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Accueil > Politique | Par Caroline Châtelet | 5 mai 2017

Vote utile, vote sanction, abstention… Les mots de l’élection

Avec A voté, l’historien Laurent Le Gall, spécialiste de l’histoire du suffrage universel dans la France contemporaine, s’intéresse aux comportements face au scrutin. À l’approche du second tour des présidentielles, nous l’avons fait réagir à quelques termes.

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Préférant à un axe chronologique une exploration transversale, articulée en partie à son expérience personnelle, Laurent Le Gall – spécialiste de la politisation des campagnes françaises au XIXe siècle et de l’histoire du suffrage universel dans la France contemporaine – rend compte dans son essai de la diversité des sens et des possibles du vote, entre parcours individuel et appartenance collective, inscription sociale ou politique. Il commente pour Regards certaines des notions majeures que la démocratie affecte à son principal rituel, l’élection.

Abstention

Travailler en termes de trajectoires en se situant au niveau des électeurs permet de constater que l’abstention ne date pas d’aujourd’hui. Dans les années 1870, on trouve par exemple dans les communes de la banlieue parisienne un tiers de votants, ou à Bordeaux, 50%. Se pencher sur ces chiffres permet de démystifier l’idée que finalement nous serions aujourd’hui dans une perspective crisologique de la démocratie. La démocratie est un rapport contractuel entre un individu, à un moment donné, et la société dans laquelle il se meut. Après, ce qui change c’est que l’abstention touche désormais même "l’élection reine" de la vie politique française, la présidentielle.

Pour le premier tour de la présidentielle, des pronostics annonçaient une abstention basse et je n’ai pas été fondamentalement surpris qu’elle tutoie seulement les 20%. On peut toujours critiquer le vote, appeler au tirage au sort, etc., mais ces chiffres prouvent que, à sa manière, l’habitus électoral fonctionne encore. Ce qui ne signifie pas que l’on va voter à toutes les élections. Derrière le marché électoral que constitue le vote, il y a des transactions, des raisons extrêmement différenciées vis-à-vis du politique. Ces enjeux individuels sont connectés à des intérêts de classe, associatifs, culturels.

Évidence et énigme

Cette idée du vote « comme évidence et comme énigme », qui vient du professeur en sciences politiques Michel Offerlé, renvoie à tous les commentaires que génère le vote. D’une certaine manière, l’électeur vote deux fois : il vote matériellement lorsqu’il glisse un bulletin dans l’urne, mais aussi lors des résultats. Là, les sondeurs, les commentateurs, les chroniqueurs, les historiens, les journalistes, etc. ne cessent de dire comment il a voté, produisant un amalgame de discours qui viennent surenchérir sur le vote.

Les positions énonçant « l’électeur est comme ci », « les citoyens sont comme ça » sont problématiques, elles essentialisent l’électeur sans rendre compte de la pluralité des façons d’aborder le politique. Toute politique est un lieu d’énonciation, un lieu discursif, et les électeurs ont diverses positions quant à ce que devrait être une élection, en fonction de leurs histoires, de leurs trajectoires, de leur capital social, politique ou culturel. Le vote est une sorte de négatif, au sens photographique, de ce que l’on est, de ce qu’est la société. Pour comprendre ce que veut dire "voter" pour la plupart des concitoyens, il faut retirer toutes ses couches de discours, en ayant à l’esprit que derrière la notion d’électeur se trouve une pluralité d’actes et de pensées du politique.

Alternance

En 1981, l’alternance correspondait à une alternance entre la gauche et la droite. Aujourd’hui ce qui est fascinant – et en tant que citoyen désespérant et angoissant –, c’est que l’alternance peut être pensée non plus sur ce mode gauche-droite, mais sur un mode de parti ou de démocratie partidaire. Cela avec un parti, le Front national, qui ressemble à n’importe quelle formation politique… sauf dans le rapport qu’il entretient à la démocratie. Qu’un certain nombre de citoyens puissent penser que l’alternance, ce peut être cela, constitue l’un des grands changements de ces élections.

