Accueil > Politique | Par Jérôme Latta | 24 janvier 2017

"Réalisme" vs "utopie" : la gauche doit-elle être de droite pour gouverner ?

Éditorialistes et partisans de Manuel Valls résument le débat du second tour de la primaire PS à l’opposition entre une gauche "réaliste" (c’est-à-dire de droite) et une gauche "utopiste" incapable de gouverner. Que dit vraiment cette alternative spécieuse ?

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Ce discours s’était déjà fait entendre au moment des débats entre les candidats, mais il a culminé au soir et aux lendemains des résultats de la primaire du Parti socialiste. C’est un autre parti – très largement majoritaire celui-là, du moins dans les médias – qui s’est mobilisé contre la menace que ferait peser la candidature Hamon : le Parti réaliste.

« Shoot d’utopie »

De toutes part et avec un bel unanimisme, il s’est agi de discréditer le caractère "irréaliste" ou "utopiste" du programme de Benoît Hamon, et de l’opposer au "réalisme" et au "pragmatisme" de Manuel Valls. Cette opposition de termes a en effet nourri le discours de la plupart des commentateurs, adeptes des grands principes explicatifs.

Génie de la simplification, Laurent Joffrin livre la clé du dilemme dans son éditorial de Libération : « D’un côté une social-démocratie avant tout réaliste, de l’autre un socialisme renouvelé et en partie utopique. La gauche qui gère contre la gauche qui rêve ». Sur France Info, l’inénarrable Vincent Giret du Monde estime que « la gauche a décidé de se faire un shoot d’utopie et de rêve. Puisque c’est perdu, alors on se fait plaisir ». Agnès Verdier-Molinié tranche : « Non finançable ».

Cette grille de lecture binaire est quasi systématique. « Hamon-Valls, c’est l’utopiste contre l’hyperréaliste » (Didier Rose, DNA). Car il y a une « fracture entre une gauche réaliste et visionnaire d’un côté, et une vision idéaliste et égalitaire de l’autre » (David Doukhan, Europe 1). Entre « la gauche de Benoît Hamon » et « une gauche autoritaire, économiquement réaliste », « libérale sur le plan économique » (Antonin André, chef du service politique d’Europe 1) [1]. C’est aussi la raison contre l’émotion : « Benoît Hamon, revenu universel, visa humanitaire et "VIe République" en étendard, flatte l’affect socialiste » (Sylvain Courage, L’Obs). Ou le « rêve » d’une « candidature de témoignage » contre « la gauche du réel, capable d’aller au second tour de l’élection présidentielle » (Bernard Stéphan, La Montagne).

Réalisme socialiste

Sans grande surprise, ce diagnostic est repris à l’identique à droite, à l’instar de Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains évoquant « cette gauche utopique incarnée par Benoît Hamon », et des plus dogmatiques des ultralibéraux – comme, par exemple, Jean-Marc Sylvestre à propos de « l’utopie » du revenu universel. On n’est pas plus étonné que Manuel Valls et ses soutiens aient massivement adopté cet élément de langage pour contrer son adversaire du second tour. « Vous avez le choix entre une défaite assurée et une victoire possible, entre des promesses irréalisables et infinançables et une gauche réaliste », affirma-t-il dimanche soir, imité avec un remarquable zèle par ses supporters, véritable légion du réalisme pragmatique [2].

Le sous-texte des propos de Manuel Valls, comme de ceux des politologues médiatiques, est assez explicite. D’une part, en suivant cette voie, le PS se condamnerait nécessairement et durablement à abandonner le pouvoir et à rester dans l’opposition. Ce n’est pas une hypothèse, mais une certitude, une fatalité. Dans Le Monde et dans les pas de Valls, Françoise Fressoz distingue deux socialismes : « l’un, résolument utopique, qui n’aime rien tant que l’opposition ; l’autre réaliste, qui prétend gouverner et accepte, à des degrés divers, la confrontation avec le réel ». Sur BFM TV dimanche, une fine équipe d’éditorialistes a accablé le choix « défaitiste » des électeurs.

