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Accueil > Politique | Par Nathanaël Uhl | 4 février 2016

Primaire des gauches et des écolos : un appel bien lancé

Au premier débat organisé par l’appel en faveur d’une primaire des gauches, plusieurs centaines de citoyens ont exprimé leur volonté de s’engager dans l’aventure. En affirmant la priorité à l’élaboration d’un programme et au respect des engagements.

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« Je suis là parce qu’il n’y a pas le choix ! » Le propos d’Hervé Hamon, romancier, résume l’état d’esprit d’une Bellevilloise (Paris 20e) pleine à craquer, ce mercredi 3 février. Pour ce qui est de l’assistance, les initiateurs de l’appel "Notre primaire" ont réussi leur pari. Outre pas loin de six cents personnes, une bonne part de la gauche politique et des écolos a tenu à être présente pour le premier débat public organisé à la suite du lancement d’un appel à une primaire des gauches et des écologistes dans Libération.

Bien sûr, certains arrivent avec des arrière-pensées, mais le public, lui, ne veut pas entendre parler d’individus, beaucoup plus de projet et d’engagements. Des engagements qu’il faudra tenir, la prochaine fois.

Conjurer le "crash démocratique"

S’il y a une prochaine fois. Les résultats du premier tour de l’élection régionale de décembre 2015 dessinent la perspective d’un « crash démocratique », selon l’expression de l’eurodéputé EELV Yannick Jadot, un des initiateurs de l’appel #notreprimaire. Comme si, après s’être voilé les yeux, une bonne partie de la gauche voyait désormais se profiler sa nouvelle absence du second tour de la présidentielle, avec un duel entre Sarkozy et Marine Le Pen en mai 2017. Mais ce n’est pas que cette perspective qui rassemble autant de monde, « les alcooliques anonymes qui ont voté François Hollande en 2012 », résume Raphaël pour caractériser celles, nombreuses, et ceux venus écouter ou tenter de « retrouver une place ».

Militante socialiste « depuis quinze ans », Corinne se dit « désemparée », « perdue », surtout depuis l’annonce par le couple exécutif de la déchéance de la nationalité pour les binationaux. « J’ai besoin de ça, dit-elle, sobrement. J’ai besoin de la primaire. » Son propos répond à l’interpellation d’un jeune homme, assistant parlementaire, qui confie :

« J’ai peur de la primaire car si Hollande perd, c’est le PS et donc toute la gauche qui disparaît de l’imaginaire. »

L’ombre du président de la République plane sur les débats. Rappel qu’en Ve République, il est partout. Ce n’est pas pour rien que les initiateurs de l’appel #notreprimaire sont nombreux à appeler de leurs vœux un changement d’institution. Guillaume Duval, le rédacteur en chef d’Alternatives économiques, est l’un d’eux et assume la contradiction. Pour resituer immédiatement l’enjeu de la démarche :

« Nous ne sommes pas là pour parler du casting. Nous sommes là parce que, à gauche, malgré les clivages alimentés par les deux extrêmes – vallsisme et mélenchonisme – nous avons un fond commun. »

Avec ou sans Hollande ?

Dans le même ordre d’idées, le député socialiste frondeur Laurent Baumel souhaite rappeler que « contester l’automaticité de la candidature du président sortant, c’est déjà plus trop Ve République ». Avec ses amis des gauches du PS, il a pris position samedi 30 janvier, en faveur d’une primaire sans préalable ni véto, en conformité avec la motion "À Gauche pour gagner" présentée au dernier congrès du PS.

Cette sensibilité n’écarte aucun scénario : ni la participation de François Hollande à la primaire, ni que le même ne soit finalement pas candidat du tout. Pour les communistes, représentés par Olivier Dartigolles, « cette primaire doit être celle de l’alternative à gauche, face à la politique du gouvernement ». Le porte-parole du PCF rappelle, au préalable, tout l’intérêt que son parti porte à l’appel. Sans pour autant froisser un Jean-Luc Mélenchon qui a affirmé qu’il ne participerait pas à une primaire à laquelle François Hollande concourrait.