Vote utile

Les commentateurs adorent utiliser des catégories pour essayer de mieux faire entendre et comprendre ce qu’est un fait social. Mais à partir du moment où l’on vote, c’est bien que l’on considère ce geste comme utile. Il y a un effet de croyance, qui peut être complètement intériorisé sous la forme d’un habitus. D’une certaine manière, l’utilité du vote est présente dans notre patrimoine électoral commun. Et puis la question du vote utile repose sur l’idée que l’électeur se met dans un fonctionnement rationnel et stratégique. Or les enquêtes sociologiques nous mettent en garde contre cette image d’un électeur obligatoirement rationnel. Il peut l’être, mais il l’est aussi en fonction de capitaux culturels, sociaux, etc. qui font que nous sommes tous inégaux devant la manière dont on perçoit ce qu’est un vote utile.

L’une des vraies questions est vote-t-on pour, ou contre ? Vraisemblablement, dans nos trajectoires électorales, nous avons parfois voté pour, mais avons-nous toujours voté "pour" à 100% ? Cela valait peut-être pour des partis forts ayant institué un lien de fidélisation puissant entre le parti, le programme et le débouché social qu’il incarnait, comme le Parti communiste après la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, nous votons sur des points qui nous intéressent, qui nous semblent utiles, mais nous votons également contre. À titre d’exemple, nombre d’électeurs de gauche se sont déplacés aux primaires de la droite pour voter contre Nicolas Sarkozy.

Tirage au sort

Comme le dit très bien l’historien et sociologue Pierre Rosanvallon, le propre de la démocratie, c’est de s’inventer. Imaginer des dispositifs, les raffiner constitue le propre de l’ordre démocratique, c’est à la fois sa force et sa faiblesse, et c’est en cela qu’il est intéressant. Après la question c’est : que faisons-nous de ces dispositifs ? Comment peuvent-ils s’intégrer dans un espace social ? Penser un tirage au sort repose sur l’idée que tout le monde est intéressé par la politique. Or, la politique intéresse d’abord ceux qui ont un intérêt dans la politique (une idée développée par le sociologue Patrick Champagne). Et cela suppose également des compétences, une politisation, un intérêt pour l’espace politique.

Prenons l’exemple de la démocratie participative : lorsqu’elle est mise en place, son intégration dans l’espace social est difficile et l’on constate que la plupart des personnes qui investissent les conseils et les instances de décisions sont majoritairement issues des catégories socio-professionnelles favorisées (CSP+), ou des militants politiques. Finalement, il n’y a pas grand-chose de nouveau. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas travailler sur ces questions de mobilisation, mais il faut avoir conscience que le vote est un acte évident. Il est facile d’aller voter – c’est pour cela aussi que cela marche – et détrôner cette démocratie électorale fonctionnant sur un acte simple, quand bien même il a des conséquences fondamentales, n’est pas chose aisée.

A voté, de Laurent Le Gall, éd. Anamosa, 19,50 euros.

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Vos réactions

  • Débusquée jusque chez moi.
    J’ai recu un texto sur mon perso pour m’inciter à voter le poupon ...oups je veux dire a faire le castor.
    Ha quand on a les moyens financiers n’est-ce pas.
    Si ceux qui vont voter pour la haine ou pour la haine des classes ouvrière et moyenne voulaient bien nous laisser le peu d’espace démocratique qui nous reste !

    Irae Le 5 mai à 12:51
       
    • Désolé, Caro, mais cet article est nul, pour ne pas dire blanc. Tu aurais mieux fait de t’abstenir !

      René-Michel Le 6 mai à 18:26
    •  
    • Une chose qui me frappe, et qu’on n’a peut-être pas assez soulignée, c’est la ressemblance entre mai 2017 et janvier 2015.