D’autre part, prendre le risque de perdre le pouvoir est évidemment inconcevable, surtout au nom de convictions. Il faut alors invoquer les fictions de "la gauche" et de son "rassemblement" contre un ennemi tout aussi fictif tant il se soumet aux mêmes dogmes politiques et économiques. Gouverner est une fin en soi, et Manuel Valls a fait son choix entre « une gauche fière de gouverner » et une « gauche qui s’efface dans l’opposition, une gauche spectatrice ».

"La gauche" contre la gauche

Gouverner ou mourir ? Il semble plutôt que pour le Parti socialiste, gouverner c’est mourir. Aucun de ces commentateurs ne semble en effet effleuré par l’idée que la fin annoncée de l’hégémonie du PS sur la gauche et le résultat de ce premier tour résultent essentiellement de la trahison non seulement des promesses de campagne de François Hollande, mais aussi des principes les plus fondamentaux de la gauche – ne serait-ce que le désir de changer un ordre inégalitaire et destructeur, ou a minima de ne pas capituler devant absolument toutes les injonctions "réalistes" de l’idéologie libérale.

Il est donc impensable d’envisager une refondation qui mette un terme – fût-ce au prix d’un passage dans l’opposition – aux compromissions et à une confusion qui favorise autant le retour de la droite et la montée de l’extrême droite que la pasokisation du PS. Il faut que "la gauche" reste au pouvoir, tant pis si elle ne correspond plus qu’à un camp désigné aussi arbitrairement qu’une équipe de football seulement distinguée de son adversaire par la couleur des maillots.

Peu importe qu’il ne reste ensuite aux "socialistes" au pouvoir que le recours à des notions de plus en plus scabreuses, comme le "social-libéralisme", pour justifier de leur différence – créneau qu’ils se font d’ailleurs subtiliser par Emmanuel Macron. Peu importe qu’ils ne soient même plus des socio-démocrates, qu’ils ne parviennent plus à prendre que des mesures de gauche symboliques. Peu importe s’ils doivent même participer à la droitisation générale en promouvant un ordre sécuritaire, la stigmatisation des minorités, les privations de liberté…

La dystopie plutôt que l’utopie

On mesure d’ailleurs l’extrême rétrécissement des possibles politiques au fait que le très modéré programme Hamon apparaisse – doive absolument apparaître – comme irréaliste ou dangereux (voire « social-populiste » ou « trumpiste de gauche », selon le concept d’un autre phare de la pensée, Franz-Olivier Giesbert).

Évidemment, cette opposition entre la gauche de gouvernement, "réformiste", capable de compromis et la gauche radicale, "révolutionnaire" est vieille comme la gauche elle-même. Mais elle est reconfigurée dans le contexte actuel au profit de la disparition de toute volonté de transformation sociale, d’une capitulation sans conditions, et même d’une disqualification par avance de la moindre velléité critique et de toute véritable alternative politique. Le "réalisme" n’admet qu’une réalité possible : la redondante et indépassable réalité réelle ; il n’admet qu’une gauche : l’oxymorique gauche libérale.

Le vertueux "réalisme" consisterait donc à poursuivre méthodiquement des politiques de destruction de l’environnement, d’aggravation du dérèglement climatique et des déséquilibres géopolitiques, de creusement des inégalités, de destruction de la protection sociale et du commun, etc. Des politiques qui conduisent au discrédit de la politique et des médias, à la montée des extrêmes droites et des haines identitaires, à la démolition de la démocratie. La dystopie plutôt que l’utopie, en somme. Ce serait le prix à payer pour que des "socialistes" puissent gouverner, et des éditorialistes préserver leur confort intellectuel.

@jeromelatta

Notes

[1On note donc que sur Europe 1, l’aspiration égalitaire est irréaliste, et qu’être « économiquement réaliste », c’est être « libéral sur le plan économique ».

