Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 25 avril 2017

Présidentielle : radiographie d’un vote éclaté

Comme prévu, les électeurs français se sont portés à peu près également sur quatre options, sans compter les 20% d’abstentionnistes. La crise politique s’est inscrite dans les urnes. Retour sur un résultat inédit…

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Les profils des électorats

Une enquête de l’Ifop, sur un échantillon de plus de 3.500 personnes interrogées, permet de cerner un peu mieux le profil des électorats. L’âge oppose, aux deux extrêmes, un électorat jeune tenté plutôt par Jean-Luc Mélenchon (26% des moins de 35 ans et 29% des 18-24 ans) et un électorat âgé porté vers la droite traditionnelle d’un François Fillon (39% des plus de 65 ans, 34% des retraités).

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La ventilation des groupes sociaux est tout aussi éclatée que celle de l’électorat dans son ensemble. On note toutefois une surreprésentation des catégories socioprofessionnelles supérieures chez Emmanuel Macron (32%) et des catégories inférieures chez Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon se situe dans une situation intermédiaire, attirant 26% des professions intermédiaires et 24% des catégories inférieures. Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se partagent les électeurs en cours de formation, essentiellement étudiants (30% et 31%).

Marine Le Pen est la mieux placée dans les communes rurales (25%), Emmanuel Macron dans les communes urbaines de province (25%) et dans l’agglomération parisienne (27%).

Pour l’essentiel, les électeurs proches d’une organisation politique de gauche se sont partagés entre Emmanuel Macron (40%) et Jean-Luc Mélenchon (38%), Benoît Hamon se contenant d’un modeste 13%. Il est à noter que, malgré la décision des Verts de rallier la candidature de Benoît Hamon, 38% de leurs proches ont préféré in fine le leader de la France insoumise.

Aucun candidat ne récupère la totalité des voix de la présidentielle précédente. La mieux placée sur ce plan est Marine Le Pen, qui a attiré 80% de ses soutiens de 2012, suivie par Jean-Luc Mélenchon (73%). Les électeurs de François Hollande ont pour moitié choisi Emmanuel Macron, mais un quart a rejoint Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon se contentant là encore d’un modeste 16%.

Enfin, l’enquête confirme que ceux qui se déclarent « sans sympathie partisane » se partagent entre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, avec semble-t-il une petite préférence pour le premier (24%).

L’Ifop propose en outre un profil intéressant des électorats. Celui de Jean-Luc Mélenchon est jeune (près d’un tiers de moins de 35 ans), socialement populaire (un tiers de catégories socioprofessionnelles inférieures), mais éduqué (près de 40% de formation au-delà du baccalauréat). Il est aux trois quarts composés de proches des formations politiques de gauche et pour 16% de personnes « sans sympathie partisane » (ce qui n’indique pas la position sur l’axe gauche-droite).

Celui de Marine Le Pen est plus populaire (plus de 40% de catégories inférieures) et moins éduqué (45% de formation inférieure au baccalauréat). Il se dit à près de 70% proche du FN, à un peu plus de 10% proche de la droite et à 14% sans sympathie partisane.

Celui de Emmanuel Macron est plus âgé que les deux précédents (25%), moins populaire (20% de catégories supérieures), plus éduqué (56% de formation post-baccalauréat). Pour les deux tiers, il est situé politiquement à gauche. Il a voté à 45% pour Hollande en 2012 et pour plus de 30% à droite.

La répartition géographique

Les données par commune révèlent l’implantation large du Front national. Marine Le Pen arrive en tête dans près de 19.000 communes, soit près de 54% du nombre total. Emmanuel Macron se contente, lui, de l’emporter dans 7.000 communes environ (20%), François Fillon dans 5.000 d’entre elles (16%) et Jean-Luc Mélenchon dans 3.500 environ (un peu moins de 10%). Le malheureux Benoît Hamon se contente du chiffre bien modeste de 16, derrière Jean Lassalle (78) !

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Le regard se modifie quand on tient compte de la taille. Si l’on s’en tient aux 600 communes les plus peuplées (nombre d’inscrits supérieur à 10.000). Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon y obtiennent des scores supérieurs à leur moyenne nationale (26,5% et 22,2%), François Fillon fait un peu mieux (20,7%), tandis que Marine Le Pen est nettement en retrait (16%). Le total Hamon-Macron fait 34% contre 30,4 au plan national.

Tandis que Marine Le Pen et le total Hamon-Macron progressent modestement sur les scores Marine Le Pen et Hollande de 2012 (1,3% et 2,8%), Jean-Luc Mélenchon gagne un peu plus de 10% sur 2012, soit une progression légèrement plus forte que la progression nationale moyenne (indice 183 contre 174).

L’évolution dans les métropoles est encore plus nette. Marine Le Pen n’est en tête que dans une d’entre elle (Toulon) et François Fillon dans deux (Aix-en-Provence et Nice). Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ont la part du lion : Emmanuel Macron est en tête dans dix grandes villes (dont Paris et Lyon), Jean-Luc Mélenchon dans huit (Marseille, Toulouse, Montpellier, Lille, Le Havre, Saint-Etienne, Nîmes et Grenoble).