La situation amène Daniel Cohn-Bendit, parmi les personnes à l’origine de l’appel, à qualifier Mélenchon et Hollande d’« alliés objectifs » en la matière. L’ex-eurodéputé vert ne cache pourtant pas que l’intérêt de la primaire pourrait être de relégitimer un François Hollande passablement démonétisé aujourd’hui. Parce que l’ensemble des candidats à la primaire sera tenu d’en soutenir le vainqueur… Comme dans un bon vieil accord électoral mais qui, cette fois, serait élaboré et passé au grand jour. C’est ce que suggère, en tous cas, l’économiste Thomas Piketty :

« L’unité ne peut plus venir d’en haut. L’unité ne se fera que dans la démocratie et dans le débat. »

Sentiment d’urgence

Une reprise en main : c’est aussi dans ce sens que Cécile Duflot lance son appel à un public qui clame son désarroi quand la politique trahit ses promesses et ne l’écoute plus :

« Emparez-vous de la politique. Je veux que cette aventure réussisse, que nous montrions ensemble que la gauche – celle qui défend les humiliés, qui prône l’émancipation et la justice sociale – n’est pas morte. »

De son côté, l’économiste Bernard Marx souligne : « Si François Hollande gâche… pardon, gagne la primaire, la gauche est morte ». Un propos tranché qui soulève les applaudissements nourris d’une salle où se mêlent jeunes et moins jeunes. À l’appui, depuis sa chaise, Marine relève : « Quand on voit que, sur certains dossiers, même la droite trouve que le gouvernement va trop loin, oui la gauche a un problème ».

Les échanges se poursuivent, des sourires s’esquissent. La féministe Caroline de Haas, qui a lancé le site primairedegauche.fr, annonce que 2.000 bénévoles sont prêts à s’investir dans l’organisation de la primaire et invite à prendre les devants :

« N’attendons pas les partis. S’ils nous rejoignent, tant mieux et bravo. Mais n’attendons pas, sinon nous serons pris par le temps ».

Le sentiment d’urgence est prégnant parmi les présents. Et l’annonce, par Yannick Jadot, mué en monsieur loyal de la soirée, d’une plateforme à co-élaborer pour organiser l’organisation du processus citoyen achève de motiver les présents. Reste à, comme le suggère Hervé Hamon, « ne pas trop discuter entre nous. Allons à la rencontre de la société civile, c’est là où sont les forces. Allons aussi en province ». Les initiateurs de #notreprimaire lui donnent raison en annonçant, déjà, « des débats à venir partout en France ».

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Vos réactions

  • Ca ressemble beaucoup au débat sur la déchéance de nationalité finalement chacun a sa vision très différente de qui participe à cette primaire... les commentateurs eux veulent faire croire que tout le monde veut la même chose et on ne comprend plus rien a la fin ...

    Bobo Le 4 février à 10:35
  •  
  • de mon avis , je trouve le principe des primaires trés discutable, on a vu déja, ce que cela a donner avec la primaire du PS,,,,,hollande a gagner !, le PPDC, au lieu du PGDC. cela ressemble a un grand PMU, comme dit Mélenchon. Cette pratique emprunté a la culture US, ou finalement des Trump, Cruz, Clinton et d’autres , batteleur d’estrade, occupent les médias, ne m’inspire pas.Chez nous nous avons l’élection présidentiel a deux tours (’au premier on choisie, au second on élimine), pourquoi mettre un troisième filtre ?. Ce n’est pas le nombre de candidats qui manque, et une primaire ne garantie rien sur le programme, et son application, mêmes s’il se dit plus a gauche.

    bob Le 4 février à 10:54
  •  
  • Quand l’analyse est mauvaise, rien de bon ne suit.
    La plupart de ces personnes se sont efforcées pendant les 4 dernières années à bloquer toute perspective d’opposition de gauche, voire ont voté des mesures réactionnaires (ANI, prolongation de l’état d’urgence, etc), et ont fait la preuve de leur incapacité à travailler avec une colonne vertébrale en errant autour du pouvoir hollandiste. Que Daniel Cohn-Bendit en soit l’un des animateurs est déjà tout un programme.
    Le "tout sauf Mélenchon" est bien particulièrement bien ancré parmi les preneurs de parole visiblement.
    Quand bien même ces "primaires" aboutissaient à quelque chose, aucune perspective enthousiasmante, sociale, écologique et démocratique, n’en sortirait...