[2« Il y a d’un côté un projet réaliste, réalisable, et de l’autre un projet irréalisable. » (Didier Guillaume, directeur de campagne) « Entre une gauche réaliste qui est efficace et une autre qui fait des annonces mirobolantes et qui les oublie une fois arrivée au pouvoir, mon choix est vite fait. » (Geneviève Fioraso députée de l’Isère). « Manuel Valls est le candidat d’une gauche de la responsabilité, crédible et réaliste. (…) Benoît Hamon, non, car ce n’est pas une gauche crédible et réaliste. » (Thérèse Thiéry, maire DVG de Lanester). « Manuel Valls représente une France juste, une République forte et dont le programme est le plus réaliste. » (Thierry Carcenac, président du conseil départemental du Tarn). « Je suis supporter d’une gauche efficace, pragmatique. » (Jacques Valax, député d’Albi-Gaillac).

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  • Voilà une bonne question dont la réponse est implicite : la gauche au gouvernement n’a jamais fait autre chose que préparer le retour de la droite. Pourquoi ? Mitterrand l’a fort bien expliqué, il est vrai, pas publiquement, mais à Danièle Mitterrand.

    dufour Le 24 janvier à 03:37
  •  
  • Hamon-Valls = benêt blanc et blanc benêt

    Durruti Le 24 janvier à 09:36
       
    • Hamon dernier avatar d’un PS agonisant.
      d’un PS qui a fait tant fait pour freiner le développement des luttes.
      qui a fait des choix désastreux pour notre peuple.
      Hamon est un leurre.
      Au moins avec Valls , l’ont sait à quoi s’attendre

      daniel Le 26 janvier à 10:14
  •  
  • Ces deux candidatures sont dérisoires ; c’est un exemple de manipulation politicienne et prendre cette primaire au sérieux est inquiétant.
    Vals a fini son boulot pour les « investisseurs », il a réussi à casser le code du travail à grand coups de 49.3, en comparaison l’arrogant Sarkozy n’a pas été aussi efficace et Vals en sera remercié, dans le privé ou dans une nouvelle conjoncture politicienne future mais pour l’instant repos..
    Hamon est uniquement là pour nuire à Melenchon, certainement pas pour prendre le pouvoir, vous prenez cette caricature d’ex étudiant gauchiste UNEF-ID au sérieux ? Même ses lunettes sont bidon.

    Les 2 sont des rocardiens assumés !! c’est à dire des représentants de cette deuxième gauche qui, avec la direction de la cfdt, a été la plus subtile alliée de l’anticommunisme en France et a TOUJOURS eu pour objectif la destruction du programme du CNR.

    Cette primaire est une imposture : la gauche « de gouvernement » est aujourd’hui entièrement ralliée à Macron qui représente la version française des démocrates Us, des blairistes et de la gauche Shroeder. 
    Les classes dirigeantes, elles aussi, ont choisi Macron et au pire, c’est à dire si Melenchon perce.. (la seul bonne surprise pour 2017), ils joueront le poussiéreux Fillon ou la Lepen.

    Arouna Le 24 janvier à 10:18
       
    • Et puis n’oublions pas ces « socialistes » qui sont allé discrètement à l’ambassade des Etats-unis en 2003 pour se plaindre et se désolidariser de l’attitude de Villepin à l’ ONU ; après que celui-ci ait condamné la guerre d’agression de Bush en Iraq et refusé que la France y prenne part.

      Ces soces sont et ont toujours été des pourritures, basta !

      Arouna Le 24 janvier à 11:28
  •  
  • Rien de neuf, la dystopie du traintrain...sans commentaire.

    René-Michel Le 24 janvier à 10:25
  •  
  • Quoi qu’il arrive a cette primaire et c’est pour aussi pour cela que jean Luc Mélenchon n’a pas voulu y être associé, c’est au delà du candidat choisi par les militants PS, la fin programmé du parti socialiste.

    La France insoumise et le PG n ont jamais voulu participer a titre individuel ou collectif a ces primaires d’abord par honnêteté et respect pour les adhérents socialistes. Ensuite pourquoi influer sur des résultats et accélérer un phénomène de décomposition qui n’a besoin de personne pour être achevée par le parti socialiste lui-même.

    Jusqu’à présent le parti socialiste a toujours eu plusieurs fers au feu, un pour la « vraie » gauche, comme dans le passé, Mauroy, Emmanuelli, Lienemann, Mélenchon, plus prés de nous Montebourg, Hamon.

