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Accueil > Politique | Entretien par Nathanaël Uhl | 8 juin 2015

Pouria Amirshahi : « Il faut dépasser les tribus de la gauche »

À la sortie du congrès du PS, le député frondeur Pouria Amirshahi propose un nouveau mouvement citoyen pour préparer l’après 2017 : un « mouvement commun » et ouvert pour réinvestir le débat public et imposer les idées qui rassemblent à gauche.

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Regards. À l’issue du congrès du Parti socialiste, vous appelez vos camarades à « exister à côté du PS ». Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Pouria Amirshahi. J’ai, à plusieurs reprises et depuis longtemps, caractérisé la politique du gouvernement comme libérale et sécuritaire. Aujourd’hui, il faut la dépasser. Le Parti socialiste est vieillissant, molletiste… Je ne veux plus perdre de temps en bagarres internes à la gauche, mais aller vers un mouvement commun avec les écologistes, les communistes, ainsi que ces milliers de citoyens qui ne se reconnaissent plus dans les partis. Pour créer ce mouvement citoyen de type nouveau, il faut dépasser les chapelles, les tribus, de la gauche. Donc, il faut éviter les préalables, les injonctions mortifères comme celle de quitter sa famille politique et, à l’inverse, faire le pari de la sincérité.

« Je ne demande à personne de quitter son parti »

Est-ce vraiment possible ?

Nous sommes nombreux à être d’accord sur les enjeux pour l’avenir : l’écologie alternative, la redistribution des richesses, une autre politique étrangère. Il est essentiel de réunir celles et ceux qui vont dans ce sens. Mais il ne faut pas poser de préalable. Donc, je ne demande à personne de quitter son parti, mais bien d’agir pour réimposer, dans le débat public, les idées transformatrices que sont l’égalité réelle entre Français de toutes consciences et provenances ; la raison et la morale en économie ; une autre stratégie dans la mondialisation… Ces idées sont absentes du débat public en raison de la médiocrité, des frilosités, des renoncements et des servitudes qui empêchent de s’exprimer aujourd’hui dans les cadres partisans.

« Exister à côté du PS » n’est-ce pas, déjà, ce que font les gauches du PS au travers du club "Gauche avenir", les frondeurs lors des universités d’été, ce que vous avez-vous-même fait à la Bellevilloise ?

C’est en effet dans cet objectif que j’ai organisé une rencontre à la Bellevilloise en demandant, alors, aux politiques d’être humbles, à l’image de celles et ceux que nous avons mandat de représenter. J’ai voulu que nous, dirigeants politiques ou élus, écoutions la société civile. Dernièrement encore, j’ai participé, dans le même sens, au Forum européen des alternatives. C’est aussi ce que nous avons entrepris, il y a deux ans, avec celles et ceux que vous, journalistes, vous appelez "frondeurs". Nous avons tâché de dépasser les clivages, les chapelles, les enjeux de personne. Cela a permis de mettre à jour des préoccupations partagées avec nos amis écologistes et communistes. Il est plus que temps de dépasser la sidération dans laquelle nous a tous plongés le tournant opéré par le président de la République. En même temps, vous le rappelez, nous avons travaillé depuis deux ans. Et cet amalgame politique commence à prendre tournure. Il faut désormais aller plus loin et renouer avec une action résolue en faveur du progrès.

« Il faut éviter le poison de la présidentielle de 2017 »

Beaucoup, à gauche du PS, posent la question de votre sincérité. Que leur répondez-vous ?

