Accueil > Politique | Par Clémentine Autain | 11 janvier 2016

Primaire : pour une gauche franche

L’idée d’une "primaire des gauches" a le mérite de chercher une dynamique pour 2017, mais ne peut réunir ceux qui soutiennent les orientations du gouvernement et ceux qui s’y opposent. Il faut une autre logique démocratique, et un autre projet.

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L’appel paru dans Libération pour une primaire des gauches a le mérite de secouer le cocotier. Il pose de fait une question fondamentale : comment susciter un désir, une dynamique de gauche en 2017 et ne pas laisser le chemin libre au FN et à la droite ?

Hollande, première cible

Les premiers signataires – parmi lesquels Thomas Piketty, Michel Wieviorka, Marie Desplechin, Guillaume Duval, Daniel Cohn-Bendit, Julia Cagé, Dominique Méda, Ariane Ascaride, Philippe Torreton, Gérard Aschieiri, Arlette Farge, Barbara Romagnan ou encore Romain Goupil – partent d’un juste constat : « Les citoyens sont en état de légitime défiance vis-à-vis de la politique » et « les gouvernements s’arc-boutent sur des modèles destructeurs, plutôt que de lutter contre les inégalités sociales, les discriminations, la dégradation de l’environnement et l’affaiblissement de la démocratie ».

La première cible de cet appel est évidemment François Hollande. Proposer une primaire des gauches, c’est dire que le président sortant n’est pas légitime pour incarner, après trois ans et demi au sommet de l’État, la candidature de gauche en 2017. Ce n’est pas rien. Proposer une primaire comme méthode de désignation, c’est aussi considérer que le choix d’un-e leader doit être l’affaire du grand nombre.

Cet appel n’en reste pas moins irréaliste : il n’y aura pas de primaire des gauches en vue de la prochaine présidentielle. Notons déjà que la probabilité que François Hollande consente à s’y soumettre est faible. Un président acceptant une telle mise en concurrence alors qu’il est en fonction serait une configuration inédite et pour le moins éloignée des pratiques de notre Ve République… et personne n’a vu François Hollande contester la monarchie présidentielle en vigueur.

Deux orientations incompatibles

Mais le plus important est ailleurs : il n’y a pas de cadre commun possible entre ceux qui soutiennent l’orientation gouvernementale et ceux qui la combattent à gauche. Or, la logique d’une primaire suppose que chaque candidat accepte, s’il perd, de mener la campagne aux côtés de celui ou celle qui l’aura gagnée. Imaginez-vous Manuel Valls soutenir Jean-Luc Mélenchon en 2017 ? Croyez-vous sérieusement que Pierre Laurent ferait tribune commune avec Emmanuel Macron ? Pensez-vous crédible de voir les militants du Front de gauche coller les affiches de François Hollande au premier tour de la présidentielle ?

La vie politique réserve parfois, souvent, des surprises, mais elle ne peut s’affranchir des mouvements de fond. La réalité à gauche, aujourd’hui, est celle d’une césure croissante entre deux grandes logiques : d’un côté, la réduction des déficits publics, la croissance pour horizon, le contrôle social, le démantèlement des droits et des services publics ; de l’autre, une rupture avec la "règle d’or" et le règne de la marchandise, la remise en cause des normes néolibérales, une transition énergétique, de nouveaux droits et libertés, une nouvelle République. Ces deux orientations ne sont pas compatibles. Trancher entre les deux ne peut se faire à l’occasion d’une primaire des gauches car les uns ne se rangeront pas derrière les autres – et réciproquement.

Alors, que faire ? Oui, une gauche est à reconstruire. Oui, pour ce faire, nous avons besoin de la confrontation d’idées, que les portes et les fenêtres des partis politiques s’ouvrent sur la société, que les citoyennes et citoyens de gauche s’en mêlent, jusqu’au choix de leur leader en 2017. Mais peut-on y parvenir sur la base d’une démarche commune entre les fossoyeurs de la gauche et ceux qui aspirent à reconstruire une perspective franchement de gauche ? Assurément non. C’est pourquoi nous devons trouver le moyen de rassembler toutes celles et ceux qui, à gauche, sont opposés aux choix gouvernementaux soutenus par la direction du PS.

Se fédérer dans un cadre inédit

Si la gauche franche, celle qui ne veut ni du Pacte de responsabilité, ni de la déchéance de nationalité, ni des lois Macron, ni de l’État d’exception permanent, reste éclatée, alors le pire est devant nous. Nous avons le devoir de nous fédérer dans un cadre inédit, capable de jeter les bases d’un projet commun pour une gauche du XXIe siècle, d’enclencher un processus de refondation. Comment choisir la personnalité qui en porterait les couleurs en 2017 ? La primaire permet de répondre à la demande croissante de participation citoyenne à la vie politique, au-delà des partis existants, et de garantir que la concurrence entre les candidats potentiels de cette gauche franche ne se termine pas par une multiplicité de candidatures à la présidentielle, affaiblissant les chances de compter, de gagner.

Nous connaissons les limites et les travers de la primaire, notamment l’accent mis sur la personnalisation et les critiques entre candidats qui peuvent laisser des traces, mais quelle autre méthode pour désigner une candidature d’un mouvement rassemblant différentes forces et sensibilités politiques ? Le consensus ? S’il peut faire rêver, il n’est pas gagné… Le tirage au sort ? Il n’est pas prêt de faire consensus. Le fait accompli par rapport de forces ? Il ne peut être satisfaisant. Or il faut bien une méthode pour légitimer une candidature, lui donner de la force propulsive.

Si elle est raccordée à la construction d’un mouvement politique et associée à un vaste travail sur le projet, la primaire est sans doute la méthode la plus efficace pour tout à la fois assurer une candidature commune à l’ensemble de la gauche qui refuse les choix gouvernementaux et susciter une dynamique citoyenne. Au moment où nous sommes dans les choux, c’est à méditer sérieusement.

Lire aussi "Des primaires pour un nouveau Front populaire", par François Asensi.

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Vos réactions

  • Je doute que JLM soit favorable à une primaire avec Daniel Cohn Bendit, dommage ...

    serge Clérissi Le 11 janvier à 19:04
       
    • On parle ici de la gauche franche, pas de guignols....