      Dans les deux cas, une France bien-pensante et sûre de détenir la Vérité a agressivement signifié aux récalcitrants une injonction : "être Charlie", voter Macron. Tout cela au nom d’une conception pour le moins particulière de la morale.

      Or la morale n’a strictement rien à faire en politique, elle y est même dangereuse. Les nazis, Vichy, Pétain voulaient tous défendre ou restaurer un certain "ordre moral" (à vrai dire assez curieux). On ferait bien de s’en souvenir, avant que la France ne devienne la copie conforme de l’Amérique maccarthyste des années 50.

      hopfrog Le 6 mai à 23:49
  •  
  • T É C E L I O N

    t’es ce lion

    ROHAAAAR !!!

    Tu t’es vu quand tu votes ?

    Durruti Le 5 mai à 23:04
  •  
  • J’hésitais à voter quand même pour Macron. Finalement je vais le faire. C’est Bonjour Tristesse qui m’a convaincu.

    Recherche youtube avec :
    Bonjour Tristesse #72

    (ça intéressera les insoumis et tous ceux qui participent à ce blog)

    Durruti Le 6 mai à 12:41
       
    • Bonjour,
      bonjour tristesse a fait une de ces vidéos les plus mauvaises avec ce N°72, son acharnement a défendre le "copain " benoît finit par être trop visible .Donc désabonnement et je ne reconnait pas les valeurs de la FI dans son discourt alors non cela ne m’a pas aidée.
      Sa personnalité prend trop le dessus dommage, quand a voter pour un macron après avoir regarder une vidéo ????
      Ou sont vos convictions ??
      bonne journée a tous.

      denis Le 6 mai à 14:26
    •  
    • @ Durruti

      Je connaissais déjà cette chaîne YouTube. Le type a parfois des trouvailles de langage mais ce procédé de hurler sans cesse est vite lassant.

      Quant à sa vidéo # 72, elle est tout simplement gerbante. Et vous vous laissez impressionner par ÇA ?

      hopfrog Le 6 mai à 16:59
    •  
    • @denis
      "Ou sont vos convictions ??"
      Vous savez bien que dans certains cas c’est compliqué, surtout quand les convictions sont au pluriel.

      @hopfrog
      "vous vous laissez impressionner par ÇA ?"
      Impressionner c’est un peu exagéré, mais j’aime beaucoup Bonjour Tristesse. Il a voté Mélenchon au 1er tour ( et pas Hamon comme le laisse entendre Denis ). Pour le 1er tour j’ai hésité jusqu’au dernier moment, et là c’est pareil. Donc quand on passe de l’un à l’autre (Macron/abstention) plusieurs fois par jour, le déclic peut venir d’un article de Frédérique Lordon, d’une itw des Pinçon-Charlot ou d’une vidéo de Bonjour Tristesse. (Certains vont dire que je mélange le torchon avec les serviettes).

      Durruti Le 6 mai à 20:34
    •  
    • Amis castors si je peux me permettre de vous renvoyer

      1/vers le très indépendant mal-nommé soi-disant contre pouvoir libération et sa une pathétique

      2/ et dans un registre qui me fait angoisser pour les miens le livre des pinçon et pinçon-charlot "les prédateurs au pouvoir" en particulier les fermes des milles vaches à plasma aux Usa (2 litres de traite par semaine pour 60 $)
      Le business écologique et la privatisation de la prise en charge du secours social qui arrive en France (confirmation de la thèse FL : là oú il y a un centime à faire les prédateurs arrivent).

      3/ ce petit ouvrage renvoie dos à dos les 3 favoris des sondages du 1er tour.

      A communiquer à tous les castors qui s’apprêtent à signer leur acte d"asservissement sans condition. Et une fois de plus il y en aura pour dire piteusement après coup "je savais pas"

      Irae Le 7 mai à 11:39
    •  
    • "le très indépendant mal-nommé soi-disant contre pouvoir libération et sa une pathétique"
      Pathétique en effet ! ... un peu comme l’appel téléphonique de Manu Macron reçu par des milliers de gens la veille du 1er tour.