Aucune majorité parlementaire ne refuse de voter la confiance ou le budget présenté par l’exécutif qu’elle a mis en place. Je l’ai fait, à plusieurs reprises. On peut certes me reprocher de ne pas avoir voté contre. Mais s’abstenir, c’est déjà refuser. À côté, j’ai voté en faveur d’une écrasante majorité de lois qui allaient dans le bon sens. Sans sectarisme ni agressivité, nous avons, avec les "frondeurs", imposé l’idée d’un débat parlementaire libre. Parce que nous procédons du peuple et pas de l’exécutif. Nous avons, collectivement, fait acte d’émancipation tout en nous regroupant, en fédérant des parlementaires issus de sensibilités différentes. Désormais, il est temps de nous ouvrir à la société, d’accélérer le mouvement dialectique entre la politique citoyenne et sa représentation. C’est pour cela qu’il faut mener un dialogue permanent, avec celles et ceux qui sont dans les partis de gauche mais, surtout, avec celles et ceux qui luttent au quotidien contre les discriminations, avec les artistes, les syndicalistes, les entrepreneurs de l’économe sociale et solidaire…

Comment faire pour donner à voir ce nouveau rassemblement alors que les échéances électorales se rapprochent ?

Il faut éviter le poison de la présidentielle de 2017 qui pétrifie ceux qui manquent de courage et qui exacerbe les opportunismes. S’il est possible de se rassembler d’ici là, si nous parvenons à donner à voir ce mouvement commun, pourquoi pas. Sinon, chacun fera son choix. Mais je préfère que nous préparions la France d’après, d’après 2017. Pour cela, il faut repolitiser les temps inter-électoraux, ceux qui séparent les différents scrutins.

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  • Maintenant, Mélenchon félicite Philippot ! Puisque nous ne le ferons pas taire, nous devons le désavouer publiquement !
    Sur France 2, à l’émission Télématin du 12 mai 2015, Jean-Luc Mélenchon a proféré des propos d’une extrême gravité dont on peut s’étonner qu’ils aient été si peu repris, encore moins dénoncés.

    Citons ses mots exacts : « Je félicite Monsieur Florian Philippot de nous avoir débarrassés de ce vieux fasciste, parce que nous, on y était pas arrivés, mais lui, il y est arrivé ». Ensuite : « Pour le reste, il est lui-même quelqu’un d’assez habile mais dont finalement le bobard finira par éclater ». « ll ne suffit pas de pomper mes discours et de voler dans le programme « l’Humain d’abord » pour finir par passer pour quelqu’un d’honnête politiquement ».

    Certains de nos camarades du PCF se demandent s’il est encore important de relever les élucubrations, provocations et calculs politiciens de Mélenchon, tant ils sont las du personnage, tant – pour eux qui en ont l’expérience directe – l’opportunisme de son « parti de gauche » éclate.

    Je fais partie des communistes qui ont dénoncé dès le départ le recrutement par la direction du PCF de Mélenchon afin de poursuivre, sous la dénomination « Front de gauche », la mutation réformiste du parti. Même si l’effet Mélenchon est largement retombé depuis 2012, je pense qu’il est encore malheureusement nécessaire de dénoncer de telles dérives. D’abord pour la gravité même des propos de Mélenchon au sujet du FN. Ensuite parce qu’il reste, objectivement, médiatiquement, le dépositaire de la parole du Front de gauche, engageant encore le PCF, tant que ce dernier ne sera pas complètement revenu de cette expérience destructrice.

    Marine Le Pen et Philippot ne sauraient rêver meilleur appui à leur entreprise de dédiabolisation du Front National. Mélenchon donne à Philippot un blanc-seing : il n’est pas un fasciste comme Jean-Marie Le Pen mais un politicien comme les autres (comme lui-même ?), fût-il malhonnête. Pourtant, le discours du 1er mai de Marine/Philippot a entonné des accents racistes anti-immigrés d’une rare violence, assimilant notamment les réfugiés et demandeurs d’asile aux assassins des attentats de janvier. Marine Le Pen et Philippot ne sont pas en recul sur Jean-Marie Le Pen ! L’histoire nous montre qu’une partie des fascistes, à commencer par Mussolini, avait grenouillé au sein de la social-démocratie avant de se révéler comme Philippot.

    Plein d’arrière-pensées, des leaders UMP comme Xavier Bertrand ou Christian Estrosi ont appelé Marine Le Pen à exclure Jean-Marie Le Pen pour mieux ouvrir la voie à des alliances avec l’extrême-droite. Mélenchon leur facilite le travail !

