Accueil > Politique | Par Guillaume Liégard | 14 janvier 2016

Vote des fonctionnaires : le FN au cœur de l’État

La progression globale du vote Front national dans la fonction publique est très significative. Elle l’est encore plus en bas de l’échelle et dans certains secteurs – comme la police et la gendarmerie.

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L’enquête électorale menée par le Cevipof sur les fonctionnaires et le vote FN téléchargeable ici à l’automne 2015 marque une évolution profonde et inquiétante de cet univers professionnel. Fortes de 5,6 millions d’agents, soit plus de 21% du salariat français, les trois fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière) ont longtemps semblé résister à la progression de l’extrême droite, cette époque est désormais révolue.

À bien des égards, les fonctionnaires sont des salariés comme les autres et il n’y avait guère de raison que leur vote échappe aux tendances lourdes qui traversent la société française. Mais l’enquête, parce qu’elle permet de différencier entre les fonctions publiques et au sein de celles-ci suivant les différentes catégories A, B ou C [1], se révèle riche d’enseignements qui permettent de souligner à la fois des convergences avec les autres salariés, mais aussi des spécificités propres à la fonction publique.

Une progression globale, mais différenciée

Avec 22,7% d’électeurs du Front national, la fonction publique d’État est celle qui semble la plus réticente vis à vis du parti d’extrême droite. Si le niveau est élevé et en forte progression (+6,7 points) par rapport à 2012, il demeure de dix points inférieurs au vote moyen de l’ensemble des salariés pour le parti de Marine Le Pen (32,5% aux régionales).

Il existe pourtant un biais dans ce résultat : la structure très particulière de la répartition des catégories A, B et C au sein de l’État français (graphique ci-dessous). Ainsi les catégories A (correspondant aux meilleurs salaires et aux plus haut niveaux d’études) y représentent 50% des postes. Cette particularité des fonctionnaires d’État résulte du poids des 840.000 enseignants, tous en catégorie A, que comprennent les 2,45 millions agents de la fonction publique d’État.

Au vu de la structure de l’emploi, le poids du FN devrait en réalité être bien plus faible. D’autant qu’avec 9,8% chez les enseignants du primaire et 9,2% pour ceux du secondaire, le vote reste assez faible chez les professeurs, quoiqu’en progression (respectivement +3,8 et +4,2). Il est à noter que la distinction n’est pas faite entre les enseignants du public et ceux du privé sous contrat – des chiffres qu’il serait intéressant de débusquer [2].

Les cadres et le gros bataillon enseignant ayant peu d’appétence pour le vote frontiste, un tel résultat de 22,7% ne peut s’expliquer sans des points de force, notamment dans la police et l’armée. Regards s’était déjà fait l’écho de cette réalité après les élections européennes de 2014, mais les indications dont nous disposons désormais sont encore plus inquiétantes après les élections de décembre 2015. Policiers et militaires auraient voté à 51,5% pour les listes Front national, pour une progression de 21,5% par rapport à 2012, lorsque MLP recueillait, déjà, 30%. Avec environ 500.000 fonctionnaires lorsqu’on regroupe Police nationale, Gendarmerie et Armée française, l’emprise du parti de Marine Le Pen pèse lourd dans le résultat global de la fonction publique d’État.

Des catégories C tentées par le FN

Le vote FN atteint des niveaux très élevés parmi les fonctionnaires de catégories C : 26,7% dans la territoriale, 33,6% dans la fonction publique d’Etat, 38,9% dans la fonction publique hospitalière. Cette situation est évidemment le décalque de la montée du FN parmi les employés et ouvriers (respectivement 36% et 43% selon différentes enquêtes) dans l’ensemble du salariat, mais certaines caractéristiques propres à la fonction publique s’ajoutent.

