Accueil > Politique | Par La rédaction | 28 février 2017

Pourquoi nous voulons un débat public Hamon-Mélenchon

Depuis plusieurs jours, Mediapart, Libération et Regards appellent Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon à débattre publiquement de ce qui les distingue dans la course à la présidentielle et justifie leur impossible entente aux élections à venir. Les électeurs de gauche sont en droit de savoir ce qui interdit véritablement une candidature unique.

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Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon seront donc tous les deux candidats à la présidentielle « jusqu’au bout ». C’est ce qui a été acté lors d’un dîner entre les deux hommes vendredi soir, dans un restaurant chilien du quartier Ménilmontant, à Paris. Dîner tenu secret et à huis-clos, et dont l’existence a été révélé par un collaborateur du site culturel Diacritik qui se trouvait là par hasard. Les entourages ont dû confirmer puis les deux candidats commenter en quelques phrases lapidaires l’impossibilité d’une fusion des candidatures et d’une union de la gauche.

En faisant le choix de maintenir et l’un et l’autre leur candidature, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon prennent la responsabilité historique de voir la gauche éliminée dès le premier tour de la présidentielle, le 23 avril. Ce ne sont pas seulement les sondages qui le laissent prévoir, mais un examen de terrain et une analyse des tendances de cette campagne. Benoît Hamon ne parvient pas même à convaincre les électeurs socialistes et l’appareil du PS. Jean-Luc Mélenchon ne réussit pas plus à élargir ses soutiens et imprimer une dynamique nouvelle à sa campagne.

Sauf accident ou énorme événement politique (il n’en a certes pas manqué depuis le début de cette campagne), l’élimination de la gauche et des écologistes est une quasi-certitude. Un dîner à huis clos entre deux hommes peut-il tenir lieu de délibération quand des millions d’électeurs de gauche s’interrogent et soupèsent le pour et le contre de ce qui pourrait devenir une candidature unique ?

Ce lundi, Jean-Luc Mélenchon évoque « l’avenir de l’Union européenne » comme irréductible désaccord. C’est effectivement le point de rupture le plus sensible. Mais un compromis est-il absolument impossible, une fois laissées de côté les positions incantatoires de l’un et l’autre camp ? De son côté, Benoît Hamon a gagné une primaire sur une ligne de gauche et remet au cœur des priorités politiques la question sociale, l’urgence démocratique et la nécessaire transition écologique. Ces thématiques se retrouvent en tout aussi bonne place dans le programme de la France insoumise. Il faut donc en conclure que la somme de leurs convergences est moins importante que la soustraction de leurs désaccords. Encore faut-il qu’ils en fassent la démonstration. Publiquement.

Un point notamment nous semble devoir faire l’objet d’une discussion : celui de la réforme institutionnelle dans une démocratie à bout de souffle. Assemblée constituante voulue par le candidat Mélenchon ; changement de République et de système de représentation politique chez le candidat Hamon : n’y-a-t-il pas là un socle commun à partir duquel, justement, se redéfiniront les politiques à mettre en œuvre ? Si le maintien des candidatures de Hamon et Mélenchon se justifie sur le fond et la forme -ainsi en ont-ils décidé- , ils doivent des explications circonstanciées, publiques, aux électeurs. Un débat s’impose entre les deux figures pour mieux éclairer le choix que devront faire les électeurs – notamment de gauche.

Ce débat que nous proposons est donc une initiative d’explication et de sursaut. Explication pour comprendre exactement comment Hamon entend gérer l’héritage du quinquennat Hollande et s’en émanciper ; pour comprendre si Mélenchon est disposé à ne pas seulement s’engager dans une aventure présidentialiste isolée. Sursaut pour entamer la reconstruction de la gauche dès aujourd’hui, sans attendre qu’une défaite assurée ne la rende plus longue, plus complexe, plus douloureuse encore.

Il ne nous appartient pas d’appeler à une candidature unique de la gauche. En revanche, l’exigence d’un débat public – face à la menace d’une droite conservatrice et d’une extrême droite désormais aux portes du pouvoir – relève de la responsabilité des candidats de la gauche. Ils doivent cette discussion croisée aux Français. C’est la raison pour laquelle les rédactions de Libération, Mediapart et Regards s’associent pour organiser un débat vidéo en direct de deux heures, de 20h30 à 22h30, et invitent Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon à en accepter le principe. Nous restons à la disposition de leurs équipes pour affiner le cadre de ce débat.

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  • Pourquoi débattre ? Hamon, quel est son programme ? Où est-il ?

    Jlm2017. fr

    Pierre Magne Le 28 février à 10:53
       
    • Hamon et JLM sont co-irresponsables, incapables à faire compromis sur l’UE.

      Magnus Le 28 février à 12:03
    •  
    • Jean Ziegler soutient la France insoumise !
      "Il n’existe pas d’impuissance en démocratie. La France est une grande et vivante démocratie. Le pouvoir d’État s’y exerce par délégation du peuple souverain. Des élections présidentielles auront lieu en mai prochain, des élections parlementaires en juin. Je lis les programmes des candidats et des candidates. Le programme de Jean-Luc Mélenchon, publié sous le titre « L’Avenir en commun », contient sur 125 pages des mesures concrètes, efficaces, applicables immédiatement, pour contribuer à abattre l’ordre cannibale du monde." "Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’Homme aux Nations Unies. (Interview Nouvel Obs 26 février 2017) C’est quand-même d’une autre envergure que d’être soutenu par le pauvre Piketty.

      Noir Dhaisir Le 28 février à 15:29
    •  
    • L’art et la manière de laisser une occasion historique (et vitale) de créer un nouveau mouvement de gauche. Il va falloir admettre que le PS n’a plus de positionnement politique clair : la moitié Macron qui est social-démocrate à l’ancienne et la moitié Hamon/Mélanchon qui porte un projet de société post-carbone.

      mathieu Le 28 février à 17:23
    •  
    • Il est hors de question pour les insoumis dont je suis, de faire une quelconque alliance avec le PS. Hamon clame haut et fort qu’il reste PS, alors qu’ il est de plus en plus désavoué par ses pairs ?
      Jadot a fait l’alliance, et EELV en sort divisé ! La seule possibilité d’unité serait une rupture de Hamon avec le PS ! Le reste est une vision angélique et incantatoire des problèmes. Faite votre boulot messieurs de l’info au lieu de renvoyer les deux protagonistes dos a dos , ce qui est une manœuvre qui ne vous fait pas honneur.

      Serres Jacques Le 1er mars à 09:59
  •  
  • Très bonne initiative... qui ignore complètement le fait que l’objectif de Hamon est soit de devenir président dès 2017, soit de faire perdre la gauche pour revenir en 2022.... et qui ignore que la majorité des électeurs de la France Insoumise ne voteront jamais pour le PS en 2017.

    Hamon doit se désister : c’est la seule solution possible pour être sûr que la majorité des électeurs d’un candidat se reportent sur l’autre.

    zop Le 28 février à 11:05
       
    • Pourquoi, Benoit Hamon devrait se désister au profit de JLM, alors même que c’est celui qui est le mieux placé dans les sondages. De plus, le fait qu’il soit assez "centre" lui permettrait de rallier aussi bien des gens de centre gauche tentés par Macron, que des radicaux de gauche. Alors parlons rassemblement, oui , mais soyons logiques.

      yahi Le 28 février à 15:38
    •  
    • Il y a encore des partisans de la tambouille électorale !
      A ce jeux on perd, et son honneur, et les élections !
      Commet convaincre des Français de voter pour un candidat PS qü’ils haïssent ? A la suite par exemple de la loi El Khomri, et d’autres lois, et des mensonges de Hollande ...

      Pierre Magne Le 28 février à 17:06
    •  
    • Il y a encore des partisans de la tambouille électorale !
      A ce jeux on perd, et son honneur, et les élections !
      Comment convaincre des Français de voter pour un candidat du PS qü’ils haïssent ? Auraient-ils oublié
      par exemple la loi El Khomri, et d’autres lois, et 2005. Et les mensonges de Hollande ?...

      Pierre Magne Le 28 février à 21:59
    •  
    • Ceux qui pensent encore que B.Hamon peut rassembler les électeurs de gauche et se réfèrent à des sondages bidons sont de doux rêveurs . Le camp Hamon commence à partir en digue/ digue M. Valls et ses partisans, lui mettront des bâtons dans les roues . Le PRG ne lui apporte plus son soutient . Il ferait mieux de se désister en faveur de JL Mélenchon dont le mouvement est solide et bien structuré qui en aucun cas ne votera PS.

      martin Le 2 mars à 16:03
    •  
    • Ceux qui pensent encore que B.Hamon peut rassembler les électeurs de gauche et se réfèrent à des sondages bidons sont de doux rêveurs . Le camp Hamon commence à partir en digue/ digue . M. Valls et ses partisans, lui mettront des bâtons dans les roues . Le PRG ne lui apporte plus son soutient . Il ferait mieux de se désister en faveur de JL Mélenchon dont le mouvement de la France Insoumise est solide et bien structuré et qui en aucun cas ne votera PS.

      martin Le 2 mars à 16:06
  •  
  • Des explications, nous en avons effectivement bien besoin sur les objectifs d’une partie de la rédaction de Regards (les objectifs de Libérations sont malheureusement clairs).

    Après avoir essayé de nous séduire pendant des mois par la primaire de toute la gauche puis par la nouvelle donne qu’aurait imprimé Hamon, on veut nous faire peur avec la responsabilité qu’Hamon et Melenchon prendraient en se s’alliant pas.

    Vous savez parfaitement qu’Hamon est le candidat d’un parti qui ne peut pas s’allier à Mélenchon. Et vous savez parfaitement que , même si Melenchon venait à tomber dans la rade de Brest et ne pouvait donc pas se présenter, cela ne changerait strictement rien au résultat de Hamon à un éventuel second tout où il serait présent et où il perdrait à tous les coups

    Pour être élu, Hamon aurait besoin d’être un candidat unique au second tour ! Et même dans ce cas, son programme ne s’appliquerait pas car , après législatives, la majorité des députés de son parti voudrait appliquer un autre programme.

    Passez à des choses plus sérieuses si vous ne voulez pas que nous passions de Régards !

    Pierre Le 28 février à 11:12
  •  
  • Il est évident qu’Hamon cherche à se construire une carrière. Il vise la prochaine présidentielle. Pari très risqué. Et tant pis pour ceux qui souffriront entre-temps.

    Julie Le 28 février à 11:12
  •  
  • Il faut lancer une pétition pour obtenir ce débat.