    Peu nous importe, à nous progressistes, antifascistes, de mesurer quelle est la part de calcul politique et quelle est la part d’affrontement culturel et familial parmi ces fascistes de Le Pen et Philippot. Les vecteurs et expressions du fascisme changent au fil du temps. L’antisémitisme, ou, à une petite échelle, l’homophobie, ou encore la nostalgie du Pétainisme cèdent partiellement le pas, en France comme dans bien d’autres pays d’Europe, au déchaînement du racisme anti-immigrés, contre les personnes supposées de confession musulmane. La nostalgie des guerres coloniales perdues continue néanmoins d’unir les générations de fascistes français…

    Peu nous importe aussi de démêler les fils des calculs politiciens de Mélenchon, admirateur et copieur brouillon de Mitterrand. Mais nous devons contrer ses dégâts.

    Dans son interview sur France 2, il suit un autre disciple de Mitterrand, François Hollande qui vient de comparer les discours de Marine Le Pen « à des tracts du PCF des années 70 ». Tous les communistes avaient trouvé infâmes ces propos. Mélenchon les transpose en accusant Phillippot de « pomper ses discours » et le programme du Front de gauche (même s’ils sont très fades à côté du programme social et communiste du PCF des années 70). Mélenchon a-t-il dans l’idée de s’approprier les succès électoraux du FN, d’en profiter de son côté ? Dans tous les cas, comme Hollande l’a calculé, il donne un scandaleux quitus social « de gauche » au discours du FN et reprend sa comparaison insultante pour les progressistes et, en premier lieu, les communistes.

    Toutes ces félicitations de Mélenchon à Philippot relativisent la gravité de la thèse de son dernier opuscule, titré « Le Hareng de Bismarck, le poison allemand ». Il n’y a pas 5 ans, Mélenchon, le Maastrichien, dans son précédent livre « Place au peuple » invitait à constitution d’un parlement commun franco-allemand pour souder l’Union européenne. Le voilà maintenant qui s’adonne à un discours nationaliste, flirtant à chaque phrase avec un chauvinisme et une xénophobie dignes des éditoriaux revanchards de la presse bon marché d’avant 1914. Heureusement que Mélenchon explique avoir écrit un « pamphlet » ! Cela fait mieux passer son absence totale de rigueur intellectuelle et historique, détournant superficiellement certaines analyses de l’économie et de la société allemandes, reprenant tous les lieux communs sur l’Allemagne et les Allemands. En ressort un nationalisme opportuniste proprement dégoûtant, regorgeant d’insultes, assimilant les Allemands à Merkel, Merkel à Bismarck, le peuple allemand à un peuple de rentiers, implicitement raciste et dominateur etc. Tout cela, en pleine phase avec la logique de l’UE, n’empêche absolument pas le Maastrichien de 1992 de réaffirmer sa foi dans l’euro !

    L’interview à France 2 nous exempte d’une plus ample analyse de son « pamphlet » qui suit l’infâme « tweet » traitant une députée allemande de « caricature de boche de bande dessinée ».

    Mélenchon joue un jeu très dangereux. Il essaie de se placer dans le sillage, à « gauche », du FN pour profiter d’un hypothétique effet d’aspiration, sur le mode populiste et démagogique.

    Nous n’identifions absolument pas Mélenchon au FN. Cela ne nous empêche pas d’alerter sur le danger extrême de sa posture politique, « Front contre Front », telle qu’elle s’est déjà manifestée dans son parachutage désastreux à Hénin-Beaumont aux législatives de 2012.

    Sur le mode du FN, Mélenchon sera toujours battu et aidera toujours la poussée du pire. Le FN fait son beurre du fait qu’il n’ait jamais été dans le « système » (en apparence !). Mélenchon insulte le « système » mais lui-même reconnaît qu’il en est un vieux cacique, naviguant entre les congrès du PS et les fauteuils parlementaires.