L’absence de revalorisation du point d’indice depuis 2010, soit plus de cinq ans, frappe de plein fouet ces agents qui ont des salaires compris entre 1 et 1,4 fois le smic. La situation est telle que près de 900 000 fonctionnaires ont un traitement inférieur au smic et touchent donc un complément, appelé Indemnité différentielle pour les ramener au niveau du minimum légal. Or ces mêmes fonctionnaires notamment pour les hospitaliers et pour les agents de l’Etat travaillent souvent au cœur des grandes métropoles où sont concentrés CHU, ministères et services publics tout en étant contraint de vivre en grande périphérie.

À cela s’ajoute les politiques de réorganisation des différentes fonctions publiques, la fameuse RGPP. Si celles-ci sont restées relativement mesurées, pour l’heure, dans les collectivités territoriales, elles ont eu de très fortes conséquences tant dans la restructuration de certains ministères que dans le fonctionnement des hôpitaux. L’alourdissement de la charge de travail est souvent allée de pair avec une perte de sens des métiers, sur fond de stagnation des rémunérations, nourrissant colère et exaspération.

À bien des égards, la situation apparaît critique. Comment assurer correctement les missions de service public lorsque tant de fonctionnaires sont abandonnés à leur sort et paupérisés par une politique de réduction drastique des coûts ? Face au délitement, aux tensions centrifuges qui traversent la société française, quelle peut être la dynamique politique lorsque plus de la moitié des forces de répression sont acquises à l’extrême droite ? Prendre conscience du problème, c’est se donner les moyens de modifier en profondeur les politiques menées. Enfermé dans sa doxa libérale et sa dérive autoritaire, le gouvernement de François Hollande a décidé l’inverse.

Notes

[1Les fonctionnaires civils sont répartis en trois catégories A, B et C, en fonction du niveau hiérarchique et du niveau de diplôme exigé avec une incidence sur le traitement.

[2Même si cela ne saurait complètement expliciter l’augmentation du vote FN, l’engagement d’une fraction significative de l’enseignement catholique au côté de la Manifestation pour tous a sans doute produit des effets électoraux.

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Vos réactions

  • Un fait qui n’a pas été souligné et qui a aussi son importance, la chute brutale du vote gauche radicale (extrême gauche+ FDG, de 15% en 2012 à 7% en 2015), le PS ne s’en sortant pas si mal que ça (de 36% en 2002 à 34% en 2015 comme somme toute les Verts (passant de 2% en 2012 à 8% en 2015). L’un expliquant, en partie, sans doute l’autre.

    rody Le 14 janvier à 18:44
       
    • Alors on ne change rien
      Tout va bien

      Jpr Le 16 janvier à 15:16
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  • Effectivement à prôner,à l’instar de Victor Hugo,il y a 200 ans l’abandon sacrificiel de la patrie comme étant ’un égoïsme’,rien d’étonnant à ces résultats..Sauf que l’état français est social,anti-raciste,pourvoyeur de la santé ,la nourriture,l’éducation gratuite pour tous(CMU,Restos du coeur,éducation nationale).
    Quand c’est le FN,qui défend la sortie de l’euro,les acquis sociaux et les femmes alors que Ensemble(qui s’est fait élire grâce au PS) bidouille avec Ramadan petit fils du fondateur de ’frères musulmans’ dont il est le meilleur théoricien contemporain,ne devons nous pas mettre les pbs à plat ?

    serein Le 15 janvier à 08:55
       
    • L’état pourvoyeur de nouriture pour tous via les resto du coeur, on aura tout vu !
      Quand à Ramadan, pour qui je n’ai aucune sympathie particulière, on attend toujours les preuves de son soit disant double discours ou ses positions radicales. Vous ne faites que relayer les anathèmes jetés sur lui par la presse dominante.

      Si vous avez des liens, des références exactes de ce que vous lui reprocher j’aimerais les voir.

      soundy Le 20 janvier à 11:28
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  • Tres demandeur aussi de l’avis de Regards sur cette baisse de la gauche radicale. Les sondages présidentielles (melenchon + duflot + npa) donnent 15 % (environ autant qu’aux elections présidentielles 2012) donc un maintien sur l’ensemble de la population comment expliquer alors cette chute dans la FP ?