    Pinault Le 28 février à 11:18
       
    • Objectif de cette pétition :
      270 000 signatures !
      C’est le nombre cette semaine des soutiens au candidat et au programme l’avenir en commun.

      Donc courage : lancez, lancez , lancez, lancez , lancez......

      Bonne chance ,

      Pierre Magne Le 28 février à 17:14
  •  
  • "union union" certes ! mais nous savons depuis que le front de gauche a été dissous, que la candidature de mélenchon a été décidée face à un appel surréaliste à une primaire allant de valls à mélenchon, que hamon a affirmé chez bourdin au sortir de son élection qu’il y aurait un bulletin Hamon...que ce ce n’est pas possible en l’état actuel du rapport de forces !
    A quoi bon donner l’illusion et donc faire oeuvre de diversion ?
    Ayons le courage de nous positionner pour un programme, une voie alternative au liéralisme et à la politicaillerie !
    vous désespérez les bonnes volontés (rares) militantes avec vos causeries de bien pensants parisiens !

    christian Le 28 février à 11:58
  •  
  • C’est quoi cette entreprise de démoralisation des électeurs (de gôche) à coup de pétitions et d’appels larmoyants à l’union ? La France Insoumise à un programme construit, suivons le, étoffons le et allons au bout sans nous faire manipuler par les médias mainstream ,qu’arrive-t’il à Regards ?

    franck-y Le 28 février à 12:25
       
    • Oui, allez donc jusqu’au bout. Tout le problème est là. La FI veut aller jusqu’au bout et détruire la seule option qu’à la gauche plurielle de gagner les présidentielles. En boucle, vous répétez que JLM sera candidat coute que coute, Ouvrez les yeux, regardez les sondages.
      La gauche peut gagner, mais unie. Sinon, perdons tous, chacun dans son coin, et, pour un bon moment. Ne croyez pas que la droite et L’extrême droite, laisserons le champ libre.

      yahi Le 28 février à 15:47
    •  
    • Depuis 2012, après Sarkozy, c’est la droite Hollande qui sévit et tu voudrais recommencer avec Hamon. Jamais !!!

      René-Michel Le 28 février à 22:33
  •  
  • Bonjour,
    Il me semble que Mr.Mélenchon soit plus capable pour gouverner notre pays vers le progrès avec plus de justice sociale.
    Il a une grande expérience des institutions et de la politique "certainement pas à lui qu’on va apprendre à faire des grimaces".
    Il est libre, ne demande plus à papa ni à maman avant d’agir.
    Il a toujours soutenu le progrès, les plus fragiles, la masse laborieuse, les minoritaires...
    Toujours révolté contre les injustices, le racisme, les guerres, parfois seul contre tous...
    A 65 ans, notre vie est plus derrière que devant.
    Alors ce qu’il fait n’est pas pour lui mais bien pour la nation et qu’importe ce qu’il lui en coûte.
    Etes vous prêt à faire comme lui ?
    Je dois vous avouer ma petite lâcheté ; je n’ai ni le talent ni le courage.
    Mais mon admiration pour ces hommes et ces femmes de convictions ne me suffit plus ; je me dois de les encourager du mieux que je peux.

    DE SYLVA Pierre Le 28 février à 13:10
  •  
  • Personnellement je m’en fous mais s’il y a de nombreuses personnes qui veulent un débat c’est normal qu’il ait lieu . Hamon c’est le changement dans la continuité et Mélenchon c’est le capitalisme national avec encore plus de flics, une garde nationale, le service militaire obligatoire, une politique anti-immigrés, répressive, pour imposer un état fort. Tout pareil que le PS. D’ailleurs s’opposer au FN en tant que tel a de moins en moins de sens : parce que, tout le monde le sait, une partie de sa politique est déjà en application et aucun de ces 2 bouffons réformistes roses pâle n’ont réellement l’intention d’y changer quoique ce soit.

    Durruti Le 28 février à 13:20
       
    • @Durruti délire complètement ou divague, en attribuant à JLM et à la France Insoumise le contraire de ce qu’elle est. Pure provocation gratuite de "troll", je suppose, qui ne mérite même pas discussion ni fatigue d’argument... Pardonnez lui !

      Pifpoche Le 1er mars à 01:11
    •  
    • Désolé de troubler l’ entre-soi qui règne ici. Vos discussions m’intéressent et je lis Regards depuis longtemps, sans pour autant être d’accord sur le fond. De temps en temps j’ai envie de m’exprimer comme vous mais je remarque que si on émet un avis divergent on est traité de troll délirant. C’est dommage ce sectarisme. Puisque vous vous prétendez de gauche essayez de comprendre TOUS ceux qui sont de gauche.

      Durruti Le 1er mars à 07:44
    •  
    • @durruti - je comprends que ça puisse etre desagreable d’être traité de troll... Mais, est-ce que vous n’avez pas l’impression d’aller juste un peu loin en énonçant quelques contre-vérités par exemple pour la "politique anti-immigré" de Mélenchon ?
       A priori, je ne vois rien dans son programme qui corrobore ce que vous dites !
      a) quand il s’oppose à la directive des travailleurs détachés, c’est :
       pour entraver ceux qui en font profit au detriment des travailleurs,
       pour denoncer la mise en concurrence des peuples par l’UE dont l’aboutissement risque bien d’etre l’essor des partis xénophobes (le sens de son discours au parlement, si vous prenez le temps de l’ecouter en entier),
      b) quand il propose de régulariser les "sans-papiers" qui bossent pour des connards sans morale qui les menacent de les donner aux flics s’ils n’acceptent pas ce qu’on veut bien leur donner !
      c) quand il explique qu’il faut accueillir dignement ceux qui sont arrivés jusqu’ici au lieu de les rejeter à la mer comme le préconnise le FN !
      d) quand il dénonce le fait d’empêcher les "migrants" d’entrer en Angleterre comme le fait d’entraver aussi la reunion des membres d’une meme famille (dont des enfants) !
      e) quand il évoque tout simplement le fait que penser avoir une "politique migratoire" avec bientot des deplacements de populations de dizaines de millions du fait des changements climatiques est completement con !
      Bref, on pourrait vous rétorquer beaucoup d’arguments à chacun de vos post "anti-France Insoumise"... mais j’ai comme dans l’idée que ca reviendrait à pisser dans un violon (ce qui peut être amusant j’en conviens).

      carlos Le 2 mars à 11:25
    •  
    • Vous n’avez pas lu le programme de la France Insoumises pour écrire de telles contre-vérités !

      martin Le 2 mars à 16:12
  •  
  • Pourquoi oui, pourquoi non.

    Au risque de provoquer des hurlements, je m’interroge sur l’opportunité d’un tel débat. Il est ou trop tôt ou trop tard (et inversement). Comme le rappelle Pierre Magne "où est le programme de Hamon ?".

    Si nous en retenons le principe, où quand comment et qui devons-nous convaincre ?
    Le Parti socialiste, qui a mené la politique que l’on sait depuis 5 ans, en se limitant à cette période ?
    Benoit Hamon lui-même mais à quel titre ? personnel ? représentant de "frondeurs" ?

    On voit bien les limites immédiates de cette démarche, politique sociale, financière, écologique, européenne, sixième république....etc. accords de pure forme, désaccords de fond, nous retrouvons nécessairement les clivages qui opposent le programme de la France insoumise et et le PS.

    Je le souligne plusieurs fois, l’Avenir en commun n’est pas le programme de Jean-Luc Mélenchon mais d’abord celui de la France insoumise qui l’a construit, amendé, adopté. Dire ceci est essentiel : La légitimité de Jean-Luc Mélenchon est là.

    Malheureusement pour Benoit Hamon, sa légitimité s’est construite sur la fausse représentation d’une primaire et non de ce qu’est le Parti socialiste. Primaire qui, telle une vague (au demeurant intéressante) l’a porté au devant en effaçant Valls, s’est retirée en laissant le gagnant sur le sable, une fois la vague retirée. La métaphore est intéressante.

    Benoit Hamon doit faire face à une double problématique, celle de contourner les grenouillages au sein de son parti en rassemblant son camp et autant qu’il lui est possible d’aller à la pèche à gauche, à l’extérieur. Nous voyons jusqu’où en prenant à ses côtés EELV. Les réactions au sein du PS ne se sont pas faites attendre au sein du PS.
    Un accord de 4 pages entre Benoit Hamon et Yannick Jadot fait-il un programme ? Non bien sûr. Je n’ose même pas parler de ce que le PS en fera dans la pratique. On peut voir l’aimant que représente Macron assez importante dans ce parti et ne laisse pas franchement les coudées franches.

    Quant au programme de FI, à quel programme du PS peut-on le comparer ? Est-il compatible avec la loi Macron, El Khomri, l’ANI, le CICE ?......
    Un tel débat est-il utile et pour faire quoi ? 2 heures de discussions peuvent-elles lever le voile sur les grandes questions qui se posent à notre pays ? Je crois que vous rêvez debout les amis !

    Observons le temps infini que passe Jean-Luc Mélenchon à développer l’Avenir en commun au cours des meetings, mais aussi les aspects aussi importants comme le financement : 5 heures de développements ; la planification écologique : 1 journée de développements... par toute l’équipe des animateurs FI, et ce n’est pas fini...

    Le débat, nous l’entendons et le voyons, c’est la campagne électorale, ce sont les électeurs qui doivent trancher : le programme de FI est cohérent, réaliste. le programme de Benoit Hamon n’existe pas et pour cause, celui du PS, nous le connaissons depuis 5 ans. Dès lors, nous voyons déjà les dissensions qui se manifestent publiquement.

    Oui, l’enjeu est important et le risque de voir passer la droite diriger les affaires du pays est plus qu’un risque, il reproduit ce qu’il se passe au niveau européen et international. C’est vrai. Et beaucoup plus que vous, je suis inquiet. Mais à qui en attribuer la responsabilité historique ? Combattre avec nos moyens est la seule réponse que nous pouvons offrir.

    Une union entre le PS et FI ? ce serait un mensonge dont le prix serait encore plus lourd à payer, tellement la déception est énorme.

    Alors, plutôt que de proposer un débat de 2 heures entre Libération, Médiapart et Regards, osez publier intégralement sans aucun commentaires les programmes de la France insoumise et du PS – Benoit Hamon et recueillir en les publiant également les réactions et propositions des uns et des autres, cela limiterait les aboiements de nombre de médias.
    Pour ce qui me concerne, l’avenir est du côté de la France insoumise : ouvrons le débat au sein de vos journaux jusqu’au jour "J" !