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La dynamique métropolitaine, comme en 2012, est du côté de Jean-Luc Mélenchon. En 2012, il regroupait au total 12,4% des suffrages dans l’ensemble des 21 villes ; il y obtient 22,9%, là encore une progression supérieure à la moyenne nationale (indice 185). En sens inverse, la progression de Marine Le Pen est enrayée et son niveau global est modeste (12%). Quant au total Hamon-Macron, il progresse plus modestement (37,5% contre 32,3%), de moins d’un cinquième du niveau précédent.

L’analyse des départements est elle aussi instructive (cliquez ici pour accéder au fichier). Marine Le Pen confirme une fois de plus l’implantation nationale du FN. À l’exception des Hauts-de-Seine et de Paris, elle est partout au-dessus de 10% des suffrages exprimés. Elle est au-dessus de sa moyenne nationale dans 55 départements métropolitains et passe le seuil des 30% dans 12 d’entre eux, dans le Nord, l’Est et le bassin méditerranéen. À l’exception de la région parisienne, elle progresse partout, plus que la moyenne dans 56 départements.

Mais l’évolution la plus marquante est dans la distribution territoriale du vote Jean-Luc Mélenchon. Lui aussi confirme la nationalisation du vote entamée en 2012. Alors que, dans certains départements, le vote communiste touchait aux lisières de la marginalisation (moins de 5%) avant 2012, le vote Jean-Luc Mélenchon a retrouvé la distribution qui était celle du PCF avant son déclin électoral. En 2017, les votes se distribuent entre 34% en Seine-Saint-Denis à 13,6% en Haute-Corse ; 35 départements le placent au-dessus de la barre des 20%, aucun n’étant au-dessous des 10%. À la différence de Marine Le Pen, il progresse partout, doublant même son score dans le Bas-Rhin, le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis. Il progresse plus que la moyenne dans 36 départements.

Dans l’ensemble, le vote Jean-Luc Mélenchon s’insère dans l’espace électoral, communal et départemental, qui fut celui du communisme français, à quoi s’ajoute une implantation (notamment dans le Sud-Ouest) plus proche de celle de la gauche socialiste traditionnelle.

Une phase nouvelle ?

La séquence présidentielle aura sans nul doute des effets contradictoires. Elle aura tout à la fois montré la forte prégnance du Front national, bien inséré dans le tissu communal, et les limites de son expansion, notamment dans l’espace urbain.

Il a aussi révélé les fragilités d’une droite classique, qui a voulu s’ancrer dans une radicalité traditionnelle avec François Fillon et qui n’y a gagné que le recul et l’enfermement dans un espace vieillissant. La droite est désormais déchirée entre la tentation de l’extrême (qui dépendra pour une part de la dynamique interne au Front national) et l’option plus "centriste" que la primaire des droites avait repoussée. Mais, pour l’instant, c’est une variante centriste un peu plus déportée vers la gauche qui tient le haut du pavé.

Le socialisme est d’ores et déjà éclaté. Une moitié de l’électorat socialiste de 2012 a choisi l’option rassurante d’un centre, plus proche du démocratisme à l’américaine ou à l’italienne que des tentations centristes de la IVe République. Cette option ne manquera pas de soutiens au sein du PS actuel. Mais elle se heurtera à l’incertitude des ancrages territoriaux, à la volatilité possible d’un électorat composite et aux difficultés prévisibles d’une gestion libérale assumée. Une part du socialisme s’agrègera-t-il à la gauche de gauche ? L’incertitude est de mise.

La clé dépendra donc pour une large part de ce qui se passera à la gauche de la gauche. Jean-Luc Mélenchon, malgré son amertume d’un soir de premier tour, a réussi son pari. Il s’est mis en marge des structures incertaines du Front de gauche, a créé un mouvement autour de sa candidature et s’est imposé comme un postulant possible au pouvoir. À un moment où le socialisme est en crise, il a remis l’équilibre de la gauche à un niveau qui était le sien avant la dynamique impulsée par Mitterrand.

Avec lui, la gauche de gauche est désormais en état d’imposer sa marque sur la gauche tout entière et, ce faisant, de redonner aux catégories populaires le sens de l’espérance sociale et le goût de l’égalité. Encore faut-il que son organisation politique soit à la hauteur et qu’elle puisse entraîner la totalité d’un espace critique, dont une part est restée encore en marge de la dynamique présidentielle. Les mois qui suivront la vague électorale seront bien sûr décisifs en la matière.

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  • Avec lui, la gauche de gauche est désormais en état d’imposer sa marque sur la gauche tout entière

    Rien du tout, la gauche de la gauche retourne au placard.
    Vous en aurez la preuve aux législatives.

    Les électeurs de gauche et du PS ont choisi et votés Benoit Hamon pour son programme trop à gauche, commun aux insoumis, et en suivant les 3/4 sont partis au centre car le programme leur faisait peur.

    Vous avez juste fait un gros score opportuniste, de par la deception commune du PS, dénoncé et orchestrée de tout les partis : Droite (Fillon) / Extreme droite (Le pen) / Extreme Gauche (Melenchon) pour devenir calife à la place du calife.