    Le fer « gauche de gouvernement » Fabius, Jospin, royal, hollande. : Les sociaux démocrates.
    Le fer « gauche dite réaliste ou de rupture » Rocard, Vals, Macron : les sociaux libéraux.

    Toute les fois, lors d élections , un social démocrate réalisait la synthèse parmi les 3 grands courant et donc logiquement était présenté aux élections : Jospin, royal , Hollande.

    Le tour était joué, les contestataires retournaient dans les permanences et autres emplois publics, « associatifs monsieur le maire » ou para public.

    Les sociaux démocrates retrouvaient leur « fiefs », mairie, députation, régions, collectivités locales.
    Les sociaux libéraux, leur pantouflage lucratif, dans les grandes entreprises du privé ou du publique nationale ou régionale.
    Le peuple dit de gauche serait son frein, les dents, les poings et encaissait des mesures saupoudrées d un zeste de mesures sédatives sociales en attendant des jours meilleurs, et en se disant que se serait pire avec la droite

    Mais depuis l’adhésion de tous « TOUS » , les partis socialistes européens aux thèses du social libéralisme, il n y a plus de volonté au PS de la réaliser cette synthèse pire , le préposé dévolu depuis 2 décennies a cette tache , a savoir le jésuite HOLLANDE , s’est converti au social libéralisme lui aussi.

    Incapable de se régénérer de l intérieur, de s’ouvrir a l’extérieur sur sa gauche, fossilisé par des « sénateurs rentiers » des ors de la république, la fuite en avant du parti socialiste a été de se caler par « réalisme » sur les politiques économiques des droites et des sociaux démocrates les plus libérales.

    « Vous savez on n’as pas le choix, il faut s’adapter, soyez raisonnable ! »

    La création du parti de gauche par un leader charismatique et médiatique libéré par son départ du PS , des « conbinazionnes » de courant a permis a Jean Luc MELENCHON d occuper un créneau ,une niche a gauche que le PS avait mis sous l’anesthésiant de la synthèse permanente.

    Position politique à gauche également abandonnée depuis des lustres par un Parti communiste dont la préoccupation alimentaire de ses dirigeants est devenu le seul crédo « il faut sauver le soldat FABIEN »

    Tendant la sébile a la sortie des permanences PS, quémandant des strapontins dans les régions et les mairies, le parti communiste, structure sans électeurs, a été mis sous perfusion électorales par un PS le nourrissant de couleuvres politiques et l hydratant par le maigre retour du financement légal et électoral des partis.

    Le front de gauche a été un dernier emplâtre sur la fracture ouverte au sein des adhérents du PC, certains réalistes se rendant compte de la seule alternative possible qu’offrait JLM.

    L’autre tendance, les identitaires et les dirigeants alimentaires, pour qui « eux seuls » ont le leadership a la gauche de la gauche et l’oreille des hiérarques PS qui telles les dames patronnesse d’antan leur cèdent des reste de brioche ou des vêtements « presque pas portés » et bien ceux la n’ont cessé de jouer double jeu.

    Clamant FDG, FDG ! Lors d élections nationales et Gauche plurielle, Gauche plurielle ! Lors de consultations locales afin de se ménager les bonnes grâces et la reconnaissance de leur allié PS.

    La création de la France insoumise et la déclaration unilatérale de JLM des février 2016 a pris tout le monde court.

    Mettant les « frondeurs » du PS devant leur contradictions, les sommant de se positionner clairement, ils ont donc du se mettre en rupture avec la dérive autoritaire libérale Hollando- valsienne.

    La Brutus attitude de Vals, Hérault (zéro ?) des fidèles amis de trente ans inquiets de sondages leur laissant entrevoir un retour au monde du travail ainsi que le comming out émancipateur du chérubin MACRON, ont définitivement enterré la synthèse matrice et fondatrice du PS.

    Lors ces primaires ne pouvait être qu’un congrès pré-liquidateur, l option Hamo-bourg ou Vals-eillon, les urnes ayant parlés ou plutôt bégayés, au vue de a triste polémique des chiffres, le choix sera donc un duel au soleil.