    Max Le 28 février à 13:22
       
    • Je partage les propos de Max. j’ajouterai que le débat a lieu. Il continuera tout au long de cette campagne. Il reste encore 8 ou 9 semaines. Le constat est on ne peu plus clair, Hamon n’a pas l’intention de se retirer pour Mélenchon et Jean-Luc non plus pour Hamon. Ce n’est pas une question d’égo surdimensionné mais d’orientation politique. Après un quinquennat ou les trahisons ont été légions, auxquelles Hamon a participé à son niveau, les 2 gauches sont à la croisée des chemins. Si Hamon n’est qu’un épiphénomène purement électoraliste la logique voudrait qu’il apporte son soutien à JL Mélenchon qui porte le changement et la cohérence de ses positions depuis des années. Hamon, non. D’un commun accord, le débat est donc maintenant clôt. Il y a deux candidats avec deux programmes différents et des oppositions INCONCILIABLES. Et si on perd l’élection, il fallait pet être y penser avant (ce n’est pas faute de l’avoir dit des centaines de fois) et virer les Hollande Valls et Macron lorsqu’il en était encore temps. N’est-ce pas ? Qu’on fait les Hamon et consorts ? Des circonvolutions pour que rien ne change alors qu’ils avaient la possibilité de faire tomber le gouvernement et la loi Khomri. Ils ont préférer en rabattre.
      Vous les voyez, vous, les Valls, Cazeneuve, Sapin, Rebsamen, Royal, Le Drian, Le Foll, Touraine, Khomri/… et tous ces députés socialsites d’aujourd’hui et de demain accepter soudainement ce qu’ils refusaient totalement hier :
      la sortie de l’état d’urgence,
      la fin du nucléaire,
      L’abrogation de la loi Travail,
      le refus du CETA et du TAFTA,
      ou même la simple ouverture de discussions sur la validité de projets tels que l’aéroport de Notre-Dames des Landes ou la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin ?
      La perspective est tellement invraisemblable, incongrue, grotesque, que le projet d’accord Hamon-Jadot apparaît pour ce qu’il est : une basse manœuvre électoraliste sans risque pour tenter de sauver les meubles (et les postes) de la maison socialistes.

      rodydecoue Le 28 février à 14:42
    •  
    • Tout à fait d’accord avec vous, Max.
      Regards peut mettre en ligne la BD formidable "l’avenir en commun" de méla Ka, Réno Pixellu et Olivier Tonneau expliquant de façon simple, ludique et intelligente le programme des Insoumis dont le porte-parole est JLM. En plus, fidèles à leur vision du monde, les auteurs l’offrent gratuitement.

      anne Le 28 février à 15:01
    •  
    • Tout ce qui vient de Libé (depuis longtemps) et de Médiapart (depuis moins longtemps) est un piège pour JLM et les Insoumis .... Pour s’en convaincre, il suffit de lire les unes de ces deux médias, Hamon, c’est il beau, il est gentil et JLM, c’est .... vous m’avez compris

      Jean-Marie Belgique Le 2 mars à 14:01
  •  
  • À quoi pourrait bien rimer un débat/duel Hamon/Mélenchon ?
    Pour ceux qui s’intéressent encore à la vie politique,les intentions et les contenus sont clairs, les convergences et les différences aussi. D’aucuns s’obstinent jusqu’à l’aveuglement à vouloir rapprocher les ego et les programmes au nom du vote "utile" pour empêcher les droites (Macron, Fillon (?) ou leur extrême (Le Pen ) de l’emporter en avril. Soit. Mais après ? gouverner implique non seulement un programme d’actions minimum (et commun) , mais aussi, de gagner une majorité parlementaire aux législatives. Et là , il y a fort à parier que ce ne sera pas " Embrassons-nous Folleville"dans les circonscriptions où fleuriront les candidatures multiples de "gauche" et "d’extrême gauche" qui afficheront inévitablement leurs différences et leurs divergences. " La gauche" française ou ce qui en reste est vraiment mal partie !

    Titien Robin Le 28 février à 13:33
  •  
  • Bonjour,
    Il serait délicieusement amusant, si l’heure n’était pas grave, de noter que Libération, Mediapart et presque sans surprise Regards appellent à une candidature unique. On pourrait y ajouter les inrocks et l’ (ex-nouvel) observateur pour boucler la boucle.
    Comment en effet penser que le quotidien de référence du néo-libéralisme de gauche propriété de notre "ennemi la finance" puisse participer à un tel appel. Depuis que Hamon a été intronisé par le primaire PS, les représentants de la bourgeoisie de gauche n’ont de cesse de demander implicitement à Mélenchon de se désister au profit d’Hamon soit en se basant sur les fameux sondages "redressés" qui comme par magie donnent Hamon devant Mélenchon ce que personne ne croit sauf ceux qui regardent le doigt, soit en mettant avant les supposés convergences de programme.

    C’est finalement assez attendu et c’est le rôle habituel de la presse officielle et depuis des années du PS de servir les intérêts du système. Rappelons nous Fabius grand pourfendeur du traité européen, Royal un coup à la gauche un coup à la droite du PS ETC... sans oublier l’alignement constant de Libération sur le libéralisme , le titre étant quasi éponyme ...
    Nous pourrions être plus surpris que Regards le journal qui fût dirigé par Clémentine Autain et par les membres politiquement éduqués du PCF soient associés à cette démarche.
    Que comme le dit Martelli :"
    La présence de Benoît Hamon est un signe que cette recomposition-reconstruction n’a rien d’une utopie. Mais tout laisse entendre que, quelle que soit sa volonté, il n’a pas aujourd’hui les moyens politiques pour s’y engager vraiment"

    Je peux comprendre le vote Hamon un peu comme le vote hollande contre Sarkozy amis je ne crois pas que Hamon soit dans la rupture et je ne mets pas en cause sa sincérité ce n’est pas la question sauf quand implicitement il demande une union mais bien sur autour de lui. Si il était vraiment conséquent, il aurait quitté le PS il y a fort longtemps. Le vote Hamon signifie donc que les électeurs de la primaire du PS ont mis en avant celui qui avait le "discours" le moins libéral sur le plan économique sans pour autant être antilibéral.
    La ralliement des Verts d’ailleurs s’inscrit dans cette veine là, tiens même Placé est de retour !!! .
    le programme d’Hamon n’est pas antilibéral , il est vrai comme le programme de jospin n’était pas socialiste. Par ailleurs et cela vaut aussi pour Mélenchon , les mesures envisagées ne pourront se faire dans le cadre des traités européens. Nous n’avons pas besoin d’un nouveau Tsipras prélude à l’extrème droite.

    Regards et les communistes refondateurs feraient mieux d’expliquer à leurs lecteurs et lectorat la manipulation actuelle en faveur de Hamon et cesser de frayer avec les "ennemis de classe" à moins que la lutte pour les places ait déjà commencé.

    Bien AMICALEMENT

    fabien Le 28 février à 13:51
       
    • Et jamais aucuns mots de personnes sur le revenu universel ?
      Sujet tabou , qui dérange. Les militants ne doivent pas en parler.

      Alors parlons d’autres chose/
      Je vous ai trouvé à tous un nouveau concept de contre proposition au débat ;

      Etes vous au courant que Benoit Hamon a volé des bonbons quand il était petit ? Comment pouvons nous faire une alliance avec quelqu’un qui est coupable de détournement de fonds. Comme le PS qui n’a que des députés qui ont toujours mangé des bonbons, dans un égémonie de 30 ans dans une quadrature octogonale, et comme la droite !!! Donc PS=Droite. Non, non pas besoin de débats pour les militants, on va juste les embouiller pour rien. Ne nous laissonS pas piéger.Un seul vote unique : Melenchon

      bdpif Le 28 février à 14:02
    •  
    • La position de "Regards" est très troublante. C’est dommage

      franck-y Le 28 février à 15:22
    •  
    • Un très beau commentaire fabien.

      zop Le 28 février à 20:07
    •  
    • Ils veulent bien une candidature unique à condition qu’elle soit sociale libérale.

      choucroute Le 1er mars à 19:31
  •  
  • Merci à Regards pour cet élan democratique de vouloir dire la vérité aux francais de gauche en rendant public ce débat.

    Mais, comme vous pouvez le constater, les populistes du "Rendre le pouvoir aux gens", non seulement n’aiment pas les primaires pour laisser aux militants le choix de choisir leur representants et encore moins le droit d’écouter un débat democratique entre Hamon et Melenchon et comprendre les refus d’une alliance, qui est la seule issue de ne pas mettre la droite au pouvoir dans quelques semaines. Non, non, les militanTs ne doivent rien savoir pour eux, juste écouter et répéter ce qu’on leur dis de faire.Ils sont fait pour celà et doivent obéir. Pitoyable autoritarisme .... Des escrocs ...

    bdpif Le 28 février à 13:54
       
    • @ PoufPouf Le moulin à vent est de retour à distribuer son fiel quotidien. C’est jour de tempête, il cherche toujours la corde à faire tourner le vent. Bonne chance !

      rodydecoue Le 28 février à 14:51
  •  
  • Un débat qui serait des plus salutaires, n’est-il pas ?

    Luc QUINTON Le 28 février à 14:03
       
    • Oui, salutaire pour toute la gauche, mais peu d’espoir qu’il ne se fasse. Moi ce que je sens, c ’est encore un super plan génial du PG du style qu’ils ne vont pas vouloir de ce débat parce que cà ne sert à leurs intérêts, donc ils vont débrancher leur téléphone si Hamon dis oui au débat et puis vont nous déclarer :

      "Regardez, les amis, Melenchon voulait le débat, mais Hamon ne nous a pas répondu, vous voyez, c’ est la preuve que c’est sa faute s’il n’y a pas eu d’alliance et si la gauche n’est pas passé au premier tour, et si vous vous tapez 5 ans de droite."

      Prêt à vous mettre un billet de 5 euros sur la table qu’ils vont nous faire un plan de ce genre.Ils ont deux neurones de stratégie et savent à peine compter sur leurs doigts.

      bdpif Le 28 février à 14:22
  •  
  • A lire les réactions puristes et duristes , peu doivent être concernés par la réalité d’une fin de mois au SMIG ! Les bobos ultrarévolutionnaires ça doit affoler le MEDEF !

    Valentin Michel Le 28 février à 14:23
       
    • Bien dit Michel ! La "radicalite" de certain-e-s derriere leur clavier est inversement proportionnelle a l’etat de leur compte bancaire. Car sinon comment expliquer qu’ils-elles sont pret-e-s a laisser elire Fillon, Le Pen ou Macron ?