    Bobo Le 15 janvier à 09:55
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  • Il faut rappeler plusieurs choses importantes concernant l’enquête CEVIPOF réalisée par l’institut IPSOS :
    1) Elle ne se base pas sur des votes mais sur des intentions de vote, enregistrées à la veille du 1er tour des régionales. Vote et intention de vote, ce n’est pas la même chose. On ne sait donc pas exactement combien de fonctionnaires ont finalement voté pour le FN.
    2) On ne peut pas comparer des votes et des intentions de vote, et encore moins quand il s’agit en l’occurrence de 2 élections différentes (présidentielle 2012, régionales 2015)
    3) Dans cette même enquête, IPSOS donnait le FN à 30% au 1er tour des régionales. Or il a fait 27,7%.
    Conclusion : on a tout intérêt à interpréter les résultats de cette enquête avec prudence

    Alex Dézé Le 15 janvier à 10:59
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  • Là où je travaillais (NPDC), la politique des élus PS et cadres membres du PS, leur mépris affiché des syndicats, leur morgue envers le "petit personnel", les privilèges qu’ils s’accordent ont fait beaucoup pour le vote FN...

    ETIENNE Le 15 janvier à 23:03
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  • Il est dommage et dommageable que l’on ne fasse des statistiques que par rapport aux votants, oubliant les abstentionnistes qui sont pourtant les plus nombreux et qui exprime un message politique fort. Ainsi il y a plus de 50% des policiers et militaires "votants" qui ont voté FN. Mais quel est le pourcentage de policiers et militaires votants et abstentionnistes ? Quel est le pourcentage réel de votants FN pour l’ensemble des corps policiers et militaires ? On peut tenir le même raisonnement et poser les mêmes questions pour les fonctionnaires de catégories C,etc...Je suis persuadé que le taux d’abstentionnistes est bien plus élevé dans les catégories C que dans les catégories A. J’ai fait une étude des résultats de la ville de Champigny-sur-Marne, dans laquelle j’ai habité pendant 50 ans. Au premier tour, l’abstention y a atteint plus de 61% et le vote FN ne représente pas 18%, soit plus de 10 ppints de moins que la moyenne nationale. Dans les bureaux des deux grandes cités populaires, l’abstention se situe entre 70 et 75%, mais le FN n’y dépasse jamais les 10%. Plus on va dans les bureaux des quartiers résidentiels et plus l’abstention diminue et le vote FN augmente. Je suis de plus en plus persuadé que pur la vrai gauche, la question essentielle doit être celle des abstentionnistes et que, pour le moins, il ne faut pas les oublier lorqu’on fait des statistiques. Le premier partie de France est celui des abstentionnistes. Ils expriment un rejet des offres politiques actuelles et les offres politiques actuelles, y compris celles de gauche, les ignorent pour l’essentiel, se contentant de noter au passage le ,phénomène. Ainsi les abstentionnistes ne sont pas prêt de revoter.

    Alain Maleyran Le 15 janvier à 23:59
       
    • mais pourquoi vous vous obstinez vous et tous les autres bobos a additionner des % de candidats, qui se presentent les uns contre les autres quand ils ne ne se combattent pas.
      Par paresse d’esprit et confortable ecran de fumée ,vous faites semblant de croire que Melnechon + bensancenot + EELV pésent 15 % des voix !!!
      Continuons votre analyse fausse et a bien des égards cucul la praline, allez on se fait plaisir , on ajoute LO 2% , POI 1,5 , MPEP 1% , La CNT 1% , l amicale des ratons laveurs antilibéraux 0,5 %
      On est a 15 % + 2 +1,5 +1 +1 +0,5 = 21 %
      Donc on peu déclarer sans fou rire que les antiliberaux reprsentent en france 21 % des electeurs.