      Bon, sinon j’ai voté pour lui ce matin à 8h05. Me demandez pas pourquoi svp :-((

      Durruti Le 7 mai à 14:57
    •  
    • @ Durruti (le 6 mai à 12:41)

      "Bonjour tristesse" pose au jeune homme farouche et solitaire qui bricole ses vidéos dans son studio.

      Or, pas du tout.

      Matthieu Longatte (tel est son véritable nom) est un petit jeune homme au plan de carrière très affûté. En à peine plus d’un an il a réussi à se vendre aux Inrocks, à Première, au Grand Journal de Canal+, au Parisien et j’en passe.

      Que des sites de gauche, vous remarquerez. Sauf qu’il s’agit de la gauche de droite, mieux connue sous le nom de gauche caviar. Pour en faire partie, cracher sur le Parti de Gauche ou sur les Insoumis est un passeport très apprécié.

      Comme disait l’inoubliable Siné à propos d’un autre blondinet : "Il ira loin, ce petit...".

      Siné, un véritable anar, lui... Respect !

      Au fait c’est vraiment une curieuse idée d’avoir choisi pour pseudo (Durruti, donc) un nom qui est le symbole même de la fierté anar... Tout ça pour aller se SOUMETTRE et aller voter "là où on vous dit de faire", la queue entre les jambes, "dès 8 h 05". Bonjour la conscience politique... 😆😆😆 Il vaudrait encore mieux pour vous que vous soyez un troll (tiens, pourquoi pas d’ailleurs ?).

      En tout cas rassurez-vous, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’anars pour vous imiter (et j’en connais pas mal). Quant à vos états d’âme (ah, le coup du "déclic" !), ils n’ont rien de spécialement "intéressant".

      Vu qu’on vous sent plutôt fragile, ça serait sans doute une bonne idée d’appeler SOS Amitié ou une assos’ du même genre. De rien, pas la peine de me remercier.

      hopfrog Le 7 mai à 16:27
    •  
    • @hopfrog

      "De rien, pas la peine de me remercier."
      Quel mépris !
      J’ai bien compris votre recherche de pureté (Pour vous je salis le nom de Durruti, Matthieu Longatte n’est pas intègre...)

      "Il vaudrait encore mieux pour vous que vous soyez un troll (tiens, pourquoi pas d’ailleurs ?)."
      Non je n’en suis pas un.

      " l’inoubliable Siné"
      J’aime beaucoup aussi

      "Quant à vos états d’âme (ah, le coup du "déclic" !)"
      Etats d’âme, faut pas exagérer.

      "on vous sent plutôt fragile"
      Décidément vous voyez des états d’âme partout. Ceci dit, il n’y a pas de honte à être fragile tout comme vous avez tout à fait le droit d’être super costaud

      "dès 8 h 05"
      Oui, j’ai trouvé ça marrant de le préciser. Souvent la dérision se niche dans les petits détails.

      Durruti Le 7 mai à 17:16
    •  
    • @ Durruti (le 7 mai à 17:16)

      Bah non. L’idée de pureté n’a rien qui me retienne spécialement...

      De toute façon il en faudrait bien plus que ça pour salir le nom de Durruti, qui n’a pas besoin de moi pour se défendre (il se défend très bien tout seul).

      Du reste, je ne suis pas anar. Si je l’étais, je n’imaginerais pas un instant d’aller voter (sujet d’engueulades régulières avec mes copains anars).

      Au moins, nous avons en commun une admiration pour le grand Siné... et Siné Hebdo.

      hopfrog Le 7 mai à 18:21
    •  
    • @durruti - bah je comprends pas trop cette charge contre "bonjour tristesse".
      j’ai bien aimé son numero !
      Surtout le "se faire enc..ler comme toujours" avec Macron ou "comme jamais" avec Lepen ! C’est bien trouvé !

