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Accueil > Idées | Entretien par Gildas Le Dem | 29 janvier 2016

Sophie Wahnich : « L’état d’urgence est le symptôme d’un régime post-démocratique »

Sophie Wahnich, historienne dont les travaux ont renouvelé la vision de la Révolution française, s’engage contre un état d’urgence dont elle explique qu’il veut détruire le pouvoir judiciaire, gouverner par la peur et nous déposséder du débat public.

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Regards. Pourquoi s’opposer à la prolongation de l’état d’urgence et sa constitutionnalisation, en participant à la grève citoyenne du 3 février, après la manifestation du 30 janvier ?

Sophie Wahnich.Les raisons de s’opposer à la constitutionnalisation sont d’abord d’ordre technique : l’on ne touche justement pas à la Constitution dans une période où l’état d’urgence est décrété. Quant à l’état d’urgence lui-même – on a pu le vérifier avec les arrestations, les assignations de militants écologistes, les perquisitions injustifiées, etc. – il vise d’abord à porter atteinte au répertoire classique de la mobilisation dans l’espace public démocratique, et à faire porter la suspicion sur tout groupement mobilisé par une critique consistante. L’état d’urgence apparaît ici pour ce qu’il est, le symptôme d’un régime post-démocratique. La constitutionnalisation de l’état d’urgence obéirait à une logique post-démocratique qui contrevient à celle du droit habituel, de l’État de droit, et le consacrerait juridiquement.

« La prolongation de l’état d’urgence et sa constitutionnalisation représentent une tentative de détruire l’autorité judiciaire »

Vous êtes engagée dans un Conseil d’urgence citoyenne, qui appelle à des actions le 3 février, et notamment à porter, ce jour-là, des brassards marqués d’un "V". Pourquoi ?

Le Conseil d’urgence citoyenne est engagé contre cette post-démocratie, c’est donc pour empêcher qu’elle soit juridiquement consacrée que nous appelons à agir, mais aussi pour pouvoir refonder des institutions véritablement démocratiques et républicaines. Nous ne voudrions surtout pas dicter aux gens qui se reconnaîtraient dans cette initiative le sens de leur action, et brider leur inventivité. Mais la majuscule V a l’avantage de nous rappeler au sens de la Vigilance (face à un régime en voie de devenir un régime policier), de la Vérité (à l’heure où des opérations de police reposent sur des dénonciations mensongères, ou l’usage des fameuses "notes blanches" issues des services de renseignement, usage qui se voit soustrait à tout examen critique et public). Enfin, nous pensions à V comme Volonté, car l’enjeu majeur, aujourd’hui, est de reconstituer une volonté populaire, capable d’opposer un régime de vérité à ces abus de pouvoir. Mais chacun peut l’investir à sa manière, retrouver ainsi sa propre liberté d’agir et d’expliquer la situation.

Ce régime de vérité est indissociable de la question de la justice…

Ce qui est en jeu, en effet, c’est la justice elle-même, l’existence de la justice. La prolongation de l’état d’urgence et sa constitutionnalisation représentent rien moins qu’une tentative de détruire l’existence de l’autorité judiciaire. La volonté du nouveau ministre de la Justice de fusionner ministère de l’Intérieur et de la Justice conduirait à soustraire le pouvoir de la police à l’autorité judiciaire. Nous avons déjà assisté au rapatriement de la gendarmerie au sein du ministère de l’Intérieur, ce qui tend à brouiller la frontière entre police et armée, à faire rentrer la police dans un régime d’action militaire. C’était le cas à Sivens, avec pour conséquence l’issue tragique que chacun a encore en mémoire. Tout ceci contrevient à la logique historique du maintien de l’ordre républicain depuis la fusillade de Fourmies [ndlr : le 1er mai 1891, deux compagnies d’infanteries mirent fin, dans le sang, à une manifestation pacifique d’ouvriers] qui a toujours visé, malgré quelques écarts, la dissociation entre régime policier et régime militaire. Or, comme l’écrivait Walter Benjamin, lorsque la police n’applique plus la loi, mais la fait, le règne de l’arbitraire détruit toute fondation démocratique où la "force de loi" doit dépendre du peuple souverain, et non de la violence policière, qu’elle soit physique ou symbolique.