      Philippe Marliere Le 28 février à 14:33
    •  
    • Il est vrai que Philippe Marlière professeur à l’université collège London doit avoir des fins de mois difficiles et certainement vivre avec et fréquenter les classes populaires.
      Que l’on soit en désaccord est un chose mais essayez argumenter sur le fond et non pas avec des arguments d’autorité surtout de la part d’un "expert" en sciences politique.

      Amicalement

      fabien Le 28 février à 15:23
    •  
    • Mais monsieur Marlière, voter Hamon, c’est voter Macron, très fort le PS d’avoir réussi à faire disparaître le quinquennat finissant en présentant deux candidats "de rupture", un à droite, l’autre à "gauche", mettant ainsi en chantier cette belle grande coalition qu’appelle l’oligarchie de ses voeux.
      Et vous, est-ce la taille de votre portefeuille qui vous incite à vous inscrire dans cette campagne d’endiguement de la "menace Mélenchon" en colportant dans vos articles tout un tas de contre-vérité du style de "Mélenchon chauvin, contre les travailleurs détachés" (alors qu’il est contre qu’ils ne bénéficient pas de la même protection sociale que les travailleurs français), "Mélenchon anti-USA et donc pro-Assad et pro-Poutine" (alors qu’il est pour un règlement politique des conflits par l’ONU, contre les guerres impérialistes menées avec des prétextes "droit de l’hommistes", et contre la guerre tout court, notamment celle qui semble se préparer en Europe contre la Russie, et surtout, car cela relève directement de la compétence d’un président, contre la participation de la France à cette mascarade de justice internationale menée par l’OTAN), "Mélenchon refusant de condamner les violences policières" (ce que chacun pourra constater en écoutant par exemple l’ "émission politique" de jeudi), et j’en passe ...
      Que Mélenchon ait des défauts, c’est sûr, mais ce n’est quand même pas de sa faute si Hamon préfère utiliser l’énergie de la vague (merci Max) qui l’a porté pour construire des digues sur la plage (replacer son parti dans le jeu politicien) plutôt que de nourrir le courant peut-être plus modeste mais cohérent et conséquent qui porte Mélenchon. Et c’est tout à l’honneur de ce dernier, au risque du parjure généralisé des bien-pensants, que de refuser de faire échouer le courant qui le porte sur les digues du renoncement.
      Tiens, cela commence déjà : il n’est plus question d’abroger la Loi Travail, mais d’en supprimer quelques articles (mais pas celui sur l’inversion des normes), le revenu universel, oui, bonne idée, mais plus tard, et puis le nucléaire, oui, on va en sortir, promesse à Jadot, mais juste du vieux, du dépassé, parce que l’EPR, le nouveau, l’avenir, ça, on continue... Et ce n’est que le début...
      Pauvres écolos, que restera-t-il du "programme commun" quand sera entériné pour le second tour l’union avec Macron ?

      raphaël Le 28 février à 18:29
    •  
    • d’abord, il faut mettre ta montre à l’heure, camarade, car le SMIC a remplacé le SMIG depuis le 2 janvier 1970 ! Ensuite, il est inutile de nous servir la tirade ouvriériste et misérabiliste sur les "fins de mois qui sonnent clairs" pour justifier un vote pour Hamon, le petit marquis solférinien, pour le coup, vrai "bobo"social libéral et ex-ministre de Hollande qui ,lui, ne risquera jamais "d’affoler le Medef" comme Mélenchon et la FI.

      Riquet Lahoup Le 28 février à 19:32
  •  
  • Pourquoi un tel débat. Je voterai Mélenchon. Pas Hamon. Je n’ai pas envie de revoir la même majorité aux affaires. Qui va nous faire croire que les députés qui auront soutenu la politique de Hollande vont soutenir celle de Hamon. Ça ne tient pas. Ils ne vont pas se dédouaner. Qui va nous faire croire que la députée El Khomery va voter l ’abrogation de la loi de la ministre El Khomery ? Ceux qui croient qu’un accord est possible sont des naïfs ou des ordures. Pour qu’une politique de gauche soit possible, il faut en finir avec les socialistes. Sinon on verra toujours redevenir un courant où un autre de la clique ps.lr.fn. Qu’ils s’en aillent tous !

    chamussy Le 28 février à 14:54
  •  
  • C’est peu dire que je ne partage pas le fond politique de cet article

    Guillaume Liégard Le 28 février à 14:59
       
    • Vos camardes de la rédaction ont l’élégance de ne pas écrire des remarques aux articles que vous faites et dont ils ne partagent pas tous les points de vue. C’est cela le pluralisme.

      Marc Sidonny Le 28 février à 15:58
    •  
    • Et merci pour l’autre article du jour, ça équilibre !

      raphaël Le 28 février à 18:33
    •  
    • Merci pour votre prise de position claire. Cela remonte le moral

      Pierre Le 1er mars à 10:27
  •  
  • Rien que la présence de Libération, dans l’entreprise de débat proposée ici, en fait une triste arnaque publicitaire, et la rend d’avance caduque - sans même compter la présentation outrageusement faussée qui est faite des électeurs et de leurs supposés desiderata. De même que Fce2 est tombée jusque dans le caniveau avec sa manière de recevoir et de traiter Mélenchon dans l’émission "C politique", de même Laurent Joffrin s’est déshonoré dans sa façon de dénigrer et d’attaquer Acrimed :
    Voir sur rezo citoyen :
    http://www.rezocitoyen.org/En-direct-sur-France-Culture-les-aboiements-de-Laurent-Joffrin-contre-Acrimed.html
    Le débat envisagé entre Hamon et Mélenchon ne peut désormais - surtout dans de telles conditions - avoir le moindre résultat positif, si ce n’est celui d’un spectacle pervers.

    Les prétendus "rapprochements" de formules programmatiques, avancés par les demandeurs, relèvent du style "discours du Bourget". En outre, le tandem Hamon-Jadot reste et restera ligoté par les anciens de l’ANI, du CICE, du TSCG, de la loi El Khomri et de la répression policière, - et par les nouveaux de la Macronie. Tout compromis écoeurerait encore un peu plus les citoyens. Seule la France Insoumise a déjà en profondeur une dynamique de lutte, avec un programme solide, cohérent et fiable, et seul Mélenchon a une chance d’accéder au second tour, ce qui entraînerait aussi un puissant essor des mobilisations indispensables contre le véritable ennemi, qui est l’euro-Medef-OTAN, avec son déversoir à mensonges.

    Autrement Le 28 février à 15:10
  •  
  • La plupart de ces commentaires sont affligeants et dénotent un sectarisme insensé et inquiétant pour l’avenir si la FI devenait hégémonique dans la gauche de gauche. Mais, vu cette façon de faire, il n’en sera rien. En refusant toute analyse fine de la nouvelle situation et ne voyant de solution que dans l’élection de JLM sans aucune alliance à égale dignité (pas avec Hamon-le-frondeur, mais même pas avec ses partenaires naturels PCF, Ensemble !, etc.), la FI va à l’échec et entraînera dans le marasme la gauche de transformation sociale pour un bon moment.

    Il ne faut pas que cela nous empêche d’ensemencer sans relâche le sillon de l’émancipation. Les idées des Lumières (quoiqu’on pense de certaines) ont mis un siècle avant de donner les fruits de la Révolution (bourgeoise) française... Soyons persévérants, l’impatience ne sert à rien.

    Marc Sidonny Le 28 février à 15:53
       
    • @Marc Sidonny. "Un sectarisme insensé" ?
      Reconnaître que le PS a fait et se dispose à faire encore une politique de droite , vu qu’il est complètement imprégné d’idéologie néo-libérale, c’est un sectarisme insensé ?
      Constater que les électeurs ne votent plus - et c’est un drame pour la vie politique française - parce qu’à juste titre ils ne veulent plus faire confiance à ces gens-là (je parle des "installés"dans la politicaillerie), c’est un sectarisme insensé ?
      Montrer que les grands médias ne diffusent plus qu’une information trafiquée, c’est encore du sectarisme ?
      Constater (et regretter) que le PCF dégringole parce qu’il a cru...se sauver, en se mettant à la remorque du PS (accords "de sommet" et tutti quanti), c’est toujours du sectarisme ?
      Vouloir se libérer d’un dispositif économique et politique imposé par une minorité de dominants, et qui ne peut qu’empirer, au détriment du grand nombre, c’est du sectarisme ?
      Retrouver des forces pour les luttes en faisant appel au sens citoyen de 1789 et (oui !!) des Lumières, cela aussi c’est du sectarisme ?
      Un mouvement ouvert à tous, c’est du sectarisme ?
      Mais où est donc passé le bon sens ?

      Autrement Le 28 février à 16:34
    •  
    • au lieu de se lamenter et faire diversion autour d’une alliance hors sol, il reste deux mois de campagne pour porter le programme de FI et faire en sorte qu’il devienne un objet commun à toutes celles et ceux qui veulent la rupture sociale et économique ! assez de discours ! agissez comme nous, au porte à porte !

      christian Le 28 février à 17:45
    •  
    • @ M. Sidonny
      Les commentaires avec lesquels vous n’êtes pas d’accord ne sont pas affligeants. Au contraire ils dénotent un haut niveau de conscience politique de leurs auteurs à qui on ne fait pas 2 fois le coup de l’unité et du vote "utiles" procédant d’une union sans base programmatique sérieuse, occultant les divergences de fond avec pour seule ressort la peur du pire et pour seule vraie raison des arrangements d’états majors et d’appareils. Vous déplorez leur refus de "toute analyse fine". C’est un comble : si vous tentiez de la faire vous-même, vous ne constateriez que ce que B. Hamon lui-même vient de constater : il n’y a pas d’entente possible programmatique entre son semblant de programme ni fait ni à faire et celui parfaitement abouti de la FI ce qui ne veut pas dire intangible. Libre à vous de ne pas vous y intéresser. Il est significatif de votre approche dépolitisée mais politicienne, que comme Monsieur Marlière, vous privilégiez le débat sur les alliances tactiques de structures et non pas sur leurs contenus politiques. L’échec pour la FI, et pour le peuple dont elle se réclame, serait une telle alliance, et l’ensemencement", comme vous dites, a commencé avec la FI depuis bien avant les piteuses primaire du P"S" et victoire de B. Hamon. Que JLM soit élu ou non la croissance ne s’arrêtera pas avec l’élection présidentielle, à la condition suprême que la FI n’aille pas dévoyer son programme et ses aspirations au véritable changement dans des turpitudes de boutiquiers en faillite avec le candidat du PS, fût-il sympathique, mais qui n’a que le corporatisme d’épicier à proposer pour sauver son fond de commerce (cf. le lamentable ralliement de Jadot à Hamon qui n’a d’égal que celui de Bayrou à Macron). Le PS et son gouvernement, de renoncements en mensonges et de fausses promesses en reniements, a ouvert un boulevard au FN . On aimerait entendre Monsieur Hamon (et vous-mêmes et Monsieur Marlière qui en appelle anachroniquement par ailleurs au "Front Unique Ouvrier" de Trotsky) sur cette conséquence de son employeur. Oui, l’heure est grave et le danger bien présent. Mais ce serait l’accroître et le précipiter que d’enfumer davantage une situation de grande confusion politique. Le P"S" avec B. Hamon a tiré pour le peuple une bien mauvaise vinasse rosâtre. Ce n’est certainement pas eux qui lui épargneront d’en boire la lie brune.