      ZOLLA Le 12 janvier à 13:36
    •  
    • j’ai du mal à concevoir un "débat" entre personnages incarnant des postures aussi antinomiques : dany dont les habits historiques sont visiblement trop grands pour l’agité sans colonne vertébrale qu’il est (à l’image d’un onfray côté show bizz), un hollande démonétisé, une duflot zig zagante à l’image de ce mouvement politique dont la cause dépasse et de loin la capacité de ses représentants, le pcf (par pudeur je ne parlerai pas de laurent), mélenchon et son score aux présidentielles qui soit le rend incontournable pour la candidature de gauche, soit le rend indésirable pour la candidature de...
      Mascarade mortifère.

      dubitatif Le 17 janvier à 17:52
  •  
  • Ce texte est un peu court, quel rassemblement pour empêcher Hollande de se représenter ? Quel rassemblement pour faire barrage à l’extrême droite en agissant pour ramener les travailleurs, les employés, les jeunes, les profs, qui votent FN à gauche ? Quel rassemblement pour mobiliser l’immense majorité des citoyens qui ne croient plus à la politique ? Une forme inédite ? Au lieu de faire des commentaires, faites des propositions concrètes.

    pol Le 11 janvier à 19:14
       
    • Le rassemblement de citoyens qui se retrouvent sur un programme commun sur les grandes orientations du conseil national de la résistance par exemple.
      Il faut cesser de raisonner uniquement en termes de partis, mais en termes de projet.

      jean marc debachy Le 12 janvier à 18:11
  •  
  • Je ne vois que Besancenot pour fédérer la vraie gauche. Mais il faudrait d’abord qu’il accepte, et ensuite que les forces éclatées du Front de Gauchel’ acceptent...

    stack Le 11 janvier à 19:21
       
    • ah ah ah ! pkoi pas arlette

      buenaventura Le 11 janvier à 21:24
    •  
    • La ligue nous a montré qu’elle savait y faire en terme de sabordage de son propre vaisseau, encore mieux que le pcf...c’est dire !

      dubitatif Le 17 janvier à 17:56
  •  
  • Chassaigne, évidemment Chassaigne...

    Pierre L. Le 11 janvier à 19:32
       
    • de mieux en mieux ! ou bien buffet ? non trop moderne

      buenaventura Le 11 janvier à 21:26
  •  
  • Tant le texte proposé que les 4 commentaires, sont muets sur LA QUESTION :
    QUELLES nouvelles formes de démocratie (rapports en va-et-vient entre Gouvernés et gouvernants )qui permettent de faire avancer, donc de co-construire, LE projet qui aura été plébiscité et dont l’Elu, et les élus, sont les porteurs ? Tous ces signataires sont-ils d’accord pour que les salariés d’une entreprise soient en mesure d’en prendre la direction( Fralib, Pilpa, etc...) ?
    Cela se saurait

    youbka Le 11 janvier à 20:15
  •  
  • Cette initiative est purement politicienne.
    Le PS au pouvoir fait une politique de droite.
    Il ne peut prétendre rassembler les gauches, n’en déplaise à tous ceux qui ont fait alliance au second tour des régionales ! Les abstentionnistes ne sont pas des garennes !
    Le programme et le budget proposés aux présidentielles de 2012 par le FDG n’a pas pris une ride.
    Une des principales questions est leur diffusion !

    RV Le 11 janvier à 20:51
  •  
  • Un seul candidat à la gauche du PS ( sans le PS (de droite) ), oui.
    Sur un programme commun à toutes les énergies et partis de gauche (Verts inclus), oui.
    Avec dans ce programme une Constitution nouvelle (1 seule chambre - pouvoir réduit du Président - séparation Justice - Etat., transparence fiscale, etc...), modifiant les "règles du jeu" (monarchie républicaine) actuelles de l’oligarchie qui font que rien ne change, ou systématiquement au profit des puissants de tous poils.
    Alors OK...

    Henri Alloy Le 11 janvier à 21:17
       
    • Oui a part un petit détail : les verts ne veulent plus "d ’opposition a gauche" ,voir E. Cosse , C.Duflot, et ne parlons pas des autres verts.
      Il y a fort a parier que JLM ne veuille plus s’embarquer et comme il aura raison avec un PCF , qui ajuste sa stratégie en fonction des élus possibles ou pas suivant les alliances, les régions, les municipales , bref sans un pacte validé et accepté sans demande ni surenchère .C ’est loin d être gagné.
      Besancenot , comme suggéré ,non sans humour plus haut, c’est mal connaître les sectes trotskystes pour croire que le médiatique éternel poupon de l antilibéralisme a d’autres ambition que celles de passer a la télé pour renforcer le NPA.
      Clémentine Autain oui pkoi pas, mais bon pour rassembler avec des chances de dépasser les 15% , il faudrait s y mettre tout de suite et fédérer toutes les composantes de la gauche.
      En 16 mois, sans parcours politique majeur ? oui bon , faut avoir la foi pour croire que les français vont adhérer a ce choix.
      En fait , il faut pousser pour que les primaires au PS et a gauche se fassent , afin de faire éclater le parti socialiste et pouvoir en récupérant quelques personnalités crédibles et réellement de "gauche " avoir une solution politique viable et réaliste.
      Il restera quelques petits détails a régler ,ho trois fois rien, le nucléaire avec nos camarades du Pcf si attaché au hochet d’EDF. La constitution, la 6ieme république, le cumul des mandats, etc. etc. Sans compter des trucs sans importance comme le chômage, la retraite , l Europe, l’EURO etc. etc. .

      s Le 11 janvier à 22:12
  •  
  • Tout cela, c’est de la cuisine !
    Pourquoi "nous sommes dans les choux" dixit Autain.
    Parce que les gauches traditionnelles, bureaucratisés, dans leurs vielles formes de parti, comme le PCF, ou relookées mais déjà viellies Europe écologie, NPA, PG, Ensemble, ND (par ordre d’apparition chronologique) sont incapables de s’inscrire dans un mouvement démocratique et populaire de masse qui sorte des jeux des professionnels de la politique.
    Regardez le profil sociologique des signataires du texte "primaires à gauche" : surtout des vieux mecs établis, bien visibles et médiatisés ! Des bollos, quoi. Qu’on dit intellectuels bien entendu pour faire encore plus sérieux... bonjour l’intellectuel Cohn Bendit, qui marche surtout à l’affect et au flair politique même s’il a du bagout.
    L’enjeu n’est pas d’agiter Libé et les salons, et de montrer des vedettes, mais de toucher ou d’encourager les prolos, employés, femmes, jeunes, c’est à dire la masse de gens qui ne participent pas aux élection ni même à d’autres formes politiques actuellement.

