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Accueil > Culture | Par Naly Gérard | 23 mars 2017

Présidentielle : quels programmes pour la culture ?

En matière de politique culturelle, le clivage entre la droite et la gauche n’est plus aussi net. Les programmes des principaux candidats pour la présidentielle 2017 montrent comment se redessinent les enjeux de l’intervention de l’État aujourd’hui.

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À la droite, la valorisation du patrimoine ; à la gauche, le soutien à la création : telle était, de manière schématique, la distinction traditionnelle en matière de politique publique de la culture. « Jusque dans les années 1990, il y avait une différence d’approche, note Eric Fourreau, rédacteur en chef de la revue Nectart et conseiller en politique culturelle auprès des collectivités territoriales. Aujourd’hui, dans les municipalités, on ne voit parfois pas beaucoup de différences entre une ville PS et une ville d’un maire de Les Républicains. En fait, la droite s’est emparée du sujet de la démocratisation de la culture. »

Les programmes des principaux candidats attestent ainsi de la préoccupation "d’élargir le public" de la culture. Dans son "Projet pour la France", Fillon fait figurer à côté de mesures pour le patrimoine ("plan Patrimoine pour tous", moyens pour la Fondation du patrimoine [1]), l’intention de renforcer les actions des établissements culturels nationaux vers les publics et d’inciter les Fonds régionaux d’art contemporain à exposer « dans les lieux publics ».

Éducation artistique

Dans les discours, l’éducation artistique semble un sujet acquis pour la plupart des candidats. Il est développé chez Hamon et Mélenchon. Dans son projet "Pour faire battre le cœur de la France", le candidat PS brandit le slogan "Pour la culture partout, par tout, pour tous" et propose un plan "Arts à l’école" qui encouragerait l’usage de la bibliothèque dès le CP, les pratiques musicales collectives, l’éducation à l’image et la présence renforcée des artistes dans les établissements scolaires.

"L’avenir en commun" de Mélenchon veut faire de l’éducation artistique « une vraie priorité éducative de la maternelle à l’université » mais aussi – une singularité – qu’elle s’adresse aux adultes, avec le « renouveau de l’éducation populaire et de la culture en entreprise ». Fillon, lui, mentionne l’intention de proposer « une offre artistique dans tous les établissements scolaires, notamment la pratique musicale collective ».

Quant à Macron, dans l’introduction de son livret de campagne, il affirme que la culture est une priorité : « Le premier chantier », « essentiel pour l’avenir de notre pays », avec l’éducation. Car il précise : « Je veux remettre la transmission des savoirs fondamentaux, de notre culture et de nos valeurs au cœur du projet de notre école et de nos universités ». Sur le papier, les mesures sont incluses dans la partie Éducation. Elles sont maigres : maintien du budget de la Culture, ouverture plus étendue des bibliothèques et instauration d’un "Pass Culture" de 500 euros pour les jeunes de dix-huit ans – autrement dit des bons d’achat pour des produits culturels, calqués sur le "bonus Culture" (baptisé "18app") mis en place par le gouvernement italien. Une subvention individuelle à la consommation, en quelque sorte.

Financement public ou privé ?

Le financement de la politique culturelle – point crucial, tant les pertes et baisses de subventions au niveau national et local ont été sévères et se poursuivent –, reste un point de divergence. Mélenchon et Hamon s’engagent à renforcer le budget du ministère de la Culture en le portant à 1% du PIB (en 2017, il est à 1,1% du budget de l’État). Le candidat des Républicains prône un financement par le privé – via le mécénat, la publicité, le sponsoring. Ces trois candidats s’engagent tous à défendre au niveau européen l’exception culturelle, ce qui veut dire soutenir les industries participant à la diversité culturelle (par le prix unique du livre, les aides au cinéma art et essai, etc.)

Une tribune publiée par 180 créateurs, sur le Huffington Post, le 21 février dernier, interpelle les candidats sur la nécessité d’encadrer les "géants" du numérique et dresse un constat accablant des effets de l’ultralibéralisme : « L’art et la culture ont été rebaptisés "industries créatives", les œuvres sont devenues des "contenus" et les spectateurs se sont transformés en "consommateurs". Derrière ces mots, se dressent des réalités implacables et incontestables : les conditions de création et de rémunération se sont dégradées, les auteurs sont soumis à diverses formes de censure, économiques et parfois même politiques, la diversité de la création se trouve en sursis ».

Faire contrepoids à cette concentration de pouvoir des multinationales de l’Internet s’impose aux yeux d’Éric Fourreau, qui analyse : « En maîtrisant les contenants (sites, plateformes...), elles se trouvent à maîtriser également les contenus : c’est-à-dire les productions culturelles ». Le principe de protéger la rémunération des auteurs est adopté par les candidats LR et PS. Qu’ils souhaitent garder la loi Hadopi comme Fillon, ou bien comme Hamon imaginer « de nouvelles formes de financement de la création des acteurs mondiaux du numérique ». Mélenchon, lui, précise qu’il veut remplacer Hadopi par une offre légale publique, financée par une cotisation universelle sur les abonnements Iinternet.