    Dans 5 ans, si le gouvernement Macron a de bons résultats (On ne sait jamais, une relance economique mondiale comme sous Jospin) ce sera le centre qui restera au pouvoir, ou alors, le PS reviendra en force, tout simplement parce que c ’est la gauche modérée,celle pour qui votent les gens.

    Et de toute facon, vous n’aurez que un ou deux députés, vois 5 dans le meilleur des cas, aucune parole valable lors des votes pour les lois à l’assemblée. Et puis avec la FI, aucuns droit de parole, ni de compromissions, on ne peut plus traiter avec elle. Le PCF en a fait les frais. Et le PS aussi en allant vers son orientation politique.

    Actuellement, c ’est le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique de Valls et Hollande qui va passer Président. La gauche de la gauche, à part vouloir faire un score à chaque élections, et n’avoir aucuns pouvoirs dans le concret, ne sert plus à rien.

    BDPIF Le 25 avril à 19:05
       
    • Vous n’avez pas tout à fait tort BDPIF mais si FI et son intransigeance ne sont pas pour rien dans la mort de la stratégie unitaire sans laquelle personne à gauche ne peut gagner (la preuve est faite), les socialistes frondeurs et même Hamon ont aussi leur responsabilité et pas seulement pour le quinquennat Hollande. Les voix d’Hamon ont manqué et pouvaient faire la différence au premier tour...

      Et oui le méchant Pierre Laurent que l’on insulte à tout vent sur ce forum avait raison de vouloir un rassemblement plus large que JLM et FI.

      Le fait est que c’est perdu pour JLM et perdu pour la gauche. Alors il faut un bouc-émissaire donc c’est le PC qui n’en pas pas assez fait (tu m’étonnes, ils se font insulter en permanence par FI), Ensemble et Regards (qui pourtant offre ici une tribune où tout le monde peut échanger), les "frondeurs" comme Hamon (qui ici a droit au jeu de massacre en permanence) et ... ma grand-mère qui sont responsables du score important mais insuffisant de JLM. Surtout ne pas rechercher quelle est la responsabilité de JLM lui-même et de FI. Pas d’autocritique, aux autres de la faire. C’est des gens parfait à FI ! C’est les autres les méchants ! Et bien ça promet pour les législatives...

      SB Le 26 avril à 09:03
    •  
    • Quelle objectivité dans vos commentaires ! S’en est si confondant que je m’incline devant tant de lucidité et de perspicacité pertinente !...
      Finalement, grâce à vous, les fines analyses de Roger Martelli, appuyées sur des données scientifiques fiables et une certaine expérience, deviennent finalement superflues, tant vous les surpassez de façon si magistrale, par votre intelligence fulgurante et votre respect lucide et plein d’abnégation des réalités !

      Pif Poche Le 27 avril à 01:36
  •  
  • Tiens le revoilà lui avec sa boule de cristal en papier mâché...!!!!

    salabert Le 25 avril à 19:31
  •  
  • Il recommence à déglutir son amertume, sa rancune et son idiotie. Pourrait-on lui indiquer la porte de sortie ? On ne le lit même plus.
    Brillante analyse. Très utile pour regarder notre Avenir en Commun.

    rodydecoue Le 25 avril à 21:22
       
    • Allons, allons, ce sont mes derniers messages ici.

      N’ayant pas pris le pouvoir vous ne représentez plus rien comme danger en Europe. Le danger n’était pas principalement économique avec vous, mais surtout international, "redessiner les frontières de la Russie en Europe", ce sont des pays limitrophe qui allaient être envahis par la Russie avec votre consentement. Sans oublier la Syrie.

      IL y avait 3 dangers pour l’Europe parmis les candidats : Le Pen, Fillon et Melenchon. Le peuple Francais à choisi le moins pire, Macron qui saura garder les positions européennes de défense.
      C’était le seul, avec Hamon, Poutou et Laguillier à ne pas suivre votre politique militaire de défense pro russe.

      Economiquement, par contre ... il va être aussi nul que Hollande. Vous allez passer 5 ans la contester, comme vous l’avez fait pendant 5 ans avec le PS et le PCF.

      Mais vous ne gagnerez pas, jamais.
      Vous représentez une gauche, agressive, violente, autoritaire. Vos commentaires le reflète.

      Les législatives vont vous le faire comprendre. Vous étiez là, non pas pour prendre le pouvoir, mais pour nous faire du Podemos, qui ne sert à rien en Espagne, si ce n’est mettre la droite au pouvoir. Et vous avez fait la même chose.

      Tout ce que j’ai ecris sur Regards vous concernant, tous, à été confirmé à 95 %, un second tour Droite / Extreme droite (Sauf que ce n’est pas la droite, mais le centre droite, merci le canard enchainé ;) ) et vous étiez là pour recopier du Podemos, vous mettre en principal force d’opposition et faire passer la droite en echange.

      A l’époque vous me traitiez de menteur, pourtant les menteurs étaient vous, car vous avez mobilisé des milliers de militants en leur promettant une victoire, qui n’était pas la leur, mais la votre, vous venger de la trahison de Mitterand.
      Et ovus la connaissiez la conclusion de tout celà.

      Et on ne pourra même pas compter sur vous pour un vote républicain contre le Pen, du rouge bruns, c ’est la couleur de votre gauche à vous les commentateurs.

