Journée noire des associations, 10 novembre 2017 - photo CAC
Accueil > Société | Par Naly Gérard | 22 décembre 2017

Plan social invisible et projets de marchandisation : les associations sous la menace

La mobilisation contre la baisse des emplois aidés se poursuit. En novembre, le premier ministre a présenté un Plan de développement pour la vie associative, centré sur “l’innovation sociale”. S’y dessine la silhouette d’un modèle à l’anglo-saxonne, ultralibéral.

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« De mémoire de militant associatif, on n’a jamais vu cela ! », affirme Jean-Baptiste Jobard du Collectif des associations citoyennes, à propos du nombre d’associations qui ont pris position contre la baisse des contrats aidés depuis l’été. « Il y a eu une avalanche de communiqués de presse, précise-t-il. Des structures dont les points de vue s’opposent se sont retrouvées d’accord. »

Les salariés associatifs ont aussi manifesté dans la rue, en particulier lors de la mobilisation nationale du 18 octobre lancée par le syndicat Asso et le Collectif des associations citoyennes (qui regroupe 1.500 membres dont la Cimade et AC !), puis lors de la journée du 10 novembre, avec Union Solidaires. Des manifestants en noir brandissaient des potences pour symboliser les dégâts humains de la diminution des crédits pour les contrats aidés.

Des compensations très insuffisantes

Si le gouvernement persiste, près de 260.000 emplois seront supprimés dans les secteurs jugés "non prioritaires", d’ici à la fin 2018 : un vrai plan social invisible. Début décembre, le syndicat Asso recensait déjà la disparition annoncée de 2.300 emplois d’avenir et contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) – les contrats du secteur non-marchand (voir sa Carto Crise.

Le 9 novembre, le premier ministre a finalement rencontré des représentants des associations et lancé un "Plan de développement pour la vie associative". Celui-ci comprend quelques financements présentés comme compensatoires, dont 25 millions d’euros affectés en priorité au Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA). « Cela reste insuffisant », estime Frédérique Pfrunder, déléguée générale du Mouvement associatif qui représente près de 600.000 associations.

L’ensemble des fédérations d’associations réclame une politique ambitieuse pour l’emploi associatif, qui soit dissociée de l’accompagnement vers l’emploi des bénéficiaires des contrats aidés. Une politique avec des financements pérennes qui permette des CDI, des CDD non dérogatoires au code du travail (comme le sont les contrats aidés) et des titularisations – dans la fonction publique. S’inspirer du Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire (Fonjep) qui finance déjà environ 5.000 postes de permanents qualifiés est l’une des pistes avancées.

Le service civique, substitut à l’emploi

Les contrats aidés sont en majeure partie utilisés par le secteur non-marchand : surtout par les collectivités territoriales, et ensuite par les associations (à hauteur, respectivement de 60% et de 40 %). Cette dernière part représente 110.000 salariés, une poignée sur l’ensemble des 1,8 millions de salariés associatifs.

Pourtant, ces professionnels jouent un rôle capital au sein de structures souvent minuscules, dotées d’un ou deux permanents. Ils assurent des actions d’intérêt général : crèches, aide sociale (enfants, sans-logis, réfugiés...), accès aux soins, aide judiciaire, droits des femmes, lutte contre les discriminations, solidarité internationale, laïcité, agriculture paysanne, protection de la nature...

Les structures dont les activités relèvent de "l’urgence sociale, du handicap et des quartiers prioritaires" continueront à bénéficier de contrats aidés. Et les autres ? Dans l’art et la culture, particulièrement visés, 75% des associations concernées seraient mises en danger selon l’Union fédérale d’intervention des structures culturelles (Ufisc) (voir son enquête). Devront-elles se tourner vers les "services civiques" ?

Le gouvernement veut, en tous cas, financer davantage de jeunes volontaires, indemnisés 570 euros par mois. Il veut atteindre la barre des 150.000 services civiques en 2018 (contre 92.000, en 2016). Le risque est de voir confier une fiche de poste à des 16-25 ans, certes en mission pour servir l’intérêt général, mais d’abord en "apprentissage civique" – une pratique relevant du travail dissimulé (lire "Service civique : éducation populaire ou sous-marché de l’emploi ?".

Un « laboratoire d’innovation pour la précarité »

Le Plan de développement pour la vie associative apporte une réponse paradoxale à la question de l’emploi associatif en mettant à l’honneur la "société de l’engagement" – autrement dit le bénévolat. Le numéro un du gouvernement a, en effet, annoncé la création d’une semaine nationale de l’engagement en été, d’un compte d’engagement citoyen (pour convertir le temps de bénévolat en heures de formation professionnelle), ou encore de plateformes numériques « afin de favoriser les nouveaux usages en matière d’engagement »...

