photo cc Marianne Casamance
Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 14 décembre 2015

Régionales : sans appel

Les résultats du second tour des élections régionales sont tombés comme un couperet. La politique est malade, la gauche est battue, le Front de gauche est exsangue. Et nul ne peut revendiquer de victoire. Encore que…

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Les électeurs français ont voté davantage qu’au premier tour, davantage qu’au second tour des régionales de 2010 (58,4% contre 51,2%). Leur choix est donc significatif. La droite parlementaire recueillait 36,2% ; elle en obtient cette fois 40,7% sur le territoire métropolitain. Elle avait 480 élus ; elle en a 789.

La gauche est passée en cinq ans de 54,1% à 31,2%. Elle avait 1.120 élus métropolitains ; elle n’en a plus que 551, soit la moitié de son contingent de 2010. Pour la première fois, elle n’a plus de représentation en Paca et dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Record pour le FN

Le Front national empoche le jackpot. Il obtient en tout 27,9% contre 9,2% au second tour de 2010. Il avait 108 élus en métropole ; il en a 358 aujourd’hui. Il est désormais présent dans tous les conseils régionaux sans exception. Sa progression en voix est continue. Le FN a recueilli dimanche 6,8 millions de voix sur le seul territoire métropolitain ; c’est au-dessus du score de Marine Le Pen en 2012 (6,4 millions) ; c’est très au-dessus des 5,5 millions de Jean-Marie Le Pen au second tour de 2002 et des européennes de 2014 (4,7 millions).

Dans toutes ses composantes, la droite française est donc archi-majoritaire. Elle a obtenu 68% des suffrages exprimés ; les sept régions qu’elle dirige abritent 42,8 millions d’habitants contre 20 millions à peine pour la gauche. Le résultat aurait pu être meilleur encore, si la triangulaire au second tour n’était pas devenue la norme. La droite dominante est désormais sous la pression perturbante d’un Front national renforcé.

Le Front de gauche est dans une situation difficile. Au premier tour, il a obtenu, seul ou avec d’autres, des résultats au-dessous des précédentes consultations. Dès le premier tour, il était au-dessous du seuil des 5% dans six régions. En 2010, il avait obtenu 127 sièges de conseillers régionaux, soit déjà 65 de moins qu’en 2004. Il disposera désormais de 41 sièges, dont deux élus communistes qui se trouvaient dès le premier tour sur la liste socialiste de Le Drian. Il n’a plus aucun élu dans sept régions.

Quel "avertissement" ?

Le roi est nu. La gauche sociale-libérale a sauvé les meubles grâce aux triangulaires. La droite ne sait plus comment traiter l’épine du pied que constitue le Front national. La gauche de gauche non seulement n’a pas bénéficié du recentrage socialiste mais elle se trouve un peu plus affaiblie.

Hier soir tout le monde parlait de l’avertissement, des nécessaires leçons à tirer, des changements radicaux à opérer. Mais la droite classique ne sait pas comment elle pourra endiguer la montée du FN : en radicalisant à droite ou en se démarquant sur le fond de l’encombrant rival ? Les socialistes ne vont pas changer de cap. Manuel Valls, hier soir, nous a parlé de République, mais elle est sécuritaire et chauvine. Le marché, la gouvernance et l’ordre sont les pivots du socialisme d’aujourd’hui, comme il le fut en Angleterre, en Allemagne, en Espagne ou en Italie. Avec les brillants succès que l’on sait…

Si la gauche de gauche ne trouve pas la voie indissociablement mêlée du rassemblement et de la novation, si elle se divise et ronronne, elle disparaît. Comme en Italie. Mais, dans ce cas, que devient la dynamique d’une gauche qui ne vit que par l’égalité (celle des conditions, pas celle des chances), la citoyenneté élargie et la solidarité universelle ?

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Vos réactions

  • Merci aux sans-dents pour leurs voix, à la prochaine !