      Pour ma part, ça m’a conforté dans l’idée de voter blanc...
      En effet, quitte à être la victime d’un viol, autant éviter d’ecarter le fesses avec degout et mepris pour l’un des 2 candidats mais plutôt résister farouchement et ballafrer (en commençant avec un petit bulletin "blanc") celui qui pointera le bout de son nez à 20h le 7 mai ! Devenir une victime consentante reste la pire des perspectives à mon sens... Mais je respecte ceux, qui comme lui et comme vous, probablement sous l’effet d’une peur provoquée par l’emballement médiatique et l’injonction de "repousser" la bête dont on vérifie après coup (une fois de plus avec un score hautement prévisible autours de 35% pour Lepen... Ooooh quelle surprise... Hum !) à quelle point on la fontasmait plus grosse, ont cédé à l’impérieuse nécessité de voter pour Macron (on peut aussi dire voter contre Lepen, mais la réalité recouverte etant la même... ).

      Quant au fait qu’il soit déçu par le silence de Melenchon, ben vu qu’en général, il n’épargne personne dans ses laïus, ça aurait été malvenu de faire une exception avec JLM puisque par honnête en plus il admet avoir voté pour lui au 1er tour...

      Bref, je vais continuer à le trouver drôle, mais pas forcément à adhérer à tout ce qu’il dit : ouvrir les consciences par l’humour est super difficile à faire et il y parvient malgré tout très bien !

      carlos Le 8 mai à 07:42
    •  
    • @Carlos
      [...] "pas forcément à adhérer à tout ce qu’il dit : ouvrir les consciences par l’humour est super difficile à faire et il y parvient malgré tout très bien !"

      Ben oui, pas forcément à adhérer à tout, c’est ce qu’on fait la plupart du temps. Sinon je n’aurais pas voté Mélenchon en 2012 et en 2017, etc...
      Mais il y a une tendance au sectarisme sur les forums, ce qui peut se comprendre quand ceux-ci sont d’emblée orientés politiquement.
      Parmi les autres chroniques politico-humoristiques il y a bien-sûr Guillaume Meurice, et aussi " Le JT de la parisienne libérée " que je trouve très original.

      Durruti Le 8 mai à 08:13
    •  
    • @durruti - j’avoue être moi-même très orienté politiquement : celui qui fait sienne nommemant et factuellement la feuille de route suivante : "liberté égalite fraternité" aura mon soutien !
      Et aujourd’hui, le triptique est tenu par la France Insoumise...
      Si les choses venaient à changer, j’en ferai pas une maladie et je retournerais à mon éternel vote blanc... En attendant bien entendu la fin de l’humanité et le règne total de la bestialité. 😉

      Je crois que beaucoup de ceux qui sont taxés de "sectarisme" ont mis énormément d’espoirs dans cette formation politique et il s’avère presque naturel qu’ils cèdent à un réflexe quasi-"pavlovien" à défendre ce qu’ils ressentent comme faisant partie d’une intimité forcément exprimée (rien de plus intime que l’espoir en effet). Toute attaque du mouvement, du programme ou de ses sympathisants dans ses conditions est donc vécue comme une attaque personnelle...

      Maintenant, ça n’excuse pas tout et il est evident qu’un minimum d’esprit critique et de remise en cause de soi-même seront toujours meilleurs conseillers qu’une dogmatique certitude ! Il y a alors quelque chose d’utile et de sain à reconnaître sa propre "multiplicité", au moins pour se rassurer sur le fait qu’on a le droit d’être con, puisque de fait ce n’est pas un état permanent ! Ça me rassure moi en tous cas... 😁

      Bref, je m’égare vu que je voulais juste confirmer que j’adore le "moment Meurice" moi aussi !

      carlos Le 8 mai à 13:54
  •  
  • barrer la route au fn, c’est dans mes gènes.
    Voter Macron, non, je laverai plus blanc que blanc, en sachant que le grand risque commence dès la fin de ce 2e tour minable.
    Il faut se dire qu’avec le vrp du cac40, le lit de la blondasse est fait pour dans 5 ans. Il faudra compter sur la Fi pour faire plus, beaucoup plus que barrer la route.