    Mélenchon affiche une critique « radicale » de l’Union européenne. Mais il reste fondamentalement collé à l’euro, suivant son militantisme radical pour Maastricht. Dans la même démagogie anti-européenne, la famille Le Pen n’est pas plombée par de tels handicaps, aux yeux de l’opinion publique.

    Mélenchon joue de la fibre nationaliste et choisit d’essayer de réveiller des sentiments anti-allemands. Là encore, sur ce terrain affreux, il ne fait qu’apporter de l’eau au moulin des Le Pen fille et père et de Phillippot qui entretiennent la xénophobie et le racisme contre des composantes de la population française, immigrés, originaires de pays où la religion musulmane est répandue, que le système met directement en concurrence avec autres composantes de la société nationale.

    Pour nous communistes, je vois deux priorités concernant nos relations à venir avec Mélenchon.

    La première, c’est de condamner formellement ses propos, ses dérives, sa conception, sans avoir peur, pour ceux que cela concerne, de faire son autocritique. Cela ne signifie pas de repousser les milliers de personnes, y compris dans le petit Parti de gauche en pleine crise, qui ont cru retrouver leur engagement dans l’illusion électoraliste de Mélenchon 2012. Mais, continuer à « couvrir » Mélenchon, c’est cautionner ses positions nauséabondes et dangereuses.

    C’est aussi pour le PCF s’affaiblir encore davantage et pour plus longtemps. Le divorce entre Mélenchon et le PCF est inéluctable comme la reconnaissance de l’échec de l’opération « Front de gauche ». Mélenchon a intérêt à prolonger le processus pour continuer à bénéficier de la pension alimentaire du PCF, finir de plumer la volaille communiste. Au-delà – les propos de Hollande l’ont confirmé – le système capitaliste n’oublie jamais qu’il a rencontré en France avec le PCF son seul adversaire politique conséquent. Et il veut le liquider jusqu’au bout.

    A côté de cette première priorité – forcer la rupture au lieu de la subir – une autre est essentielle, notamment face au rôle assigné par le système au FN : assumer les positions historiques du PCF, notamment le rejet internationaliste, sur une base de classe, de l’Union européenne, instrument irréformable de collaboration entre les impérialismes européens sur le dos des peuples.

    Emmanuel Dang Tran Le 8 juin 2015 à 05:16
       
    • Mélenchon a été le premier à relever l’insulte de Hollande aux communistes à propos des tracts du FN. Votre laborieuse démonstration est un tissu de contre-vérités , de propos tronqués et d’auto-persuasion qui me rappellent les meilleures heures du PC. Relisez Manolis Glezos pour vous remémorer ce que furent les communistes à une époque. Quand la seule ligne d’horizon des communistes est la survie DU parti et non plus l’anéantissement du capitalisme, on mesure le chemin parcouru à rebours et la nécessité impérative de coller au PS pour colmater les fissures de la forteresse.

      Mac Cullers Le 8 juin 2015 à 10:32
  •  
  • Plutôt que de dénoncer une ixième opération enfumage de l’Elysée et de la sociale-collaboration via l’une de ses nombreuses marionnettes qui parle de "redistribution des richesses, de morale dans l’économie et d’une autre "stratégie dans la mondialisation" et jamais de la socialisation des banques, grandes entreprises stratégiques, transports, énergies, eau...qui parle de ses amis EELV et communistes à l’exclusion des anticapitalistes avérés et qui, comme par hasard refuse de parler de la présidentielle, le sieur Dang Tran, aveuglé par le déni pathologique d’un siècle d’erreurs et aberrations ouvrièristes, volontaristes et staliniennes ne trouve rien de mieux que de vomir sa haine de Mélenchon à l’issue d’une interview qui le passe volontairement sous silence ! Il y a décidément urgence à ne plus perdre notre temps, notre honneur, notre force militante dans cette nasse mortifère qu’est" l’alliance" avec le PCF.