    De la part de "les républicains/les démocrates et de la morue de St cloud"

    arno Le 14 décembre 2015 à 10:49
  •  
  • Le FDG a éclaté dès le lendemain de la présidentielle de 2012. Je ne pense pas qu’il soit en capacité de se rassembler, sinon cela se serait déjà produit . Se profile le syndrome italien, bien évidemment. Les uns s’acoquineront avec un social libéralisme mou ou moins mou, cas de la Bretagne par exemple, les autres disparaîtront politiquement et dans le meilleur des cas feront de la résistance, en animant ou participant aux luttes au quotidien, vaille que vaille.
    Le capital se satisfait de la situation actuelle, de la droite molle et la droite dure (démocrates et Républicains). Il garde en réserve le Fhaine, dans le cas ou les 80 % des exploités décideraient enfin de prendre leur destin en main.
    Comme disait déjà Renaud :
    J’me souviens surtout d’ces moutons,
    effrayés par la liberté, s’en allant voter par millions
    pour l’ordre et la sécurité

    rody Le 14 décembre 2015 à 12:27
  •  
  • Ouf, enfin, la petite est élue. 5 ans d’indemnité assurée.

    bugsy Le 14 décembre 2015 à 12:33
  •  
  • >La gauche de gauche non seulement n’a pas bénéficié du recentrage socialiste mais elle se trouve un peu plus affaiblie.

    On peut en conclure que le programme de la gauche de gauche ne plait pas aux électeurs, qui lui préfèrent de loin celui de LRFN.

    Pourquoi s’entêter ?

    Vincent Le 14 décembre 2015 à 12:37
  •  
  • Comme écrivait Sam (Beckett) : “Try Again. Fail again. Fail better” (“Essayer encore. Rater encore. Rater mieux”, dans le trop bien nommé “Cap au pire”.)

    Ferdinand14 Le 14 décembre 2015 à 12:56
  •  
  • En 2005, les classes populaires rejetaient l’intégration européenne.
    En 2015, ces mêmes classes populaires soit se réfugient dans l’abstention soit accordent leur suffrage au FN.
    Quant à elle, la gauche radicale européiste disparait.
    Bientôt renaîtra une gauche souverainiste, démocrate, et peut-être même authentiquement socialiste.

    Coma81 Le 14 décembre 2015 à 13:14
  •  
  • Bonjour Roger Martelli,
    désolé de vous le dire un peu sèchement, mais je trouve votre réaction assez plate. Par ailleurs, la comparaison avec l’Italie est-elle vraiment fondée. Ne confondez-vous pas la situation à laquelle "on" est arrivé et la cause de ce déclin. Ne faut-il pas aussi répondre à cette question : "Qui a tué le Parti Communiste Italien ?" Ce qui renvoie à une question franco-française : "Qui a tué le Front de Gauche", après la présidentielle de 2012 ? Comment a-t-il été tué.
    Le communiqué d’Ensemble est assez affligeant. Que signifie cette affirmation : "En dépit de la politique libérale et austéritaire du gouvernement Hollande – Valls, les forces de gauche ont résisté dans plusieurs régions." ? De quelles "forces de gauche" est-il ici question ? Des socialistes qui en région soutiennent les orientations et choix gouvernementaux ? Est-ce bien sérieux ? Quant aux euphémismes de P. Laurent, ils pourraient prêter à sourire si la situation n’était aussi grave. "Il est clair que la situation nouvelle n’est pas favorable au monde du travail." a-t-il déclaré. Ouah ! quelle lucidité ! Mais il s’agit d’un désastre, d’une déroute, d’une berezina ! Et les valses (Valls ?) hésitations du PCF depuis 2012 n’y sont pas pour rien. Au moins un point de la déclaration de P. Laurent pourrait faire accord "Nous allons devoir mettre beaucoup de choses à plat pour relancer notre combat. ", à condition de remplacer "beaucoup de choses" par "TOUT", en incluant aussi les responsabilités personnelles et individuelles. Le Front de Gauche n’est pas mort, s’il cesse d’être un cartel que l’un ou l’autre cherche à dominer et s’il se constitue réellement comme un mouvement citoyen qui fait place au peuple, et non aux appareils qui disent aux citoyens ce qu’ils ont le droit de faire !