    Max Le 6 mai à 20:10
       
    • A derruti
      On ne veut surtout pas savoir pourquoi.
      On compatirait volontiers sur le tsunami qui va s’abattre sur vous mais on préfère garder notre compassion pour tous les plus mal lotis et démunis qui eux n’ont pas fait votre choix. Et bien entendu nous ne vous remercions pas de nous précipiter dans l’abîme avec vous car nous n’avons pas les possibilités données à tous ceux que leur fortune ou situation met à l’abri.

      Irae Le 7 mai à 15:50
  •  
  • Il y a 199 ans naissait Karl Marx. Dans un texte de 1871 en hommage au modèle de démocratie ouvrière qu’avait été la Commune de Paris, il résumait le sens du suffrage universel dans les « démocraties » bourgeoises :
    « Décider une fois tous les trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante (va) représenter et fouler aux pieds le peuple ».

    Une appréciation qui n’a pas pris une ride !

    (Brève du 06/05/2017 sur le site de LO)

    Durruti Le 6 mai à 21:18
  •  
  • Ce matin je vois la "une" de Libé, le torchon de Drahi :
    " Faites ce que vous voulez mais votez Macron ".
    J’ai vérifié que ce n’était pas une blague ; mais non, ils ont osé, la veille de l’élection.

    Durruti Le 7 mai à 07:37
  •  
  • De Jean-Paul Sartre à Drahi, la métamorphose a produit son effet pervers...
    Quand certains osent croire ou dire que Libération est un journal de centre-gauche, le titre de "une" : faites ce que vous voulez mais votez Macron n’est jamais que le retour de l’ascenseur de Macron à Drahi : Concernant SFR, Le ministre de l’économie Emmanuel Macron a discrètement donné son accord au rachat que son prédécesseur Arnaud Montebourg avait tant critiqué. Un feu vert nécessaire suite au décret sur les investissements étrangers. source bfmtv
    Il est dans la logique des "copains" et des "coquins" ? Drahi ne peut que louer les si bonnes dispositions de ce VRP. Il est tout aussi vrai que Macron n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a vendu Alstom aux américains : Emmanuel MACRON, Ministre de l’économie, de l’Industrie et du Numérique, a accordé aujourd’hui son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d’investissement en France avec Alstom et la constitution d’une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l’énergie - source : ministère de l’économie, communiqué de presse n° 159
    Alors, Libération de gauche......à droite ! Le journal du néo libéralisme !
    Gare aux délires de ce soir, la presse qui se couche va honnir toutes celles et ceux qui n’auront pas obtempéré aux injonctions !!!

    Max Le 7 mai à 11:34
  •  
  • Les élections sont finis.

    Ha ha, 5 ans à casser du PS par la gauche de la gauche, et résultat = le peuple à choisi le ministre de l’économie et du numérique de Hollande comme président.

    Une candidature qu’il a fait seul. Egoiste. Mais qui a marché.
    Il ne pouvait assumer 5 ans de mauvaise impression de Hollande. 5 ans qu’ont mis le FN, LR, FI à casser du PS, et n’auront pas eu sa peau. Même avec un Hamon, élu démocratiquement aux primaires du PS, et qui a fait un très mauvais score. Le FN et la FI sont contents, eux, ils ont fait un bon score, leurs dirigeants vont pouvoir monter de niveau, dans les salaires et au chaud. Ce qui và être leur nouvel objectif pour les legislatives. Mettre des gens au chaud, les leurs.