    Hamon vs Vals dans un figth a mort ou aucune synthèse ne sera des lors possible.
    Cela appartient aux électeurs du 29 janvier 17,

    Mais dans les 2 cas de figures, le PS éclate, les alimentaires et les historiques « réalistes » filent chez MACRON c’est déjà commencé, Kouchner, Colomb, et Hamon se retrouve derrière JLM au premier tour des présidentielles

    Si c’est VALS, les partisans d’Hamon quittent le PS et suivant l ordre d’arrivée au premier tour, une redistribution des cartes se fera a la gauche de la gauche.

    Dans tous les cas, la position de Jean Luc Mélenchon s’en trouve renforcée et sa prise de position depuis 2008 la courageuse rupture avec le PS est récompensée.

    La transition écologique, les traités européens, la sortie du nucléaire, l’impact de la ressource OCEAN sont des propositions intégrées par tous.
    Force est de constater que l on assiste avec JLM a un phénomène nouveau depuis longtemps a gauche ses idées rencontrent un écho favorables dans toute les couches de la société

    Elles sont reprises et récupérées par les partis dit de gouvernement, pour la première fois depuis longtemps ce n est plus l idéologie nauséabonde du FN et de la droite qui sont mise en avant dans une campagne présidentielle.

    Le contesté revenu universel cher a HAMON en témoigne .proposition qui n’a pu naitre que par l aiguillon idéologique JLM

    Quand au PCF, sa ligne uniquement survivaliste depuis 20 ans son absence de lisibilité dans la France de 2017 et son incapacité a définir une vision politique claire , son attachement au nucléaire , ( fil a la patte souverainiste) tout ceci le condamne dans tous les cas de figures a n être qu’un supplétif parfois encombrant mais sans réelle influence sur les options et choix politiques et stratégiques des uns et des autres.

    Au pire une image d’Epinal au mieux une madeleine de Proust.

    buenaventura Le 24 janvier à 11:11
       
    • Le contesté revenu universel cher a HAMON en témoigne .proposition qui n’a pu naitre que par l aiguillon idéologique JLM

      Pffff, ha ha ha. IL me semble que c ’est un concept qui a été imaginé des le XVI siècle. E tle revenu universel est déjà présent et appliqué dans d’autres pays, Finlande, Pays Bas, Alaska, et bientôt le Suisse, il me semble. je ne savais pas que tout cà c’était grace à Melenchon. Heureusement, que vous me l’apprenez, ouf, evidement, frappé d’émotion, je vais en suivant aller voter Melenchon plutôt que Hamon, quel copieur.

      Vous êtes décidement prêt à nous sortir toute les salades plus grosses les unes que les autres, pour essayer de nous refourguer votre Melenchon. Vous mentez et vous prenez surtout les gens pour des imbéciles, mais du moins, vous nous faites rire.

      bdpif Le 24 janvier à 12:27
  •  
  • Bonjour, sans vouloir être désobligeant pour vous.

    Mais la mort, du PS, c ’est pour moi un concept imaginaire nouvellement frais que tout le monde se répète en boucle chez les témoins de Melenchon, qui ne fera pas plus de score qu’il y a 5 ans, et qui aura le même score dans 5 ans.

    Le PS s ’est fait casser pendant 5 ans, du coté de sa gauche avec Melenchon dès les deux premières semaines de Hollandisme et en boucle,
    par une droite, même pas bavarde, qui attends tranquillement la fin des combats de gauche
    et un le Pen qui se ramasse les dechets d’incultures des décus du PS, et des Francais.

    Comme tout le monde le dis depuis 5 ans, on va avec trop de divisions à gauche tout simplement vers un second tour de droite / Extreme droite.

    La droite va passer en 2017, et dans 5 ans, les gens ecoeurés vont vouloir en sortir, et là, re et re. Melenchon và se représenter, ne touchera jamais le pouvoir sauf s’il change, mais il avait 5 ans pour changer, et même s’il change, un nouveau courant encore plus à gauche se montera , aprés NPA, Front de Gauche, M6R, insoumis, un nouveau qui promettra un nouveau monde encore plus meilleurs qui viendras refoutre le bordel pour préparer un "5 aprés" ; et les gens repartiront voter PS, il repassera , ils se feront taper sur les pieds dés leur début de gouvernement par sa gauche et la droite , et la droite rerepassera 5 ans aprés devant les divisions de la gauche.