    Sébastien Le 4 février à 11:11
  •  
  • Nous vivons le temps des déchéances !
    « Primaire des gauches », n’est-ce pas la déchéance de l’identité de gauche ?
    N’est-ce pas la déchéance de la politique, du militantisme, de la démocratie.
    La « primaire des gauches » n’est-ce pas le défilé des premiers de la classe, des têtes de gondole ?
    N’est-ce pas parié sur la dépolitisation des citoyens ?
    Moi, j’ai dit primaire, comme c’est primaire.
    Bref, vous l’aurez compris, la primaire pour moi, c’est une entourloupe politicarde, j’vois rouge. Car, v’là-t-y pas que des têtes de gondole de gôche en écharpe bobo, Dany Cohn-Bendit en premier de la classe, viennent nous soumettre, à nous citoyens, un joujou nouveau ; « L’appel pour une primaire des gauches et des écologistes ». Un joujou extra qui va faire crac boum hu, les électeurs, les citoyens en tomb’ront à nos g’noux. De suite, j’ai recherché le texte des instigateurs de cet appel. Celui-ci est proposé à la signature en lien avec un manifeste, de plusieurs pages, à télécharger. Il s’agit d’un texte absolument lumineux, capable d’être largement entendu par tous les JE SUIS et même les pas. « Ré-enchantons le débat politique, exigeons une primaire des gauches et des écologistes ». Alors signe citoyen ! Ainsi, avec une primaire des gauches et des écologistes nous ré-enchanterons le débat politique ? Merveilleux ! Sublime ! C’est ça qui nous faut dans les gauches !
    Cet appel, ce manifeste est préparé avec une telle excellence pour mijoter la « tambouille électorale de 2017 », que je me dis que si moi, le p’tit citoyen qui fait de la politique, j’m’en rends compte, l’abstentionniste du bout du comptoir du café du coin lui, va sentir l’arnaque au premier coup d’œil. Bref, je partage le texte de Jean-Roger Caussimon : « Faut pas laisser faire les spécialistes » !

    Desbois Christian Le 4 février à 11:36
  •  
  • Le problème c’est la confiance. On fait campagne avec un programme, et après l’élection ? En fait, maintenant je me défies de tout ce système de gouvernement représentatif.

    S’il se présente, je ne voterai pas "Mélenchon" pour lui-même, mais parce qu’il dit porter un programme où est prévu la convocation d’une constituante, la remise en cause des traités de l’UE auxquels le souverain populaire a dit non et le souverain oligarque a dit oui, la remise en cause des traités de libre-échange sur lesquels on n’a jamais rien demandé au souverain populaire et dont les manifestations ont même conduit le souverain oligarque à les préparer dans le secret, et qui vise à nier ou bloquer toutes les initiatives économiques non marchandes.

    La "démocratie représentative" d’après guerre est morte au milieu des années 80. Maintenant, tous ces gens veulent faire acter par les citoyens la "démocratie participative" c’est à dire faire accepter définitivement aux citoyens qu’ils n’ont plus à être souverain, et ne peuvent avoir qu’un avis facultatif pour les "représentants".

    Moi je veux la démocratie tout court, celle où les citoyens décident. Je refuse d’être un sujet de l’oligarchie.

    Débarrons nous du système électoraliste en tant que système unique. Bâtissons des institutions dont la colonne vertébrale sera le tirage au sort parmi les citoyens.

    Stanislas Le 4 février à 12:10
  •  
  • Mais que va donc faire le PCF dans cette galère ?
    Quel projet commun pouvons nous construire avec les girouettes eurobéates d’EELV et des frondeurs qui rentreront dans le rang dès qu’on parlera d’investiture pour les législatives ? d’ailleurs, des législatives, on n’en parle pas dans ces primaires, les tractations se feront ailleurs
    Décidèment, le FG est bien mort, il est temps de construire autre chose avec celles et ceux qui ont les idées claires et ils-elles sont bien plus nombreux qu’on pense, pour peu qu’on ne les enfument pas comme un vulgaire nid de guepes avec de telles illusions

    D Mino Le 4 février à 15:46
  •  
  • Quelle est l’alternative à la primaire ? Mélenchon qui se présente en son nom, sans être désigné par qui que ce soit, avec un programme qui sera élaboré par lui même, à prendre ou à laisser ? Je ne vois pas en quoi cette démarche serait plus légitime et vertueuse qu’une primaire à gauche. Ceci dit, je rejoins en partie les craintes exprimés dans l’article et les commentaires...

    Youri Le 4 février à 16:36
       
    • Le programme de notre gauche existe déjà, il faut certes l’actualiser, mais la trame est bien présente. Pas besoin d’artifice comme celle des primaires dont on voudrait nous faire gober la nouveauté ou l’urgence pour sauver la gauche. Rassembler la gauche, pourquoi pas ? Mais de quelle gauche parle-t-on ? Celle de Hollande ou de Valls, celle du PS ? ils font tous une politique de droite anti-sociale. Celle des socialistes frondeurs ou les Verts, ils ont quasiment, tous, votés les lois les plus néfastes de l’actuelle législature, que l’on arrive à se dire que ce gouvernement est pire que le précédent de Sarkozy. Que reste-t-il à gauche ? Un PCF englué dans des alliances contre-nature et dont les députés ont voté la loi sur l’état d’urgence, sont de féroces défenseurs de NDL, au côté de la droite et du PS ligérien ou font la danse du ventre dans nos communes, départements ou régions, partageant parfois le pouvoir avec la droite et le PS dans une forme de consensus mou.