Un levier identitaire pour le FN

Parmi ses "144 Engagements présidentiels", Le Pen se positionne pour le mécénat participatif sur Internet et contre la loi Hadopi, évoquant la licence globale, sans précisions. En tous, six mesures liées à la culture apparaissent dans la partie "Une France qui créé et qui rayonne". C’est davantage qu’en 2012, où le mot d’ordre en la matière était "Protection du patrimoine et fin du copinage". Est désormais incluse, une mention sur l’éducation musicale à l’école.

Éric Fourreau n’est pas surpris : « Il est évident que, en intégrant cette question comme d’autres, le FN cherche à se légitimer sur le plan politique. La réalité est que dans les municipalités FN, la mairie supprime les subventions pour les associations qui s’attachent à la culture d’autres pays, même si celles-ci s’adressent aux enfants ». Le leitmotiv nationaliste, à tendance identitaire, est manifeste : le paragraphe "Défendre l’unité de la France et son unité nationale" promet d’inscrire dans la Constitution « la défense et la promotion de notre patrimoine historique et culturel ».

Il s’agit de considérer l’art et la culture comme les emblèmes d’une identité française mythifiée, et unique. Comme l’attestent les réactions des membres du Front national à une déclaration de Macron, lors d’un meeting à Lyon, en février, sur la culture française multiple (dixit « Il n’y a d’ailleurs pas une culture française, il y a une culture en France, elle est diverse, elle est multiple »). Fillon a joint sa voix à ceux qui criaient – via les réseaux sociaux – au scandale.

Le sens de la culture

Le programme du candidat LR stipule que la culture est le « pilier de notre identité et de l’intégration de nouveaux arrivants », mais aussi un « ultime rempart contre la barbarie qui nous frappe » en mettant en avant « l’accomplissement de soi » et « la cohésion sociale ».

Le programme de En Marche ! fait d’elle également une condition de « notre cohésion nationale ». Et le candidat PS, ce qui permet à la jeunesse « d’ouvrir des horizons », de « s’impliquer pour façonner le monde de demain ». La vision que promeut Mélenchon associant culture et progrès humain, selon la tradition de la gauche communiste, et prenant la culture comme « une pierre angulaire de l’émancipation des citoyens », est minoritaire.

La politique publique concernant l’éducation culturelle de la jeunesse et la protection des artistes paraît s’être imposée, mais il reste à défendre plus que jamais le sens même de l’art et la culture, du point de vue politique, comme bien commun vivant, ferment pour la pensée humaniste et pilier de la démocratie.

Notes

[1Fondation du Patrimoine : créée en 1996, financée principalement par le mécénat d’entreprise (Total, Bettencourt-Schueller...), elle aide les propriétaires privés ou publics à sauvegarder le patrimoine rural non protégé. La Fondation du patrimoine aide à mener à bien leur projet de rénovation.

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Vos réactions

  • Il n’y a pas que pour la culture qu’on ne voit pas de différence entre la droite et la goche ! Et la loi El Khomri et le autres lois Macron ...

    Pierre Magne Le 23 mars à 09:17
  •  
  • " mais il reste à défendre plus que jamais le sens même de l’art et la culture, du point de vue politique, comme bien commun vivant, ferment pour la pensée humaniste et pilier de la démocratie." Une belle conclusion, on dirait du Mélenchon.

    René-Michel Le 23 mars à 10:34
  •  
  • La culture est un bien commun, je dirais comme l’air, l’eau...La gauche se doit de lui donner la place indispensable, c’est notre nourriture intellectuelle, c’est l’outil de l’émancipation, de notre construction individuelle qui s’inscrit dans le patrimoine collectif, le fait vivre de façon interactive. Comme tout bien public, elle doit se dégager des appétits financiers du capital. Cela passe effectivement par la reconnaissance des créateurs comme les acteurs et passerelles dans les strates de notre société et de l’accès populaire sans contraintes à la connaissance et au partage. C’est là que l’on apprend à se connaître et se reconnaître et franchir et aller vers la culture des autres dans le monde, lutter tout en les respectant tous les communautarismes.
    La France insoumise travaille, élabore un projet culturel qui vaut d’être connu, il est ouvert à la discussion, je place le lien ici : https://avenirencommun.fr/le-livret-culture/

    Max Le 23 mars à 10:59
       
    • Programme de la FI sur la culture

      « Intégrer les droits d’auteur dans le domaine public, après le décès des auteur·e·s pour financer la création et les retraites des créateurs. »

      « Mais c ’est du grand n’importe quoi, et c ’est illégal moralement . »

      Autant 1+1 font bien 2, autant les droits d’auteurs sont une rêgle international, et ils appartiennent aux auteurs, même après leur mort, et ce pendant 70 ans.