Deux groupes de travail sont également mis en place, dont les premières réunions ont eu lieu le 13 décembre. Leur mission : faire des propositions en conseil des ministres avant fin avril, sur la "stratégie de développement des acteurs de l’économie sociale" et sur "l’innovation sociale". Ce dernier concept, en vogue, est porté par Christophe Itier, le haut-commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale, nommé en septembre dernier.

« Dans la novlangue néolibérale, l’innovation sociale, c’est celle du profit et de la concurrence, écrit le syndicat Asso dans un communiqué. La société civile, c’est celle des entrepreneurs (sociaux parfois). Tant pis pour ceux, y compris les travailleurs associatifs, qui pensent la solidarité comme une réalité, non-marchandable. » C’est ainsi que le secteur associatif est devenu un « laboratoire d’innovation pour la précarité des travailleurs », selon Florian Martinez du syndicat Asso.

Les Contrats à impact social apparaissent comme l’un des fers de lance de cette "innovation" à la sauce start-up. Ils consistent en une nouvelle forme de partenariat public-privé, calquée sur les Social Impact Bonds anglo-saxons : des associations qui mènent, par exemple, des programmes d’aide à l’enfance, de solidarité avec des personnes âgées ou encore d’insertion d’anciens détenus voient leur activité devenir une source de profit, notamment pour les banques (voir le document réalisé par le Collectif des associations citoyennes). Une façon d’imposer une logique de rentabilité à un secteur non-lucratif par définition, selon la loi 1901.

Construire « une conscience politique associative »

D’un point de vue global, le contexte est difficile pour les associations. « Il y a eu les baisses des dotations aux collectivités territoriales, nos premiers partenaires publics, rappelle Frédérique Pfrunder. Ensuite, la suppression de la réserve parlementaire qui permettait de financer des projets locaux. Enfin, la baisse des crédits d’intervention des différents ministères. »

Ajoutons à cela des politiques régionales parfois hostiles à l’indépendance des associations. Ainsi, Laurent Wauquiez en Rhône-Alpes-Auvergne a sabré dans les aides aux associations d’éducation à l’environnement ou au Planning familial, tout en offrant près de trois millions d’euros sur trois ans... à la Fédération régionale des chasseurs.

Le Collectif des associations citoyennes estime que le secteur associatif est attaqué en tant que tel. « La logique des ultralibéraux, explique Jean-Baptiste Jobard, est de réduire le nombre d’associations qui sont à leurs yeux trop nombreuses et ’’ingouvernables’’. En supprimant les contrats aidés, on détruit les petites et les moyennes associations, qui ne collent pas au schéma du marché. On aurait alors, d’un côté, d’énormes associations qui fonctionnent comme des entreprises et, de l’autre, des petites associations qui reposent sur le bénévolat. »

D’où la nécessité de construire une « conscience politique associative », au-delà des champs d’activité de chaque association. En Rhône-Alpes-Auvergne, le collectif inter-associatif Vent d’Assos s’y emploie depuis 2016. Un collectif Vent d’Assos Île-de-France lui a emboîté le pas.

Cet hiver, les associations poursuivent leurs actions pour conserver leurs salariés en contrat aidé. Certains comptent bien se rapprocher des collectivités territoriales et des mobilisations contre la loi Travail. Déjà, on annonce pour le printemps l’organisation d’un contre-forum en parallèle du premier Forum de la vie associative que vient de lancer le premier ministre.

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Vos réactions

  • La résistance ne s’annonce pas sous les meilleures auspices. Une bonne partie des administrateurs d’association met en œuvre des pratiques douteuses particulièrement dans la gestion de leurs salariés. Les conflits du travail sont assez nombreux dans ce secteur.

    Monsieur HR Le 22 décembre 2017 à 18:39
  •  
  • Ils sont forts dans la majorité ! Le benevolat comme solution à la suppression des contrats aidés ! Et pourquoi pas une solution au chômage de masse ?!
    C’est l’éclate !

    carlos Le 22 décembre 2017 à 19:40
  •  
  • Bonjour
    l’utilisation du bénévolat n’est pas nouvelle, et largement utilisé dans les milieux du spectacles ou culturelles. pour avoir travailler dans le cinéma j’en sais quelque chose !, qu’est-ce qu’on ne ferais pas au nom de la culture, et trouver un emploi dans ce secteur.!
    Dans le milieux culturelle et du spectacle, il y a énormément de chômage et de précarité, d’ou l’idée de certains de réformer le statut des intermittents du spectacle. mais , ne sommes nous pas , de plus en plus , tous devenus des intermittents du spectacle capitaliste ?!. Dans une société , sans travail ?...