      Il reste l’extrême gauche et le PG avec Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a été candidat en 2012, un bon candidat même. Avec plus de 11 % des voix et une campagne électorale remarquable. À mon avis, c’est le seul qui pourrait faire de l’ombre au PS de droite, à la droite et l’extrême droite. Le programme existe, l’Humain d’abord. Il suffit de le revisiter et de l’actualiser. Je rappellerai simplement à Youri que le programme de 2012 est sorti en livre de poche, vendu à l’époque 2€ . Nous ne venons donc pas de rien. Ce programme était commun à tout le Front De Gauche. Il comportait 9 thèmes, 99 pages, allant de partager les richesses, en passant par la planification écologique et de comment s’affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe…

      Ce dernier point demeure un élément de friction avec le PCF qui reste très européiste alors que JL Mélenchon et de PG sont passés, à juste titre, au planB. Demeure aussi la question de la politique internationale avec les zigzag du PCF et la question sur le nucléaire… Monsieur Uhl sait bien tout cela. Il laisse à penser que tout ce petit monde (600 personnes selon les syndicats) serai’ presque sur la même ligne. En fait, je pense qu’il participe à une opération tendant isoler JL Mélenchon. L’objectif étant de l’empêcher de se présenter. Chaun se rend bien compte que le potentiel candidat PCF ou Vertsne recueillerait, tout au plus 2 à 3 % si JL Mélenchon se présentait aussi. Que le rédacteur agisse en poisson pilote ou de sa propre initiative, cela n’a que peu d’importance. On sait qu’il est actuellement militant au PCF après être passé par le PG, ce qui est sont droit.

      Nous sommes dans la construction d’ une sorte de sauve qui peut à double détente, d’un côté en direction de la gauche radicale pour qu’il n’y ait pas de candidat, surtout Mélenchon et de l’autre dans l’utilisation d l’extrême droite pour ramener au bercail les abstentionnistes .

      Il faudrait être aveugle pour ne pas deviner que les Verts n’iront jamais ou pas tous avec le PCF sauf s’ils ont la tête liste et que les frondeurs et autres amuseurs du samedi soir retourneront majoritairement dans le giron du PS de droite pour conserver leurs sièges de députés. Le reste risque d’être « cocu ».

      Pour le moment, il s’agit de faire mariner le chaland en attendant que le CAC 40 et les banquiers de la commission européenne aient décidé quel sera leur meilleur poulain au PS et chez les Républicains de Sarkozy. A moins qu’il y ait un trouble fête ?

      rody Le 4 février à 19:01
  •  
  • Tous ces gens qui s’agitent pour nous vendre une primaire, ne sont intéresser que par l’obtention d’une part du gâteau.

    Après et comme à chaque fois, ils nous expliqueront qu’on ne comprend pas que ce n’est pas comme cela qu’il faut réfléchir, que le gouvernement a besoin de solidarité, que la fin justifie les moyens car on doit accepter quelques maux pour un bien majoritaire .....

    Toutes ces dernières élections, 50 % des français n’y retournent pas car ils ne veulent plus vomir. Tout cela sent le réchauffé à plein nez. Désolé, ce sera sans moi.

    Je préfère me solidariser avec les salariés dans mon entreprise et me battre au concret, me solidariser dans les associations et fabriquer du réel concrètement, social ou culturel ou sportif et retrouver l’esprit de l’époque du CNR.

    On veut nous faire croire, en France et dans tous les partis ou syndicats, qu’en reprenant le même casting, on changera le scenario. Franchement, ces gens méprisent leurs semblables.

    La délégation de démocratie, non , ça c’est terminé.

    La Renaudie Le 5 février à 08:32
  •  
  • La Primaire ! Quelle mascarade !

    Et ce matin, madame Clémentine Autain annonce qu’elle se porterait bien candidate... c’est vrai, ça manquait.

    Ils en pensent quoi les mecs d’Ensemble ? C’était donc ça, le projet ? Et il devient quoi, le Front de Gauche ? C’est quoi, ces gens qui jouent au "tout sauf Mélenchon" ? Il vous a fait quoi, le Mélenchon ?

    Il est beau, le Front de Gauche. Mort et enterré.

    Qu’on revienne nous parler d’unité, après.

    fred Le 5 février à 12:45
  •  
  • Ça alors... Ils vont aller en province !

