Accueil > La Midinale | Entretien par Pierre Jacquemain | 10 mai 2017

Sophie Wahnich : « Depuis 81, le PS a fermé la porte aux nouveaux militants et aux intellectuels »

Spécialiste des révolutions, Sophie Wahnich jette un regard critique d’historienne sur l’actualité politique, évoquant la démocratie, le populisme, la "gauche en décomposition" ou encore la bourgeoisie et le peuple…

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  • Il est très difficile d’écouter Mme Wahnich
    sans s’assoupir avant la fin de ses 18 minutes d’interview...

    Elle n’est pas la seule responsable de ce fait,
    on pourrait tout à fait demander à Mr Jacquemain
    d’apprendre à se servir d’un micro...
    Il y a eu pire...
    mais ce n’est pas encore ça...
    il n’a manifestement pas appris à se servir d’un caméra et d’un micro
    quand il travaillait avec Mme El Khomri au Ministère du Travail. :)

    Mais elle en est quand même responsable pour la plus grande partie... :)

    Heureusement qu’un engin motorisé vient réveiller les dormeurs à un moment. :)

    Quand je considère les deux dernières interviews de Mesdames Coupé et Wahnich, je me pose des questions :

    "Mais qu’est-ce qu’ils font chez Regards aux personnes qu’ils interviewent ?
    Est-ce qu’ ils les interviewent de trop bonne heure
    ou est-ce qu’ils leur refilent des calmants, des somnifères ? "

    Excusez-moi, mais force est de constater que ces dames n’ont pas l’air trop réveillées...

    Vous devriez peut-être emmener un trader avec vous pour les interviews,
    il leur refilerait un de ses rails de coke avant l’interview
    (parce qu’après, ce serait trop tard... :))...

    et, là, ce serait peut-être la Révolution ! :)

    (Je plaisante un peu... :)
    je dis ça au cas où mes nombreux smileys
    ne vous l’auraient pas fait comprendre ;))

    Sur le fond de cette interview,
    il n’y a pas grand chose à dire...
    car cette interview n’a pas vraiment de fond...

    Elle commence par la question rituelle de Regards...
    (rituelle parce que publicitaire, j’imagine... :))

    et elle se termine par une question hors-sujet
    sur la possibilité de la Révolution en France aujourd’hui...

    Question hors-sujet car la seule forme de révolution dont il est question aujourd’hui n’a rien à voir avec "La Révolution" telle qu’on l’entend généralement...
    Non, la seule "révolution" dont il est question aujourd’hui, c’est l’idée que le peuple de gauche,
    c’est à dire tous les électeurs et électrices qui se reconnaissent dans les idées de progrès social, dans la lutte contre le racisme et qui ont compris que la transition écologique n’est pas un élément de programme pour faire joli et branché mais bel et bien un impératif urgent pour la survie de l’humanité,
    que ce peuple de gauche, donc,
    reprenne la main sur des appareils de partis immobiles et sclérosés
    qui ne se soucient que de se la couler douce
    en entubant le peuple de gauche depuis des décennies. :)

    C’est la seule révolution qui soit effectivement possible aujourd’hui,
    à portée de main dans une urne le mois prochain
    lors des Législatives.

    Et il est sûr et certain qu’il ne faut pas confier ce projet
    à des gens qui dorment.

    Ou alors, il faudrait vraiment qu’ils se réveillent. :)

    cavalierbleu Le 10 mai à 21:00
       
    • Peut être n’êtes vous tout simplement pas réceptif à écouter des gens intelligents parler à des gens intelligents.
      A écouter des choses intelligentes aussi.
      Pour cette raison que vous avez sommeil.

      Très bon reportage et Bravo à la dame et à l’interviewer.

      Pris beaucoup de plaisir à l’écouter.

      bdpif Le 10 mai à 23:16
  •  
  • Je pense que la meilleure façon de contrer le Macronisme, c’est le vote Mélenchon.
    Voter FN= impasse.
    Voter LR= c’est pareil que Macron.
    Voter EM, c’est signer un chèque en blanc à Macron.
    Voter PS= vote liliputien
    Voter Mélenchon ca serait vraiment rigolo. Un Président bien élu par le système qui aurait bien les boules car son premier ministre serait son premier opposant.
    Le vote Mélenchon, c’est le seul vote anti-système possible maintenant/

    Thomas Le 11 mai à 01:19
  •  
  • J’ai déjà vu Sophie Whahnich plus en forme..