    BOB Le 23 décembre 2017 à 14:59
  •  
  • Rien à attendre du petit Macron. Il défend les siens, patrons et grandes fortunes. Il est donc logique qu’il s’attaque à tout ce qui ne permet pas aux riches de s’enrichir plus encore.
    Attaques contre le code du travail contre les offices de HLM, soumission au Medef, baisse des APL, taxation des retraités, suppression de l’ISF, répression des migrants ...
    Il pratique une politique de classe tout comme son pote, le blondinet Trump.
    Mais comme nous avons la gauche la plus bête du monde, il est assuré de pouvoir continuer sa politique anti sociale

    pifer Le 23 décembre 2017 à 16:46
       
    • Tout est dit. À présent que fait-on ? On reconstruit la gauche ? on rejoint LFI et son Jean luc ? Pour quoi faire et avec qui ?

      Pierre F Le 26 décembre 2017 à 20:17
    •  
    • D’accord avec vous Pifer (ce n’est pas moi)

      Par contre, dire que nous avons la gauche la plus bête du monde n’est pas tout à fait vrai.

      Car, une poignée de dirigeants et une autre poignée de sous dirigeants se partagent une belle part du magot financier de la part de l’état, les millions d’euros pour les elections, les sommes pris aux militants pour ’la cause’. Ce qui nous fait une belle poignée d’opportunistes, devenus riches. La politique est un emploi.

      Après effectivement vous avez raison, la droite et le centre droit ont de beaux mandats déjà gagnés à l’avance avec une gauche pareille. Mais tout le monde est content, sauf le peuple, évidement.

      bdpif Le 30 décembre 2017 à 13:18
  •  
  • @Pierre F
    Bonjour,

    LFI n’est propriétaire de personne, et JLM n’est pas propriétaire de LFI. Par contre nous avons un programme structuré, chiffré et pertinent permettant de répondre immédiatement, s’il est mis en oeuvre à l’urgence sociale, à l’urgence démocratique, à l’urgence climatique et environnemental. Ce programme est une construction citoyenne (à l’inverse de La France en Commun), à partir d’espaces collaboratifs et enrichi au fil de l’eau. Vous avez mieux ? Si non, vous avez raison : venez rejoindre LFI ou dit autrement la Force Citoyenne qui se fédère de jour en jour, pour faire émerger une nouvelle ére civilisationnelle, car côté syndicats (les fossoyeurs du code du travail tant ils auront aidés l’entreprise macronnienne) ou les partis politiques (les libéraux/les sociaux démocrates qui ne représentent plus rien tellement ils sont corrompus), il n’y a aucune perspectives...
    Cordialement.

    ecureuil66 Le 27 décembre 2017 à 01:45
       
    • Voilà, j’aime bien le "il n’y a pas d’autres perspectives".

      Cà veut dire, c ’est ’Jean Luc Melenchon ou rien.’

      Bon, les élections sont passées, le résultat est : ’Rien’ ’Plus de gauche au pouvoir’ ’Plus aucuns pouvoir pour la gauche à l’assemblée"

      Il va falloir nous vendre autre chose.

      bdpif Le 30 décembre 2017 à 13:24
  •  
  • Un plan social pas si invisible que cela ! Dans mon entreprise coopérative de logement qui appartient au secteur de l’économie sociale et solidaire, les emplois en contrats aidés représentaient jusqu’en décembre 10% de l’effectif total (70). Aujourd’hui, c’est terminé : ces contrats ont dû être supprimés en conséquence des directives Macron/Philippe. Aucune réaction du personnel CDI qui voit pourtant sa charge de travail accrue... Et , il y a 15 jours, une manifestation de salarié(e)s en contrat aidés organisés par la CGT et travaillant dans les structures municipales et associatives de ma ville, n’a rassemblé qu’un petit nombre de personnes. Alors quand les intéressés eux-mêmes ne se mobilisent pas pour défendre leur beefsteak., que peut-on faire ?

    JHENRY Le 27 décembre 2017 à 17:50
       
    • Macron viens d’être élu démocratiquement par le peuple.
      Ces mesures font partie de son programme.

      L’opposition, même réunie (Droite, PS, PCF, FI) n’ont aucune majoritée à l’assemblée pour contrer les lois macrons.

      C ’est foutu pendant 5 ans. N’attendez pas des gens qu’ils aillent manifester en masse, cà ne sert plus à rien, ils sont fatigués.

      Ils sont partis manifester nombreux contre la loi Komry, et c ’est Macron qui est élu par le peuple.

      Il ne nous reste plus qu’à papoter pendant 5 ans.

      bdpif Le 31 décembre 2017 à 11:49
    •  
    • "Les Français sont fatigués" ? "rendez-vous dans 5 ans " ? La réalité est tout autre : primo, les Français - du moins ceux qui ne soutiennent pas Macron et sa clique de prédateurs - sont en colère et rongent leur frein en attendant qu’une perspective politique alternative et crédible leur soit ouverte. Secundo, bien malin celui qui sait si le rendez-vous salvateur aura lieu ou pas dans 5ans...