    Clémentine, démission ;)

    Goldwasser Le 11 janvier à 21:38
       
    • Je suis d’ accord avec l’ avis de Goldwasser - Je n aurais pas dit mieux

      HERMAN Thierry Le 16 janvier à 13:24
    •  
    • Le PCF le nucléaire et EDF. 4000 emplois supprimés, 6 milliards pour renflouer AREVA, 2 EPR à financer, les centrales existantes à moderniser, l’hydraulique qui passe au privé...A mon avis si on veut encore un service public dans 5 ans il va falloir sauver le soldat EDF des griffes des socialos qui ont depuis le début voulu lui faire la peau. La sortie du nucléaire, bien sûr, mais sans se raconter d’histoire. C’est un héritage dangereux que l’on ne peut refuser de manière puement politicienne.

      dubitatif Le 17 janvier à 18:04
  •  
  • Personnellement je suis partisan d’une primaire à "GAUCHE". Ce qui est important est de bien cibler la "GAUCHE", et en aucun cas le PS sous sa forme actuelle ne peut être considéré comme étant de gauche.
    Combattons les médias qui s’acharnent à faire croire que le gouvernement actuel est un gouvernement de gauche. La campagne pour faire valoir la nécessité d’une primaire à gauche doit se concentrer à expliquer ce que serait une politique de gauche.
    Pendant la campagne des régionales nous avons fais ressortir les méfaits de la politique de Hollande de Valls de Macron et de toute son équipe.
    Dans le tarn, "Ensemble81" s’est prononcé contre la fusion avec la liste du PS, contre la fusion avec des gens qui ont menés une politique concernant le projet de barrage de Sivens qui a entrainé la mort de Rémi Fraisse, "qui a eu tort de mourir pour défendre des idées" selon le président ( PS ) du comité départemental. ( le pays de Jaurés )
    Il est impensable de proposer un référendum pour désigner une candidate ou un candidat à l’élection Présidentielle qui pourrait laisser entendre que le PS actuel pourrait être considéré comme un parti de gauche.
    Revoyons le projet proposé à la dernière élection Présidentielle, proposons ce projet et engageons nous à l’appliquer pas par des promesses !
    De notre vote doit ressortir la candidate ou le candidat capable de remporter une victoire à l’élection Présidentielle et les candidates et les candidats aux élections des députés en 2017.
    J.C.F

    Jean-Claude Faure Le 11 janvier à 22:21
  •  
  • Pour éviter un duel droite-FN au second tour des présidentielles,
    Pour élire un programme, un gouvernement, un candidat vraiment de gauche
    Pour rappeler à l’élite socialiste ce qu’est la gauche (il faut prendre le pari qu’on gagne et si on perd on verra...)
    Pour faire de l’union de la diversité une force
    Organisons une primaire de gauche ouverte à tous les adhérents des partis de gauche avec ou sans l’aval de leur parti !
    Sans cette primaire, une union classique de partis de gauche n’existera pas ou ne sera pas plébiscitée

    Robespierre Le 11 janvier à 23:31
       
    • Robespierre était contre les factions !

      Bertrand Le 12 janvier à 13:47
  •  
  • @henri Alloy
    Une fois de plus et c’est un peu pénible on nous explique que Mélenchon qui incarnerait apparemment le dernier espoir à vos fantasmes révolutionnaires ne doit pas partir avec le PCF certes en partie bureaucratisé mais surtout coupable d’avoir des stratégies à géométries variable en l’occurrence celui qui se révèle le plus politicien c’est Mélenchon après nous avoir fait tout un cinéma à chaque élection locale sur plus révolutionnaire que moi tu meurs il a appelé comme le PCF et Ensemble à des fusions techniques avec les listes PS aux deuxième tour. L’attitude du Pg dans le Nord par exemple où sa stratégie d’alliance à géométrie pour le coup variable a pris du plomb dans l’aile mais aussi en Région Parisienne où il s’agissait de sauver le soldat Coquerel après avoir fait tout un cinéma sur l’assemblée citoyenne décisionnelle, le PG l’a passé sous la table en septembre nous prenant pour des imbéciles, cette attitude donc a été particulièrement politicienne . Peut être est il temps de réfléchir sur ce qu’est la démocratie locale , sur ce que nous cherchons à faire quand nous entrons dans une démarche électorale, les marges de manœuvre qu’elle offre et le champs d’expérimentation qu’elle peut être, les limites du cadre actuelle qu’il faut faire péter , les réformes en cause qui technocratisent tout les échelons et verrouillent les budgets , pour faire des campagnes sans démagogie , qui fixe des objectifs à notre participation aux élections en terme d’appropriation collective de problématiques économiques et sociales et d’élaboration de projets qui favorisent les mobilisations citoyenne , les élections ne sont qu’un moment de ces mouvements pour nous , rien de plus.
    On peut à cet égard considérer l’hypothèse que le césarisme de Mélenchon , son populisme qui favorise systématiquement l’appel à des votes de colère comme si les collectivités locales n’étaient que le défouloir des frustrations , son discours ramenant toutes les élections à la présidentielle, sont autant d’obstacle à une mise en mouvement sur l’élaboration de projets communs et d’une réflexion sur la démocratie locale qui en remplissant les cadres offerts par cette 5ème république vérolée les fasse exploser.
    Le débat n’est pas simple mais il permettra de construire plus surement que vos discours éculés sur le PCF qui certes est pénible dans beaucoup d’endroit mais n’est pas toujours loin de là le plus politicard et le moins efficace dans beaucoup de banlieue pour travailler à une démocratie participative.