« Le pouvoir d’État vise à se rallier l’assentiment populaire par une politique de la peur »

Mais cette crise ne semble guère susciter de réactions…

Le moins que l’on puisse dire, en effet, c’est que, face à tous ces dangers, nous nous trouvons aujourd’hui devant une forme d’apathie populaire. Nous sommes évidemment aujourd’hui très minoritaires, il ne servirait à rien de le nier. L’état d’urgence a pour lui la force d’une visibilité, d’une démonstration spectaculaire d’un pouvoir d’État qui vise, dans des circonstances tragiques, à se rallier l’assentiment populaire par une politique de la peur. C’est désormais le cœur de l’action de l’État. Mais nous refusons de nous résigner. Les jalons d’une alternative sont à élaborer dès aujourd’hui. Il est évidemment impossible de prévoir quand prendra fin ce combat. Il s’annonce sans doute comme très long, appelant, comme en 1955 à la suite du déclenchement de la guerre d’Algérie, ou en 2001 aux États-Unis après les attentats du 11 septembre, une forme de ténacité et d’intransigeance. Il faut redonner à ce pays trop tourné sur lui-même une capacité à se ressaisir politiquement, à se replacer dans un contexte mondial où il n’est pas le seul à avoir été atteint, et une capacité à imaginer, inventer de nouvelles institutions. Il s’agit de redonner aux gens le goût de se rêver en acteurs de la scène politique, nationale et internationale.

Dans un texte récemment paru dans Vacarme, vous avez publié sur tous ces sujets un entretien imaginaire avec… Robespierre. Pourquoi l’historienne de la révolution que vous êtes a-t-elle éprouvé ce besoin ?

J’étais d’abord effarée d’entendre confondre le terrorisme actuel avec ce qu’on appelle la Terreur, ou de lire que l’état d’urgence signait le retour au régime de la Terreur. Dans une postface à La Liberté ou la mort, j’avais été amenée en juin 2015 à revenir sur la difficile question de la guerre. Il m’a semblé qu’il fallait lever cette difficulté aux côtés de Robespierre. De fait, la France fait la guerre à quantité d’organisations islamiques djihadistes, elle envoie partout des soldats, mais aussi des agents ou des drones pour accomplir des assassinats ciblés, dont les "dégâts collatéraux" ne sont désormais inconnus que de ceux qui ne veulent pas savoir. Et pourtant le gouvernement ou les commentateurs ont longtemps récusé l’emploi de ce mot, la "guerre". C’est que ce déni permettait aussi de passer outre une analyse critique des transformations de la guerre, de ses nouvelles modalités. Comme si celles-ci n’avaient pas évolué depuis Clausewitz et le XIXe siècle !

« Le combat contre la constitutionnalisation de l’état d’urgence s’inscrit dans la reconquête de l’espace public »

En quel sens ?

La guerre est un moment où un ennemi est désigné, au moins momentanément, comme irréconciliable et tuable pour cette raison même. C’est une définition transhistorique. Ensuite il y a des modalités historiques. La guerre conventionnelle, qui en fait a rarement eu lieu, en tout cas ni en 1914 ni en 1939, est supposée s’établir en vue d’une paix avec l’adversaire, et implique la protection des civils, des buts de guerre déterminés. Mais c’est un mirage. La prendre comme repère de l’historicité des guerres et ne reprendre que la définition inter-étatique de la guerre relève à mon sens du déni. Un tel déni conduit non seulement à éviter de s’affronter à notre nouvelle situation historique, mais à nous déposséder d’un débat public sur la guerre et ses enjeux. Or cette dépossession est inscrite dans les institutions, elle est voulue par le sens des institutions de la Ve République, où le pouvoir de décider de la guerre et de la paix revient tout entier à l’exécutif, et se voit soustrait à toute véritable délibération, contrôle et évaluation du pouvoir législatif.

Ce n’était pas vrai de la première République ?

Non, il faut au contraire accepter l’idée qu’il existe plusieurs formes possibles de république. Plus ou moins liées à la présence et au pouvoir d’État. Ce que l’on désigne ordinairement comme le moment de la Terreur, la période qui couvre les années 1792-1794, est bien plus rétive au pouvoir exécutif que le Directoire qui a suivi. Dans le premier cas, le pouvoir exécutif se voit subordonné au pouvoir législatif. Et l’espace public délibératif demeure très intense, malgré les restrictions liées à la situation de guerre et à la centralité du pouvoir législatif. Au contraire, avec le Directoire, l’on voit s’opérer un renversement au profit du pouvoir exécutif (et, on le sait depuis, lorsque l’exécutif tend à dominer le législatif, la subordination de la police à l’armée n’est jamais loin). La IIIe République se constituera également sur ce refoulement de l’espace public délibératif, refoulement plus ou moins reconduit par la IVe, et très largement renforcé par la Ve République. C’est en ce sens que j’ai pu déclarer, récemment, que certaines formes de républiques étaient des formes de restauration du pouvoir d’État, quand elles devraient au contraire refonder les rapports entre l’exécutif et le législatif d’une part, les institutions et l’espace public d’autre part, réaffirmer l’horizon d’égalité entre chacun des citoyens. Le combat contre la constitutionnalisation de l’état d’urgence s’inscrit dans cette reconquête de l’espace public, et la refondation des institutions dans le sens d’un gouvernement populaire.