      Mais il n y a pas besoin d avoir fait science po pour deviner qu’en 2017 , jamais une coalition fantasmée comme celle la ne verra le jour.
      il y a fort a parier que Melenchon fort des sondages issu de la presse qu il démonte a longeur d’année se réclamera de ses derniers pour exiger le leadership.
      Laurent lui dira que le PCF , grand parti des trvailleurs et le plus ancien bla ,bla ,bla homme et femme bla bal, peuple de gauche et exigera aussi le leadership.
      Le poupon beni des médias, le facteur ricorée, lui dira que les deux précedents on echoués et que lui seul révolutionnaire , bla ,bla bla
      EELV se bouchera le nez, "nous avec des productivistes et puis quoi encore !"
      Les autres condamnenront les premiers etc etc.
      Une vrai primaire ce devrai etre un seul candidat qui fait la synthése.
      Je supose que certains ici pensent a clémentine hautaine.1% ?
      allez on se rajoute 1 % !
      2 ? ok va pour 2
      donc la gauche de la gauche fera 23 % en 2017 !
      On sera alors devant le ps ? macron et valls se raliieront a nous
      ah ah ah ah ah !

      buenaventura Le 18 janvier à 15:57
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    • Tout à fait d’accord avec vous et à appliquer aussi aux votes ouvriers/salariés à qui les sondages affublent un taux de vote FN important.

      Gwenhaëlle Le Déléter Le 21 janvier à 23:59
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  • Ce sont des intentions de vote avant les élections, peut-être faut-il se poser les bonnes questions ??? La montée du FN est quand-même dans la catégorie de personnel qui se retrouve le plus confronté aux réalités que certains politiques ne veulent pas voir !!! Allez demander à ces fonctionnaires pourquoi ce malaise !!!! Il y a certainement des explications !!!! Et arrêtons de dire que tout va bien dans le meilleur des mondes !!!!

    Coco Le 16 janvier à 13:22
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  • Encore une explication économique de l’être humain. Vous réduisez toujours tout de la personne humaine à sa dimension, même pas sociale, alors psychologique, même pas la peine d’en parler, n’est-ce pas ?

    J’en ai marre de ces éternelles pleurs sur les réalités statistiques et toujours mes mêmes chansons en guise d’explications.

    La société est à l’image des individus qui la composent et qui sont acteurs et responsables de leurs comportements. J’en ai marre qu’on considèrent les gens toujours comme des choses passives qui n’obéir qu’à leur environnement ; et encore , ils obéiraient selon un schéma qui favoriserait les délires et avantages de l’observateur.

    Les français sont dans leur cavernes de Platon et ne veulent pas en sortir. Ils n’ont jamais été vraiment de gauche, sauf comme on prend un assurance ; on paie une sommes ou on donne un vote en espérant qu’un retour sur investissement ; mais jamais une active participation à un quelconque changement de société. Et les candidats ou élus de gauches ont été la plupart que là pour prendre des parts de marché, bien souvent à leur avantages personnels.

    Les gens qui réfléchissent et travaillent à une société humaine ont toujours été minoritaires dans ce pays, sinon la Commune aurait eu d’autre conséquences plus positives. Alors je suis plié en quatre de vous voir vous étonnez de tels résultats. Ceux qu e vous pensiez de votre côté et nous obligiez à penser tel, était de l’autre côté dans leur intimité. Jamais l’image de la France n’aura été aussi sincère d’elle même.

    En conclusion , les derniers vers du"Bilan" de Jean Ferrat :
    C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente
    Sans idole ou modèle, pas à pas, humblement
    Sans vérité tracée, sans lendemains qui chantent
    Un bonheur inventé définitivement
    Un avenir naissant d’un peu moins de souffrance
    Avec nos yeux ouverts en grand sur le réel
    Un avenir conduit par notre vigilance
    Envers tous les pouvoirs de la Terre et du Ciel

    Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
    Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

    La Renaudie Le 18 janvier à 08:50
  •  
  • Monsieur Filippi vous ne lisez que ce que voulez lire, comme à l’habitude.