    Fulgence Le 8 juin 2015 à 10:00
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  • Autain, Laurent, et d’autres perdent beaucoup d’énergie à ne se positionner que contre Mélenchon, et à rouler pour le PS. Cet article est une vilénie pathétique de plus totalement déconnecté de la lutte des classes et de la réalité du libéralisme dont le PS est le thuriféraire.

    Mac Cullers Le 8 juin 2015 à 10:17
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  • Bon,comme si il n’y en avait pas assez à la gauche de la gauche, encore un qui veut créer un nouveau mouvement. La division dans la division. Rien de mieux pour que la gauche se prenne des raclées électorales. Faudrait dire a ce monsieur Pouria, que des rassemblements citoyens, y’en a déjà, et qu’il n’est pas utile d’en rajouter. A moins que tout cela ne soit qu’une vaste esbroufe supplémentaire de la part de ces frondouilleurs, pour casser ce qui se met en place pour les régionales. Quand au stalinien DANG TRAN, nul besoin de s’énerver sur les propos hallucinants d’un minable qui ne représente que lui- même au sein d’un parti en fin de vie.

    alain Le 8 juin 2015 à 10:46
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  • Minable est celui qui méprise le contradicteur.
    Alain,tu l’es !
    Stalinien ne veut rien dire,62 ans après sa mort,dans la culture d’un pays où heureusement le bolchévisme stalinien ou trotskyste,n’a jamais gouvernè.
    Grâce au PCF,au gouvernement entre 1945-1947 car il était le premier parti de France.
    Il s’est opposé alors aux trotskystes de l’OCI ,organisation de Mélenchon,Cambadélis ,Jospin et c’est moins connu de Pompidou.
    En 1968 et aprés,le PCF a continué son combat contre l’irresponsabilité gauchiste.
    A juste titre,il a suivi le mot d’ordre:gardons l’essentiel (les alloc,les 57% d’argent du PIB,dans l’économie publique etc..),et délaissons la masturbation intellectuelle.
    bravo à Emmanuel Dang Tran,que nous aimerions lire plus souvent sur ce site.
    Cela changerait des élucubrations répétitives,des illuminés qui anonent continuellement Leurs mélenconneries..

    Heavy dan Le 8 juin 2015 à 20:04
       
    • Pardon Heavy dan, j’ai sous-estimé vos forces. Le minable DANG n’est pas seul ,vous êtes au moins 2.

      alain Le 8 juin 2015 à 21:25
    •  
    • Décidément Regards devient le rendez vous des ultras du PC ! Alors Clémentine, heureuse ?

      Mac Cullers Le 8 juin 2015 à 21:25
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  • On l’aura compris, Pouria Amirshahi recrutant pour grossir le clan des Frondeurs, donc le PS, et Emmanuel Dang Tran plaidant pour un retour à l’autonomie du PCF caressent tous deux le même espoir : l’éclatement du Front de Gauche.
    De parfaits politicards lobbyistes.

    Jean-Marie Le 8 juin 2015 à 22:15
  •  
  • Evidemment,les Teigneux du pédégé.
    Non seulement vous profitez de ce site,ouvert,tolérant,pour insulter tout le monde sauf votre maitre,Mélencon,mais en plus vous n’avez pas analysé l’échec de Mélencon,face au FN.
    Ricaner comme une Hyène ne suffit pas.Faut réfléchir en politique !
    Dans les recompositions de la politique intérieure, la principale conséquence de la victoire du « non » aura été d’accélérer la mutation du Front National. En montrant qu’il existait, en face des classes moyennes converties à l’eurolâtrie, un électorat populaire orphelin et prêt à se donner à celui qui serait à l’écoute de ses problèmes, la victoire du « non » a ouvert un espace politique aux secteurs les plus « populaires » du FN et donné à des personnalités souverainistes comme Florian Philippot de prendre pied dans l’appareil du FN. Rétrospectivement, c’est le Front National qui se sera donné les meilleurs outils pour récupérer l’héritage électoral du « non », en se posant radicalement en parti anti-UE et anti-Euro pendant que les « nonistes de gauche » tergiversent toujours sur le thème de « l’autre Europe » et n’arrivent pas à décider s’il faut ou non sortir de l’Euro.
    JLM est bien loin du compte.
    Vous au pédégé microscopique,dont la seule activité et de polluer ce site,vous devez retourner au PS,voir si JLM ne pourrait pas reprendre du service avec les Maastrichtiens,ses copains.