    Pour quoi faire ? Pour expliquer aux électeurs qu’on va leur prédigérer la Présidentielle avec une candidature désignée par une procédure mercaticienne. Qu’il faut tout de suite verrouiller l’expression du peuple de gauche en lui imposant un(e) bon(ne) vie(ux) ielle "présidentialisable"...
    Les primaires sont un perfectionnement du piège à cons "élections présidentielles"... Une manière d’éliminer, dès avant le premier tour, tous ceux qui refusent la logique de la 5°République.
    Dommage que Regards contribue à cette manoeuvre politicarde.

    OLChantraine Le 5 février à 16:16
  •  
  • Et si l’opération "primaires anti-Mélenchon" avait été montée à l’Élysée ?

    François 70 Le 5 février à 18:38
  •  
  • Que des gens qui prônent la 6e république,discutaillent sur une élection totalement surestimée me laisse pantois.
    Car la 6e république c est ,entre autres :
     régime parlementaire
     toutes les élections à la proportionnelle intégrale à un tour(pour éviter les lamentables bricolages d entre 2 tours)
     référendum d initiative populaire
     fin du régime présidentiel et du culte de la personnalité(le président étant le gourou du moment,rien de plus...)
    Alors,puis qu il reste un an avant "les prochaines",consacrons le à gagner la proportionnelle,et à faire l union, afin d être représentés à l assemblée,d abord,en attendant d autres scrutins(municipales,européennes....) .
    40 députés de la vraie gauche seraient plus utiles qu un président !!

    HLB Le 5 février à 21:30
  •  
  • Par ordre d’apparition :
    Hervé Hamon, Yannick Jadot, Guillaume Duval, Laurent Beaumel, Olivier Dartigolles, Daniel Cohn-Bendit, Thomas Piketty, Cécile Duflot, Bernard Marx, Caroline de Haas.

    Sponsorisés par :
    Libération, Alternatives Economiques, Banque Lazard.

    Mise en scène par :
    EELV, PC, PS, Frondeurs PS (ni dehors ni dedans).

    Une comédie dramatique sur fond de Vaudeville politique de l’entre soi "bobos" sans espoir pour les sans dents.

    Déjà les primaires du PS nous ont montrées comment le candidat Valls (5%) peut diriger la France.
    Tout ce beau monde a besoin de nos voix pour pouvoir s’assoir sur un siège de la 5ème république ou un strapontin local.

    La formidable dynamique du Front de Gauche est maintenant bien enterrée.

    JMS76 Le 6 février à 08:53
  •  
  • Les 2 extrèmes valls/mélenchon...cette idée est confondante ! Valls est de droite, tout comme ségolène royal et d’autres...voir à ce sujet
    Vidéo bourdieu 1999 "gauche droite". La primaire est un piège électoraliste mortifère pour la gauche. Si la personnalité de JL MELENCHON et son parcours (socialiste mittérandien) irritent certains, le programme et la posture du candidat de 2012 restent viables. Il faut plutôt se concentrer sur le rassemblement de la myriade de mouvements qui ont des points communs. Dire clairement quelles sont les actions de gauche qui s’imposent et qui doivent être validées par les forces unies.

    derviche Le 6 février à 12:33
  •  
  • A force d’invoquer la démocratie, dans un contexte institutionnel qui lui tourne le dos, comme le font duflot (qui change de posture assez souvent...) et d’autres participants, on oublie de faire la différence entre théorie et pratique. Prenons en compte le réel : un pouvoir économique et politique aux mains d’une élite. Qui est prête à mobiliser ses polices et justices contre les râleurs...de l’autre côté des polticien.nes qui n’ont rien prouvé en terme d’efficacité et de crédibilté. Si nous sommes en guerre contre cette dérive soit on renverse la table, soit on se donne les moyens de jouer gagnat avec les règles actuelles. Le PS est le pb. Pas de compromis avec ces boutiquiers. Le PC doit se mettre au clair avec sa direction centrée sur l’appareil. 1 candidat mélenchon (c ’est notre seul acquis) des forces organisées et claires derrière.

    derviche Le 6 février à 12:55
       
    • En plus des pigeons voyageurs comme Duflot, j’y ajouterait d’emblée un Montebourg qui n’a rien redressé et qui plus est a laissé des traces de gaz de schiste et d’autres mines en or..... d’un Cohn-Bendit qui hésite à choisir entre Hollande et Jupé....quant aux autres, d’une primaire à gauche, ils aboutiront à une gauche primaire, comme le Ps avant 2012....

      morellenoire Le 6 février à 13:58
  •  
  • Bon d’accord, Clémentine Autain et ses amis de Regards participent à ces conciliabules de la gauche plurielle relookée, rétrécie, soit.Sur la base de supports et d’élus qui ont presque tous approuvé l’Etat d’urgence au parlement (groupes écolo et PCF).