    armogan Le 11 janvier à 23:54
       
    • Excusez moi tout d’abord mon avatar est buenaventura et non pas S, erreur de ma part.
      Je vous réponds donc bien que n étant pas un porte parole de JLM , d’ailleurs en a t il besoin ? .
      Sans polémiquer outre mesure et polluer le débat sur les primaires par une querelle bien improductive et inutile , PG/PCF, vous conviendrez que le spectacle de l émiétement des positions des uns et des autres lors des régionnales n’est plus a reproduire.
      Cela ne veux pas dire, en tous les cas je ne l écrit pas que le PG est exempt de tout reproches, mais a titre personnel et je ne suis pas le seul, je militerai pour que plus jamais le PCF ne puisse adopter une position dominante et hégémonique a la gauche de la gauche.
      Donc j opte pour des primaires a gauche ouverte, sans prédominance qu’elle soit mélenchonniene ou pas , pas plus qu’ il ne doit y avoir de désignation préalable de "champion" de la gauche antilibérale.
      Car le risque est grand que la "gauche de la gauche " ou le "feu" FDG, soient tentés , (apres des mois de discussion , de combines, de tractation , d’accords, de vente de peaux des futurs ours législatif) , que l’on présente un candidat " choisi par les militants " c’est a dire par 2 % des electeurs .
      De vrai primaires a gauche cela pourrait être des candidats quelqu ils soient, Dufflot , Autain, Besancenot, Melenchon, Montebourg, Hamon ( apres avoir quitté le PS) , chassagne, Laurent , Aubry par exemple qui se présentent devant les électeurs de gauche aux primaires et non pas devant les militants des groupuscules.
      La suite ? et bien le candidat choisi par les electeurs, "quelqu il soit " devra etre l’ UNIQUE candidat a la présidentielle, sans qu aucun parti ne présente un autre candidat.
      Chaque candidat se présentera avec des réponses sur le nucléaire, la democratie, la constitution etc etc.
      Dans ce cas de figure , ce serait les futurs électeurs de la gauche qui auraient choisis « leur » candidat à la présidentielle et non pas des gens comme vous et moi qui faisons parti de groupe qui n’interesse plus personne à part le microcosme.
      On serait enfin débarassé de JLM et sa "formidable campagne de 2012 et du PCF , "grand parti historique de la classe ouvriére" .
      Celui ou celle qui aurai été choisi( e) par les électeurs de gauche pourrait etre lui, ou un homme , ou une femme ou une personne émanant du PCF ou d’un autre parti , ou un/une écologiste mais pas la grande différence , les partis s effaceraient devant le choix des électeurs.
      En fait je milite pour la PODEMISATION de la gauche Française.

      buenaventura Le 12 janvier à 11:55
  •  
  • mes excuses à Henri Alloy mon post s’adresse à S qui répond à un de vos posts...

    armogan Le 12 janvier à 00:07
  •  
  • Comment faire pour éviter qu’en 2017 nous n’ayons pas le choix, au deuxième tour, entre la droite et l’extrême droite ? Tel devrait être le point de départ de la réflexion. Car si telle devait être la situation, la gauche dans toute ses composantes serait pulvérisée durablement. Et le programme de la droite sous pression du FN detruirait ce qui reste du modèle social et républicain. Donc, quelle dynamique citoyenne construire pour imposer une candidature unique de la gauche sur un programme de gauche ? Donc dissuader Hollande et écarter Valls. Pas facile assurément mais nécessaire de le tenter si l’on ne veut pas se contenter de témoigner.

    Fontanilles Le 12 janvier à 00:54
  •  
  • Vous nous racontez des mensonges , mais des mensonges pour quels buts réels ?

    En fait vous cherchez toujours une nouvelle équipe pour conserver les mêmes mœurs.

    Si il y a bien un endroit où la forme et le fond doivent se confondre, comme auraient dit nos professeurs de français pour le bac, c’est bien en politique.

    Vous ne faites que chercher le messie ! Nous ne cherchons que l’autogestion dont les règles et les contrôles seront établis et effectués par des élus issus du vrai suffrage universel ; élus révocables.

    Les prochaines élections ne servent à rien quant à la gestion de quoi que ce soit. Il nous faut faire des universités populaires, de l’éducation populaire, du bénévolat et répandre les bonnes façons, les démontrer par l’action concrète, convaincre par l’exemple. Il y en a marre de toutes ces soupes "idéaliste" où l"idée prime sur le concret, l’expérience, la vie. Il y en a marre des premiers de classes qui nous polluent l’existence à la mode E.N.A. ; tous ceux qui savent toujours mieux que tout le monde. Vous conservez éternellement ce discours à la mode du centralisme démocratique des années 50 - 60.

    Plus qu’à réfléchir aux pouvoirs, aux places à conquérir, pourquoi ne réfléchissez-vous pas à faire établir par le peuple, un projet pour le peuple et par le peuple. Il faut tordre à la vie par procuration et encore plus à ceux qui ne vivent que pour cela.

    Actuellement, si nous allions au pouvoir , nous aurions aucun moyen pour aucune politique novatrice tant la société est à des lustres de la réalité et vit dans une virtualité établit par tous les partis politiques depuis au moins l’échec de la Commune.

    Tant que l’individu n’aura pas pris conscience de sa réelle place dans ce monde, dans la société des hommes, ici et maintenant, rien est possible. Donc vous nous racontez des mensonges , mais des mensonges pour quels buts réels ?

    La Renaudie Le 12 janvier à 08:05
       
    • Chacun peut comprendre le message du commentateur « La Renaudie » qui se défie des modalités actuelles de la politique doublées de son impuissance. Toutefois, si l’on veut bien se mettre en face des réalités, il me semble que la prochaine élection présidentielle est l’occasion d’un débat public incontournable pour la vraie gauche incluant les vrais écologistes. Elle est la seule et vraie gauche dans la mesure où elle s’inscrit contre le néolibéralisme impliquant l’austérité, le développement du capitalisme financier et pour les valeurs prônées de tous temps par la gauche depuis la Révolution.

      Ceci dit, pas d’illusion ni de langue de bois : à moins d’une configuration historique inopinée doublée d’une surprise de taille, cette vraie gauche ne gagnera pas les prochaines élections présidentielles ! Non, y concourir est seulement une occasion importante de faire connaître nos idées et de proposer un débat susceptible de reconstruire une gauche unitaire susceptible d’intervenir efficacement dans la politique, en particulier en redonnant confiance aux plus défavorisés des citoyens français. Dans ce contexte, les primaires de la vraie gauche me semblent incontournables, comme à d’autres commentateurs tels que J-C Faure. Chacun voit bien qu’il n’y a pas de candidat "naturel", fut-il aussi motivé, dévoué et convaincu que J-L Mélenchon . Nous ne sommes plus en 2012.

      Chacun voit bien que la vraie gauche est en risque d’éclatement durable, non devant une victoire illusoire ou même plausible, mais devant une opportunité de se reconstruire dans un moment politique rendu incontournable par le cadre imposé. Rien à voir avec quelque électoralisme que ce soit. Par contre, ceci relève d’un danger réel : celui de voir disparaître une vraie parole de gauche dans un contexte de grave crise multiforme, à la fois économique, écologique et politique.