    Luce Ide Le 14 décembre 2015 à 13:32
  •  
  • En nous alliant avec le PS au 2ème tour, quelle est l’image que nous donnons à ceux qui ont hésité à voter pour nous ? Quand des communistes (en Lorraine) jouent la désunion en se présentant dés le 1er tour avec les socialistes pendant que d’autres appellent à voter à droite au 2ème !!! Cette cacophonie est catastrophique. Quels sont ceux qui ont réussi à maintenir la barre, à garder le cap ?
    Alors, que dire et que faire pour demain ? Certain-e-s ont "sauvé les meubles" mais ce n’est pas ainsi que nous endiguerons la vague brune !

    Philippe LECLERCQ Le 14 décembre 2015 à 13:43
  •  
  • Monsieur le Président de la République : Il est temps de changer de politique et donc de premier ministre ! Ce qui vient de passer est le fruit de votre politique et de ceux que vous avez nommés.
    Monsieur Valls doit démissionner ! Cette pétition est l’expression du peuple trahi :
    https://www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9sident-hollande-valls-doit-d%C3%A9missionner?recruiter=28723412&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

    Philippe LECLERCQ Le 14 décembre 2015 à 13:47
  •  
  • « Qui a tué le front de gauche ? »
    A mon sens la principale erreur a été de vouloir y intégrer a tout prix le parti communiste . Tres vite , les reflexes et attitudes dominatrices qui ont conduit ce parti a sa ruine dans l indifférence générale ont trouvé un nouveau terreaux , se placer comme le parti " « qui detient le plus grand nombre de militants " , d’élus ; de moyens" et donc de reclamer et prétendre à un leadership moral et politique sur les autres composantes du FDG .
    Seule la personalité médiatique et un temps charismatique de jean luc Melenchon ont retardé ce phénoméme de sur-égo politique , d autant plus que c’est JLM qui crée le front de gauche et en deviens le seul interlocuteur visible dans cette société médiatique.
    Le PCF joue ( en grincant des dents ) le jeu et lui laisse le leadership pour les présidentielles 2012. Mais tout de suite apres , « chasser le naturel il reviens au galop » , le parti communiste ne pense plus qu a une chose " sauver son appareil" , ses elus.
    Et de commencer a prendre ses partenaires pour des imbéciles naifs , d’abord pour les legislatives, puis pour les municipales, et bouquet final pour les régionnales de 2015.
    Comment ? : et bien en réclamant des tetes de listes, des eligibles nombreux, faisant attendre a tous les partenaires "les votes des adhérents ", et en evidement composant des alliances avec le PS des le premier tour et/ou en se ralliant au deuxieme tour , sans condition ( sauf en nombre d élus) ou en ne consultant pas ses partenaires.
    Sans compter l immobilisme dont ses fedérations , sections ont fait preuve depuis 3 ans dans la construction du FDG.
    Nous aurions du rompre avec le PCF depuis longtemps , la défaite de dimanche 13 va avoir le mérite de clarifier la situation.
    Le PCF est désormais exangue , plus d élus dans 3 regions et la barre des 5% loin d etre attendre de partout , ce qui veux dire que le goutte a goutte financier du PS va se tarir, fini les permanences, les tracts et les " c’est nous qui payons ".
    Par son incapacité a definir une ligne clair le PCF va payer le prix fort pour ses atermoiements .BARTOLONE , Le DRIAN, et JLM auront sommes toute fini le travail commencé par Mitterand.
    la reconstruction du FDG n’ en sera que plus facilité.

    buenaventura Le 14 décembre 2015 à 14:36
       
    • @ Buenaventura

      Bien vu. Au sein du FdG, le PCF n’a jamais été que le cheval de Troie du P"S", missionné pour semer la pagaille et assurer l’échec collectif. Il soutient le Fdg avec toute l’efficacité de la corde qui soutient le pendu.

      S’en séparer définitivement est désormais une question de survie pour le FdG (ou ce qu’il en reste).

      WildeJagd Le 14 décembre 2015 à 15:01
    •  
    • A mon sens, la principale erreur a été de ne pas accepter les adhésions directes au FdG. Et il faut bien regretter que le Pcf et le PG ont fait cause commune sur le sujet ... dès juin 2012 ... même si le PG a fini par écrire cela dans une motion de congrès ... un texte non mis réellement en application. En l’absence d’adhésions directes et de pouvoir décisionnel des assemblées FdG, un appareil ou un autre pouvait aisément exercer sa domination, voire tenter de se refaire une santé sous l’étiquette Front de Gauche. Hélas !