      Victor Le 28 février à 23:42
  •  
  • Bonjour,

    J’applaudis des deux mains à cette initiative utile, nécessaire et précieuse. Comme je l’ai écrit il y a une heure également sur Mediapart.

    Pour que cette belle initiative devienne un débat incontournable, équitable et accepté par tous, il demande, à mon sens, nécessairement, si possible :
    1- Qu’y soit associé l’Humanité,
    2- Qu’y soient invités non pas seulement deux mais trois ou quatre acteurs, à savoir également Pierre Laurent, d’une part, et Emmanuel Macron ou Cambadélis, à défaut, d’autre part.

    De la sorte, comme je sais que Pierre Laurent et Emmanuel Macron ou Cambadélis ne refuseront pas d’y être, Hamon ne pourra pas refuser, sachant qu’à mon avis Mélenchon est disponible pour ce débat, auquel il a tout intérêt, comme Pierre Laurent...

    Concernant la présence utile à mon sens de Pierre Laurent, cela me semble équilibrant, nécessaire et légitime pour que le défi, s’il n’est pas accepté à 2, le soit au moins à 3 ou à 4. Concernant la présence de Emmanuel Macron (ou de Cambadélis ou Manuel Valls), cela permet au débat d’être équilibré totalement pour Hamon, par la présence d’une aile gauche et d’une aile droite, et de rendre les enjeux des uns et des autres et les pressions des uns et des autre entièrement transparents au débat public, pour une parfaite sérénité de discussion telle qu’elle est exigée par les enjeux démocratiques et humains, écologiques, économiques, citoyens et politiques de la situation présente.

    Et si une soirée de débat ne suffit pas, alors éventuellement deux ou trois, ce ne sera pas de trop, vu les enjeux du moment. Et cela revalorisera le rôle de la presse, papier et numérique, dans notre démocratie en danger.

    Bien fraternellement.
    Pierre.

    Pierre Pifpoche Le 28 février à 17:42
       
    • Monsieur Pifpoche, bonjour.
      Pour atteindre mon objectif, qui est faire disparaître tout désir d’années national frontistes, Emmanuel Macron peut bien fonctionner, car son projet de société porte les gens à devenir protagonistes, alors qu’une France national frontiste, ce ne serait qu’un show lepéniste chaque jour, pour mortifier le protagonisme des citoyens. Dans ma France d’Emmanuel Macron, les citoyens deviennent tous des présidents, en tout. C’est une idéalisation, bien sûr, mais les citoyens ont besoin de plus de liberté créative qui se transforme en protagonisme participatif. Bien à vous.

      LOCCI Riccardo Le 1er mars à 02:32
  •  
  • Bravo à Regards pour cette initiative.
    Jamais les candidats de gauche n’ont autant convergé sur les idées et les programmes. Sans être aveugle sur les différences énormes qui subsistent, on a jamais eu un programme aussi "vert" à la gauche de la gauche (FI), un candidat EELV avec un programme proche sur de nombreux points (constituante, nucléaire...) un candidat PS pour une fois un peu à gauche et vert (tout est relatif)
    Oui la moitié du PS reste social-libérale, mais les électeurs de la primaire beaucoup moins, le PS ne peut plus leur tourner le dos.
    Avec la conjoncture internationale et l’urgence climatique, voir la gauche éliminée au 1er tour alors qu’elle aurait pu accéder au 2nd en cas d’union c’est déprimant (c’est même clairement irresponsable)
    C’est à croire que les puristes, en faisant l’élection de Macron ou de Fillon, n’ont pas à s’inquiéter de leurs fins de mois, ni de la déconstruction des services publics ou de l’urgence écologique.

    Ewen L. Le 28 février à 18:19
       
    • Bien je crois que PHI doit comme vous le dites s’adresser à tous les citoyens comme elle le fait deja... Et ne pas chercher un chemin de traverse en passant par une negociation forcement opaque avec un parti : si des candidats de qualités aux legislatives, encartés ou pas, souhaitent porter l’etiquette de "l’avenir en commun", il suffit qu’il s’ engagent moralement à respecter les valeurs que celui-ci porte...
      pas besoin d’accord d’appareils !

      carlos Le 28 février à 19:45
  •  
  • "Douche froide sur le rassemblement"titrait en page intérieure "l’huma" de ce jour. En effet, après les rendez-vous manqués et la partie de cache-cache entre Hamon et Mélenchon, il aura suffit d’un déjeuner dans un troquet parisien pour doucher l’espoir d’une candidature commune à l’élection présidentielle.
    ces deux grands républicains, socialistes et démocrates , auront donc entre la poire et le fromage décidé seuls et sans consulter personne, de l’avenir de la gauche ! Qu’il s’en aillent tous les deux !

    Eva Petit Le 28 février à 20:15
       
    • « Deux bonhommes qui défendent la constituante, mais qui règlent l’éventualité de l’unité et du rassemblement populaire à deux dans un troquet, cela donne une image funeste de ce qu’ils vont faire dans le futur. »
      (Marie-Pierre Vieu dans l’autre article du jour sur regards.fr)

      Durruti Le 28 février à 22:48
    •  
    • Mais il se trouve justement qu’Hamon ne défend pas la convocation d’une constituante, mais un toilettage des institutions par un petit comité de parlementaires, de "sages" (qui ?) et de citoyens (désignés comment ?), tout en donnant à l’avance ce que ce comité va pondre : mandat présidentiel de 7 ans, une petite dose de proportionnelle, ...
      Pas de quoi provoquer la mobilisation citoyenne !
      Si Hamon s’engageait sur une constituante élue à la proportionnelle intégrale plus une part de tirage au sort (déterminée par un bulletin de vote "TAS"), qui travaillerait en concertation permanente avec les citoyens (via des comités de citoyens, un forum en ligne, ...), alors effectivement une union Mélenchon-Hamon aurait un sens.
      Mais le PS a peur de la participation citoyenne (voir l’expérience de S. Royal, pas vraiment à gauche, mais "participative", dont la campagne a été sabotée en interne, puis qui a été écartée par la fraude de la direction du parti).

      raphaël Le 1er mars à 11:09
  •  
  • Bonjour
    Mélenchon , premier tour !!....aprés on verra.
    Ne nous laissons pas embrouiller .

    bob Le 28 février à 20:42
  •  
  • Quelle tristesse que tous ces commentaires !
    Comment peut-on en arriver à refuser le débat ? Qu’a-t-on à perdre ? Sans débat, comment faire avancer nos idées et convaincre les autres de leur justesse ? Nos propres convictions ont toujours besoin d’être débattues pour être confortées.
    Souvenons-nous du débat entre Mélenchon et Mamère : ça avait de la gueule !!! Et surtout très enrichissant.
    Maintenant qu’il est acté que chacun sera candidat, un débat entre Mélenchon et Hamon peut être du même niveau.
    Un insoumis aux sectarismes.

    luma76 Le 28 février à 22:42
       
    • En fait @luma76, le débat dont il est question dans l’article ne porterait pas sur les programmes, ce qui serait une bonne chose en vérité car les differences sont bien réelles entre l’un et l’autre et il n’y aurait rien d’etrange en somme dans une presidentielle à confronter les points de vues des candidats... Non, ce qui pose problème c’est qu’Il s’agit en filigrane pour ceux qui veulent l’organiser de "forcer" une discussion sur l’unité entre le PS et la France Insoumise !

      Or, evidemment que personne n’est philosophiquement contre l’unité ! Mais quelle unité peut il y avoir entre un Valls, toujours au PS et artisan du dementelage du code du travail, et un Mélenchon, affreux sanguinaire "d’extême-gauche", comme Lepen est d’extrême-droite (pour le faire à la façon de France2) ? Le spectacle qui serait donné à voir serait celui d’une indigeste bagarre où l’on hésiterait à se traiter de menteur pour ne pas aggraver son image, où les non-dits seraient très bruyants et au final ou aucun des 2 candidats ne pourrait se présenter comme "rassembleur" de la gauche... Et donc à fortiori ne pourrait prétendre à rassembler les francais !

      Les débats sont utiles... Mais franchement là, on est dans le contreproductif car sur le sujet d’une alliance PS / FI à la présidentielle (et donc aux legislatives qui vont de paire), les deux candidats se sont déjà prononcés... Et j’ai dans l’idée qu’ils ne font qu’acter ce que la majorité de leurs sympathisants pensent déjà (dont moi, vous l’aurez compris) !

      carlos Le 2 mars à 12:02
  •  
  • Comment ne pas rester déconcerté par ce type d’initiative à moins de deux mois du premier tour des élections ?

    Il ne s’agit bien entendu pas d’accabler les rédactions concernées, et particulièrement pas celles de Regards ou de Mediapart. Encore moins s’agit-il d’opposer un refus obstiné, têtu, borné, à la possibilité d’un débat qui permettrait d’exposer des divergences.

    Mais enfin, d’où vient cette certitude emphatique qu’Hamon et Mélenchon, en refusant de s’accorder sur une candidature unique, prendraient « la responsabilité historique de voir la gauche éliminée dès le premier tour de la présidentielle, le 23 avril » ? N’avons-nous pas déjà perdu assez de temps à vérifier qu’elle n’était pas possible ? Ne devons-nous pas admettre que cette impossibilité n’est pas d’abord de leur fait, mais qu’elle est la funeste conséquence, le résultat brut et sans reste, du quinquennat précédent qui a combiné de la manière la plus méprisable le geste de la trahison et le discours de la fracture entre les deux gauches ?

