légitime aux yeux du peuple nos adversaires politiques, qui développent peu ou prou la même phraséologie, mais avec des intentions différentes : d’un côté, on parle de république et de laïcité pour justifier le renforcement de l’ordre austéritaire (Hollande et Valls), de l’autre c’est pour discriminer certaines minorités religieuses ou ethniques (Sarkozy et Le Pen). Ne pas saisir ce danger, c’est faire preuve d’une cécité idéologique inquiétante. À la place, le peuple attend de la gauche un discours clair et précis sur les inégalités sociales et économiques, sur les formes de domination liées au genre (dont peu de nos dirigeants mâles semblent se soucier) ou contre ce communautarisme national qui s’ébauche du PS au FN. Ce dernier décline le portrait du "bon Français" ou de la "bonne Française", qui portent des noms, mangent, boivent ou s’habillent comme la "norme française". Contre cette dérive totalitaire en cours, unique en Europe, le Front de gauche doit être vigilant et se battre. Bref, inspirons-nous de Podemos et de Syriza : ayons moins de discours lyriques et idéologiques ; une action partisane moins hiérarchisée et moins autoritaire, et rajeunissons et féminisons nos dirigeants et nos adhérents.

Vos réactions (12)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • Et concrètement, on fait quoi, à part les" chantiers d’espoir" fourre-tout, attrape benêts ? Bla bla bla encore et toujours...

    Fulgence Le 20 février 2015 à 12:59
       
    • Tu n’as pas compris ?LE PLAN, le seul plan c’est de rendre la candidature JLM impossible en 2017 ! çà s’appelle un suicide collectif !

      Dominique FILIPPI Le 21 février 2015 à 10:43
    •  
    • et “Regards” marche dans cette combine !

      Dominique FILIPPI Le 21 février 2015 à 10:45
  •  
  • "De l’autre, il y a eu une stratégie reposant sur l’idéologie et le sectarisme."
    Il faudra un jour nous expliquer quel est le problème avec "l’idéologie" ?? Pour ma part, former des idées, des concepts pour un nouveau projet de société me semble être une démarche positive... J’ai bien l’impression que c’est l’absence d’idéologie, de projet social (et sociétal) qui pose problème actuellement.
    Au contraire de ce que vous dites, je pense qu’il est nécessaire de renforcer la construction d’une idéologie propre à la gauche radicale, dans une démarche citoyenne, axée sur le débat, et d’afficher publiquement cette démarche.

    Le parti de gauche me semble totalement dans cette démarche, mais ce n’est pas visible. Je l’ai réalisé il y a peu de temps après avoir été rajouté à la liste de diffusion de la commission économie. Cette commission s’ouvre facilement au débat, en y intégrant des personnes comme moi non adhérant du PG et en acceptant la confrontation d’idées. Il faut montrer ça ! Montrer les débats, les oppositions parfois fortes, le processus de recherche d’un consensus fort par l’opposition de point de vue.

    Votre rassemblement de gauche n’aura pas lieu en prônant un pseudo idéal de gauche rassembleur... Oui, nous sommes à gauche pour une société humaniste, juste, égalitaire, etc... Le rassemblement est possible sur les objectifs ! Mais la façon d’y parvenir est cruciale et doit être débattue. Il faut élever le débat public, rééduquer le peuple, l’amener à se repolitiser, lui montrer qu’il ne s’agit de savoir ce que l’on veut, mais également comment veut on le mettre en oeuvre.
    L’urgence est donc à l’éducation populaire et à la transformation des méthodes de communication. Il faut afficher la chose politique telle qu’elle est à savoir complexe, réfléchie, profonde... Tout en montrant qu’il ne faut pas en avoir peur ! Malgré cette complexité elle est accessible à tout citoyen ! Il y a encore 50 ans, la France avait de nombreux élus issus du prolétariat, sans formation universitaire, et pourtant ces élus étaient loin d’être des attardés incompétents. Le processus d’éducation populaire fonctionnait encore à cette époque, relançons le au plus vite !

    Adarr Le 20 février 2015 à 14:42
       
    • Je suis tout à fait d’accord avec vous Adarr ! Et je suis à EELV, pas à Ensemble !