      On ne vous reverra pas en 2022, d’autres auront pris votre place.

      @Martelli
      Bonne continuation à vous dans vos écrits.

      @Clementine Autain, je viendrais de temps en temps mettre un commentaire sur vos articles pour vous encourager et bravo pour votre journal.

      @Amitié à Durruti et Carlos
      Vous vous êtes fait gruger, ne faite plus confiance en ce genre de populistes qui se prétendent de la vrai gauche. Egalement une pensés à Maurice et d’autres du PCF qui n’ont pas à s’inquiéter, le PCF n’est pas mort par Melenchon, il continuera à vivre, mais j’espère qu’il aura compris de ne plus jamais s’allier avec un populiste.

      Bonne raclée aux législatives pour les ’insoumis" que j’appellerai plutôt "Couillons bien soumis"

      J’ai écris pendant 5 ans sur les forums du figaro pour démonter la propagande de droite, ecris un an ici dans l’espoir d’une réunion de la gauche pour eviter un second tour avec l’extreme droite, ma place va revenir à écrire sur l’international ailleurs.

      Bonne continuation et ne nous faites pas le même cirque dans 5 ans, on saura faire rappeler aux gens ces élections désastreuses de 2017.

      BDPIF Le 25 avril à 23:09
    •  
    • L’amertume je le sent aussi chez vous. JLM a perdu son pari. On fait la gueule, on cherche des boucs-émissaires (Hamon , le PCF, Ensemble etc.). De l’amertume et une certaine mauvaise foi !

      SB Le 26 avril à 09:05
  •  
  • Nous y voilà effectivement.....
    5 années Sarkozy avec Fillon + 5 années Hollande avec Valls et Macron = 10 années de galères pour nous.
    L’avenir selon Le Pen et selon Macron : 10 années de galères sont en préparation et....je pèse mes mots l"une est aussi dangereuse que l’autre. Pas moins et pas plus. Politiques anti sociales, anti culturelle, anti syndicale, politiques qui vont déstructurer l’Etat, les départements, les communes, qui vont passer la retraite par répartition par la retraite par points, qui vont progressivement privatiser la sécu, la santé, l’enseignement et j’en passe.
    Qui ? Le Pen et Macron !!! les deux représentent le même danger ! Oui la République est en danger. La seule réponse sont peut-être des législatives qui feront barrage. Peut-être....
    comptez sur Macron pour passer avec un 49-3 et par ordonnances, comptez sur Le Pen pour faire pareil !
    « Alors il faut voter blanc, nul ou s’abstenir ».

    Max Le 25 avril à 23:25
       
    • Non, il faut aller voter le FN est bien plus dangereux que Macron, et risque de ne pas se laisser dégager dans 5 ans, j’irai voter par conviction antifasciste, ensuite il faudra élire des députés offensifs de gauche, et pour çà il va falloir s’unir pour éviter l’echec...

      andree Le 26 avril à 10:27
  •  
  • La réponse radiographique et statistique d’un lieutenant, après une campagne fort caporalisée, ne suffira pas à combler le vide inquiétant de perspectives politiques. Le crétinisme électoral, ce n’est pas le fait de participer aux élections, c’est celui de vendre l’illusion que le "pouvoir" est au bout du bulletin de vote et surtout que les élections se gagnent dans les campagnes électorales, quitte à s’adapter à tous ses codes et à en singer les postures les plus convenues. Le mouvement social, on en parle le dimanche... Pendant la campagne, l’électoraliste ne propose rien d’autres à ses affidés, que le spectacle enchantée de la campagne électorale, la quête des voix et son résultat devient son seul marqueur de l’évolution du rapport des forces. L’échec est pourtant fort prévisible quand on examine l’histoire électorale de la vraie gauche, même quand les conditions sont exceptionnellement favorables, comme cette fois-ci. L’électoraliste doit vendre l’illusion électorale mais sans succomber à ses propres illusions et ne pas se retirer sous sa tente- sans rien proposer à ses fidèles... Comme un vieux mage grognon. Un tribun peut se taire quand les estrades sont démontées, mais un dirigeant politique ne laisse pas tomber touTEs ces militantEs qui se sont mobiliséEs, sont restéEs disponibles sans ouvrir d’autres perspectives, quand le combat continue : Elargir des collectifs à toute la gauche, ne serait-ce que pour libérer les places, défendre les murs des importuns, dénoncer partout l’impossible choix entre la peste et le choléra, manifester le 1er mai... Et toutes les autres initiatives les plus diverses pour résister vraiment. Quand il s’agit de parler clairement aux "gens", le silence est une marque d’irrespect, il manque de dignité.

    Danie Bensaïd dans le texte :

    Les victoires électorales et les joutes parlementaires ont leur importance. Elles peuvent être décisives, dans la mesure où elles ouvrent des opportunités, présentent de nouveaux choix et de nouvelles orientations. Mais elles restent à la surface des choses. Ce sont des vagues, des plis, des frémissements, derrière lesquels rugit la houle d’une tout autre crise d’un changement d’époque, lourd des pires dangers.(...) ….la gauche ne se réduit pas à la gauche parlementaire, aux déraisons de sa raison économique, à la république crispée sur son passé. Il y a aussi la gauche rebelle qui bouge, qui manifeste, qui occupe, qui lutte "tous ensemble". La gauche d’en bas, la gauche de dessous, la gauche profonde qui résiste, qui ne plie ni ne se rend. Il y a toujours ce tissu, cette mémoire, cette histoire populaire dont est tissée la gauche.