    Dès lors de quoi faudrait-il débattre ? Hamon devra effectivement administrer la preuve que le PS peut s’émanciper de ce douloureux héritage, mais il ne pourra le faire de manière convaincante qu’une fois cette élection passée. Mélenchon devra faire la preuve que la France Insoumise est portée par une authentique dynamique politique qui déborde sa personne et ses qualités de tribun. Mais je doute que cela exige de lui qu’il s’explique une énième fois avec Hamon et le Parti socialiste.

    Le problème n’est pas d’additionner dans une improbable arithmétique électorale 13+12 pour arriver à 18 ou 20. Le problème c’est que la gauche ne pourra pas gagner et n’aura pas l’élan nécessaire pour appliquer son programme si l’un ou l’autre (Hamon ou Mélenchon) ne parvient pas seul à se qualifier pour le second tour.

    Je ne veux donc pas qu’Hamon et Mélenchon (mais au fait pourquoi pas aussi Poutou ?) s’expliquent entre eux. Là n’est pas l’urgence. Je veux que chacun s’explique avec les 10 ou 15% d’électeurs qui n’entendent plus pour le moment voter à gauche, avec tous ceux qui, bien dressés par la logique sondagière, sont d’ores et déjà tentés par le "votutil" ou, mais ce n’est pas nécessairement si différent, par le vote nationaliste. Je veux qu’ils s’expliquent avec le peuple des abstentionnistes, ainsi qu’avec tous ceux qui ont défilé dans les rues, occupé des places, et discuté encore tard dans la nuit de la possibilité d’un autre monde.

    Pascal Levoyer Le 28 février à 22:44
       
    • Pour m’user les yeux à lire les commentaires des uns et des autres depuis quelques jours (c’est une forme d’addiction assez déprimante d’ailleurs...), je crois que votre billet résume parfaitement mes pensées. Depuis quand la "gauche" dans son ensemble plafonne-t-elle à 25% ? Quelle politique peut en être tenue pour responsable ?
      L’enjeu est donc de façonner un "peuple" de gauche nouveau à vocation majoritaire.
      Personnellement, il y a 10 ans (quand Marie-George a fait 2%, Besancenot 4%, Bové 2%) si on m’avait dit que mon option de gauche (celle incarnée à ce jour par la France Insoumise) serait en échec en faisant 15%, je n’y aurait pas cru. Le travail patient fait depuis 10 ans par plein de bouts de gauche porte ses fruits même si il est probable qu’ils ne soient pas encore assez mûrs cette année (quoique...).
      Cordialement.

      Richard Le 28 février à 23:31
    •  
    • Merci, Richard, pour votre aimable commentaire. Je crois que je suis sans doute beaucoup moins « addict » que vous au commentaire politique. C’est pourquoi, de toute façon, j’ai peu de goûts pour ces débats qui finalement ne consisteraient qu’à lister des divergences ou qu’à énumérer des points de rancœur.
      Une candidature unique était peut-être envisageable au printemps ou à l’automne 2014, mais il faut bien avouer qu’à cette époque c’est surtout une logique d’appareil qui a prévalu du côté des « frondeurs ». Il y a eu aussi cette interminable discussion autour des primaires, mais au bout du compte ce qui s’est imposé c’est l’absurde calendrier d’un Prince qui entre temps a renoncé à briguer un second mandat. Dont acte. Je ne vois pas bien comment on pourrait exiger que devienne possible ce qu’on s’est évertué à rendre impossible.
      Maintenant et concrètement, ce qui dépend de chacun de nous c’est de mener la campagne la plus forte et la plus dynamique pour tenter de susciter la mobilisation populaire sans laquelle le plus beau des programmes ne sera que flatus vocis.
      Cordialement.

      Pascal Levoyer Le 1er mars à 16:57
  •  
  • Une présidence en 2017, ça n’est pour rien ce que JLM pense possible pour soi-même. En même temps, lui, il ne craint point des années nationales frontistes. Elles seraient juste pour lui comme une opportunité favorable à sa dynamique politique de grands changements de système. Un petit peu différente est clairement le souhait du candidat de la Belle Alliance BH, mais son pragmatisme lui rend claire son impossibilité d’être présent au deuxième tour. Pendant ce temps, heureusement, le candidat du centre EM, il se pose le problème de redresser le pays tout de suite, et il en a bien les capacités. Les citoyens électeurs vont bientôt comprendre ses concrètes chances de réussir dans l’immédiat. EM causera un échec lepéniste au deuxième tour d’une intensité fulgurante. La candidate à la flamme tricolore accusera si tant sa défaite, qu’elle cessera de faire de la politique. Rien de mieux pour la France. EM ce sera le meilleur président de tous le temps. Bref, JLM rêve d’une France protagoniste comme entité autonome, alors qu’EM la veut voir s’intégrer dans une nouvelle Europe qui fonctionne comme il faut. Tout le monde arrivera d’ici peu à comprendre ce qu’EM est bien ce qu’il nous faut tout de suite.

    LOCCI Riccardo Le 28 février à 23:20
       
    • @ LOCCI Riccardo : il me semble que vous vous êtes trompé de lieu, de journal et de site web, en pensant sans doute ajouter un billet sur le site du Nouvel Obs, de Libération, du Monde, de l’Express ou de Valeurs Actuelles, non ?
      Mais bon, je ne vous en veux pas. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut. Et chacun a le droit d’être pour le libéralisme financier à tout crin et pour l’ubérisation générale !... Nous sommes en république.
      (Mais au fait, Macron, il est déjà au pouvoir depuis 5 ans, non ? 2 ans à l’Elysée et 3 ans à Bercy où il a pantouflé en enrichissant son carnet d’adresses pour préparer les présidentielles aux frais du contribuable...)
      A plus.

      Pifpoche Le 1er mars à 01:34
    •  
    • @LOCCI Riccardo : C est du 2e degré,style humour anglais ? Si oui,c était bien tenté,j ai failli m y laisser prendre....
      Si non,et que vous croyez vraiment ce que vous écrivez,allongez vous un moment et fermez les yeux :ça devrait se passer.
      Mais si vous entendez toujours la voix suave de Macron vous chanter ses slogans :"CAC 40,CAC 40,ouais,ouais" "multinationale sera le genre humain"ou encore :"les jeunes veulent être milliardaires,pas fonctionnaires"(quelle profondeur de vue !),ou enfin :"les salarié(e)s de GAD ne sont pas très intelligents"(quelle élégance !),alors,il faudra consulter.Si vous ne le faites pas,des visions d horreur peuvent survenir : Pierre Gattaz,banque Rothschild,bref l univers de dur labeur de votre idole.

      HLB Le 6 mars à 23:27
  •  
  • À quoi joue le journal dirigé par Clémentine Autain ? Même les plus virulents partisans d’une candidature unique au PS, comme Gérard Filoche, n’ont pour tout argument que le chantage à la droite et à l’extrême droite. Ça fait 30 ans qu’ils nous font le coup du vote utile en agitant le trouillomètre FN. Et jamais ils ne lâchent rien en retour. Alors à quoi bon un débat ?
    Benoît Hamon avait promis lors la primaire qu’il appellerait Mélenchon dès le lendemain de sa victoire. Sitôt élu, il se précipiter pour se faire adouber par Cazeneuve. Par ailleurs, il est incapable (ou il n’a pas la volonté) de remettre en cause les investitures pour les législatives accordées par le PS à El Khomri, Valls, Le Guen, Le Roux, Le Foll, Touraine (bref à la majorité sortante).
    Comment mettre en œuvre une politique de rupture, en commençant par supprimer la loi El Khomri, avec ceux là ? Quel signal envoie Hamon en prenant pour animer son équipe de campagne Luc Carvounas, le porte-flingue de Valls et d’autres proches de Valls, qur faut-il attendre
    Vous me direz, il prend des vallsistes pour les neutraliser. Mais qui neutralise qui ? Faut-il vous rappelez que Hamon est toujours minoritaire au sein du PS ?
    Pour qu’un accord soit possible avec Mélenchon, il aurait fallu qu’il ose la rupture, mais Hamon ne le souhaite pas. Comme un vulgaire Hollande, il essaie de ménager la chèvre et le chou dans une de ces synthèses improbables dont Hollande avait le secret.
    Hamon confond l’élection présidentielle avec un congrès du parti socialiste. Mélenchon a quitté le PS depuis suffisamment longtemps pour ne pas participer à ce cirque.
    Que Regards s’associe avec l’organe officieux du parti prétendument socialiste pour inciter à des magouilles d’appareil, c’est moche, c’est très moche.

    Gilbert Duroux Le 28 février à 23:52
       
    • Vive Cléméntine et Martelli !!!! Et ne les touchez pas !!! Moi vivant je les defendrais, jusqu’à ma dernière goutte de sang pour qu’ils puissent s’exprimer librement. Vive la presse libre libre et non controlé par les partis politiques !!!! Tout mon soutien à ce journal, à leurs journalistes, même si je ne suis d’accord qu’avec la moitié de leurs articles, je les respectent à 100 % sur leur honnêteté intellectuelle.

      bdpif Le 1er mars à 11:55
  •  
  • Après avoir lu tous les commentaires j’avoue avoir le cerveau un peu liquéfié.
    Je ne comprends pas ce que Regards a été faire dans cette "opération" politicienne !
    Et comme je l’ai lu dans certains commentaires (trop peu), il y en à marre du "vote utile" que la social-démocratie continue à nous resservir, malgré, ou à cause de l’état de déliquescence idéologique dans lequel elle est !

    JP Lecocq Le 1er mars à 00:20
  •  
  • Les cadres du PS sont en train de lacher le frondeur Hamon et démontrent leur incapacité à tenir leur engagement.

    Hamon doit assumer ce pourquoi il a été plébiscité à la primaire et adhérer au programme longuement muri et toujours enrichi de la France Insoumise.

    Un débat entre les deux hommes sans oublier Laurent et Jadot face aux Français ne peut être que bénéfique pour ceux qui doutent encore.

    Je reste persuadé d’une victoire historique de la gauche sociale et écologique.

    Faites le pour nous, pour nos enfants.

    Chakti Le 1er mars à 00:24
  •  
  • Vous devriez faire des AG sans les chefs pour débattre et prendre les décisions vous-même, en votant .
    Enfin moi ce que j’en dis...
    Les chefs c’est juste des pantins qui croient qu’ils ont rendez-vous avec l’histoire. A vous de les manipuler et de les obliger à faire ce que vous avez décidé démocratiquement. Aucun bouffon égotique n’est légitime pour vous représenter.