      Bernard Pradines Le 12 janvier à 09:34
  •  
  • Une primaire au sein des forces rassemblées à gauche pour une politique qui puisse mériter le qualificatif de gauche : pourquoi pas cette méthode de désignation du ou de la candidat-e de ce rassemblement ? Mais donc une primaire à laquelle participeront les citoyennes et les citoyens qui auront matérialisé (selon des modalités à définir) clairement ce choix politique de transformation progressiste de la société (par la signature publique ou en tout cas contrôlée d’un texte fondateur, par le paiement d’une cotisation (alimentant le budget de campagne), cotisation proportionnée aux revenus). Je dis ça vite fait pour débattre. Manière de dire que la primaire des forces rassemblées pour une alternative progressiste au capitalisme ne peut être ouverte à n’importe quel passant.

    Denis KRYS Le 12 janvier à 08:54
  •  
  • Une primaire à gauche, je dit bien à gauche, permettrait d’ouvrir un vrais débat sincère entre nous. Ce débat indispensable nous ne parvenons pas à l’avoir souvent par prévention des autres camarades alors que nous sommes nombreux à penser que sur l’essentiel nous avons plus d’accords que de désaccords. Alors osons le débat afin de pouvoir enfin espérer vivre le possible.
    Vous aurez toutes et tous compris que je ne considère pas la direction actuelle du parti socialiste comme étant une force de notre gauche.
    Liberto "Ensemble81"

    Liberto Gimenez Le 12 janvier à 13:07
       
    • Je partage ton point de vue à 100%

      Olivier Le 12 janvier à 13:26
  •  
  • @buenaventura Podemos est le résultat de la rencontre d’un puissant mouvement social et d’une floppée d’intellectuels qui ont fait le choix de la rupture, pas d’une primaire qui est liée à des élections et renvoit sur une campagne présidentielle avant la présidentielle avec les mêmes défaut . Notre problème en particulier à ensemble c’est de développer notre activité en dehors des élections et de mettre en cohérence notre projet politique et notre pratique. Les victoires électorales de Podemos ou Syriza ne doivent pas qui plus est nous masquer les difficultés qu’ils affrontent et qui nécessitent pour être dépassée une autre construction politique que celles de la délégation et de la parole confisquée. La question de comment aborder cette élection qui pollue déjà le débat sur où nous en sommes et comment avancer transforme nos mouvements en écuries qui court après les élections ça suffit.

    armogan Le 12 janvier à 13:34
       
    • Je comprends l’exaspération d’armogan quant aux élections ; sauf que nous ne sommes pas en Espagne et que personne n’ose penser que notre candidat(e) issu(e) de la vraie gauche pourrait être élu(e).

      Par contre, rater l’occasion ainsi offerte de faire connaître nos idées, en un mot programmer le silence de la vraie gauche dans un moment de bilans et de perspectives politiques, serait une erreur dont il est difficile de mesurer les conséquences négatives.

      Bernard Pradines Le 12 janvier à 19:10
  •  
  • Armogan a peut-être raison de décrier en "notre primaire" une "primaire qui est liée à des élections et renvoie sur une campagne présidentielle avant la présidentielle avec les mêmes défauts", sauf qu’elle démarre plus d’un an avant et laisse le temps d’une confrontation à l’intérieur de la ou des gauches, et non au départage par le suffrage universel sur la base de campagnes télévisuelles fragmentées et réglées par le CSA et les sondages permanents.

    Clémentine, si elle est l’auteure du texte proposé à la réflexion, se trompe me semble-t-il en peignant ironiquement la contradiction qu’il y aurait à admettre au débat dans une même primaire les orientations globalement contradictoires, disons pour simplifier de Macron et Mélenchon, de l’ajustement socio-libéral et du combat des inégalités, ou plus crûment des fossoyeurs et des reconstructeurs d’une "vraie" gauche. Si c’est pour reprendre le jeu des excommunications, qui unit évidemment l’arc qui va des frondeurs ayant fait le pas hors du PS au NPA, nul n’est besoin en effet de primaires.

    La question doit nécessairement être posée autrement : "comment persuader plus que les adhérents de la formation X ou Y de la nocivité de la politique socio-libérale sans s’y confronter devant le large public que constituent tous ceux qui croient à la gauche ou s’en détournent dans l’abstention ?"

    Il y a d’ailleurs contradiction à exiger des primaires de gauche hors du PS et de la ligne Valls-Macron et penser que ces derniers n’accepteraient pas de s’y inscrire. Avec Piketty, Wievorka, Le Bras, Dany et Cie, je crois qu’il faut au contraire les contraindre à choisir, soit de s’en abstenir sans même vouloir justifier que leur ligne est la seule possible, soit d’y participer en la co-organisant au risque d’y perdre des plumes. Si comme je le pense hélas, ils finiront tout de même par emporter une telle primaire, ce sera par notre propre incapacité, momentanée, à la mettre en échec.

    Voilà sommairement mes raisons de pousser à cette primaire, sans cautionner pour autant la malédiction de la présidentielle dans ces conditions quasi-monarchiques.

    Dario Le 12 janvier à 16:52
       
    • Pour ma part je redis qu’il ne nous est pas possible en tant que "Gauche" de pourvoir organiser une primaire avec Hollande et sa suite...et qu’il faut balayer cette idée. Nous voulons une primaire d’ou ressortira le candidat représentant NOTRE candidat en nous engageant à faire la campagne électorale pour elle ou lui, je ne me vois pas participer à la campagne pour quelqu’un qui de près ou de loin soutient la politique actuelle. Le plus urgent est de définir un programme sur lequel s’engageront les candidats(es) à la candidature. L’humain d’abord existe, les travaux des collectifs antilibéraux existent, ce pourraient être des bases de travail. Et puis pourquoi pâs au final ne pas tirer au sort les 3 premiers ( par exemple) qui arriveraient en tête de cette primaire pour désigner notre candidat(e). Es-ce que cette idée va provoquer des réactions..., et lesquelles...?
      J.C Faure

      Jean-Claude Faure Le 11 février à 11:32
  •  
  • Le rassemblement de la seule gauche qui existe aujourd’hui en France est une priorité. Je ne par le évidement pas des socio démocrates qui détruisent tout ce qui a été construit depuis des années par une vraie gauche. Pas de trop grand discours mais des actes. Mettons nos égos de côté et construisons ensemble un projet dont le candidat ne sera que le représentant.
    Le peuple français de gauche nous attend.