      Exemple : Pif le chien, son créateur Cabrero Arnal a offert les droits d’auteurs de Pif au Parti communiste, et ce pendant 70 ans, il est illégale d’utiliser Pif le Chien, sans l’avis du parti.
      Et c ’est très bien,sinon vous imaginez bien que DIsney aurait récupéré le personnage.

      Autre exemple : Un ecrivain, peintre sait qu’il và mourir, ou pas, c ’est moralement logique que tout les fruits de ses ouvrages aillent à sa famille, et non pas à des gugus qui récupère tout pour leur intéret personel.

      Disney a démarré en récupérant du domaine Public. Imaginez qu’il n’y aurait plus de domaine public, et bien, il serait encore plus riche en récupérant tout les fruits d’un auteur dès sa mort.

      Moralement, c ’est de la nationalisation des cerveaux.
      ET SOMBRONS UN PEU PLUS DANS LE RIDICULE

      pour financer la création et les retraites des créateurs.

      Concretement, cà veut dire que ce serait l’état qui se récupererait les droits d’auteurs pour financer quoi ? Les créations et les retraites d’autres auteurs ? N’importe quoi !

      Et puis c ’est nul, une fois le domaine Public enlevé, tout les étrangers viendront récupérer les droits à la place de l’état.
      Cà tiens pas la route une seconde, pour financer les retraites d’autres auteurs, vous ponctionerez donc d’autres auteurs sur les fruits d’un auteur mort au détriment de ses enfants.

      Et puis vous ne pourrez le faire que sur des auteurs francais, c ’est tout. Sinon boycot et proces internationaux pour le France.

      Vous sentez bon le Vénézuela et la dictature, même au niveau de la culture. Ce qui est à un auteur lui appartient, puis à ses enfants, pendant s 70 ans, et n’appartient pas à l’état.

      BDPIF Le 24 mars à 01:28
    •  
    • Eh bien...Pif a eu....du nez !!!
      Le créateur du toutou préféré a légué sa propriété au pcf (encore que je suis pas vraiment certain que le légataire puisse être une personne morale), donc, en temps que légataire le pcf-pif n’a rien à craindre ! les sous continueront d’alimenter la caisse du parti, pendant 70 ans...c’est vrai qu’il en a bien besoin ! Pas pour nationaliser les cerveaux....encore qu’il fut un temps....

      Max Le 24 mars à 11:28
  •  
  • problèmes d’envoi de messages ?

    Max Le 23 mars à 15:58
       
    • problèmes d’envoi de messages !

      Victor Le 23 mars à 18:09
  •  
  • ......En matière de politique culturelle, le clivage entre la droite et la gauche n’est plus aussi net...... On ne doit pas avoir le même...regard !
    La culture émancipatrice, créatrice, outil de la construction de soi avec le collectif, vecteur de la compréhension entre cultures, indispensable contre les esprits communautaristes.
    C’est comme l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, c’est un bien public auquel nous devons tous avoir accès sans barrières.
    La différence entre la gauche et la droite est manifeste pourtant, c’est étonnant d’en arriver à ce type de raisonnement. .......

    Max Le 23 mars à 16:04
  •  
  • .......C’est d’abord une question d’argent, de moyens, d’éducation, d’instruction. La culture est liée et à toujours été liée aux classes sociales et à la lutte des classes. Le sens des choses nous échappe par méconnaissance et l’accès à la connaissance est inversement proportionnel au temps et aux moyens dont nous disposons ou pas.
    La culture est l’outil de la prise de conscience mais selon la phrase chère à Patrick Le Lay " Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible ", c’est un formatage, un outil de domination... en distillant de la bêtise, on ne pense plus mon cher et surtout après une journée de boulot.....

    Max Le 23 mars à 16:07
  •  
  • La grande bourgeoisie, elle, est très cultivée dans son milieu. Demandez à Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon ce qu’ils en pensent ! avec la violence des riches qui ont accès à tout.
    J’ai eu le temps de lire le programme FI sur le livret culturel. Les moyens de la création, de la connaissance, du partage et de l’échange. Il faut lire ces propositions et les relier aux différents aspects qui permettent la culture comme le temps, les moyens, l’accès.Les classes populaires sont les premières victimes du système. Ce système dont la préoccupation première est de rentabiliser la culture....
    Non, la différence dans les programmes est criante d’inégalité. Voir le livret, assez complet avenirencommun.fr/le-livret-culture

    Max Le 23 mars à 16:11
  •  
  • Il semblerait que nos messages ne parviennent pas au serveur.