    Il y a toujours leur gauche et la nôtre. »
    Lu dans anti-k.org

    Ludo Rossi Le 26 avril à 03:13
       
    • @andre s. - donc, si je vous suis bien, la gauche a perdu à cause JLM c’est ça ?
      je... le... note...

      carlos Le 2 mai à 21:35
  •  
  • Vote blanc.
    Pour prouver que nous ne cautionnons pas Macron, que nous serons des opposants virulents. Le nombre d’insoumis ne cessent de grimper et la colère monte dans le peuple.
    Alors, pas de victoire marquée pour macron, qui gagnera de toute façon. Basta les manipulations des médiacrates et de l’oligarchie qui veut rassemble un front antiFN et veut nous culpabiliser. C’est fini, sur ce plan-là, au moins, ils ont perdu.
    Vote blanc pour bien lui montrer ce qui l’attend à ce morveux creux, représentant dangereux de la banque et de l’oligarchie.

    Amram D Le 26 avril à 08:59
       
    • Vous avez raison de détester Macron, il le mérite. Simplement Le Pen c’est la même chose (la bourgeoisie triomphante) avec en plus le racisme, l’antisémitisme et le négationisme.

      Donc pour moi Macron et Le Pen ce n’est pas la même chose. Que l’un alimente et l’autre et inversement, d’accord mais quand même.

      J’ai commencé ma première forme de militantisme en 1986-1987 contre Devaquet, Pasqua et compagnie. En même temps, Le Pen (père) montait de plus en plus. Malik Oussekine était mort tabassé par les voltigeurs de Pasqua. Le FN n’ a même pas respecté le deuil, et je les ai vu dans une manifestation dire "bien fait pour Malik" ! Deux ans plus tard lors de la venue de Le Pen à Lyon, lors d’une manif des antifa je me suis fait courser par une brute du GUD (les durs aux crânes rasés du FN de l’époque) en marge de la manif, coincé j’ai failli être assommé. Et ce n’est rien quand on sait ce qu’ils sont capables de faire... Aujourd’hui ces brutes sont les cadres intermédiaires du FN, bien rasés, bien propre sur eux etc. Je ne les ai pas oublié.

      Donc pour moi ce ne sera pas vote blanc.
      Mais dès le lendemain, il faudra bien se rassembler pour lutter contre Macron et ses ministres (Valls est prêt). Il faudra alors arrêter de se regarder le nombril. Il faudra se rassembler. Ici on en prend pas le chemin... Dommage !

      SB Le 26 avril à 09:18
  •  
  • Vote blanc.
    De toutes façons Macron sera élu (il a pour lui le P"S" et la droite-Medef). Le présenter comme un "barrage", c’est cautionner toute la droite, FN compris.
    La FI n’est pas un mouvement électoraliste, comme le chantent certains. C’est désormais une force politique concrète et résolue, unie sur un programme, et qui accueille la double appartenance aussi bien que tous les libres citoyens debout. Fin des témoignages sans suite, fin des cartels borgnes et boiteux.

    Autrement Le 26 avril à 10:04
  •  
  • @BDPIF : c’est très bien ainsi, allez écrire vos insanités ailleurs. Le PS va avoir du mal maintenant à payer ses petites mains. Il ne vous restera qu’à quémander votre pitance à Trump dont vous nous semblez être le parfait "clown".
    @SB aucune amertume chez nous, simplement des regrets de n’être pas en liste pour le second tour bien entendu. Loin chez nous de chercher des boucs émissaires ou comme vous le dites "faire la gueule" Avec nos 19,6% nous sommes au contraire fiers du combat mené, souvent seul, contre vent et marée. Nous n’envions aucunement Hamon et le PS libéral. Nous constatons simplement qu’ils n’ont pas respecté le "pacte de non-agression". Quant au PCF, nous apprécions sa part (très petite) prise au travail en commun lors de cette campagne électorale. Le PCF a ses candidats pour les législatives qu’il a désignées bien avant la présidentielle. Bien souvent sur le terrain, il s’est trompé d’élections, faisant passer ses intérêts en lieu et place du travail collectif. C’était son choix, nous l’avons respecté. Nous avons nos candidats, ils ont les leurs. Il a décidé de voter Macron au second tour de la présidentielle, ce ne sera pas le choix des insoumis dans leur grande majorité. On ne combat pas le vote Front national en lui donnant du carburant. C’est pourtant bien ce qui se passera. Macron c’est le pognon, la banque et la guerre, Le Pen, c’est la haine et la guerre culturelle. Macron l’a annoncé, il va poursuivre puissance 10 la politique anti sociale de Hollande, de Valls et Khomri. Il ne nous reste qu’un choix le vote blanc ou l’abstention qui pourrait être politiquement la meilleure des solutions. Entre le pire et le moins pire, c’est toujours le pire. Aux législatives, nous porterons notre programme l’Avenir en Commun et le PCF le sien comme il l’a fait pour les présidentielles. Laissons les cicatrices se refermer. Il sera temps après cette séquence électorale d’en faire l’analyse. Viendra alors peut être le temps des recompositions. Résistance, Résistance !!!