      Robert V Le 5 janvier à 20:03
  •  
  • @bdpif

    J’admire vos algoritmes de pensée. Avec ce niveau de disernement et ce pessimisme qui vous habitent, vous n’êtes même pas en capacité d’aborder une quelconque complexité ! Vous n’avez pas dû briller beaucoup en sciences et particulièrement en math sur les bancs de notre école républicaine. Est significative de votre capacité analytique, votre interpellation « il va falloir nous vendre autre chose ». Personnellement, je n’ai rien à vous vendre, par contre je vous conseille en tant qu’enseignant de rouvrir les livres pour tenter une conscientisation. Vous avez beaucoup de choses à apprendre...
    Cordialement.

    ecureuil66 Le 1er janvier à 14:42
       
    • Nous avons passé déjà beaucoup de temps avant les élections à vous expliquer que 1+1 font 2, et que deux divisés par deux ne pourront être plus fort qu’un 3. Ce que vous appelez un algorithme.

      Je comprends la complexité du problème pour vous.

      bdpif Le 1er janvier à 17:50
    •  
    • Mais cordialement quand même et bonne année.

      bdpif Le 1er janvier à 18:03
    •  
    • (Après sans vous vexer, bien sur que vous vendez quelque chose : Melenchon au pouvoir et c ’est 15 % d’augmentations pour tout les fonctionnaires dont vous faites parties, et évidement que c’ ’est possible, il suffit d’augmenter les impôts, mais par contre pour les ouvriers, rien, juste une promesse et irréalisable car si vous augmentez les ouvriers de 15 %, la majorité des TPE seront soient coulées, soit augmenteront leur prix de 15 %, ce qu’on appelle de l’inflation. Comme au Venezuela. Mais tenir de telles promesses, tout en sachant que l’on arrivera jamais au pouvoir, ne coûte rien. En racolant les gens pour la FI, uniquement pour votre augmentation de salaire, ça s’appelle vendre de la politique. Macron est passé, rien ne va changer pour vous, rien, mais pour les ouvriers oui, hélas. )

      bdpif Le 1er janvier à 19:35
  •  
  • Il reste encore une gauche de résistance pour les ouvriers, les chomeurs, cà s’appelle le PS. Bien evidement aucun soutien de l’autre gauche radicale (Qui ne bosse que pour ses intérets)

    Extrait d’un journal

    Promesse de Benoît Hamon à l’élection présidentielle, le revenu universel n’est pas mort avec la défaite du candidat socialiste. La Gironde veut l’expérimenter en 2018.

    Un an ou presque après la primaire de la gauche et la victoire inattendue de Benoît Hamon, le département de la Gironde veut expérimenter sa propre formule du revenu universel en 2018. Ici, l’idée d’une allocation sociale unique est apparue bien avant que l’ex député frondeur s’en saisisse et construise une large partie de son succès électoral à gauche sur cette proposition innovante. On connaît toutefois la suite... Mais la défaite cinglante de Benoît Hamon à l’élection présidentielle n’a manifestement pas découragé la majorité socialiste du Conseil départemental de Gironde, et son président Jean-Luc Gleyze, qui ont écrit récemment à Emmanuel Macron pour obtenir du nouveau gouvernement l’autorisation de tester le revenu universel dans le département pendant au moins deux ans.

    Pour trouver la bonne formule, le Conseil départemental de Gironde dont la réflexion a démarré en mai 2016, s’est entouré de la Fondation Jean-Jaurès, d’experts économiques, d’acteurs de l’économie locale, dont les travaux et les recommandations ont été soumis à l’avis d’un jury citoyen.

    1000€ pour les agriculteurs et les jeunes
    Parmi les différents scénarios, c’est celui d’un « revenu de base » de 1000 € s’ajoutant aux aides existantes qui a été retenu. 200 € seraient versés directement par la collectivité départementale en monnaie locale au titre du soutien à l’économie girondine.

    Accédez à 100% des articles locaux à partir d’1€/mois
    À défaut d’être universelle, cette mesure sociale ciblerait deux populations prioritaires : les jeunes et les agriculteurs. Une somme de 300 € par enfant a par ailleurs été envisagée. La question fondamentale du financement de ce projet inédit en France n’est toutefois pas encore définitivement tranchée. Faut-il fusionner trois minima sociaux (RSA, prime d’activité et APL), ou concevoir en miroir du revenu universel un « impôt universel » en prélevant une partie de la richesse là où elle se trouve ?, s’interroge-t-on encore au Conseil départemental de Gironde. Une assemblée où l’on veut croire que le revenu universel peut constituer une réponse pertinente à la problématique qui mine la société contemporaine : la fin du plein-emploi et le tourbillon de l’exclusion des plus fragiles qu’elle provoque...