      Rafik Le 20 février 2015 à 18:18
    •  
    • Qui est adarr ?enfin un message intéressant car actuellement même si l’on a une certaine culture politique et que l’on fait preuve d’un certain engagement en combattant le racisme par exemple on est dégouté par ce gouvernement mais que voter autre quand on doit se taper un Mélenchon inbu de lui-même et con et agressif ?

      martine kerninon Le 27 février 2015 à 14:07
  •  
  • Je vous invite à partager des expérimentations qui ont ont ici ou là en France depuis quelques temps. En Moselle, les militants de la fase57 ont pris une part très active au développement d’un mouvement qui s’appelle "BASTA !" et qui oeuvre au quotidien depuis septembre 2013. A partir d’un rassemblement inédit qui s’est forgé lors des élections municipales mais qui se développe en 2015. C est le résultat de plusieurs années de luttes éparpillées dans,divers collectif locaux. Voir sur notre blog etc etc...le front de gauche tel qu il a été conçu est une partie du rassemblement seulement car il est imprégné de notions partidaires traditionnelles. Ensemble ne fait que reprendre ce,que souhaite la fase depuis 2011 c-à-d donner de l ail au fdg. Nous nous trompons en pensant que le fdg est l élément fédérateur. Denis Maciazek. Membre fase57.

    denis maciazek Le 21 février 2015 à 09:14
  •  
  • J’aime bien ce que raconte ce Monsieur Marlière, que je ne connais pas. La référence à la tradition trotskyste, dans ce qu’elle a de positif, me parle, et j’apprécie plus précisément la distance, pour ne pas dire la méfiance, prise envers les notions de "république" et de "laïcité". Pour ma part, je m’estime socialiste, au sens premier du terme et non pas partisan, et la finalité du combat est le socialisme, pas la république. Il n’y a aucune raison valable de s’enferrer là-dedans. A titre personnel, je n’ai rien à cirer de VIeme République. Si c’est mieux que la Veme, c’est toujours bon à prendre, mais bon, il y a peut-être mieux à faire en ce moment.
    J’apprécie également la vision générale, l’approche, de M. Marlière. L’unité à la gauche du PS, l’unité à tout prix, l’unité encore et toujours et surtout plus que jamais en vue, à terme, de constituer une force politique, toujours à la gauche du PS, en mesure de capter la colère qui sourde dans le pays : c’est l’urgence absolue du moment. Le devoir immédiat du révolutionnaire n’est pas de faire la révolution (un jour, peut-être) mais d’aider à la construction d’une force partisane de ce type.
    Pour l’heure, nous ne sommes qu’au début de l’aventure. Les frondeurs du PS, l’évolution vers la gauche radicale d’une partie des écolos, la sortie du gouvernement de Duflot et consorts, l’apport intellectuel digne d’intérêt de Nouvelle Donne sont autant de signes encourageants. Des signes qui ne trompent pas puisqu’ils marquent, si ce n’est des ruptures, du moins des premières fissures, des premières fractures, dans l’édifice social-libéral aujourd’hui bien mal en point. A voir comment tout cela va évoluer, mais franchement, tout cela va dans le bon sens, tout cela apporte de sérieuses lueurs d’espoir dans un paysage politique française qui n’invite guère à faire la fête sur du Michaël Jackson, hélas trop tôt disparu. Ces fractures, dans tous les cas, il faut les approfondir. A coup de burin, si nécessaire.
    A l’évidence, ce sera long, ce sera lent. Il y aura des reculs et des avancées, des moments de stagnation et de doute, des coups d’accélérateur (souhaitables) également. Il y aura des manoeuvres d’appareils, de ce qu’il en reste du moins, des chapelles qui défendront leur bout de gras (ce qui n’est pas péjoratif si le bout de gras en vaut la chandelle), des intérêts contradictoires. Il y aura des gens qui ne savent plus où ils habitent, des gens qui mettent des bâtons dans les roues, des gens en désaccord sur tout un tas de choses. Et alors, c’est quoi le problème ? Si je me souviens bien, le dénommé Trotsky affirmait que la première qualité du révolutionnaire est la patience (je n’ai pas la formule exacte en tête). Eh bien, nous y sommes. Aujourd’hui, pour l’heure, à l’instant T, il nous faut faire preuve de patience. Laisser faire les choses à leur rythme, se mettre en place. Patients mais déterminés. Encore que l’histoire pourrait bien nous mordre la nuque, avec dans le décor un parti fascistoïde dont l’accès au pouvoir, par les urnes et pas par la rue à grand renfort de milices c’est à noter, n’est plus une hypothèse à écarter. Pour le coup, il faudrait voir à serrer les rangs plus tôt que prévu.
    Une chose est certaine. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est bouder dans son coin. S’isoler en attendant la dislocation du Front du gauche, possible mais peu probable, auquel cas ce serait une catastrophe même s’il y aura toujours quelque chose de positif à en tirer. Sombrer dans l’incantation en faisant tous les matins sa prière à grands coups de "mobilisation, mobilisation, mobilisation". La mobilisation, c’est notre force motrice, c’est certain. Mais une voiture ne se limite pas à son moteur, il y a aussi la suspension, la direction et les freins. Et s’il faut entretenir le moteur, il faut aussi s’occuper de la suspension, de la direction et des freins. Sinon, la voiture, elle ne bouge pas.