      Luce Ide Le 14 décembre 2015 à 15:09
    •  
    • Tout est dit !

      Hulou Le 14 décembre 2015 à 16:39
    •  
    • parc e que Mélenchon a eu une ligne claire. Tu l’écoutes souvent ? regarde avec les verts, un jour avec un jour sans ; un jour avec le PCF ce sont des exigences sans cesse réhaussées, et aucune avec EELV.
      Où en est-il des éoliennes ? des hydroliennes... depuis les législatives il ne participe à aucune campagne et vient délivrer des sentences. As tu fait campagne ? N’as tu rien remarqué après le 13 novembre ?
      As tu discuté avec des ouvriers, des chômeurs, la première chose qu’ils t’on dit, c’était le ton un peu mou de P. Laurent... si c’est le cas donne moi leurs noms !
      Il serait temps de réfléchir collectivement dans le calme à une issue collective et d’arrêter ces interpellations haineuse et enragées.

      hf Le 15 décembre 2015 à 13:30
  •  
  • Sur 100 personnes de milieu populaire, il y a de 60 à 75 qui ne votent pas parce qu’ils n’en ont pas le droit, parce qu’ils ne sont pas inscrits, parce qu’ils abstiennent ou encore parce qu’ils votent blanc ou nul. Que ceux qui pleurnichent sur les résultats des élections se tournent plutôt vers cette population pour l’amener à être réellement représentée (pas par des guignols en costard) et pour élaborer avec eux des perspectives sociales et politiques pour changer les choses.
    Ce n’est peut être pas la voie la plus facile ni la voie la plus glamour mais c’est la seule qui peut aboutir.

    Monsieur HR Le 14 décembre 2015 à 18:23
  •  
  • "la gauche(sous entendu d abord le PS)n aura plus aucun siège en PACA et Nord"La faute à qui ?Qui a choisi sciemment de retirer ses listes et de fayoter avec l UMP,sous couvert de menace FN ?
    Tout cela était voulu,car le vrai projet des Valls,Macron et autres Camba,c est :
    1:tuer le FdG qui peut,parfois,donner mauvaise conscience d avoir viré libéral.Objectif atteint,en grande partie
    2:se rapprocher de ses alliés inavoués UMP/UDI/MODEM,rebaptisés pour l occasion "rempart contre le FN",afin de se mitonner un gouvernement commun LEA(libéral européiste austéritaire)C est en train de prendre forme,avec des Raffarin,Juppé ou Bayrou tout heureux de l aubaine.D autres sont aux aguets.
    Tout ça pour assurer une "stabilité politique et électorale".Bien sur,refus de tout mode de scrutin à la proportionnelle intégrale à un seul tour,et le tour est joué.50 ans de tranquillité assuré pour eux,marginalisation du FN,à droite,et des restes du FdG,à gauche.
    Voilà pourquoi l erreur du FdG de se raccrocher coûte que coûte au PS,qui, lui,ne rêve que de la droite"républicaine",va valoir la décrédibilisation de la vraie gauche,et une agonie,lente ou non. Et que restera t il,pour s opposer à cette coalition ?Je vous laisse deviner...

    HLB Le 14 décembre 2015 à 20:21
  •  
  • Toujours vrai : "élection, piège à cons !"
    et le Front de gauche n’est pas mort car il abonde encore dans les luttes !

    camouis Le 15 décembre 2015 à 00:25
  •  
  • Face au mur du bipartisme PS/droite, le FDG avec Mélenchon fut un grand espoir en 2012 !!
    On avait l’impression qu’enfin notre bulletin de vote compterait.
    En vérité LCR, LO et les autres petites formations contestataires amusent les patrons, ils aiment bien la démocratie quand les anti-système sont à moins de 5%.
    Mélenchon, on sentait qu’ils n’aimaient pas du tout.. mais pas du tout ; les sondages donnaient 15 % au FDG.
    Il s’est passé un truc, la foule au Prado ; du populo avec la niaque, des jeunes, et pas que des profs et des fonctionnaires comme les droitards aiment caricaturer les sympathisants.