    C ’est tragique. Des politiciens de Gauche qui jouent aux marionettes avec les gens comme des petits pions.

    Le seul espoir d’empécher que Fillon ne passe serait que la gauche se réunisse, de faire dégager le produits nouveau éphémères comme Macron , de faire passer Hamon, et que Melenchon, puisqu’il n’arrive pas à convaincre tout le monde, s’allie avec celui le PS qui ramasse plus de monde, puisque plus modéré, au moins pour quelques ministères pour les Insoumis, comme l’écologie, une part en economie et social, des postes en responsabilité avec le PS, mais non, Mlenchon a dis que NON, pas d’accords avec Hamon, même s’il est élu au Ps, et aux militants de lui obéir . Et meme le PS de Valls serait moins pire que celui de Fillon, mais non, tout le monde est dans ses tranchés, et attends les élections, paisiblement, sachant que les meneurs politiques rentreront au chaud avec leurs petits salaires, et puis pour les les electeurs, les militants , du PS, PCF, Insoumis, Npa, Ensemble, et bien, ce sera la dégustation sociale de la droite radicale comme Fillon. On les enverra dans les manifs, "militer", et ainsi font, font, font, les petites marionettes ....

    Tragique pour les pauvres de ce pays, les teneurs du RSA, les chomeurs, qui vont se prendre du Fillon pendant 5 ans, moins d’argent, plus de controle, plus de radiés, et pour les salariés qui auront des lois 4 fois plus libérales que la loi Komneri.

    Ainsi và la vie. Mais c ’est scandaleux tout cà quand même, d’après moi.

    bdpif Le 24 janvier à 12:05
  •  
  • La gauche s’est-elle droitisé ? Oui bien sûr, tout l’électorat s’est droitisé, et il faudrait que la gauche se mette elle même sur la touche ?

    Pour autant la politique de Valls et Hollande est-elle interchangeable avec celle de Sarko ou de Chirac ? Il suffit d’avoir un peu de mémoire pour répondre non. Je vais vous aider : réforme à la hussarde de la formation des enseignants (2010), non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, peines-planchers (2007), bouclier fiscal...

    Le risque de PASOK-isation existe, mais le risque de Labour-isation aussi. Est ce que la Labour se porte vraiment mieux depuis 18 mois que Corbyn est à sa tête ? Je n’ai pas l’impression.

    Antoine Le 24 janvier à 12:20
       
    • Le Labour anglais se portait mieux avant Corbyn, avec son orientation blairiste et blairante ?
      Répondre oui, c’est adopter le critère des politiciens professionnels, dont l’objectif est d’occuper les places de la rangée "gauche" dans le système capitaliste.
      Malheureusement, il faut s’en méfier partout. Même en France on entend dire "Les investisseurs n’ont pas à craindre mon programme"...

      dufour Le 24 janvier à 19:10
  •  
  • En effet, les socialistes sont un peu différents, ils sont encore pire !
    Si vous faites régulièrement les manifestations dans Paris vous avez peut être remarqué les énormes cortèges oranges de la cfdt quand la droite gouverne et leur absence quand les soces, ces fils de chiens, sont aux affaires.
    C’est un fait ; les soces sont pire que la droite réactionnaire pour les ouvriers, peut être pas pour la petite bourgeoisie intellectuelle mais pour les sans-dents il est prouvé à chaque occasion où les soces sont au pouvoir qu’ils sont les pires, les plus fourbes des ennemis, foi de nassé gazé qui ne pardonnera jamais !

    Arouna Le 24 janvier à 13:12
       
    • « C’est un fait »
      Ça vous dérangerai d’étayer un petit peu ou c’est trop demander ?

      Antoine Le 24 janvier à 13:52
    •  
    • Loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, dite loi Travail ou loi El Khomri.

      Arouna Le 24 janvier à 14:20
  •  
  • Dans un genre plus léger,j’ai pondu ça sur le sujet de ce à quoi la gauche est en voie finale de renoncement...