    FRancis 41 Le 12 janvier à 17:49
  •  
  • Je suis pour cette "primaire à gauche" dans la mesure où ce sera l’occasion d’un grand débat sur le contenu :
    Pour une société de mieux vivre pour la majorité des gens, dans le cadre d’un environnement protégé et un monde de paix.
    Ce qui pose évidemment de mon point de vue le problème des moyens pour ce faire, c’est à dire les moyens de la solidarité. "Faire payer les riches" !
    Sommairement exprimé ce fond politique qui pourrait se définir "de gauche" est en total opposition avec la politique faite par Hollande et son Gouvernement, qui se situent de fait en dehors de ces primaires puisqu’ils ne font pas une politique de gauche !
    Au delà de cet aspect, qui a l’air de prendre beaucoup d’importance aux yeux des médias qui ne sont pas des critères pour donner des conseils sur une stratégie de reconstruction d’une "vraie gauche" ! je pense que le choix des personnalités vient après le contenu du programme, par contre un point me semble incontournable, quelque soit la personne désignée justement, c’est celui du contrôle par les citoyens de son mandat par rapport au programme choisi.
    Je ne pense pas que ce soit un simple problème de bonne volonté ou de duplicité, c’est plutôt le problème des moyens qu’on se donne dans le programme que nous aurons élaboré
    1- pour que les citoyens puissent en juger ;
    2- pour pouvoir être libre d’agir au sein d’une Europe qui crée les conditions d’une dictature permanente de la finance (voir exemple Grec) !
    Enfin même si je considère que le choix de la personne est secondaire , il me semble important d’éviter de choisir des responsables nationaux des différents partis et mouvements qui participeront à ces primaires, j’espère qu’ils comprendront d’eux-mêmes qu’il vaut mieux qu’ils ne se présentent pas. (Souvenons nous de l’effet désastreux qu’a eu la candidature de Marie-George Buffet, après des mois de vrais débats citoyens !)

    J. C. Potvin Le 12 janvier à 20:36
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  • "L’antidote existe. Il est même là, sous nos yeux, dans ce triptyque révolutionnaire «  Liberté, Égalité, Fraternité  », qui ne doit pas devenir cette devise creuse derrière laquelle se réfugient les velléités autoritaires de Manuel Valls."
    Quoi qu’on pense des primaires, l’appel lancé hier par des personnalités qui refusent les trahisons de l’exécutif démontre que la gauche bouge encore. Que l’envie est là de faire table rase de ce quinquennat moribond. Et le temps presse. La monarchie républicaine est parvenue à imposer son tempo, et François Hollande, fossoyeur en chef de la gauche, a placé l’extrême droite sur orbite pour 2017.

    Ceux qui ont voté en 2012 pour renverser la table sont légitimement écœurés et furieux. Ce sont eux qu’il va falloir aller chercher un à un. La tâche sera rude tant le gouvernement, qui fait désormais ménage à trois avec la droite et son extrême, a jeté le discrédit sur la parole politique, semé le désespoir et s’acharne à trahir les intérêts populaires.

    Mais l’antidote existe. Il est même là, sous nos yeux, dans ce triptyque révolutionnaire «  Liberté, Égalité, Fraternité  », qui ne doit pas devenir cette devise creuse derrière laquelle se réfugient les velléités autoritaires de Manuel Valls. Mais bien celle de Jaurès, indissociable de la justice sociale. Celle qui propose de faire les poches des actionnaires et des délinquants en col blanc plutôt que celles des précaires et des immigrés. Celle qui ne se résout pas à ce que l’avenir de la planète soit hypothéqué par les intérêts financiers. Celle qui fait le pari du savoir, de la culture et de l’éducation, plutôt que l’obscurantisme et le repli sur soi. Celle qui préfère les assemblées constituantes à la délégation de pouvoir. C’est la seule qui puisse redonner envie aux déçus et aux abstentionnistes, majoritaires dans notre pays. Alors, toutes les initiatives seront les bienvenues pour déjouer le piège de la présidentielle de 2017 et ressusciter le débat public face au pilonnage des trompe-l’œil idéologiques. Ici et là commencent à s’ouvrir les fenêtres qui permettraient qu’un grand courant d’air frais ringardise les carnassiers néolibéraux et donne envie de réinvestir la politique.

    pd Le 13 janvier à 00:58
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  • "L’antidote existe. Il est même là, sous nos yeux, dans ce triptyque révolutionnaire «  Liberté, Égalité, Fraternité  », qui ne doit pas devenir cette devise creuse derrière laquelle se réfugient les velléités autoritaires de Manuel Valls."
    Quoi qu’on pense des primaires, l’appel lancé hier par des personnalités qui refusent les trahisons de l’exécutif démontre que la gauche bouge encore. Que l’envie est là de faire table rase de ce quinquennat moribond. Et le temps presse. La monarchie républicaine est parvenue à imposer son tempo, et François Hollande, fossoyeur en chef de la gauche, a placé l’extrême droite sur orbite pour 2017.

    Ceux qui ont voté en 2012 pour renverser la table sont légitimement écœurés et furieux. Ce sont eux qu’il va falloir aller chercher un à un. La tâche sera rude tant le gouvernement, qui fait désormais ménage à trois avec la droite et son extrême, a jeté le discrédit sur la parole politique, semé le désespoir et s’acharne à trahir les intérêts populaires.

    Mais l’antidote existe. Il est même là, sous nos yeux, dans ce triptyque révolutionnaire «  Liberté, Égalité, Fraternité  », qui ne doit pas devenir cette devise creuse derrière laquelle se réfugient les velléités autoritaires de Manuel Valls. Mais bien celle de Jaurès, indissociable de la justice sociale. Celle qui propose de faire les poches des actionnaires et des délinquants en col blanc plutôt que celles des précaires et des immigrés. Celle qui ne se résout pas à ce que l’avenir de la planète soit hypothéqué par les intérêts financiers. Celle qui fait le pari du savoir, de la culture et de l’éducation, plutôt que l’obscurantisme et le repli sur soi. Celle qui préfère les assemblées constituantes à la délégation de pouvoir. C’est la seule qui puisse redonner envie aux déçus et aux abstentionnistes, majoritaires dans notre pays. Alors, toutes les initiatives seront les bienvenues pour déjouer le piège de la présidentielle de 2017 et ressusciter le débat public face au pilonnage des trompe-l’œil idéologiques. Ici et là commencent à s’ouvrir les fenêtres qui permettraient qu’un grand courant d’air frais ringardise les carnassiers néolibéraux et donne envie de réinvestir la politique.

    pc Le 13 janvier à 01:14
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  • "L’antidote existe. Il est même là, sous nos yeux, dans ce triptyque révolutionnaire «  Liberté, Égalité, Fraternité  », qui ne doit pas devenir cette devise creuse derrière laquelle se réfugient les velléités autoritaires de Manuel Valls."
    Quoi qu’on pense des primaires, l’appel lancé hier par des personnalités qui refusent les trahisons de l’exécutif démontre que la gauche bouge encore. Que l’envie est là de faire table rase de ce quinquennat moribond. Et le temps presse. La monarchie républicaine est parvenue à imposer son tempo, et François Hollande, fossoyeur en chef de la gauche, a placé l’extrême droite sur orbite pour 2017.