    Un voyage chez les prolétaires du Languedoc ou une visite dans un hôpital en pleine restructuration lui redonnerait peut être envie de se battre à cette dame..

    Une chose ressort de cette prestation ; si avoir raison tout le temps contre le "déviationnisme" populiste rend blasé comme ça… C’est cadeau pour le patronat.

    Il n’y a pas grand chose à retenir de ce témoignage, cette femme est visiblement très cultivée et intelligente, mais elle est complètement rincée.

    Arouna Le 11 mai à 08:08
  •  
  • SW n’était vraiment pas en forme. Que de confusion et de contradictions dans ses propos ! (j’ai arrêté d’écouter à la moitié de l’entretien) S. W. dit tout et son contraire. Et qu’on ne vienne pas dire qu’il s’agisse de pensée complexe. Elle a soutenu JLM mais n’est pas d’accord tout en regrettant son échec. Visiblement elle n’a pas travaillé sérieusement les fondements théoriques qui ont présidé à la création de la France Insoumise et que Jean Luc Mélenchon expose dans son livre l’Ère du Peuple. La définition du "Peuple" qu’elle finit par donner est à peu près celle que C. Mouffe et Errejon donnent dans leur dernier ouvrage, c’est celle aussi de JLM, mais elle l’ oppose à celle qu’elle prête à JLM ("la grande majorité des citoyens qui s’oppose à la domination") ! Dire que la conception de la répartition socio-politique entre "eux" (=la "caste" oligarchique et ses suppôts intellectuels et médiatiques) et "nous" (= le peuple) est "un obstacle à la pluralité et de l’unité" est absurde : précisément cette dichotomie (ouverte) a été élaborée dans un souci de plus grande prise en compte de la diversité socio-politique eu peuple. A moins que S.W. considère que le peuple a à voir aussi avec la "caste" stricto sensu. Auquel cas il ne faudrait pas parler de "peuple" mais de "population". Considérer que l’échec des négociations entre la PCF et la F I à propos des législatives c’est aller contre la logique parlementaire revient à défendre une conception manœuvrière et instrumentaliste de l’action politique ou d’un unionisme bêlant et confusionniste. Bref, S.W. est contre les idées qui ont inspiré le programme de la Fi l’ "Avenir en Commun" mais il lui convient tout de même à quelques détails près...

    Victor Le 11 mai à 09:09
  •  
  • Cher cavalier bleu,

    Merci pour vos traits d’humour.

    Pour les micros, en effet, on a encore des progrès à faire - dans un cadre budgétaire contraint, d’une rédaction indépendante, fragile et sans le sou. En revanche, on accepte les dons, alors n’hésitez pas, on ne vous décevra pas.

    http://www.regards.fr/qui-sommes-nous/article/soutenez-regards

    Cordialement,
    Pierre Jacquemain

    PierreJacquemain Le 11 mai à 09:32
       
    • Des micros ou tout simplement des réglages dans le traitement de la video une fois le montage réalisé. Il doit y avoir des logiciels qui traitent le son des videos, pour enlever les bruits de fonds, brouillards sonores et accentuer ainsi le volume des paroles.
      Un peu comme en photo avec lightroom.

      Je pense que c ’est juste celà.
      Si je trouve un logiciel, (dont je risque avoir besoin aussi, je vous le metttrais dans ce messages ici
      En torrent, évidement ;)

      bdpif Le 11 mai à 13:31
  •  
  • S Wahnich reprend le même argumentaire que R Martelli , la construction politique d’un peuple " nous " et d’un adversaire désigné " eux ", empêche d’après eux le rassemblement , car cela trace une frontière entre " eux " et " nous " . Frontière qui constitue un obstacle à l’unité. Mais de quelle unité parlent-ils ? A cette question ni R Martelli , ni S Wahnich n’apportent de réponses . S’agit-il d’une sorte de front républicain ou d’union sacrée ? N’avons-"nous" pas des adversaires que nous devons combattre " eux ".

    S Wahnich affirme que la Fi et JLM n’ont pas réveillé la gauche mais l’adhésion à un " système électif " sans plus d’argument. Que fait-elle des voix reprisent au FN par exemple à Marseille, ces électeurs-là n’avaient pas quitté le " système électif ".