À lire et consulter

 La liberté ou la mort. Essai sur la Terreur et le terrorisme, de Sophie Wahnich, La Fabrique, 2003.
 "Entretien avec le fantôme de Maximilien Robespierre", par Sophie Wahnich, Vacarme, janvier 2016.
 "Fraternité !", par Sophie Wahnich, Agoras de l’Humanité, 9 janvier 2016.

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  • Jeté l’héritage républicain est le signe de l’infantilisme politique de cette gauchiste..Bon rien de neuf.Les honneurs de l’édition,de l’Université républicaine n’ont certainement pas été refusés par cette sophie Wahnich.
    Or créer le buzz est loin d’être suffisant pour faire de la politique dans un pays où les spectateurs d’un concert de Rock sont massacrés ainsi que ceux attablés au terrasses des cafés où au stade de foot.
    Mais ça les gauchistes ne le voient pas.

    bataclan Le 29 janvier à 08:04
       
    • L’extrême-droite et son obsession des gauchistes... En dehors de ça, le néant en terme de réflexion. Attaquer la personne quand on est incapable d’argumenter, la frustration qui se manifeste par un anti-intellectualisme primaire... Rien de nouveau chez les bas du front.

      Maelström Le 30 janvier à 23:12
    •  
    • "dans un pays où les spectateurs d’un concert de Rock sont massacrés ainsi que ceux attablés au terrasses des cafés où au stade de foot. "
      C’est bien d’apprendre par cœur les versets de la rhétorique de fabrique de l’ennemi, mais quand on pose les mauvaises questions, il n’y a pas à craindre les réponses...

      walter Le 1er février à 22:19
  •  
  • Dans tous les domaines, le gouvernement Valls-Hollande se couche devant l’oligarchie, y compris en prenant le risque insensé de jeter les bases d’un Etat fasciste.

    La défense urgente de la démocratie appelle à manifester demain, et à renvoyer ces politiciens dans leur niche, comme ont été renvoyés les socialauds qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain ou voté l’Etat d’urgence pour faire la guerre aux combattants de la liberté en Algérie.

    Ici les RDV dans chaque ville : http://wp.me/p5oNrG-j02

    Louis Le 29 janvier à 20:55
  •  
  • assurancetourix : C’est bien de penser mais votre hypothèse n’a pas trop l’aire de se traduire dans les fait.
    Rien ne prouve que l’état d’urgence nous protège de quoi que ce soit. Par contre on en vois déjà les dérives.

    Gaulois Le 30 janvier à 15:48
       
    • Rien ne prouve que l’état d’urgence nous protège de quoi que ce soit. (sic)
      Vous voulez que la Sécurité du Territoire vous ouvre ses dossiers ?
      Daech c’est une invention ? il ne dispose pas de réseaux en France et en Europe ? cette armée n’a pas déclaré une Guerre ?, elle ne distille pas sa propagande sur le "net" ?elle ne recrute pas sur le sol Français ?
      Les dizaines d’attentats qui ont été déjoués c’est du réel.
      Charlie, Le Bataclan- Paris XI èm , le Stade de France, la SNCF
      Merah ........ les services du renseignement doivent instruire les Filières et prévenir d’autres tueries.
      C’est dur de reconnaître qu’il y a Guerre .
      Cette situation semble être d’une pointure trop grande pour votre intellect.

      ssd Le 7 février à 01:37
  •  
  • Ces gouvernants suivent les ordres de démanteler la France, ses services publics, la substance même des enseignements de l’école publique, le code du travail, tout ce qui est spécifique, pour l’instauration d’un vaste marché européen, où on sera tous les mêmes, sous les mêmes lois ultra libérales, le tout privé comme aux USA (prison, écoles, médecine etc), bouffant une même bouffe industrielle toxique et voire mortelle, piqués aux mêmes vaccins, pucés comme les animaux d’élevage, dans un monde hyper policé, électronique, drones, caméras et robotisé. Là ils s’activent on dirait, ils doivent faire leurs devoirs avant les prochaines élections sinon ils seront "punis".
    Il ne s’agit nullement d’incompétence, d’impuissance du gouvernement. Ils savent très bien ce qu’ils font et comment le faire, ils obéissent, c’est tout.

    AngelaQuaoar Le 31 janvier à 13:34
       
    • Totalement d accord avec vous.Voilà pourquoi il faut refuser toute alliance avec ceux qui,revendiqués ou honteux,veulent pérenniser capitalisme et libéralisme,afin d éviter les désillusions et le découragement qui s ensuit.Et coaliser tous les autres.
      La base d une alliance,en plus de l anti libéralisme,doit tourner autour du refus de l austérité,de l UE tueuse des peuples.
      Sans oublier le combat incontournable pour une représentation juste ,à l issue des diverses élections,que seule la proportionnelle peut assurer.
      En étant clairs et fermes sur ces points,on saura très vite qui est d accord pour nous rejoindre.