    Ceux qui ont voté en 2012 pour renverser la table sont légitimement écœurés et furieux. Ce sont eux qu’il va falloir aller chercher un à un. La tâche sera rude tant le gouvernement, qui fait désormais ménage à trois avec la droite et son extrême, a jeté le discrédit sur la parole politique, semé le désespoir et s’acharne à trahir les intérêts populaires.

    Mais l’antidote existe. Il est même là, sous nos yeux, dans ce triptyque révolutionnaire «  Liberté, Égalité, Fraternité  », qui ne doit pas devenir cette devise creuse derrière laquelle se réfugient les velléités autoritaires de Manuel Valls. Mais bien celle de Jaurès, indissociable de la justice sociale. Celle qui propose de faire les poches des actionnaires et des délinquants en col blanc plutôt que celles des précaires et des immigrés. Celle qui ne se résout pas à ce que l’avenir de la planète soit hypothéqué par les intérêts financiers. Celle qui fait le pari du savoir, de la culture et de l’éducation, plutôt que l’obscurantisme et le repli sur soi. Celle qui préfère les assemblées constituantes à la délégation de pouvoir. C’est la seule qui puisse redonner envie aux déçus et aux abstentionnistes, majoritaires dans notre pays. Alors, toutes les initiatives seront les bienvenues pour déjouer le piège de la présidentielle de 2017 et ressusciter le débat public face au pilonnage des trompe-l’œil idéologiques. Ici et là commencent à s’ouvrir les fenêtres qui permettraient qu’un grand courant d’air frais ringardise les carnassiers néolibéraux et donne envie de réinvestir la politique.

    pc Le 13 janvier à 01:15
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  • "mais quelle autre méthode pour désigner une candidature d’un mouvement rassemblant différentes forces et sensibilités politiques ? Le consensus ? S’il peut faire rêver, il n’est pas gagné…"

    Quelle autre méthode ? Laisser les choses décanter sans s’énerver et sans tomber dans les gesticulations politiciennes. S’il y a plusieurs candidat[e]s de la vraie gauche aux présidentielles, c’est pas si grave, les gens choisiront celui ou celle qui a le plus de chances de réaliser un bon résultat. Ils laisseront sagement de côté leurs préférences personnelles pour favoriser celui ou celle qui incarne le mieux la synthèse politique et l’unité dont nous avons besoin, au-delà de nos différences. Dans le contexte particulier des Présidentielles, le risque d’émiettement est extrêmement faible, vu par ailleurs le poids très inégal des personnalités en présence. D’autant que conscients de cet attachement des électeurs à l’unité, les candidats devront y réfléchir à deux fois avant d’y aller, compte tenu du risque d’apparaître comme des fauteurs de division.

    ARDUS Le 13 janvier à 10:49
  •  
  • C’est formidable plus de 20 000 signatures aujourd’hui pour cette primaire des gauches. Et tant de contributions qui vont dans le sens d’un renouveau des pratiques politiques.
    Clémentine Autain, Jl Melenchon les frondeurs socialistes sont des moteurs diesel qui attendent pour penser autrement, usés par leur militantisme et leur engagements antérieurs qu’il faut saluer, mais ils ne sont pas habitués à voir la société des moins engagés que eux se lever et réclamer autre chose que leur logiciel habituel. Cette demande de primaire ne débouchera peut être pas sur un candidat, c’est même pas la question, elle doit déboucher vers des revendications des repères , une défense de valeurs non négociables. C’est à dire une autre façon de concevoir un programme à réaliser concrètement après une élection, et s’il y a un choix entre Hollande et autre chose , et bien probablement il n’y aura aucune consigne de vote tant que un accord signé ne sera pas fait. Et à quoi penser alors ? Et bien aux législatives qui vont suivre et c’est là que se trouve le vrai débouché de cette primaire un mouvement de gauche à l’assemblée nationale avec des mandats clairs non négociables issus de ce grand mouvement que nous sommes en train de provoquer.

    Oblomov Le 13 janvier à 11:38
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  • Je partage l’analyse de Clémentine Autain, c’est la raison pour laquelle je ne signerai pas l’appel publié dans Libération, même s’il a effectivement le mérite de sonner l’alarme.
    Je partage également la nécessité impérative et urgente de travailler à l’organisation de primaires permettant de rassembler, au-delà des partis, celles et ceux qui, sur la base de valeurs communes, remettent en cause les orientations politiques actuelles et proposent un autre mode de développement pour notre société.
    Il s’agit, certes, de préparer la prochaine présidentielle, mais aussi et à mes yeux surtout, d’enclencher une dynamique citoyenne tout en jetant "les bases d’un projet commun pour une gauche du 21ème siècle"

    Jacqueline Fraysse Le 13 janvier à 15:03
  •  
  • C’est quand même curieux de se focaliser sur une primaire à gauche. C’est rejoindre l’idée, comme le suggère cet appel, de se préoccuper de la couleur du navire et de la forme de sa proue sans savoir s’il flotte et ce qu’il transporte dans ses flancs !
    Pour la "petite" histoire, Le Front de Gauche s’est constitué en 2009 sur la base d’un programme partagé. Ce front représente l’essentiel des courants de pensée de la gauche (en dehors du ps). C’est ensuite et au vu des premiers résultats que JLM a été choisi comme candidat par les partis et mouvements constituants du FdG....et nous avons eu près de 4 millions de voix pour le soutenir. C’est mieux qu’une primaire !
    Ce qui est curieux également c’est que ni cet appel et ni Clémentine n’y font allusion.
    Pas même comme base de départ une mise à jour et une extension de ce programme avec la participation du FdG et de comités constitutifs de ce programme et du soutien des candidatures à l’élection législative ET des candidats à une Constituante pour la sixième république.
    On peut critiquer les partis, et ils peuvent être critiqués, mais nous ne pouvons pas nous en passer pour la simple raison que c’est ainsi que sont structurés les courants de pensée en France. Associer des particuliers et des mouvements associatifs est souhaitable et même nécessaire, encore faut-il qu’il puissent se regrouper quelque part, donc s’organiser pour participer activement. Il faut faire mieux ? mais il faut s’en donner les moyens.

    morellenoire Le 14 janvier à 11:14
       
    • +1
      (plus "un" camarade !)