    Maurice Le 9 juin 2015 à 07:09
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  • Intéressant le jeu de C. Autain dans cette période décisive, fidèle soutien de Laurent, elle est de toutes les initiatives avec les PS "dissidents" c’est-à-dire tous les morts de peur devant le déclin de leur parti. Elle est de toutes les interview dans l’Huma, caution féministe, d’un discours de plus en plus racoleur, elle est de toutes les initiatives de brouillage du discours du Front de Gauche. Elle devient quasi l’égérie des anti-mélenchon. Elle qui fustige les "nains politiques" elle est de toutes les estrades sur lesquels se côtoient socialistes de droite et de gauche, communistes aux abois, écologistes dans la ligne donc de droite, toutes et tous animés d’une même anxiété et unis dans même combat battre Mélenchon. Ce qui est pour le moins dans la situation actuelle une visée un peu courte pour le moins. Elle qui défend la "finesse" dans les analyses, qui dit ne pas aimer les analyses réductrices , se méfie des "populismes" réducteurs, est un des bras armés de l’entreprise de récupération racoleuse du PS pour tenter de capter les mots et surtout l’électorat de Mélenchon. Que ne fait-on pas pour conserver la manne financière qui tient à flot le journal.

    Mac Cullers Le 9 juin 2015 à 07:16
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  • Autain te donne des leçons,Mac cullers.
    Regardes là et apprends !
    Faire de la politque ,c’est autre chose que d’insulter le PCF,les contributeurs membres du PCF comme moi,à l’abri derrière ton clavier.
    mes messages n’ont été censuré par personne et ne le seront pas.Mes interventions sont de loin les plus pertinentes,pour qui s’intéresse au PCF et à l’avenir d’Ensemble.Et aprés tout insulte anti-PCF/réplique pro-PCF,font monter le site dans le classement des blogs politiques.Le critère du classement annuel,est le nombre de connexions.grâce à moi,’Regards’ va faire pété les compteurs..
    C’est ma façon ,de contribuer à la consolidation de cet excellent site qu’est’Regard’.
    nous avons enterré le PG dont seuls subsitent 3 peudos,ici,sur ce site,hargneux,rageur.Il faut les conserver tels quels pour les sessions de formation des JC.Une 3ième est prévue en décembre quand Fillipi aura repris du service...
    chacune des insultes anti-PCF a été contrée et le sera sytématiquement
    nous avons fait sortir le loup anti-PCF du bois mouvementiste
    nous avons conclu qu’il est important que Mélenchon se présente en 2017,de façon à ce qu’il comprenne ses erreurs.
    J’ai rendu un hommage mérité à Bonnafé ,Martelli,Aubert et globalement aux camardes d’Ensemble.
    à si quand même,rappelons que ensemble et en commun(iste) sont synonymes.
    Maintenant afin de consolider les évidentes convergences,je présente une question politique de fond.
    Ceux qui la comprendront se tairont,les autres comme d’habitude,bavant et éructant,violemment,verseront dans l’anti-pcfisme trotskyste.
    Quelque part rien de tel,pour faire émerger les atavismes réactionnaires.
    Quitter l’UE,est ce la solution ?
    Il me semble que les gens qui pensent comme cela, devraient plus prendre au sérieux cet argument de la nécessité que les pays européens se solidarisent entre eux : que chacun se dispose à réagir comme si on l’avait agressé lui, quand on agresse un des autres, de manière à former une entité géopolitique capable de se défendre face aux grosse entités géopolitiques de l’avenir. Car, même à l’avenir, personne n’aura de droits qu’il n’a la force de défendre.
    Ne verras t on,pas dans les prochains jours,en Grèce des évènements qui infirmeront ou confirmeront cette thèse ?
    Autre émergence ,contre toute attente ce n’est pas le droit français aussi est modifié mais le droit allemand.
    Ainsi en ce qui concerne le salaire minimum.Une ébauche incomplète est mise en oeuvre à partir de 2016 en Allemagne.En 2015,le droit du sang typique de la Germanité sera remplacé par le droit du sol,typique de la Francité.
    La question qui me taraude est qu’à l’heure de la mondialisation n’assiste t on pas à un regroupement des voisine européens sur des bases modernes,laïques et sociales,à le française.Auquel cas ,la position europo sceptique peut se comprendre ,plus qu’une position absolue de rejet européen.D’ailleurs,quid du Fhaine ?
    une partie du FN serait en train d’atténuer leur rejet de toute Europe.selon certains ’politologues à la Dominique Reynié.
    Au fond,c’est pour cette hypothétique possibilité,que je reste membre du PCF seconde division.Avec le PCF,c’est l’assurance,que Mélenchon travillera pour les peuples,en pénitence,de tout son passif d’activiste Maastrichtien.
    Maurice Le 9 juin à 13:47