    Durruti Le 1er mars à 07:56
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  • Libé est un journal complètement bidon, c’est le vide total ce journal, de l’accompagnement du néolibéralisme déguisé en libertaire, zéro.
    Médiapart n’est pas un journal bidon, mais il n’est pas du tout favorable aux idées de Melenchon voire carrément hostile.
    MDP est notamment très aligné sur la ligne du quai d’Orsay à l’international.
    C’est pour cette raison que je m’étais désabonné il y a 2 ans.

    Pourquoi Regard n’essaye t’il pas plutôt de s’associer à des journaux comme Jacobin ? ou à des journaux étrangers et si possible hors union européenne en général. En France, on a vite fait le tour de la presse et ce n’est pas brillant.

    Arouna Le 1er mars à 08:08
       
    • Arrétez de vous en prendre aux journalistes, aux journeaux,, vous ne les controlez pas et ne les controlerez jamais. Allez repartir écrire sur le blog de Jean Luc, entre vous, vous serez tous d’accord puisque tout est censuré dans les commentaires là bas.

      bdpif Le 1er mars à 11:51
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  • C’est un bien étrange attelage qui est l’initiative de ce nouveau traquenard médiatique. Qu’il soit composé de Libération et de Mediapart n’a rien d’étonnant. Le premier sponsorise la campagne de Macron. Quand au second, tout nimbé de sa passion de la transparence, il orchestre avec méthode l’invisibilité de la campagne de JL Mélenchon dans toutes ses activités éditoriales consacrées à la Présidentielle. Mais la participation de Regards à cette vilenie est plus surprenante dans la mesure où sa Directrice, Clémentine Autain rappelait encore récemment les faiblesses des arguments de Benoît Hamon pour imposer sa candidature unique.
    Le principal mérite de ce dernier, en effet, est d’avoir remporté une élection organisée par M. Cambadélis, ce qui est, en-soi, un authentique tour de force. Pour le reste, sa victoire ne suffit pas à faire de lui le candidat unique légitime de l’ensemble de La Gauche.
    Malgré de nombreuses convergences avec le solide projet de la France insoumise, son programme, élaboré d’en haut, par des experts et dans l’urgence de la primaire du PS, ne saurait lui conférer cette légitimité.
    Si l’on considère, par ailleurs, que Benoît Hamon refuse de rompre avec les membres de l’appareil socialiste qui, pour leur part, ne lui accordent qu’un soutien ténu quand ils ne le menacent pas de défection, il est clair que ce candidat, même paré de ses plus beaux attributs de frondeur, n’offre pas les garanties nécessaires pour incarner une candidature unique à gauche.
    Mais, n’insultons pas l’avenir ! Si son engagement pour une 6e République - plus parlementaire que présidentielle - est aussi sincère que le nôtre (FI), alors un accord de gouvernement est possible, après une victoire bien orchestrée aux prochaines législatives... Et en cas d’échec, nous aurons toute latitude pour forger, avec un Parti socialiste profondément renouvelé, l’union solide, sincère et déterminée indispensable au retour de la Gauche au pouvoir.

    Georges Lucien Le 1er mars à 08:36
  •  
  • Et voilà, c ’est la fin du combat pour les insoumis. Ils ne font plus que 10 % de sondages, moins qu’en 2012 avec le FDG, ils le savent qu’ils ont perdus. Ils le savent qu’en faisant passer la droite au pouvoir, ils n’auront plus aucunes légitimité à organiser une autre gauche, puisque tout le monde leur reprochera d’avoir laissé passer intentionnellement la droite, ils ne feront plus de manifs, ils n’auront plus de légitimité . Cà n’empechera pas les quelques dirigeants, grasssement payés par l’état, à reeesayer dans 5 ans. Et puis les legislatives, boarf, tout le monde leur reprochera d’avoir coulé les députés du PCF en présentant leur candidature et en divisant encore plus par deux l’electorat. Ils ne pourront plus se représenter en 2017, ou alors ils finiront comme le NPA.

    Alors ils déchainent leur haine et leur colère sur n’importe quel élement. En quoi un débat Hamon, MELENCHON pouvait il leur déranger ? Cà devait juste selon leur propagande antérieure leur ramener les décus du PS, mais non,ils le savent. En quoi une union entre un Hamon, qui se fait démollir par une moitié du PS parce qu’ils le trouve trop gauche radicale pouvait les géner ? C ’était leur intéret Juste pour leur programme commun avec lui sur beaucoup de points, c ’était tout simplement et uniquement parce que le PG et Melenchon ne voulait le pouvoir que pour eux, juste pour eux, sans partage, de l’autocratie, sans alliance avec personne une dictature au final.

    Les ouvriers, grâce au PG de melenchon (fdg, M6R, insoumis), vont se taper 5 ans de bonne droite au pouvoir. Pas de revenu universel, pas d’augmentation du smig, fini les 35 heures, encore plus de contraintes pour les teneurs du RSA, des obligations de devoir fournir des preuves de recherches d’emplois, des emplois encore moins payés et des patrons encore plus affreux que sous hollande.

    L’histoire se fait, et en tirera les conséquences, le PCF et le PS ne devront plus jamais faire confiance à cette extreme gauche de Melenchon et du PG nuisible, populiste, agréssive, qui aura berné le peuple en la dégoutant de la politique, en faisant monter le FN, et en faisant passer la droite. Fin de l’histoire. Pour ma part, je vais repartir faire du bénévolat aux restaus du coeur, et continuer à réécrire pendant des années, comme je le fais, en pur perte pour prévenir les ouvriers et le prolétariat des dangers qui ls guettent. En tout cas, aprés avoir fait passer la droite, hors de question de voir la secte de melechon dans les manifs par la suite, on les discréditera et previendrons tout le monde de leur trahison en 2017, et pourquoi nous ne devrons plus leur faire confiance. Plus jamais.

    Paix aux hommes de bonne volontés et beaucoup de retour de baton pour les populistes de gauhe de la gauche, bobos révolutionaires et friqués qui seront servis des ouvriers comme de la chair à paté pour les idéaux.

    bdpif Le 1er mars à 11:46
       
    • Que vous alliez au resto du cœur faire du bénévolat, c’est bien.
      Par contre si vous pouviez arrêter d’écrire, ça nous ferait des vacances...

      mackno Le 1er mars à 19:59
    •  
    • Wahou !
      J’espère que vous êtes bien dédommagé pour faire une telle propagande anti-démocratique et balancer autant d’alternative facts (contre-vérités) ?!! Une chose est sûre, c’est que vous trouvez avantage personnel à faire passer Hamon pour le grand sauveur de la gauche et même de la France... Ce qui est clairement faux après ces 5 années ! D’ailleurs il ne pourrait même pas appliquer son programme sans députés le soutenant.

      La stratégie du PS, de miser sur ses 2 poulains, Hamon et Macron (qui ont d’ailleurs été ministres ensemble dans des gouvernements Hollande/Valls), est tellement évidente mais tellement absente des médias observateurs du cirque électoral ! Elle permet de grappiller des % de votes à gauche comme au centre et à droite, grâce à ce double visage, et prévoit que les banques/multinationales gardent le contrôle des institutions et des lois !!

      Alors par contre, je ne sais pas bien qui signe vos émoluments, entre les partis corrompus, lr.ps.fn !? Tout dépend de vos objectifs : carrière en politique ? dans les médias ? avantages fiscaux/économiques ?
      En tous cas, j’espère pour vos proches, pour vos capacités intellectuelles et vos voisins que vous dites volontairement des énormités et non pas que vous vous soyez fait manipuler !
      Bisous cher con.citoyen.

      Anardemos Le 2 mars à 17:59
  •  
  • Monsieur Dupif :

    « Bobos révolutionnaires », « extrême gauche mélenchoniste », « dirigeants grassement payés par l’état »..
    Pas mal, vous avez bien retenu le jargon poujadiste, et le sens de la formule de vos stages de formation express au front national.

    On vous met 13 sur 20 en trollage mister Dupif ;
    Peut mieux faire..

    On se marre bien dans le coin quand même.

    Arouna Le 1er mars à 13:14
  •  
  • Parce que nous refusons l’augmentation du budget de l’armée de 3% comme le propose B. Hamon,

    Signez la pétition ci-jointe demandant le retrait du jeune Benoit.
    https://www.change.org/p/pour-le-retrait-de-b-hamon-en-faveur-de-j-l-m%C3%A9lenchon?recruiter=648266771&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

    Kroutoi Le 1er mars à 15:36
  •  
  • Ce pauvre Benoit a déjà bien du mal à unir son propre parti alors vous l’imaginez unir le peuple ? Il fait une petit accord électoral avec Y. Jadot pour sauver quelques député(es) eelv et il se fait torpiller par Valls et ses porte-flingues. J’ose à peine imaginer ce que ça donnerait s’il entamait un vrai dialogue avec France Insoumise. Oubliez ça, il n’a pas l’âme d’un martyr.

    choucroute Le 1er mars à 19:26
  •  
  • Beaucoup ici ont la mémoire courte.
    Qui a appelé à voter Hollande ? et tous les partisans de Mélenchon ont suivi. Comme ils font maintenant : ils suivent un chef, ils ne savent vivre et penser sans.
    Alors si Hollande a été élu président : Merci Mélenchon.

    La culpabilité que vous avez tous de l’avoir suivi vous la retournez vers les autres faute de pouvoir l’assumer.

    Mélenchon était bien placé pour bien connaitre Hollande : il était au PS depuis 1976 > 2008 = 32 ans de fréquentation quotidienne avec Hollande 1er secrétaire depuis 1997.
    Comment Mélenchon aurait-il pu ignorer les positions politiques de Hollande ? qui était depuis toujours dans un axe blairiste.

    Je ne pourrai donc jamais avoir confiance en un tel homme qui se trompe sur l’appréciation politique de ses pairs.

    Pour ma part j’ai quitté le PS en 2005 année du non, il a fallu encore 3 ans à Mélenchon 2008 seulement, là aussi il n’assume pas et vomit (et vous reprenez tous ensemble) le PS, qui va-t-il vomir la prochaine fois ? et que deviendrez vous sans un chef à suivre ?

    Quant à Hamon il était noniste lui aussi. Toujours dans la gauche du PS comme le fut Mélenchon. Au moins Hamon se bat dans une fidélité a ses engagements et risque beaucoup. Vous oubliez ou plutôt ne tenez pas compte que son élection aux Primaires indique une révolte profonde interne dans le PS.

    Vous ignorez aussi ou plutôt vous vous cachez la réalité du PS : une droite et une gauche qui se haïssent : on en voit les répercutions actuelles avec cette droite qui appelle à voter Macron qui a beaucoup de probabilités d’être élu… sauf coup de théâtre encore possible dans une campagne si mouvementée de 2017 !