    Une primaire pour affaiblir un peu le Blair français qu’on appelle Hollande, et se débarrasser de l’extrême gauche trotskyste au passage (tendances Mélenchon ou Besancenot), on l’aura compris.

    Pour faire quoi ???
    Pour présenter qui ? Laurent 1%, Duflot 1%, Autain moins 1%. Cohn Bendit ou Piketty qui ne veulent pas être candidat ? Taubira, Montebourg, Hulot qui refusent d’y participer ?
    Valls, Macron, comme le veut le PS ?

    Bref, ce sont des diners mondains en ville pour se tenir au chaud, moins utile qu’une réunion des alccooliques anonymes (comme le dit Duflot), car les thérapies de groupe, eux servent à quelque chose au moins : décrocher.

    Vive l’appel de la CGT Goodyear, vive la résistance et la beauté est dans la rue.

    Goldwasser Le 6 février à 19:31
       
    • D’accord avec tous les messages qui montrent l’inanité et la caricature de démocratie (on a déjà vu ce que ça donnait, les sondages trafiqués et les 5% de Valls !) que constitue ce projet de "primaire" ; c’est une grosse ficelle téléguidée Cohn-Bendit-Libé-Young european-(US)-leaders, éco-tartuffe de surcroît, pour essayer d’écarter l’homme à abattre, Mélenchon, et maintenir en France le statut quo du tripartisme ; le FN étant le meilleur soutien du système d’alternance des mêmes aux mêmes, qui permet de continuer la politique made in euro-traités, le chantage à la Dette et l’écrabouillement de notre pays par le Cac-40/Medef/49-3 et autres aménagements liberticides. Étonnant que tant de gens bien se laissent prendre à cette mascarade, et navrant que le PCF se prête à cautionner cette manoeuvre de division de la vraie gauche, sous prétexte de "rassembler" !

      Mais (@Goldwasser) je ne comprends pas que vous présentiez Besancenot et Mélenchon accolés comme étant une "extrême gauche trotskyste" ! Cet amalgame, cette qualification, ne veulent rien dire. Besancenot réfléchit aussi, c’est tout à son honneur, et quant à Mélenchon, il est tout simplement le lutteur reconnu (y compris en nombre de voix de 2012) , et le porteur continu et résolu du programme de L’Humain d’abord (à réactualiser) et de la Règle-verte/éco-socialisme. Depuis, en outre, il y a eu le drame grec, qui a vu Syriza échouer dans son programme démocratique et social, et éclater du fait du coup d’état financier dont la Grèce a fait l’objet de la part des mafieux euro-banksters : chantage à l’attribution de liquidités aux banques grecques (complices), et memorandum (conditions draconiennes) accepté par Tsipras, mais heureusement rejeté par la fraction devenue Unité populaire. Il est clair maintenant pour eux ( voir Zoé Constantopoulou) comme pour nous, que toute politique progressiste est impossible en Europe dans le cadre des traités imposés (nous avions voté NON !), et d’un euro géré par une BCE "privée" qui s’en sert pour maintenir les pays en servitude. Il faut comprendre que l’euro monnaie unique impose sous sa forme actuelle aux pays d’Europe les mêmes monstrueuses contraintes économiques et politiques que le franc-CFA continue d’imposer aux pays néo-coloniaux de la Françafrique.

      Il est donc urgent de mettre sur pied un Plan B qui permettrait à la France, en solidarité avec d’autres peuples, de tenir tête résolument aux injonctions de Bruxelles, et de se libérer de l’euro et des traités afin de mettre en pratique notre propre politique sociale de partage des richesses, de réhabilitation des services publics, de défense du code du travail, de liberté d’information (maintenant entièrement formatée par les puissances d’argent), et de réorientation de toute l’économie dans une perspective éco-socialiste, éco-solidaire, et bio-équitable à partir de la base. Vive la lutte des Goodyear, vive la résistance à NDDL !

      D’autre part, quitter le carcan de l’actuelle UE tel qu’elle a été aménagée, n’empêcherait nullement, au contraire, de tisser des liens nouveaux, d’égal à égal, avec les autre pays, d’Europe ou d’ailleurs. Et comme tout cela ne peut se faire de façon dirigiste, et qu’il y faut au contraire la mobilisation et l’initiative active de tous les citoyens, qui prennent en main leurs propres affaires à tous les niveaux, rien de tel pour y parvenir qu’un changement complet du fonctionnement politique ; d’où la nécessité aussi d’une assemblée constituante appelée à élaborer une nouvelle constitution qui rétablisse la souveraineté populaire et l’initiative populaire, à la place des écoeurantes petites manoeuvres politiciennes de concurrence et de clientélisme en cercle fermé à quoi se réduit aujourd’hui la vie politique de notre pays, provoquant le juste dégoût du grand nombre.