    Merci pour ton papier en tout cas, c’est rassurant de constater qu’on n’est pas tout seul à se dire qu’il n’est pas anormal de vouloir autre chose qu’un gestionnaire de finances publiques.

    toniolibero Le 24 janvier à 14:14
  •  
  • il ne faudrait pas non plus vendre la peau du socialiste mort avant de l avoir achevé..........

    certes le PS est mal en point vis à vis des français mais aussi dans sa vie intérieure dans vilel , mairie PS depuis 46 ans, le PS a encore 70 adhérents, contre 200 il y a 5 ans, mais c est déjà 10 fois plus que FI... quand au PC , il doit rester 5 militants agés entre 65 et 80 ans.....

    peut être que le PS va crever mais on attend toujours la relève et ils ne sont pas tous prêts à rejoindre méluche , loin de là....

    ducono Le 24 janvier à 14:26
  •  
  • Plus la peine de s énerver le meilleur scenario possible est en route , mis en place par les socialistes eux mêmes ce sont les deux PS irréconciliables qui vont se départager dimanche .

    Quelque soit le vainqueur , la synthèse sera impossible entre Hamon et Vals .
    La campagne devant débuter très vite , les déclarations cinglantes vont fuser de toutes part.

    Déjà sur le plateau d antenne 2 dimanche soir , cette vieille baderne de Franz olivier Gisbert a donné le ton : Hamon ? mais c’est pas sérieux il ne peux pas gouverner.

    moins guignol fantasque , Colomb MAIRE DE LYON qui rêve de devenir ministre pense la même chose.

    Chez les courageux frondeurs qui n ont pas voté la motion de censure contre la loi KONNERIE , se ranger, derrière vals malgré leur talentueux don a faire coïncider leur intérêts avec leur idéal leur sera impossible.

    la fuite des " alimentaires " chez macron commence déjà .

    Et puis la cohorte de ceux qui n ont jamais travaillé de leur vie dans une entreprise et ont fait soit des carrières politiques, associatives, para publiques , dans l’exclusion , ou bien dans les collectivités , assistant parlementaire, attaché de presse, dir com., dir cab , comme que Dray, cambadélis , Malek bouthit, nadjet, et autre Julliard, Harlem Désir , Hamon liste quasiment impossible a tenir !

    Tout ce beau monde voit les possibilités de parachutage douillet se réduire , et doit vite faire un choix , pour s assurer dans les réseaux , qu’ ils ne vont tout même pas faire une campagne présidentielle pour la gloire !.

    Les pauvres nous saoulent après tout , ils n’ont qua bien voter !c’est vrai quoi !

    Certains a gauche bien sur se frottent déjà les mains , avec Hamon , " ca va bouffer des voix a Mélenchon ! "

    le PC avec ca cohérence politique claire qu’ on lui connaît depuis la fin des paradis des travailleurs, ne sait plus a quel strapontin se vouer .

    les verts plus madrés iront ou il y aura de la place, pas regardant sur le wagon a prendre , même si la loco tourne au charbon .
    A la France insoumise on compte les points en attendant la grande recomposition qui s’annonce .

    La campagne décidément est bien lancée ....... pour nous .

    buenaventura Le 24 janvier à 16:35
  •  
  • dernière minute :

    le parti communiste et le front national se prononcent contre la fermeture de la centrale nucléaire de feinseihem.

    en réponse a la question posée par cette article : heu non , il suffit d être d’extrême droite ou communiste.

    sans commentaires !

    buenaventura Le 24 janvier à 18:12
  •  
  • Hamon c’est la Gôche caviar :
    Gabrielle Guallar, sa compagne, est cadre dirigeante chez LVMH, le numéro 1 mondial du luxe. Elle responsable des affaires publiques au secrétariat général de LVMH, un poste stratégique où il lui faut notamment défendre les intérêts du groupe.

    Durruti Le 27 janvier à 14:09
  •  
  • La candidature de Hamon ne sert qu’à prendre des voix à JLM et préparer le terrain pour l’élection de Macron qui est le candidat piloté par l’Elysée.
    Son projet n’est que dystopie irréaliste, piège à gogos.

    BBF Le 28 janvier à 13:04
  •