    De l’argent pour le peuple,la liberté pour les gens de laisser leur boulot s’il deviens un enfer, ce devrait réveiller en vous un enthousiasme, un soutien, et bien non, rieeen. Tout ce qui compte pour la gauche radicale, c ’est l’augmentation de 15 % des fonctionnaires et des places de députés, des voyages, des loisirs, ect ...

    bdpif Le 2 janvier à 07:34
       
    • Alors à quoi sert la FI (Anciennement PG, puis FDG, puis M6R, etc), c ’est à dire Jean Luc Melenchon ?

      A rien. Ils vont passer 5 ans à casser du Macron, comme ils ont passés 5 ans à casser du Hollande. Ils vont se présenter aux élections dans 5 ans, après avoir ramassé un joli pactole financier, et des places bien rémunérés aux legislatives et c ’est tout.

      Il est temps de faire le ménage à Gauche.

      Les populistes prennent les francais pour des imbéciles, en leur promettant des mesures imaginaires ? Il se trompent, les Francais sont loin d’être aussi cons.

      bdpif Le 2 janvier à 07:43
    •  
    • Vous croyez que j’exagère ? Non, non, j’ai des preuves.
      Regardez, le Deputé PS de gironde se bat seul pour augmenter les salaires, augmenter le revenu des gens en difficultés, et vous la FI, et bien, vous venez d’encaisser prés d’un million et demi d’euros de la part des gens pour ... un site web appelé "Le média’

      La différence entre une vraie gauche et un parti opportuniste financier est là.

      bdpif Le 2 janvier à 07:50
    •  
    • @bdpif - avant d’annoncer qu’il s’agit d’une lutte réelle contre la précarité et la pauvreté à laquelle se livre Jean-Luc Gleyze, je vous suggère d’attendre de voir quel scénario sera mis en place pour ce revenu, du coup "non-universel" (si une loi autorisant l’expérimentation est votée bien sûr)...

      Car si l’on retient qu’une des pistes du revenu universel serait de fusionner les prestations de la Sécurité Sociale avec d’autres prestations sociales auxquels on assortirait un "traitement" financier supplémentaire visant à se substituer à un certain nombre de services publics, menant adroitement et sûrement vers une réduction de la solidarité nationale, on comprend aisément que l’adage "Le diable se cache dans les détails’ est loin d’être suranné !

      Il serait d’ailleurs logiquement plus juste de révéler qu’il s’agit d’envisager sous cet angle particulier que le "revenu universel" ne le soit plus mais remplisse les caractéristiques d’un "revenu conditionnel" (comme il l’est devenu dans le programme présidentiel d’Hamon... et l’était dans celui de Valls). Inutile alors, s’il ne s’agit que de prendre le relais de tous les mécanismes mis en place par le Conseil de la Résistance pour lutter contre la pauvreté et la précarité par exemple par l’accès à des services collectifs de plus en plus "gratuits"... Ce qui serait relativement efficace pour permettre à ceux qui ne le peuvent pas d’accéder à des transports, à des soins, à l’énergie, à la culture, etc (je sais que vous ne l’avez pas lu mais le programme l’avenir en commun évoque quelques mécanismes efficaces de lutte contre la pauvreté et la précarité allant dans ce sens)... Sauf à vouloir lui substituer une toute autre logique que celle de vouloir aider les gens dans le besoin : une logique de solvabilité qui n’a d’intérêt que dans un monde ou tout est devenu "marchand" !

      Le risque c’est donc de décider d’accompagner, pragmatiquement, le monde néolibéral tel qu’il va en faisant du "citoyen" un "consommateur" à rendre solvable en faisant peser une partie du coût du salaire, qui jusqu’ici était censé venir de la plus-value du travail accomplie (mais que grignote de plus en plus la rémunération du capital, et pas seulement le recours aux machines dont il va bien falloir admettre qu’elles sont elles-mêmes le fruit du travail d’êtres humains), par la collectivité nationale (dont on sait que les gros revenus et les grandes entreprises y participent de moins en moins) : il deviendra en effet possible d’augmenter la "compétitivité" des entreprises en jouant sur le salaire minimum.