      HLB Le 31 janvier à 19:36
  •  
  • Oh que oui , nous sommes dans une société post démocratique, post-solidaire et où le citoyen a choisi volontairement de devenir un simple consommateur.

    A quand un article qui va nous décrire et nous expliquer comme le peuple de gôche , dans toutes ses composantes a glissé dans cet état d’esprit ?

    Des rouges qui votent FN, les socialos qui de toutes époques ont le cœur à gauche et le porte-monnaie à droite et ont accepté comme dirigeant un homme qui a fleurté grave avec Vichy et a touché du fric, dès la fin de la guerre, des plus vils collabos .... Des socialos ne savent plus quoi inventer pour détruire l’œuvre du CNR et œuvrent a aboyer avec la droite que le chômage est la faute des chômeurs avec l’histoire de la dégressivité l’indemnisation.

    Il est temps de faire la carte du réel, non ?

    La Renaudie Le 2 février à 08:31
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  • La prolongation arbitraire de l’ état d’ urgence est l’ un des révélateurs du degré zéro de démocratie en France, la France est donc un pays TOTALITAIRE qui ne dit pas son nom. Honte pour la France !

    yaya Le 5 février à 09:47
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  • Je dénonce moi-même depuis plusieurs mois le passage d’un gouvernement élu sous l’étiquette "gauche" à une équipe fascisante, toute entière vouée aux classes dirigeantes qu’elle sécurise et rassure avec le quadrillage croissant, dans des proportions énormes, l’espace public, par la police et l’armée, la répression sans précédent des luttes de salariés contre le patronat déchainé, et la tonte massive des classes populaires pour financer les cadeaux à ce même patronat. A ajouter à cela une communication, une présence massive des responsables au plus haut de l’Etat, à commencer par François Hollande lui-même, qui ne laisse pas passer un mois sans venir sur tous les medias marteler ses adhésions à des aventures guerrières ou son assentiment convaincu aux executive orders des faucons du grand patronat.

    On retrouve là - sans aller naturellement jusqu’aux salles de tortures - les constantes des régimes fascistes : appui sur la police et l’armée, écrasement des contestations populaires, et soutien/collusion avec la caste qui profite de l’Ordre et la Famine (nom réel de l’austérité). Tristes constats auquel il faut associer la dimension singulière du régime Hollandais : l’action "pré-crime", ou arrestation préventive. Celle-ci anéantit la notion même de droit, puisque le fondement de celui est que la loi ne peut avoir d’effet rétro-actif - 2ème article de loi en droit Français - et logiquement ne peut non plus se projeter en avant sur des conjectures qui n’ont absolument rien de réel.

    Les français, bien enterrés dans le sable pour la plupart, vivent aujourd’hui dans un état qui criminalise les manifestants, la citoyenneté active et les militants. Il serait souhaitable qu’ils le réalisent rapidement.

    A. Lasverne Le 6 février à 20:38
  •  
  • Le prolongement de l’Etat d’urgence est sans aucun doute une dérive, une dérive qui porte gravement atteinte au régime "démocratique" que représente la France.
    Lorsque l’on regarde l’histoire, l’instauration de telles mesures ont toujours conduits à la restriction des libertés individuelles au nom de la sécurité. Elle a bon dos la sécurité.

    Marc de Gymlib

    Marc Le 10 février à 16:16
  •  
  • On nous bassine grave avec cette idée pour nous détourner du ras le bol général des problèmes rencontrés par la plupart des français. Comment avons nous pu laisser filer la démocratie aussi vite avec au pouvoir un gouvernement de "Gauche".
    La route vers une vraie démocratie est bien sinueuse en ce moment.
    Sophie

    Sophie Le 11 février à 13:47
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  • Je ne suis ni anti gauchiste, ni gauchiste moi-même d’ailleurs, ni de droite ni d’extrême droite, je suis un citoyen lambda qui ne comprend pas le fonctionnement de notre pensée collective !!!
    Les actions menées contre notre pays par des bandits de grand chemin, SANS FOI, ni loi nécessitent un renforcement conséquent des moyens d’action de nos police et justice. Qui dit le contraire nie la réalité et fait le jeu de nos ... assaillants (?) ou ennemis (?) Je n’admets pas que la moindre initiative de nos gouvernants en quelque domaine que ce soit suscite, immanquablement, levées de bouclier et autres réactions d’opposition CF dans un domaine moins grave (encore que !!) les manifs contre le mariage pour tous (mais qu’est-ce que ça peut leur foutre aux cathos et à l’extrême droite que certains êtres de même sexe se marient ????) Bref, en démocratie, on élit nos représentants et on leur donne mandat pour gouverner pendant un certain temps ... alors laissons-les bosser !!!

    bernard Le 28 mars à 17:42
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