    rodydecoue Le 26 avril à 10:08
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  • Bonjour
    Certes on peut comprendre la déception, de Mélenchon, et son électorat, spontanément le premier soir des résultats, mais si on regarde bien avec le recul , c’est extraordinaire !....
    Il ne faut pas tomber dans la génération spontanée, qui d’un coup de baguette magique, va nous faire passer de 5%, ou 10% à 30%.
    Il en a fallut des luttes, défaites, recul , Au PCF à une époque , pour devenir une force , de génération, en génération.
    On peut comprendre l’impatience de la jeunesse , et la réaction de Mélenchon qui en est porteur.
    Mais , sincèrement, moi mêmes , dans mon for intérieur je ne pensez pas qu’il ferait plus de 15%, mêmes si j’espérez plus.
    Bien sur on aurait espérez passer devant Fillon, au moins.
    Ces réactions, sont en parti lié a cette vision , trop électoraliste, qu’il n y a que la voie parlementaire. L’Eveil des consciences ne se fait pas du jour au lendemain, surtout la conscience de classe et de solidarité, il est plus facile de détruire que de construire.Mêmes le FN , excusé , moins de la comparaison , ne c’est pas fait du jour au lendemain.Mais, il lui a été très facile, en peut de temps, de détruire la conscience de classe.
    Je rejoins, ludo Rossi sur sa phrase de daniel Bensaïd, sur la gauche réel et la gauche parlementaire.
    Pour moi, 19%, de FI sont un éclaircie dans ce ciel morose, ou certes les gros nuage noires du FN bouche encore l’horizon, mais nous voyons pointer le soleil de l’espoir.
    Il faut voir, d’ou nous venons, un peut de mémoire et rappel historique...un PCF "détruit" , l’extrème gauche laminé, moi qui est voté PCF a une époque et Mitterrand en 81, je trouve enfin un espoir.
    Il faut continuer, a militer, construire , convaincre, sous différentes formes, et ne pas écouter les diviseurs, persifleurs, qui non pas un esprit constructif. Tout le monde a sa place:FI, PG, PCF, et d’autres , tout ceux qui veulent reconstruire un monde différent de se monde de concurrence, compétition, guerres, de fétichisme de la marchandise ; que le bonheur passe par la consommation, la société productiviste.....et Macron est le représentant type , de cette société là !
    Il faut arrêter les pratiques puriste et sectaire, vis a vis des autres, style par assez ceci ou cela .Moi mêmes, le programme de Mélenchon, ne me conviens pas parfaitement, mais l’époque ou jeune gauchiste, je clamer Mitterrand onze fois ministre !, ma passé. J’ai surtout cesser de rentrer dans les querelles d’Eglises, cloché, chapelles, n’étant plus dans aucunes organisations (les contradictions FI, PCF, PG, ....m’échappe).
    Quand au médias, tenons les à distance, ne nous laissons pas influencer , manipuler par leur diktats (pour le coup Macron est un pur produit des médias). C’est nous qui décidons, pas eux, Mélenchon a raison de demander son avis à la Base de Fi , et Fi de voir ce qu’en pense son électorat.
    Les gens déciderons en conscience nous savons très bien que la quasi totalité de l’électorat Mélenchoniste ne votera pas FN, a part quelques pommé ou stratège du pire. les tentatives de manipulation médiatique , de faire passer les électeurs du FI pour des potentiel électeur du FN , ne marchera pas, ainsi que les appel du pied de MLP. le chantage , la pression, ne doit pas nous faire perdre nos convictions, et diviser nos rang surtout. La plupart s’abstiendrons, voterons blanc, ou voterons Macron, peut importe, nous n’avons pas a les juger, le tout c’est de se retrouver après, au législatives , et surtout dans les luttes et pratiques alternatives.

    bob Le 26 avril à 11:00
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  • Les appels imbéciles à l’union avec hamon nous privent d’une victoire de la gauche. Assez de ces sourires figés et hypocrites.

    christian Le 26 avril à 11:01
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  • 4 remarques à Roger Martelli :

    1)Je ne supporte plus ces dénominations "catégories inférieures" "catégories supérieures" !!!

    Prétendre vouloir changer la société c’est aussi travailler sur les mots, changer les mots quand il le faut !

    2) Parler encore de la "gauche de la gauche" ou de "gauche de gauche" est une erreur politique car le PS est mort, que ce concept de "gauche" lui même est, dans la pratique, fortement questionné et surtout que c’est le vote Mélenchon qui, seul !, porte et représente la gauche aujourd’hui.

    3) Evoquer l’ "amertume" de Mélenchon, en reprenant ce poncif "médiatique", au-delà de la personne même du candidat de la France insoumise, dans la tête duquel je ne suis pas, c’est éviter d’aborder LA question que je me pose, ayant voté Mélenchon, sans être membre de FI, à ce jour en tous cas, et se posent des millions de personnes ces jours-ci, à savoir : "comment battre clairement et sûrement Le Pen et combattre avec force et souffle le hold-up Macron ?".