    Et puis l’opposition à l’assemblée.
    Du PS et du PCF, et quelques rares insoumis.

    Je suppose que la clique qui entoure Melenchon, và essayer de se faire élire député, de Corbière à charlotte Girard, de Généreux à d’autres. Tout les opportunistes.
    La paye est bonne. Pas grand chose à faire pour eux.

    C ’est un peu la trêve des combats.
    Désormais c ’est à nous d’agir. Au quotidien.
    Le temps des grands discours est finis.

    Si nous sommes de gauche, nous devons appliquer nos idées dans le concret immédiat.

    Pour ma part, voilà mon programme de gauche de mes 5 ans à venir.

    1. De gauche, aider son voisin au quotidien.
    Toute les fins de mois, au moins aider un ami au RSA en lui prettant un peu d’argent s’il n’ plus rien à manger. Il vous le rends dès le 5 du mois qui arrive. Je le fais chaque mois, tout le monde m’a toujours rendu l’argent. Des petits geste de gauche/ Aider les gens au quotidien, sans se manger sa propre vie non plus.Et puis bénévole au restaurants du coeur.

    2. International
    Donner des petites sommes pour les associations humanitaire qui vont essayer de faire des colis pour les pays en guerre. Démonter la propagande des russes sur internet tant qu’elle sera là. Ils ont des structures, je ne suis qu’un particulier, eux ont fonction, et son rémunérés pour (Environ 900 euros par mois) pour envahir le net et tronquer les information sur la Syrie et l’Ukraine. Là pareil, sans que cela ne me prenne trop de temps non plus. J’ai une vie aussi. Et tout le monde devrait le faire. Mettre un freins aux extremistes, au nationalistes, et aux populistes. Pour que l’on ait plus aucunes elections comme aujourd’hui en France, et dans tout les pays à coté.

    3. M’investir en Politique (Modestement, hein)
    Pour le PCF = Des choses à faire, notamment sur son patrimoine de bande dessinée (Vaillant, Pif Gadget) et faire rentrer de l’argent au Parti sur ces deux domaines. La conclusion pour moi d’un projet qui date de 10 ans. Et ils me connaisse pour cà au PCF, de l’humanité jusqu’aux fêtes du PCF, où je présentais un petit stand du légendaire magazine "Vaillant". Faire les fêtes du PCF, dépenser de l’argent là bas. Aller à la fête de l’humanité. Représenter le patrimoine du PCF.
    Prendre une carte du partis. Contribuer economiquement à ce que le PCF redevienne ce qu’il a perdu avant ses aventures
    sinistres pour le front de Gauche et le soutien 2017 au traitre Melenchon : Celui qui agite la menace de poursuite judiciaire contre le PCF.

    PS. Rejoindre le clan "Montebourg", je le soutiens depuis 10 ans déjà aussi. C ’est mon leader principal et mon chouchou.C’est celui qui me ressemble le plus. Donc le rejoindre dans son prochain mouvement. Prendre une carte du PS, je ne pense que le PCF và m’enmerder que j’ai deux cartes. Les deux partis sont démocratiques.

    4. Créer mon entreprise en janvier. Pas besoin de l’état et je ne veux plus jamais avoir de patrons dans ma vie. Assez souffert.

    5. Aider au financement du journal d’Ensemble, de Clementine Autain, Martelli et tout les journalistes. Eux au moins on fait quelque chose : Un journal, la liberté d’expression.

    Voilà, que le cirque politique continue, 2017 fut une victoire des populistes. Ne reproduisons plus celà. Les le Pen, Melenchon = Dehors !!!!

    bdpif Le 7 mai à 14:34
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  • Superprogramme ! J’en suis ébahi ! Il va falloir demander des droits d’auteur à Macron !!!! je sens qu’il y a un milliardaire en herbe pour qui la banque Rothschild va ouvrir les vannes du crédit !!!

    Max Le 7 mai à 15:17
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