    Le FDG/JLM était méprisé par mon ancien milieu professionnel ; les artistes de gauche (éternels soutiens aux soces de même que les partis de chasseurs supportent toujours fidèlement la droite).

    Cabot, parfois énervant mais Mélenchon fut un des rares de la gauche française a ne pas insulter, en choeur avec les médias, les gouvernements socialistes d’Amérique du sud (l’avion de Morales… honte à la france).

    Faites mieux, en dessous des 15% ce ne sera que du pipeau.

    arno Le 15 décembre 2015 à 08:19
       
    • je crois que le vrai probléme que la " gauche antilibérale " va rencontrer en 2017 , hormis des détails comme « le programme, le financement, la reconstruction d’une structure unique est lisible » c’est de savoir qui va pouvoir la représenter.
      Soyons clair, JLM l’autre soir étais éteint , sonné, ko annonant avec difficulté un texte peu clair et surtout peu porteur d’espoir.
      Clementine sur france 3 , face a wurtz en autre, piaillait sur le mode suraigu des banalités et s’est fait mettre par le journaliste dans les cordes en voulant comparer les votes aux présidentielles face au régionnales.
      Pierre laurent fort des ses 6 % en ile de france sy voit déja , nous ressortant bientot le célebre " le candidat qui se compte sur le doigt d’une seule main"
      l’alliance du coucou , de la belette et du blaireau avec ca on est sauvé, les sondages sont desespérement cruels il créditent comme meilleur candidat JLM .
      Les lendemains qui chantent sont encore loin.

      buenaventura Le 15 décembre 2015 à 11:09
  •  
  • Curieux dans tous les commentaires contradictoires de ne trouver que des analyses sur les alliances ou pas, sur la responsabilité du PCF, du PS ou du FDG, sur les personnes Pierre Laurent , Clémentine Autain ou Pierre Laurent...Rien sur les contenus politiques et aucune proposition. Les analyses de Roger Martelli sont numériquement justes et donc incontestables. Les leçons politiques sont nombreuses : division et éparpillement des structures de gauche (sur la profession de foi FDG de ma région, 8 logos et signataires différents pour un résultat à moins de 5%), abandon des valeurs fondamentales républicaines et démocratiques, formation inexistante des militants, centralisme et verticalité des décisions, surestimation des attentes ( élitisme politique ?) et des forces populaires, défaite idéologique, faux procès aux uns ou autres, etc...Pour l’avenir, je ne vois qu’une nécessaire refondation politique incluant les contraires des constats ci-dessus : réaffirmation d’une volonté et d’un corpus idéologique transformateur, émancipateur et démocratique, formation des militants, volonté de fédérer et de rassembler, déclinaison en actes concrets, refus de se regarder le nombril et de penser qu’une part peut avoir raison à elle seule contre tous les autres ( humilité et modestie), modes de fonctionnement nouveaux ( vertical, horizontal, multiformes), échanges sans reniement et sans complexes...En somme " tabou rasa" et "révolution démocratique"..

    Luma Le 16 décembre 2015 à 07:47
  •  
  • Il y a un proverbe stupide qui dit "mieux vaut régner en enfer que servir au paradis".

    Ce pourrait être l’explication du comportement des politicards demi-sel.
    Ils, elles préfèrent avoir du pouvoir dans des petites structures que servir au bien commun.
    De mon vivant je n’ai vu qu’un "parti" qui gênait le capitalisme, c’était le parti communiste et il s’est fait détruire par le faux esprit libertaire des années 75/80 et ce collabo de mitterand.

    On a besoin d’un parti de MASSE !!

    Tout le reste, c’est du blablabla qui n’entraine que des fractions identitaires.

    Sortez un peu de france, allez voir en Afrique, allez voir les dégâts de cette saloperie de système marchand capitaliste. dés qu’un courageux, le capitaine Sankara par exemple, sort du rang, ils le massacrent.

    Il faut organiser méthodiquement la vengeance des exploités, aucune pitié, aucun "humanisme" ne peut être toléré l’heure est à la révolution !

    arno Le 16 décembre 2015 à 09:38
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