      Voilà les grandes lignes du programme sur lequel toute la vraie gauche peut se retrouver. Il faut rompre une bonne fois avec la personnalisation de la vie politique et le présidentialisme infantilisant imposé par nos institutions actuelles. Ce n’est pas la personne de Mélenchon qui est en question (il a comme tout le monde ses qualités et ses défauts), mais la possibilité qu’il offre sur son nom d’ouvrir enfin une stratégie cohérente de sortie du marécage mortel dans lequel la France est en train de sombrer, en dépit de toutes ses magnifiques potentialités d’émancipation, et de développement social et culturel. De toutes façons, ce n’est pas sur une personnalité quelle qu’elle soit qu’il faut compter, c’est sur nous-mêmes, c’est au peuple tout entier en résistance contre la classe dominante à l’échelle locale et mondiale (TAFTA etc.) , et aux efforts de tous les citoyens, qu’il s’agit de faire confiance pour avancer.

      Autrement Le 7 février à 11:53
    •  
    • @autrement :
      au sujet de mon qualificatif un peu rapide de "l’extrême gauche trotskyste" (qui venant de moi n’a rien d’offensant), j’ai bien noté que ni le PG ni le NPA revendiquent cet héritage aujourd’hui, et les parcours trotskystes de Besancenot (ex LCR) ou Méluche (ex POI) son très différents, certes, frères ennemis peut-être.

      Mais leurs références idéologiques sont toujours fortement marqué par leur formation politique initiale, ils ne s’en cachent pas, et cela est apparu dans un débat de fond publié par Regards juste avant la présidentielle de 2012 (on trouve la vidéo en ligne).

      Surtout, les acteurs de la défunte majorité présidentielle d’Hollande n’ont, eux, jamais oublié ce marquer idéologique et historique, qui était encore très visible en 2002 (10% pour l’extrême gauche trotskyste et élimination de Jospin).
      Ainsi, le public des primaires répète les décombres de la gauche plurielle, et rappelle la majorité présidentielle de 2012, cela englobe les frondeurs, les écolos et une partie du PCF (abstention lors de l’investiture du gouvernement ou vote pour l’état d’urgence des élus).
      Ces nostalgiques de la gauche plurielle ne vont JAMAIS faire une croix sur leur alliance historique avec le PS, malgré le naufrage libéral-économique et national-sécuritaire de cet appareil. Et ils sont prêts à évincer l’extrême gauche, au sens le plus large (zadistes et Goodyears compris), du jeu politique plutôt que de s’opposer frontalement au PS.
      Il faut dire que NPA et PG ont commis des erreurs énormes, liés à leur fonctionnement de petit parti, qui permettent actuellement aux spectres de la gauche plurielle d’occuper l’espace politique laissé vacant par Valls. Alors que dans d’autres pays, le courant droitier est en grande difficulté, même dans des conditions épouvantables (Grèce, Portugal, Espagne, Grande Bretagne, voir même aux USA...).

      Tôt ou tard, un débordement va se produire, en France aussi, comme toujours dans l’histoire, mais il ne viendra pas des paniers à crabe de frondeurs ou autre animateurs de primaire. Clémentine Autain ne l’a hélas pas compris, du coup elle rate une possible percée politique en échange d’un improbable plat de lentilles...

      Goldwasser Le 7 février à 16:21
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  • Pour l’instant le "débordement" se fait à l’extrème droite qui capitalise sur tous les malheurs et hantises créées ou suscitées par le système pouvoir actuel. Il faut redonner du sens et l’envie d’en découdre de la tête et des poings. La tête : des axes clairs, de gauche, clivants (le consensus n’a pas sa place dans cet affrontement). Les poings : reprendre l’espace pied à pied, dans les zones de non droit social, dans les syndicats, les ciq, sur tous les réseaux sociaux...les journaux et tv nous sont hostiles, créons un média unique ! Il faut de la théoris pour comprendre ce qui se joue, de l’action pour influer. Si les politicards de bobogoche veulent se placer qu’ils elles aillent se coltiner d’abord les chômeurs, les banlieues, les usines , les paysans en déroute...la belleviloise c’est sympa mais l’ombre de jaurès est trop grande pour eux. On a un programme, bientôt un plan de bataille b, un candidat merluche qui faute d’un bon dieu de gauche fera l’affaire s’il apprend à se calmer quand c’est nécessaire et s’il ne joue plus au petit prof, un attelage de secours serait bien aussi (de grâce laïque pas laurent ou ce genre de fonctionnaire de la politique...)...

    alain93@free.fr Le 7 février à 18:26
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  • Histoire primaire pour une gauche désarticulée entre un PS qui sait ce qu’il fait, quitte à sacrifier Hollande pour présenter un quelconque alter ego mais surtout ne pas changer d’orientation politique et puis quelques ambitieux-se- de EELV qui cherchent leur heure de gloire...