      Impossible ? Faux ? Irréaliste ? Le groupe d’experts sur le revenu minimum qui nous expliquait il y a peu qu’il fallait renoncer au "coup de pouce" annuel du SMIC et qui dit à qui veut bien l’entendre les méfaits d’un SMIC élevé, a à sa tête, Gilbert Cette, économiste libéral qui aimerait voir l’avènement d’un Smic en fonction des régions et en fonction de l’âge si les circonstances le permettaient mais à défaut préfère recommander de modifier la formule de revalorisation du SMIC en supprimant la revalorisation automatique (l’inflation et la moitié du pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés, le SHBOE) et/ou de supprimer l’indexation sur l’inflation... Ce qui revient simplement à recommander de faire "baisser" en douceur le SMIC.

      travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_smic_definitif_-_04_12_2017.pdf

      Si pour l’instant, leurs recommandations ne sont suivies qu’à moitié (pas de coup de pouce cette année), pour des gens qui considèrent que le SMIC ne joue déjà aucun rôle dans la lutte contre la pauvreté et la précarité (ce qui est clairement dit dans les conclusions du rapport), on conviendra qu’il n’y aura pas de difficultés majeures à envisager l’avenir du SMIC encore plus durement une fois l’avènement d’un "revenu de base" (parce qu’il n’a rien d’universel dans un tel contexte, autant arrêter de lui donner ce nom)

      Le revenu "universel" peut certainement être une piste à explorer pour l’avenir et je suis de ceux qui pensent que c’est une piste sérieuse, mais je reste aussi de ceux qui pensent que pour préalable, on ne peut pas questionner la pauvreté et la précarité dans ce pays sans questionner la question de la répartition de la richesse produite :
      2200 milliards d’euros de richesses produite l’année dernière... Nous sommes 65 millions dans ce pays... Où est passée la part revenant aux 9 millions de pauvres ??????? Pas chez la France Insoumise en tous cas Bdpif...

      carlos Le 8 janvier à 12:59
  •  
  • 10 réactions de BD PIF sur ce post ! un record

    Au fait qu’est ce que la FI et son media ont a voir avec la teneur de l’article sur les associations ?

    sacré BD pif, dans le prochain article sur l élevage des visons , Bd pif nous livrera ses pensées profondes sur "les visons d élevage et la FI "

    buenaventura Le 3 janvier à 14:08
       
    • bdpaf, va te faire ...toute l’année 2018 et les cinq décennies suivantes. C’est pas politique mais ça fait du bien !!!

      René-Michel Le 4 janvier à 20:01
  •  
  • Comme sur la photo de ce dernier article mis en ligne l’année dernière, on en viendrait à se demander :"Ils sont tous morts à "Regards" ou quoi ?

    René-Michel Le 4 janvier à 19:56
       
    • Avant de persifler sur le site de "regards", as-tu versé ton obole pour qu’il continue à exister ?

      Chambon L Le 6 janvier à 11:46
    •  
    • J’ai versé au "Media", à chacun ses complicités et sympathies premières. Je n’en souhaite pas moins que Regards poursuive sa mission avec le soutien de ses lecteurs militants .

      René-Michel Le 6 janvier à 21:24
  •  
  • bonjour
    A BDPIF
    Pour l’instant les Français , ne font plus confiance au PS, cliniquement Mort...
    De plus, ce n’est qu’une expérimentation locale, on est loin de l"application nationale.....il faut que la gauche revienne au pouvoir, a moins que Macron la récupére.
    J’ai quand mêmes remarqué, pendant l"élection que l’électorat PS était plutôt contre , ce revenu universel , proposé par Hamon. Ils estimez (cette électorat) , qu’il valait mieux encourager le travail , que cela favorisez l’assistanat, surtout pour les jeunes.
    Le rajoute que le PS a l’art de retrouver ses marqueurs de "gauche ", quand il est dans l’opposition, et les abandonner quand il est au pouvoir.
    Mais bon, PS, Génération.s,FI peut importe , toutes ces belles idées ne peuvent se concrétiser qu’avec des organisations combatives et unis, et forte avec un monde du travail qui pousse trés fort (Partis, syndicat associations..). je dis unis, et pas dans des oppositions stériles, comme vos réglements de compte avec FI

    BOB Le 8 janvier à 10:51
       
    • @BOB. Que la gauche revienne au pouvoir ? Mais elle y est, c’est LREM. Ce nouveau parti occupe l’espace que le PS lui a transmis dans le champ parlementaire. LREM incarne une nouvelle gauche qui a su se défaire de concepts remontant aux réformateurs sociaux du XIXème siècle. Elle a acté leur obsolescence. Le destin politique de l’application de ces théories a culminé avec les régimes communistes, fondés sur le socialisme scientifique de Marx. Mais l’était vraiment, scientifique ?

      Cette nouvelle gauche laisse derrière elle un résidu de formations figées sur leurs principes, incapables de s’adapter. Le plus muséal de ces astres morts est le PCF, à côté des petites formations trotskistes qu’il a rejointes dans la marginalité. Le PS lui, doté de chefs plus intelligents que ceux du PCF, a su initier cette mutation et fournir à LREM une bonne partie de ses cadres. Les idées ont changé mais les hommes sont les mêmes. Ils se recyclent.