     Y répondre en une seule fois est dangereux, pour aujourd’hui et pour demain, car ce serait voter blanc ou s’abstenir, ce qui avantagerait le FN, alors même que la campagne et le score de Mélenchon l’ont fait reculer, notamment dans les quartiers populaires, contrairement à tous ces donneurs de leçons qui, eux, rejoignent Macron par adhésion à son projet ultra-libéral.

     Y répondre en deux temps :

    a) Battre clairement Le Pen par le bulletin de vote

    b) avoir les mains libres et l’esprit serein pour combattre le hold-up Macron, pour peser sans attendre et de toutes NOS forces sur l’avenir !

    Un espace s’ouvre alors pour développer davantage le combat de cette présidentielle en rassemblant une partie plus large encore de notre peuple et en faisant régresser, comme Mélenchon a déjà commencé à le faire, l’extrême-droite.

    4)(avec lui...)"Redonner aux catégories populaires le goût de l’égalité"... Mais je rêve, Roger Martelli !Ces "catégories" populaires qui sont les principales victimes du capitalisme, des politiques menées depuis des décennies...n’ont pas perdu ce goût de l’égalité ! Elles subissent par contre les inégalités dans TOUS les domaines !

    Il faut donc un projet de société et un programme politique qui impose la CONSTRUCTION de l’égalité !

    JCS

    ALTERNATIVES et REVOLUTIONS (blog citoyen) Le 26 avril à 11:07
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  • Il n’y a en effet rien de décevant dans les résultats du 1er tour :
    Avec 19,5% des suffrages, le mouvement qui ne representait pour certains que 250.000 clics virtuels a su rassembler au-delà des partis, une large part de citoyens, quidams, encartés et anti-partidaires qui souhaitaient plus de démocratie et trouver le chemin d’un développement économique soucieux des gens et du seul environnement qui leur permet de vivre !

    Les sympathisants de ce projet forment donc 1 des 4 grandes forces politiques qui vont s’affronter aux législatives... Car avoir des députés capables de faire des propositions de lois ainsi que de s’opposer, sans craintes de mesures de rétorsion à leur encontre à cause d’ accords passés par des appareils politiques plus soucieux de leur influence que des comptes à rendre à leurs électeurs, aux projets de lois toujours plus violents et morbides des défenseurs du libéralisme à l’Assemblee Nationale, c’est la seconde étape qui nous attend. A noter qu’Il n’aura échappé à personne que Macron, aura été qualifié pour le second tour avec moins de voix que n’en a eu l’abstention (18% des inscrits au candidat libéral contre 22 pour cette dernière). Le legalisme ne fait pas la legitimité.

    L’engagement sincère des députés en ce sens s’avère donc essentiel car il déterminera à coup sûr, en fonction de sa réalité, l’avenir d’un mouvement qui souhaitaient redonner du sens à la parole politique et convaincre tous ceux qui n’avaient plus confiance, à raison, en un système. Or, la confiance ne peut pas se decreter, il y a des garanties à fournir, aussi relatives soient elle...

    La confiance se trouve aussi dans des actes forts, comme par exemple celui de conforter le fait que chaque citoyen est seul avec sa conscience devant l’urne ! Donner des consignes de vote chez PHI pour le second tour suggèrent en effet que l’électorat appartiendrait à Mélenchon... Ce n’est pas le cas (c’est la différence entre un mouvement politique qui n’a pas de pensée unique et un parti). Ceux qui souhaitent voter Macron, encouragés par le parti qui est le leurs ou leurs convictions personnelles, allez y (car il y a des encartés) ceux qui souhaitent voter blanc ou s’abstenir doivent avoir leurs raisons. S’accuser mutuellement de soutenir l’ennemi c’est prêter à l’autre une ambition qu’il n’a pas ! Je suis tout à fait d’accord avec bob et rouydecoue...

    Il est en tous cas beaucoup trop tôt pour tirer un quelconque bilan sérieux de ce 1er tour, si l’on peut tout de même se réjouir, car l’élection présidentielle se joue en 2 temps : en avril/mai puis en juin avec les legislatives (qui donnent les moyens au pouvoir d’exercer) !
    Voyons ce qui aura été concrétisé à ce moment là... On pourra alors estimer la puissance des résistances qui freinent les idées d’un projet qui dit lui-même à quoi il aspire : "l’avenir en commun" !