      RV Le 16 janvier à 09:34
  •  
  • La construction collective d’un projet de transformation sociale et écologique est indispensable,il semble que tout le monde ici s’accorde sur ce point.
    Reste la stratégie vis à vis de l’élection présidentielle.
    Sauf à ce que naisse une dynamique très forte en quelques mois, ce qui parait peu probable, le (la) candidate qui porterait ce projet ne serait pas présent(e) au second tour et le piège du "vote utile" se refermerait à nouveau sur nous.
    Un large accord semble aussi se dessiner sur l’absolue nécessité d’en finir avec le système présidentiel actuel.
    L’article 20 de l’actuelle Constitution est clair :"Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement(...).
    C’est donc clairement la majorité parlementaire qui "détermine la politique", le Gouvernement étant responsable devant elle.
    Dans ces conditions pourquoi considère-t-on nécessaire de participer à l’élection présidentielle que nous condamnons dans son principe même ?
    Décider collectivement de subvertir le système en ne participant qu’aux élections législatives sur la base du projet politique préalablement établi serait un geste politique très fort.
    Sinon, nous serons à nouveau enfermés pour les élections législative dans la logique de "il faut une majorité au Président nouvellement élu" et qui demeurera dominante quoiqu’on fasse et dise.
    Cette hypothèse n’a ,à ma connaissance, jamais été explorée, elle mériterait pourtant de l’être.

    Gregoire Le 16 janvier à 12:30
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  • A la lecture des commentaires , je crois qu’ il faut arrêter de rêver ...Ces élections présidentielles vont être un désastre pour le PS et la Gauche ( je ne précise pas si les deux parties sont d’ intersection vide ou pas ..je laisse le choix à chacun-e de penser ce qu’ il ou elle veut ) ...

    En 2010 2012 , la désignation d’ un candidat représentant l’ ensemble des forces de la gauche radicale ( le NPA et LO s’ étant présentés pour "exister" mais ce fut de la figuration ) , dans un contexte ultra idéal ( PC , une partie du NPA , PG , une partie des Verts sensibles à ce qui allait devenir l’ éco socialisme ) a mené Mélenchon à ...11 % , ce qui a semblé décevant vu les derniers sondages et l’ enthousiasme des meetings du Prado , Bastille et des grandes villes de France , mais semblait être un résultat inespéré en juin 2011 ...

    Depuis rien n a été fait pour à la fois faire un bilan objectif et réaliste des points positifs et négatifs de la campagne Présidentielles - Législatives de 2010 2012 ( les législatives ayant été à la fois râtées et baclées car le Front de gauche n y est plus apparu vu l’ ultra médiatisation de la revanche Le Pen Mélenchon à Henin Beaumont ) - L outil Front de gauche a été jeté à la poubelle , alors qu’ il avait obtenu des résultats inésperés pour ceux ou celles ayant connu 2007 et ses 3 B ...Il y avait un livre - programme à 2 €

    Voilà le tort du Front de gauche et Autain n y échappe pas - Dès qu’ un outil est imparfait ou déçoit ( il faut voir comment en à peine 6 mois , Tsipras est passé du rang de héros à celui de "traitre" ou de celui qui avait échoué ...alors qu il a remporté 3 victoires électorales que le Front de gauche et associés n ont jamais touché au "tiers" ;) , on le jette à la poubelle ( sans penser à le recycler d’ ailleurs ) -

    La manière de combattre des organisations du Front de gauche est devenue dans sa temporalité ce que le libéralisme a réussi à faire de nos modes de vies ...Imparfait , pas suffisant ...Ciao on zappe et on essaye d’ autre chose , on ouvre , on dépasse , on élargit et on cherche à inventer une nouvelle forme de faire de la politique , bernés par la fausse impression de créativité des réseaux sociaux

    Comme Syriza a trahi , on porte son coeur de gauche sur Podemos qui n a pas encore réussi à accéder au pouvoir et à la réalite du gouvernement et des décisions ...

    Pour conclure , le seul intérêt de signer cet appel aux primaires est de limiter le nombre de candidats à gauche

    Rappel :
    21 avril 2002 - 8 candidats de gauche - Total "Gauche" 43 %

    Scrutins nationaux 2014 2015 - Total "Gauche" 33 %

    HERMAN Thierry Le 16 janvier à 13:43
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  • Continue à tweeter Clémentine, tu symbolises ce qu’il y a de pire dans la gauche au même titre que Hollande.
    Le peuple sait ce qu’il doit faire de la gauche caviar, un fascisme comme l’autre.

    goldoni Le 16 janvier à 17:40
  •  
  • Non,Clémentine se trompe mais elle n’est pas ce qu’il y a de pire dans la gauche.
    Elle est mal conseillée,mal renseignée,mais elle est honnête intellectuellement.
    Qui a laissé croire que le trotskysme était une solution pour notre pays en 2016 ?
    Qui a laissé croire qu’écouter le PIR ou Ramadan diffuseur d’une pensée figée depuis le 8ième siècle pouvait apporter du neuf à la vie politique ?
    Tous nos apparatchiks bobos de Mélenchon à Bartolone ont cru qu’en caressant la bêtise monothéiste les mosquées voteraient pour eux.
    Les bobos soignent leur image mais ont des lacunes,qui n’en a pas ?
    Hollande et Fabius l’an dernier encore n’appelait il pas à soutenir Al Qaïda Syrie contre Bachar ?
    Quant à Clémentine,c’est uniquement parce qu’elle a été mal orientée qu’elle se tire des balles les unes après les autres dans le pieds.
    Le milieu où elle évolue est un milieu de bisounours où les miltants athées défenseurs de la laïcité à la française sont systématiquement roulés dans la farine...
    Mais vous pourrez dire ce que vous voulez Clémentine ressemble trait pour trait à l’effigie de Marianne symbole de notre chère république laïque et sociale.

    erreurest humaine Le 17 janvier à 06:29
       
    • bien dit, et juste !

      bob Le 3 février à 21:45
  •  
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