    1789 n’aura été qu’une révolution bourgeoise et le peuple n’a pas eu grande retombée. Les moyens de production sont restés privés et cette évolution n ’a pas débouché sur l’autogestion.

    Je ne suis pas partisan des systèmes totalitaires ou anti-démocratiques, bien au contraire : a démocratie et la révocation des élus qui ne respectent pas la parole engagée.

    Mon logiciel est a affiné, certes. Mais pour le votre et les leurs, quand je vois l’état de notre pays, et du reste du monde, je me dis que vous ne cherchez qu’à répliquer ces éternelles violences et soumissions de l’homme par l’homme. N surtout pas changer le moindre iota de l’héritage moonarcho-libéral.

    Je ne crois pas à l’homme providentielle -style président de la 5ème-, pas plus qu’en Dieu ou tout autre pensée magique. Le résultat des politiques du 20 ème est une catastrophe humanitaire ; osez me dire le contraire ? 1% de la population mondiale possède autant que les 99% autres.

    Si vous connaissez Georges Guinguoin, je m’inscris dans sa démarche intellectuelle, saine, pragmatique, active et humaniste mais sous une forme plus libertaire.

    Tout est à construire.

    Mr Filippi courrez à votre primaire surtout, à votre déni de démocratie.

    La Renaudie Le 18 janvier à 13:29
       
    • tiens le commentaire de ce monsieur a disparu ce matin ???? pourquoi ?

      La Renaudie Le 19 janvier à 08:00
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  • amusant l’ami des ratons laveurs croit un peu trop dans le besoin d’harmonie complete en politique pour créer une force commune.... création du FN ? des groupuscules en conflits, le PS ? quel point commun entre Baumel et Macron ? les Republicains ? quel point commun entre NKM et Ciotti etc....

    raton laveur Le 18 janvier à 16:11
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  • Alors Buonaventura, le FN infiltré parla, levant l’Index droit de la Parole et dit : " Disputez, glosez, et nous, nous pourrons avancer sur les décombres abstentionnistes de l’UM/PS" ( zut ! Avec le sigle LR ça va être plus difficile, LR/PS ?? ça sonne moins bien, mais ça a l’air bien libéral, Ultra-libéral, comme Marine,. Ouf !))

    youbka Le 19 janvier à 10:56
       
    • l’herpès ça sonne mieux !

      Mélanie Zeytofret Le 25 janvier à 18:25
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  • je dirais même plus "L’ RPS" va mariner grâce à la foene (outil qui sert à pêcher le crabe dans les rochers, à marée basse et dans la vase, évidemment)

    youbka Le 26 janvier à 18:49
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  • Un élément de compréhension essentiel non pris en compte dans votre analyse trop axée sur des postulats économiques : la volonté de la défense du modèle républicain et de la France chez les fonctionnaires de terrain contre le communautarisme et la délinquance. "Enfin, une grande partie des fonctionnaires souffrent du décalage entre les discours sur la République et la laïcité et les pratiques du terrain où les demandes communautaires se multiplient. L’absence d’une philosophie claire de l’État et des services publics se fait sentir. L’enquête nous apprend à ce titre que 50% des fonctionnaires considèrent que la société se détériore en France, 15% seulement considèrent que les politiques publiques sont au service de l’intérêt général. Dans les trois fonctions publiques, 20% des agents considèrent que les enfants d’immigrés nés en France ne sont pas des Français comme les autres et 50% que l’Islam constitue une menace pour l’Occident. Dans la FPE, cette dernière réponse obtient 43% dans la catégorie A et 57% dans la catégorie C. Dans la FPH, 45% dans la catégorie A et 61% dans la catégorie C."

    regis Le 29 janvier à 15:02
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