    Carlos Le 26 avril à 12:02
       
    • @andre s. - je ne comprends absolument pas ce qui vous incite à penser que Melenchon croit être propriétaire de son électorat... Alors que le fait de ne pas donner de consigne de vote ou de révéler ce qu’il va voter pour ne pas influencer ses électeurs indique qu’il ne souhaite pas "être le berger d’un troupeau qu’il faut guider"... Quant à votre opinion sur son apparition à la TV, ben libre à vous de ne pas l’avoir appréciée. Personne ne vous obligera à soutenir la plateforme démocratique dont il a été le candidat aux présidentielles...

      carlos Le 2 mai à 21:43
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  • Bonjour
    Tout cela n’est pas si mauvais, je le redis, une droite éclaté, le FN qui peine et à moins d’influence dans les milieux populaires, FI qui de nouveau redonne espoir au milieux populaire, la preuve que le peuple attend cela depuis longtemps, le PS marginalisé , par ses politiques collaborationnistes avec le monde des affaires.
    Macron , le candidat, sans consistance, des milieux d’affaires , peut vite dégringoler....une crise politique s’annoncer
    Il y a quelques erreurs de com, et du cafouillage, dans les prises de positions par rapport au FN...il devrait y avoir une meilleur coordination. du départ,il fallait dire , que l’option FN , était impensable, mêmes si la base devait être consulté : du style nous consulterons la base , mais il n’est pas question d’appeler a voter FN, ou nous condamnons le vote FN .Cela aurait du , être dit dés le départ. Du moins c’est mon avis, pour couper court a toute interprétations.Et créer une confusions dans l’opinion.C’est encore rattrapable....

    bob Le 26 avril à 12:46
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  • @ Dominique FILIPPi
    Un stalinien moi j’en vois qu’un ici : c’est vous !

    Je connais bien des communistes qui ont voté Mélenchon et je vais me faire un plaisir de leur offrir un petit florilège de vos diatribes anti-PCF sur ce forum, car beaucoup n’en croiront pas les oreilles.
    Vous parlez d’aller à la "gamelle", ça tombe bien.
    Dans ma circonscription, le PCF présente un camarade non-encarté proche de la France insoumise (plus le temps passe plus il prend ses distances avec FI à cause des gens comme vous). Au départ, lors de l’invitation lancé AVANT la désignation aux Insoumis et à d’autres organisations, les premiers avaient dit : niet ! "Se sera France insoumise sinon rien". Ils ont désigné depuis leurs candidats, nous avons les nôtres. Et hier, lors d’une réunion, deux représentants de l’un des groupes d’appui FI sont venus nous proposer un "deal". Pour cause, ils n’arrivent pas à s’organiser et sur les trois groupes soutien FI, deux sont inactifs depuis dimanche et ne veulent plus continuer. Alors en matière de recherche de la "gamelle", de proposition de dessous de table à la dernière minute, vous êtes champion.
    Réponse de la section PCF : n’est-ce pas un peu trop tard ?
    Laurent a tenté jusqu’au bout un appel à l’union, systématiquement repoussé avec FI. C’est terminé et tant mieux.
    Le PCF a soutenu Mélenchon - faute de mieux certes mais quand même (et j’ai voté pour lui) - le PCF a porté votre sac à dos gratuit en 2012 comme en 2017 et ... vous lui crachez de dessus.
    Aller au "clash" (et non pas au crash, on est pas dans un avion) dites-vous ? Mais c’est déjà fait.
    Nous on est passé à autre chose.
    Et ce ne sont pas vos insultes anticommunistes et votre rêve de flinguer Laurent de la même façon que vous vous être dans un autre message vanté d’avoir flingué Hamon, qui nous feront changer d’avis. Votre attitude ne fait que confirmer que nous avons eu raison de nous contenter d’un simple soutien.
    Maintenant, allez cherché vos copains sur Discord pour venir taper.
    Pour moi c’est définitif, "FI c’est fini" !

    SB Le 26 avril à 13:58
       
    • Flinguer Laurent , C’est idiot il est assez grand pour l’avoir fait lui même.

      Monsieur HR Le 26 avril à 18:53
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  • Bonjour,

    Arrètez vos divisions, reproches,règlement de comptes,entre PCF, FI, PG....!!!!
    cette concurrence et contre productive, c’est fini, c’est avant qu’il fallait se mettre a point.

    bob Le 26 avril à 17:20
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  • "sans compter les abstentionnistes", c’est là où le bas blesse. Les militants font un blocage intellectuel sur l’abstention. A partir de là, ils se condamnent à faire la politique de l’autruche. Ça devient insupportable . Il n’y aura pas de victoire de la gauche sans reconquête des abstentionnistes !

    Monsieur HR Le 26 avril à 18:37
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  • Autre point aveugle de l’analyse de Roger Martelli, le rôle du syndicalisme contre Le pen et pour Mélenchon.

    Monsieur HR Le 26 avril à 18:41
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  • " Pour l’essentiel, les électeurs proches d’une organisation politique de Gauche se sont partagés entre E.Macron et JL.Mélenchon ...". Le label " gauche" dont profite encore Macron nuit beaucoup à la suite de l’analyse. Il y a tromperie sur l’offre politique, comme la néocon H.Clinton s’est fait passer pour une Démocrate face à Sanders. Perdus pour perdus, les électeurs finissent par choisir vraiment les extrêmes, c’est étonnant non ?

    Timothée Le 27 avril à 09:16
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  • Je suis fatigué des pleurnicheries et des bavardages. Tout ne se joue pas dans les urnes. Rappelons nous que c’est le mouvement social qui a chassé Sarkozy, puis Hollande ! Bon maintenant c’est vrai que ça exige plus de courage que de mettre, caché dans un isoloir, un bulletin dans une enveloppe tous les 5 ans. Si vous voulez que ça change, bougez vous le c.. ! Sinon respectez le silence SVP

    Monsieur HR Le 27 avril à 10:41
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