    S Wahnich sans nommer personne, soutient que l’absence d’accords FI et PCF aux législatives, signifie que la " logique " n’est pas parlementaire ; que cette "logique " serait dans la rue, avec risque de violences, violences de la part de qui ?

    D’après elle, il aurait d’un côté un peuple un peu bête, même pas de gauche puisque « la gauche ça n’existe pas » selon ses propre dire, qui aurait voté par adhésion à « un système électif » ; et de l’autre il aurait les intelligents, elle, qui ont voté pour « un programme cohérant » même si elle pas d’accord sur tout

    J’ai de plus en plus la conviction malheureusement, qu’un bon nombre d’intellectuels ayant une assez haute opinion d’eux même, sont coupés des réalités que connaissent une très grande majorité de Français.

    Je ne sais pas si c’est la forme « interview » qui ne donne peut être pas la possibilité de développer mais cette personne comme d’autres avant elle, fait preuve d’un manque de rigueur intellectuelle surprenante pour une universitaire. Mr Jaquemain comment ne pas poser de question quand on vous affirme « la gauche ça n’existe pas » ?

    GG Le 11 mai à 12:06
       
    • @ GG

      Parce que Mr Jacquemain n’est pas non plus de gauche.
      Il est pour ceux qui le payent.
      (Vous n’avez qu’à voir la réponse qu’il m’a faite,
      elle est très parlante :))

      J’avais dit les choses avec humour,
      vous les dites plus sérieusement...

      Et nous avons malheureusement raison tous les deux.

      Ce que vous dites sur la morgue de ces individus qui se qualifient de "savants" est tout à fait exacte.

      Ces gens ne sont pas là pour réveiller la gauche,
      mais bien pour l’endormir.

      cavalierbleu Le 11 mai à 13:53
  •  
  • Pour la technique, vu que ce n’est pas du live, il n’y a aucune pression à se mettre pour traiter le son.
    Le micro paraît bien.
    Il faut un equalizer, le plus basique possible, pour baisser certaines fréquences afin d’éclaircir la voix et après on peut utiliser un compresseur/limiteur pour réguler le niveau, peut être même pas besoin.
    Je ne suis pas un technicien mais je le souviens qu’en équalisant grossièrement une voix parasitée par une armée de cigales sur une prise de son, j’avais réussi à clarifier complètement la voix et faire pratiquement disparaitre les cigales.

    Arouna Le 11 mai à 18:58
       
    • Sans aller jusqu’à ces extrémités,
      il y a des choses comme le bon placement du micro... :)

      Si on place le micro à 10 centimètres de l’interviewer et à 2 mètres de l’interviewé,
      la voix du premier va faire trembler les murs
      et on entendra pas le second.
      Point.

      On peut conseiller à Mr Jacquemain de revoir un classique du cinéma appelé "Chantons sous la pluie" qui montre à ce sujet quelques choses à ne pas faire.

      La meilleure solution est celle utilisée au cinéma depuis longtemps...
      le" perchman".
      Car le mieux est de déplacer le micro pour enregistrer l’un puis l’autre. :)

      Mais tous les micros ne peuvent pas être déplacé...
      car ils font du bruit si on les touche ou les déplace...

      Dans ce cas, il faut faire des essais avant de commencer l’interview...
      placer le micro à mi-distance des intervenants, enregistrer un essai...
      et vérifier si c’est bon. :)

      Si ça l’est, vous pouvez passer à l’interview...
      sinon...
      déplacez le micro et réessayer jusqu’à ce que ce soit bon...

      Vous pouvez aussi profiter des essais pour décontracter un peu l’interviewé...
      surtout quand c’est quelqu’un comme Mme Wahnich
      dont le métier n’est pas de parler,
      mais d’écrire. :)

      Après, si vous préférez les choses plus compliquées,
      vous pouvez utiliser des equalizers, des compresseurs...
      il existe même des logiciels où vous pouvez visualiser tous les éléments sonores sur toutes les fréquences...
      et choisir très précisément ceux que vous voulez augmenter ou diminuer ou carrément faire disparaître...
      Ce qu’il est possible de faire aujourd’hui sur les fichiers sons avec le numérique est purement et simplement hallucinant.
      Pete Townshend des Who a déclaré a propos d’un des ces logiciels (sorti il y a 5 ans) :
      "C’est un miracle !"
      Et je suis bien d’accord avec lui,
      c’est incroyable. :)

      (Le logiciel dont il parle ne concerne pas Mr Jacquemain et Regards, c’est un logiciel pour faire de la musique, pas des interviews...
      Mais qui permet par exemple de changer une note spécifique de musique dans un ensemble, sans toucher aux autres notes, ils appellent ça le DNA... et c’est effectivement "miraculeux" :)).