    Soyons sérieux ! c’est de l’avenir du peuple qu’il s’agit ! Le PCF, dommage, semble bien vouoir changer de navire, le Front de gauche ne lui convient plus à moins que, opportunisme oblige qu’il revienne ? ou se déclare candidat, comme en 2005 ? et Ensemble avec Clémentine Autain suit bravement le navire socialiste ?

    Nous caressions un rêve avec le Front de gauche....
    Alors maintenant le seul qui arrive à surnager c’est Jean-Luc Mélenchon. Avec un Front populaire, il faut relancer la lutte autrement. Et peut-être que nous réussirons.

    morelle noire Le 7 février à 21:20
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  • Primaires : triomphe de la souveraineté sondagière. Pourquoi faudrait-il que je vote pour le moins disant politique et pour ces européistes convaincus (Jadot, Laurent) que l’Europe qui protège les financiers nous conduit vers des lendemains aussi radieux qu’en Grèce, bientôt au Portugal, etc ? Le Tout sauf Mélenchon atteint la caricature.

    Mac Cullers Le 9 février à 07:44
       
    • Oui, la grande presse s’y met et les sondages (le contraire même du débat démocratique) vont proliférer ; comme elle s’y est mise il y a déjà un bon moment, pour faire la promotion du FN et tenter de s’assurer que M. Le Pen sera au second tour.
      Mais il ne s’agit pas seulement d’une caricature pour amuser la galerie. Vous pensez bien que la Commission de Bruxelles, Juncker et Dijsselbloem réunis, l’Allemagne et les US-TAFTA ne se désintéressent pas de ce qui va se passer en France en 2017. Il leur faut un président français compréhensif et malléable. La concurrence mise en scène entre PS et LR ne doit pas masquer le fait qu’il s’agit du même personnel "européen", ceux qui ont fait la campagne-forcing pour le OUI en 2005 et n’ont pas encore digéré que notre peuple ait dit NON. Il n’y a là aucun "complot", mais continuité d’une culture commune à tout un personnel gouvernant : voir ICI.

      Ils craignent donc comme la peste que s’ouvre en France, à la suite du drame grec et dans le cadre de la campagne de 2017, un grand débat sur la prétendue Dette (un audit comme celui de Toussaint/Constantpoulou est urgent pour la France), sur les traités "européens", sur l’euro et sur les conditions réelles d’une vraie politique écologique, indépendante des lobbies régnants. Il est à noter que déjà le FN rectifie ses propositions attrappe-tout, et que Marion Marechal Le Pen se montre très prudente sur la sortie de l’euro et des traités, pour contrebalancer les tirades pseudo-patriotiques de Marine.

      Ils veulent empêcher aussi (toutes droites confondues) que se développe en France un grand débat sur la constitution et le fonctionnement de la vie politique, avec exigence d’une assemblée constituante, pour sortir du blocage institutionnel de la Ve république. C’est pourquoi ils ont axé tout le décor du paysage médiatique sur le thème de la "guerre des civilisations", en exploitant de façon indigne l’émotion provoquée par les attentats, et en refusant aussi toute réflexion et remise en question de la politique extérieure de la France désormais réintégrée dans l’OTAN.
      La Conférence nationale du PS vient de montrer que la seule et unique préoccupation de ce parti (comme des autres partis de droite), c’est le parti lui-même, c’est-à-dire le maintien à tout prix d’un appareil de pouvoir, sans considération d’un quelconque programme censé rechercher l’intérêt général du pays. Les syndicalistes, les citoyens en général et les militants de terrain, y compris les élus locaux restés fidèles aux valeurs de "la sociale", n’ont plus aucun intérêt à essayer de se reconnaître dans ce parti, ni même à prendre appui sur quelques "frondeurs" qui, même sincères, ne représentent qu’eux-mêmes, ont voté ce qu’ils ont voté, et continuent à cautionner tout le reste.

      Autrement Le 9 février à 10:23
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