    Maurice Le 9 juin 2015 à 13:56
       
    • Bref, on l’aura compris, Maurice n’est là que pour nous servir du PCF jusqu’au comma éthylique.
      La vanité ne l’étouffant pas ("Mes interventions sont de loin les plus pertinentes", sic !), ne lui sont gré que ses perroquets.
      Il a manifestement refoulé le score de son parti (3,37 % en 2002 - 1,93 % en 2007).
      Son cogito perso est : "J’adhère au PCF, donc le PCF est grand".
      C’est encore un enfant, ne le fâchons pas, laissons-lui son hochet.
      Mais de grâce, qu’il relise son gloubi-boulga avant d’éditer, ou qu’il laisse la place à un acolyte sachant mieux s’exprimer. Alors, peut-être, pourra-t-on dialoguer sereinement.

      Jean-Marie Le 9 juin 2015 à 23:59
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  • A Cesson-Sévigné, en 1995, nous avons eu un problème semblable à celui que rencontre aujourd’hui la gauche à régler. Dans cette ville de 15000 habitants enserrée dans le périphérique de Rennes avec la capitale bretonne, la gauche était représentée par une association citoyenne de gauche dont les membres n’osaient pas adhérer au PS et une majorité socialiste très « démocrate ».

    Un vote, juste avant les municipales, a abouti à complète indécision sur la stratégie à tenir aux élections municipales : une moitié s’est alliée à l’association citoyenne, l’autre aux militants du PCF et à des militants syndicaux ou associations locales de parents d’élèves, d’associations écologiques, tous habitués des manifestations organisées à Rennes : nous voulions introduire le débat politique dans les affaires municipales.

    De cette histoire, il reste une association organisée en deux collèges : le premier, seul habilité à voter, composé de personnes et le second, observateur, composé de représentants des partis de gauche.

    L’équipe de gauche est constituée de militants du PS, du PCF, d’ex du NPA, du PT, Nouvelle Donne, syndicalistes à la CFDT, à la CGT dans le premier collège. Le parti de gauche y envoie même régulièrement un représentant au titre du deuxième collège même sans avoir de membre au premier collège.

    Le modèle de l’équipe de gauche est intéressant, il n’aliène pas la liberté des organisations du deuxième collège, ni celle collective des membres du premier collège et permet la mise en mouvement.

    Je pense que donner cette forme au mouvement dont il est question ici permettrait de l’organiser en évitant de l’instrumentaliser au service d’un parti ou d’une organisation ni d’obliger quiconque à quitter son parti ou son organisation.

    Amitiés

    Patrick SOULIER Le 9 juin 2015 à 15:06
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