      Mais le double inconvénient de ces logiciels extraordinaires est que, d’une part, ils coûtent cher et que, d’autre part, il faut d’abord apprendre à s’en servir. :)

      Alors je pense qu’il est plus simple de bien placer le micro et de faire des essais. :)

      cavalierbleu Le 11 mai à 20:59
  •  
  • Oui si la prise de son est bonne ; avec une voix claire prise dans un bon micro et avec le bon niveau ; on se fiche des equalisers, des compresseurs et de tout ces effets.
    Mais dans un cas de figure ou aucune balance n’a pu être faite, où la personne interrogée n’est peut être plus dispo pour recommencer et qu’il faut se démerder avec une voix qui est mal enregistrée, c’est là qu’on utilise l’equa, en virant les fréquences qui brouillent, et en remettant du volume.
    C’est la base, pour sortir un truc écoutable.

    Tous les logiciels de son sont équipés de ces effets par défaut, c’est vraiment basique comme technologie.

    Maintenant la bonne prise c’est le plus important :
    Charles Trenet et son orchestre étaient enregistrés avec un seul micro, il n’existait même pas de magnéto multi-pistes ni de compression à la con et c’est toujours aussi bon.

    Arouna Le 11 mai à 22:48
       
    • Bonjour Arouna,

      je ne disais pas ça pour vous embêter... :)
      Le problème avec les compresseurs et les equalizers est que,
      comme tous les outils, il faut savoir s’en servir. :)

      Avec un même pinceau, une personne va faire une merveille pendant qu’une autre fera une "croûte"...

      Nous sommes d’accord sur le fait qu’il faut toujours, autant que possible, une bonne prise de son pour commencer...
      et nous sommes aussi d’accord sur le fait que, quand ce n’est pas le cas, on peut utiliser compresseurs et equalizer pour sauver les meubles. :) :)

      D’ailleurs, même quand la prise de son est bonne, les ingénieurs du son utilisent généralement ces outils pour améliorer encore les choses.

      En ce qui concerne les vois humaines, on place normalement un "high-pass filter", c’est à dire un filtre d’équalisation qui coupe les fréquences basses... car celles-ci sont généralement des repaires de parasites et d’artefacts sonores.

      Pour les interviews à venir, Mr Jacquemain peut s’en sortir en faisant des essais...
      la qualité sonore de l’interview suivante est bien meilleure d’ailleurs...
      le seul problème étant que Mme Vieu ait dit tant de bêtises... ;)
      ce qui n’est pas un problème de son. :)

      Pour des interviews comme celle d’un représentant de Nuit Debout (le pauvre !), Mr Jacquemain a deux solutions...

      soit ré-inviter ce monsieur pour refaire complètement l’interview... :)
      soit découvrir les joies de l’utilisation des compresseurs et equalizers....

      Parce que cette interview là,
      c’était vraiment la cata de chez cata. :) :) :)

      cavalierbleu Le 14 mai à 18:49
  •  
  • J’ai ré-écouté l’entretien. Je passe sur l’intensité sonore.
    Sur le contenu, j’ai apprécié que SW résiste à la réponse obligatoire inscrite dans la question relative au non-accord Fi-PCF qui devrait mettre en colère.
    Sur son désaccord avec les théories de Chantal Mouffe, il faut probablement lire ses livres pour voir de quoi il est question. L’entretien ne permet pas d’en avoir un début d’idée.

    En contrepoint, je suis de plus en plus admiratif de ce qu’a réalisé JL Mélenchon, tant sur la théorie que sa mise en oeuvre dans l’action politique. La structure FI offre un lieu d’accueil unitaire à la diversité. J’en pressens les limites dans le temps, mais c’en est un qui fonctionne bien dans le cadre des campagnes électorales actuelles, et il est préférable de s’en servir que de le dénigrer comme un raisin trop vert.

    Pour demeurer dans les gentillesses, avec le nombre, la midinale devient une rubrique très intéressante.

    DMc Le 15 mai à 09:33
  •  
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