    Le futur proche est une scission de la gauche qui passe au milieu du PS : il va falloir s’entendre dans le futur et ne pas rester dans une courte vu sans prévoir l’avenir : mais c’est une habitude de Mélenchon de ne rien voir de l’avenir (déjà pour Maastricht).

    Annie Stasse Le 2 mars à 00:28
       
    • Et vous chère Annie, avez-vous toujours eu la même analyse de la situation ? Vous emblez reprocher aux autres de prendre en compte les évolutions du monde. Est-ce bien raisonnable ? Tout d’abord rectifions une chose, Mélenchon n’a pas appelé à voter pour Hollande mais à battre l’autre. Il ne l’aurait pas fait vous auriez été la première à le lui reprocher. Ensuite durant sa campagne il avait expliqué qui était Hollande. Il n’a pas été entendu et a été éliminé du second tour. Rendons à César....On ne peut tout de même pas reprocher à Mélenchon les trahisons de Hollande.

      choucroute Le 2 mars à 11:23
    •  
    • Mais si mon cher @choucroute, on peut passer son temps à reprocher à Mélenchon le bilan d’Hollande, les affres du libéralisme sauvage, la brutalité du FN, etc... Il y a de nombreux posts ici pour le prouver ! Comme quoi, Mélenchon est plus vu comme un "dieu" par ceux qui ne le supportent pas que par ceux qui appuie sa candidature ! On est presque dans la schizophrenie : pour quelqu’un qui ne represente que lui, quelle puissance à influer sur les évènements ! C’en est troublant...

      carlos Le 2 mars à 12:19
    •  
    • Annie Stasse : "Qui a appelé à voter Hollande ? et tous les partisans de Mélenchon ont suivi. "
      Comment peut-on dire pareille idiotie ? Vous ne savez même pas que dans une élection au scrutin majoritaire à deux tours il n’y a pas 36 solutions. Au premier tour on choisit, au 2ème on élimine. Qu’est-ce que vous auriez voulu ? Que Mélenchon appelle à voter Sarkozy ? Toute autre solution que voter Hollande, y compris l’abstention, favorisait l’élection de Sarkozy. Dites-le si c’est ce que vous vouliez. On peut être pour la politique du pire, mais il faut expliquer pourquoi. Sinon apprenez à raisonner.

      Gilbert Duroux Le 3 mars à 21:16
  •  
  • Ce débat est inutile. De plus je ne crois pas que les électeurs de Melenchon iront voter Hamon. Les additions ne se feront pas comme cela. Les différences entre les candidats vont apparaitre au fur et à mesure de la campagne. Contrairement à ce que vous dites un tel débat ne fera qu’exacerber les différences et ne fera que mettre de la distance entre les electeurs de gauche. Faisons confiance aux citoyens qui sont capables de juger par et pour eux-mêmes .

    Et je crois, qu’en filigrane vous pensez que, pour faire gagner la gauche , jlm doit se désister pour Hamon. Il devient alors le Coupable. Cette position se base sous la raison des sondages dont , tout le monde sait ,que les résultats bruts sont revus à la hausse pour Hamon et à la baisse pour Melenchon , en fonction des résultats de la dernière élection.

    Je n’oublie pas que Hamon représente le ps , qui ne peut continuer à vivre avec ses 2 branches. Hamon représente malgré lui, les électeurs de Valls, Le Guen, Cambadelis. El Komri.....etc ...Comment peut il résoudre cette difficulté. Il se retrouvera avec des frondeurs,lui aussi., comme Hollande.

    Je crois que des débats avec les candidats de droite ( dont Macron) seraient plus informatifs. ( débats en duel)

    champdecosmos Le 2 mars à 07:21
  •  
  • Je suis d’accord avec l’appel. Hamon est freiné par la droite du PS. Mélenchon laboure le terrain depuis des mois et ne veut pas abandonner ce rassemblement des Insoumis. Dans notre histoire, les rassemblements de gauche qui ont amené des avancées sociales et politiques de 1936 à nos jours ont su gommer les différences des différentes parties (et partis). Certes, ce n’est pas sur un coin de table qu’on peut arriver à un accord mais le débat proposé devrait permettre d’arriver à un compromis et à un candidat commun de la gauche. Une grande partie des électeurs de gauche le souhaite.

    Sauvageon Jean Le 3 mars à 08:48
       
    • je suis d’accord avec vous et je complèterais par la prise en compte de la vindicte du candidat LR contre la démocratie en contestant la Justice qui est le 3ème pilier d’une démocratie. Tout comme le fait Le Pen.

      Quand en janvier j’ai eu connaissance de la mise en examen de Fillon j’ai aussitôt pensé : c’est la mort des LR, je crains maintenant que ce soit plus que ça, et ses soutiens le lâchent ayant (ou une apparence de) une conception de la Démocratie plus équilibrée.

      Si on résume nous avons : le PS et les LR qui sont en cours de se dissoudre en 2 parties, c’est un avenir nouveau qui se propose à nous à condition que Mélenchon et Hamon plus que jamais se saisissent de cet opportunité pour fonder une nouvelle gauche.

      Annie Stasse Le 4 mars à 17:19
  •  
  • Philippe Poutou a un point de vue sur Mélenchon que je vous fais partager car il complète mon commentaire précédent tout en évoquant quelques points identiques aux miens :

    « À aucun moment, on ne fait partie de son schéma : il considère qu’il n’existe personne à sa gauche. On a beaucoup de points communs avec les militants mélenchoniens, mais on ne pense pas que Jean-Luc Mélenchon soit représentatif d’une alternative à gauche. Non seulement il a été ministre de Jospin, a passé une grande partie de sa vie politique au PS, mais, surtout, il continue de considérer Mitterrand comme un mentor ! Mitterrand, c’est quand même la guerre d’Algérie, une jeunesse d’extrême droite, des amitiés avec René Bousquet [secrétaire général de la police du régime de Vichy, NDLR], une politique d’austérité… Ils ont détruit la résistance sociale et, aujourd’hui, on nous dit que Jean-Luc Mélenchon est crédible ? Il y a maldonne ! Et puis, c’est encore un candidat qui vient d’en haut. »

    Annie Stasse Le 4 mars à 17:09
  •  
  • Désir suicidaire en France, chez les politiques comme dans la population. Election- roulette russe. Le petit dictateur Hologramme 1er ou la gôche LVMH sont juste 2 balles parmi les autres dans le barillet.
    Le seul qui me redonne espoir c’est Poutou. Lui au moins il respire la joie de vivre ! Pourtant il n’a pas une vie aussi facile que tous ces nantis.

    Durruti Le 5 mars à 00:40
       
    • JLMélenchon ,"petit dictateur hologramme", Hamon, "la gôche LVMH", ajoutons Macron "le Rothschild ’son ", "Fillon "la casserole", Le Pen "la tricheuse "... On pourrait continuer longtemps ! Pourtant, dans quelques semaines, il nous faudra choisir, ou pas, entre eux le prochain président de la république française. "la démocratie formelle" (Lénine) touche le fond et avec elle la Ve république. Ce qui me redonne espoir c’est que le printemps arrive et avec lui, l’ouverture d e la pêche à la truite !

      Georges G. Le 5 mars à 11:59
    •  
    • Les carottes sont cuites, je répète, les carottes sont cuites. La pêche à la truite est ouverte, 2 fois, je répète. Un seul verre d’eau éclaire le monde ...

      Durruti Le 5 mars à 12:24
  •  
  • Les uns parlent sans savoir. Les autres se laissent manipuler. La meilleure façon de choisir un programme politique est d’en connaître le fond ! donc que voulons nous ? dans quelle société voulons nous vivre si l’humain y trouve encore sa place ? lisez, comparez, comprenez et faites un vote de conviction ! l’élections présidentielle n’est pas une course à l’échalote ! Et si vous ne faites pas confiance à vos politiques il y a un programme qui permet de les révoquer.
    Un débat JLM - BH permettrait d’avancer plus vite pour celles et ceux qui n’aiment pas ou qui n’ont pas le temps de lire !

    Christine L. Le 8 mars à 18:43
  •  
  • le candidat hamon est pris entre son image "gauchisée" par rapport au quinquénat hollande plutôt à droite (CICE/Loi travail/débat sur la nationalité/assassinats ciblés) et l’aile droite du parti qui tient toujours les rênes et présentera de toute façon tous les anciens députés socialistes ayant soutenu hollande ! Ce dernier a visiblement déjà choisi Macron qui deviendra ainsi le vote utile contre LE PEN. Exit Hamon et ses amis, exit Mélenchon qui aura vu ses voix siphonées par Hamon. Le tour est joué

    der Le 8 mars à 23:21
  •  
  • le schéma américain démocrates/républicains et leur alternance est en route ! reste à tuer la gauche de rupture. Le fait que hollande ait choisi valles comme premier ministre (ultra minoritaire au sein du PS) puis Macron comme ministre (même pas encarté PS mais issu du milieu financier comme à l’époque un certain pompidou) annonce bien l’avènement de ce schéma : hamon siphone les voix de mélenchon, ni l’un ni l’autre ne peuvent s’associer étant donné le refus de garanties suffisantes, ils ne se qualifient pas au second tour et Macron devient ainsi le "sauveur" ; la boucle est bouclée, nous aurons la droite dure et la droite libérale qui se partageront les sièges, comme au parlement européeen d’ailleurs. et exit la gauche de conviction !!!

    der Le 8 mars à 23:29
  •  
  • C’est effectivement bien mal parti pour la gauche. Sauf imprévu toujours possible ( le hasard qui peut déjouer accidentellement les déterminismes ou les constructions les plus abouties) les élections présidentielles, c’est plié pour elle ! Au second tour ,nous n’aurons que le choix entre le mal ( Macron) et le pire (Lepen) ... Ou l’abstention et le vote blanc ou nul ! Quant aux législatives, on voit mal la gauche se rassembler, toutes bisbilles cessantes, pour sauver le sièges qui pourront l’être... PS, PCF , FI et tutti quanti, doivent songer à replier les drapeaux et se préparer à une traversée du désert qui leur permettra , du moins il faut l’espérer, de tenter un aggiornamento et un risorgimento salutaire.

    Daniel B. Le 9 mars à 21:05
  •  
  • bon, maintenant que les 2 ont fait leur rassemblement (130 000 pour Mélenchon, 15 000 pour Hamon) est ce qu’on a du nouveau pour un débat ?

    aldo Le 19 mars à 23:43
  •