      La gauche macroniste ne fait pas référence au socialisme, scientifique ou non. Économiquement elle reconnaît à l’entreprise le statut existant dans le droit des pays démocratiques. Les distinctions d’un parti à l’autre ne portent que sur des modalités, le plus souvent pratiques.

      Glycère Benoît Le 8 janvier à 13:24
    •  
    • @Glycere @BOB - c’est là qu’on se rend compte qu’il y a des clivages devenus plus difficiles à maintenir que d’autres...
      Au delà de la raison qui fait que là où l’on trouvait du sens, l’opposition droite/gauche, beaucoup ne trouve plus que de l’absurde, il est évident qu’une fracture politique très marquée couve malgré tout encore dans notre société :

       celui d’une oligarchie contre le peuple, d’une lobbycratie contre les citoyens, de la technocratie contre la démocratie, de ceux qui "ont" contre ceux qui "doivent", des "réalistes" contre les "utopistes", etc...

      Chacun se reconnaîtra dans la réalité qui est la sienne. C’est pour cela qu’il est si difficile de tomber d’accord sur un diagnostic commun ! Maintenant, le plus petit dénominateur restant celui de notre humanité "révélée" (ou "construite" selon l’interprétation qu’on en fait), il conviendrait de s’entendre sur le fait que celle-ci devrait nous permettre d’aspirer tous à participer équitablement de la décision qui fonde nos règles de vie en toute conscience de ce que sont les limites de notre monde fini (et en toute responsabilité par rapport à l’humanité à venir, à savoir nos enfants).

      Bien sûr, Il est évident qu’à "droite", comme à "gauche", certains adhèrent à l’idée que les "masses" ne peuvent décider pour elles-mêmes et qu’il faut un petit groupe pour guider de sa lumineuse conscience la majorité abêtie. Pour autant, si le principe énoncé avant cela, fondamentalement démocratique, est accepté par ceux qui cherchent une alternative aux perspectives actuelles, alors parler d’un projet politique devrait donc revenir au moins simplement à s’interroger sur la propension de notre société à être capable de faire respecter au moins les droits humains qui fondent notre destin "commun", ce qui implique de réfléchir aussi à ce qui freine notre démocratie...

      A mon sens, la question des limites de la citoyenneté renvoie notamment consubstantiellement à celle des inégalités sociales et économiques, qui en soient n’ont rien de "naturelles". Pour beaucoup, il n’y a pas de régimes démocratiques parfaits car les inégalités sont un mal nécessaire... Je crois qu’il est temps plutôt de réfléchir à une "construction écosystémique humaine", susceptible de s’encastrer dans le monde fini qu’est le notre, capable de les éradiquer durablement pour entrer enfin dans une ère réellement démocratique.

      En ce sens, le vrai clivage tient plus dans l’opposition entre ceux qui revendiquent un "déterminisme de permanence" pragmatique, qui fait de constructions humaines très relatives et éphémères, les facteurs d’un déterminisme inéluctable dont l’expression "IL N’Y A PAS D’ALTERNATIVE" l’illustre à merveille, et ceux qui croient en un "possibilisme de résistance ", qui marque la capacité de l’être humain à toujours être en mesure d’inventer et mettre en pratique une partie de son futur cadre de vie...

      carlos Le 8 janvier à 16:27
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    • En fait, malgré tout le brouillage actuel des repères politiques et idéologiques , le clivage droite /gauche existe : Il suffit de " regarder les mains et non les bouches " ( Lénine). Pour le reste , la division syndicale et la désunion politique, jouent un rôle non négligeable dans le succès de Macron. le constat est sans appel : aujourd’hui la gauche est inaudible et sans crédibilité dans de larges couches de la population qui préfère l’abstention à l’engagement militant ou simplement électoral. Ce qui devrait faire réfléchir plus intensément les défenseurs de la "démocratie ".
      Car cette abstention et ce repli sur soi sans espoir vident cette fameuse "démocratie", dont certains se gargarisent ici , de toute réalité et de toute signification.
      Il n’y a pas que les formations politiques traditionnelles de gauche et de droite qui sont moribondes , il y a aussi notre 5 e république "démocratique". Nous sommes mûrs pour la VIe république ou le néofascisme.

      Damien Lacoste Le 8 janvier à 19:07
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    • Lénine aurait mieux fait de regarder les têtes.