    kashmir4 Le 21 février 2015 à 11:21
  •  
  • Philippe Marlière ne dit RIEN de l’obstacle principal au rassemblement et à la dynamique du peuple de gauche : la constitution de la 5e république, devenue monarchie autoritaire, dont on vient de voir une fois de plus les turpitudes ; il ne dit rien non plus du piège absolu, mortel, que constitue le bi-partisme. L’alternance de deux partis faisant tous deux une politique de droite, le nom de "gauche" servant de faux-semblant, a tout ce qu’il faut pour écoeurer durablement nos concitoyens et les éloigner de la politique, on en voit déjà les effets. Vouloir "sauver le PS", comme le dit G. Filoche, ou rester assis sur leurs sièges PS, comme le font les "frondeurs", c’est le vote utile – c’est-à-dire la prison – à perpétuité : l’impossibilité absolue de sortir de la situation présente, et la voie royale pour le FN. C’est tromper ce qui reste de l’électorat PS progressiste, que de lui faire croire que le PS peut ressortir du carcan néo-libéral dans lequel il s’est parfaitement intégré, direction et cadres compris. Le congrès à venir du PS n’offre plus aucun intérêt pour personne, si ce n’est un triste spectacle, non plus qu’une "primaire" dont on sait qu’elle se tient à coup de sondages-bidon, de pressions médiatiques et d’arrangements de couloir (Valls y avait obtenu 5% ). Bref, les frondeurs aboient, la loi Macron passe !! L’urgence en France est bien de changer les règles du jeu, de sortir des logiques de partis, si nous voulons que nos concitoyens croient encore que cela sert à quelque chose d’aller voter, si nous voulons qu’ils se mobilisent et qu’ils reprennent en main leurs propres affaires à l’échelon local comme national. Ce qui n’exclut évidemment pas, mais exige au contraire en même temps, une convergence des luttes sociales sur tous les terrains, y compris celui de la souveraineté populaire. Syndicats, associations, passez vous aussi à l’offensive contre les diktats de Bruxelles !

    Autrement Le 21 février 2015 à 11:57
  •  
  • je vois que vous êtes sortie un fois de plus du fond : la fermeture des caf que vous avez l’air de trouver formidable et qui m’oblige à faire de trajets de 2 heures pour y aller alors qu’avant y en avait dans mon arrondissement
    (et non je n’ai pas besoin de votre viagra, gardez le)

    Brice Le 25 février 2015 à 21:13
  •  
  • tout ce que je vois ici, hormis une ou deux interventions plus mesurées, est assez triste. Nous sommes de la même famille politique, avons les mêmes espoirs, et pourtant, rien qu’à une dizaine, c’est déjà la foie d’empoigne. On est pas près d’avancer avec de telles attitudes. Ne peut-on pas donner sona vis sans porter des préjugés sur des gens que l’on ne connait pas, et ne pas les insulter dès qu’ils ne sont pas d’accord ? feriez vous la même chose, dans une salle de réunion, ou dans une arrière salle de café (comme c’est plus couramment le cas de nos réunions politiques de section...) face aux gens pour de vrai ? Et bien sur internet, ce devrait être pareil. Je venais ici pour voir ce que l’on pensait de l’arrivée du co-fondateur des socialistes affligés, et tje me retrouve dans une cacophonie où la plupart des commentaires n’ont rien à voir avec le sujet.dommage... Collectivement, nous méritons mieux.

    GdeC Le 27 février 2015 à 21:15
       
    • Entièrement dac avec toi .Ils cultivent une maladie infantile : la groupusculite ! Regards est le réceptacle de tous les affligés par cette maladie ! Ce qui les intéresse ces intellos à la noix ,c’est de paraitre plus malin que les autres ! Avec quelques stals de service pour les contredire ! NULS DE CHEZ NULS !

      Dominique FILIPPI Le 28 février 2015 à 09:29
  •