    Victor Le 23 mars à 18:08
  •  
  • @ Max. Merci d’avoir donner le lien. Mes messages pour le faire ne passaient pas.
    J’ajoutais que le programme culturelle de la Fi n’éest pas qu’un simple catalogue de mesures hétéroclites mais un vrai projet, instrumenté, inspiré d’une philosophie politique, dont la vaste ambition va de la création artistique, à l’accès pour tous à la culture, à l’éducation et l’enseignement artistiques et dont l’esprit tient en ce slogan :
    "La culture repose sur l’intelligence humaine de chacun·e : ne réservons pas la culture à quelques-un·e·s !"

    Victor Le 23 mars à 18:16
       
    • Orthographe (hum...) lire "avoir donné" - "programme culturel" .
      Naly Gérard fait bien peu de cas ici du projet de la Fi qu’il noie dans le fourre-tout des programmes des autres candidats sans distinction. Décevant...
      S’agissant de « l’encadrement des "géants" du numérique et [...] des effets de l’ultralibéralisme » que N. Gérard évoque en citant le Huffington Post, il faut lire le (dernier) chapitre n° 10 du programme de la Fi. Là encore on voit que l’auteur n’a fait- au mieux - que survoler ce programme.

      Victor Le 23 mars à 18:58
  •  
  • Dans la culture comme ailleurs c’est le règne de la corruption et de l’exploitation.
    Un exemple d’actualité :
    Le musée Rodin est un des musées le plus visité au monde et hyper juteux financièrement, grâce en partie aux diverses subventions de l’état dont il n’a pas besoin. Les conditions de travail y sont pourtant déplorables. A côté de ça, à une époque, les dirigeants de se servaient allègrement dans les collections pour leur enrichissement personnel, la protection contre le vol étant sciemment négligée.
    Face à la dégradation des conditions de travail, notamment pour les personnels d’accueil, de surveillance, les caissières et vendeuses qui subissent le manque d’effectif de plus en plus accru de l’établissement, les salariés, réunis en assemblée générale viennent de voter la grève reconductible à l’occasion de l’inauguration de l’exposition Rodin au Grand Palais.

    Durruti Le 24 mars à 09:15
  •  
  • Petite question au sujet de la propriété intellectuelle :

    Est il normal que le groupe de Mick Jagger, très talentueux d’ailleurs ; j’adore toujours "Black and blue", donc est ce normal que les Rolling Stones soient archi-milliardaires avec des châteaux, des propriétés à Dubai, à LA ... et que les bluesmen qui les ont tant inspirés soient pour la plupart morts dans la misère ?
    Est ce qu’il n’y a pas un problème quand on sait que Sly Stone, un grand de la musique populaire, dort dans sa voiture alors que Justin "jesaipasquoi" crèche dans un loft en face de Central Park (peut être pas pour longtemps d’ailleurs..)..

    La propriété intellectuelle, artistique ou pas, est la base du pouvoir exercé par le capitalisme sur la population, elle est à détruire IMPÉRATIVEMENT !

    Arouna Le 25 mars à 08:37
       
    • Et on peut aussi s’intéresser à bien plus grave :

      La propriété intellectuelle dans le domaine des médicaments et de la santé en général, là il faudrait ressortir la guillotine pour de bon !
      Les labos sont des assassins de pauvres dans les pays en galère, ceux qui ne respectent pas la propriété de ces tueurs sont des héros !

      Arouna Le 25 mars à 09:32
  •  
  • "le sens même de l’art et la culture"
    Est-ce que l’art et la culture c’est la même chose ?

    " l’éducation culturelle de la jeunesse"
    L’éducation culturelle de la jeunesse ne cache-t-elle pas son formatage et sa mise au pas ?

    "la protection des artistes paraît s’être imposée"
    Vous voulez rire ou quoi ? L’uberisation des artistes n’a jamais été aussi évidente.

    Durruti Le 25 mars à 10:18
  •  
  • De toute façon le concept de culture est pourri, à revoir complètement.
    C’est devenu l’argument préféré des fafs et des pires racistes pour hiérarchiser les populations en démontrant la supériorité des blancs occidentaux sur la plupart des autres peuples.
    Ça a servi aussi à la petite bourgeoisie intellectuelle pour mépriser les "beaufs" ne connaissant pas les codes du "cool".

    Pour avoir vécu des années de la musique je pense qu’il faudrait généraliser l’intermittence à TOUS les artistes ; les plasticiens, les peintres.
    Car c’est la façon de reconnaitre et de rémunérer tout le travail que les musiciens font en répètes, les peintres en atelier.
    Le spectacle du concert n’étant qu’une partie du métier de musicien.

    Arouna Le 25 mars à 11:55
  •  
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