      Glycère Benoît Le 8 janvier à 22:49
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    • @damien - c’est justement parce que le clivage droite/gauche ne fait plus sens pour beaucoup de monde, même s’il continue de le faire pour vous, qu’il faut réfléchir à d’autres moyens de mobiliser... La lutte contre la résignation et pour + de démocratie doit être prise à mon sens à une granularité plus fine que celle du "canevas" droite/gauche" parce que ce qui est en danger avec l’ideologie néolibérale aujourd’hui au pouvoir quasiment partout dans le monde, c’est bien autant la démocratie que le seul environnement dans lequel peut vivre l’humanité...

      La résignation au " suicide " doit pouvoir être combattue, notamment à partir du moment ou l’on arrive à convaincre qu’une alternative existe. Mais si les vieilles recettes des lunettes droite/gauche ne fonctionnent plus pour y parvenir, alors l’éducation populaire pourrait bien être une des voies du salut et je suis persuadé qu’en faire la promotion est le premier acte de résistance politique à une idéologie totalitaire qui explique aux gens pourquoi la raison économico-financière s’impose devant les réalités humaines qu’ils doivent supporter chaque jour !

      Carlos Le 9 janvier à 07:14
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    • @Carlos. Quid de l’idéologie libérale (en admettant que ce courant de pensée puisse être appelé une idéologie) ? Il semble ne pas exister pour vous, distinct de celui désigné par le même mot allongé du préfixe néo- que vous utilisez systématiquement. La granularité fine s’arrêterait-t-elle là ?

      Qui sont les tenants d’une idéologie totalitaire contre laquelle vous appelez à la résistance politique par l’éducation populaire ? Le totalitarisme dont ils sont partisans menace nécessairement le régime parlementaire qui lui est antinomique. Or celui-ci a aussi ses partisans, qui se placent à droite comme à gauche. Où placer ses ennemis ?

      Glycère Benoît Le 9 janvier à 10:33
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    • @glycere - L’idéologie libérale, que je ne partage pas, n’est pas l’idéologie néolibérale : elle ne se veut pas intrinsèquement totalitaire, ni "confiscatoire" en terme de pouvoir democratique, ce qu’est au demeurant la seconde. Il est à noter que le néolibéralisme ne s’assume pas en tant que tel et aspire "continuellement" à se dissimuler derrière le libéralisme, y cherchant une caution comme s’en sont cherchés certains régimes totalitaires derrière un socialisme théorique fort humaniste... Le danger imminent et factuel pour moi, c’est donc le néolibéralisme et je ne vois donc pas pourquoi je passerai mon temps à parler du libéralisme, dont si je ne crois pas qu’il porte l’émancipation des êtres humains, je ne doute pas qu’il place la "liberté" de l’individu et donc sa conscience politique, au-dessus de la "main invisible" qu’est le marché : il tolère donc par exemple qu’un secteur "non marchand" qui n’est pas rentable puisse exister à côté d’un secteur "marchand"... Chose totalement exclue dans l’idéologie totalitaire néolibérale qui ne voit l’Etat que comme un pourvoyeur de nouveaux marchés et aucune fonction fusse t’ elle régalienne ne pourrait à terme échapper à cette logique implaccable... État technocratique et legaliste qu’il veut à ce titre suffisamment fort pour l’imposer à tout un chacun ! A vous de voir ou vous vous situez par rapport à cela...

      Vous comprendrez donc que je ne place pas simplement mes enemis sur un référentiel droite/gauche, mais que cette lutte contre le totalitarisme qui menace non seulement le régime parlementaire que vous citez sans arrêt et qui n’est rien d’autre qu’une manière simple de designer plusieurs formes particulières revêtues de nos démocraties modernes, mais aussi le seul écosystème capable d’habriter l’humanité, doit disposer d’une grille de lecture plus globale ( ou plus fine selon le point de vue qu’on choisit) pour marquer la fracture qu’elle signifie...

      Carlos Le 9 janvier à 12:25
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  • Bonjour
    Désolé G.Benoit, je ne sais si vous faites de l’humour , mais je ne pense pas que LREM soit de "gauche", déja que le PS n’était pas de "gauche". mais a notre époque de totale confusion idéologique, une chatte n’y retrouverez pas ses petits.

    BOB Le 8 janvier à 16:17
       
    • Je ne faisais pas spécialement de l’humour. La typologie de la droite et de la gauche, qu’on soit en démocratie ou en dictature, est variable et relative. Vous en avez semble-t-il une conception bien arrêtée. On a fait maints développements sur le sujet, mais ici il faut faire court. Sans poussez le sens de l’ellipse et du raccourci jusqu’au classique mais expéditif ‘à droite tous les salauds, à gauche tous les cons’ on note des points de repère sur lesquels l’unanimité peut se faire. Par exemple il est rare d’entendre des gens de droite se donner pour les seuls progressistes, alors qu’en face cette prétention suinte de partout. Elle est illusoire.

      Glycère Benoît Le 8 janvier à 22:44
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