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Accueil > Politique | Par Guillaume Liégard | 11 septembre 2015

Que reste-t-il du Front de gauche ?

De la dynamique du Front de gauche 2012, il ne subsiste pas grand-chose. Ce qu’il en restait, c’est-à-dire un cartel électoral liant PCF, PG et Ensemble, est sur le point de se fracturer sur le mur des élections régionales.

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Vous avez aimé les municipales, avec son cortège de listes séparées, c’est-à-dire concurrentes, dans une ambiance son et lumière ? Vous adorerez les élections régionales ! Oui, le Front de gauche poursuit sa crise. Désormais à peu près aussi vivant qu’un canard sans tête, la situation en cet automne 2015 apparaît critique.

Dans la perspective des élections régionales de décembre 2015, même la fiction d’un rassemblement commun sous forme d’une alliance électorale semble désormais bien mal en point. Et l’on se demande à quoi bon casser un outil, certes imparfait, mais un outil quand même, alors qu’aucune autre stratégie, aucun autre cadre ne semble se dessiner...

La tentation hégémonique de EELV

Au cours de ces derniers mois, la formation écologiste a affiché une qualité évidente, celle de disposer d’une base militante bien plus ancrée à gauche que sa direction. Lorsque celle-ci s’écharpait pour savoir s’il fallait être ou non au gouvernement, les militants faisaient localement le choix de candidatures communes avec le Front de gauche aux élections départementales dans près d’un canton sur deux. Un signal positif, même s’il ne faut pas parer EELV d’une radicalité que cette organisation n’a pas. Après tout, elle se définit toujours comme membre de la majorité parlementaire dans une forme de soutien critique, sans participation au gouvernement. Cela n’empêche pas nécessairement des accords pour des élections locales, mais relativise tout de même certaines envolées sur la portée stratégique de ce choix. En particulier, on ne voit pas bien quels seraient maintenant les éléments d’un accord en Île-de-France avec des écologistes emmenés par Emmanuelle Cosse qui vient d’opter pour une alliance avec... Cap21, le micro-parti de Corinne Lepage.

Dans de nombreuses régions, des discussions ont été amorcées, dès le printemps, pour envisager les possibilités d’un accord large EELV-FdG. Au delà de différences politiques non négligeables sur toute une série de sujets politiques, l’exigence des écologistes de mener, à chaque fois, une telle liste n’est pas sans poser de sérieux problèmes. Région par région, il est toujours possible de discuter la légitimité d’une telle revendication, mais globalement, le point de chute ne peut aboutir à des listes menées par les seuls écologistes sans source de tensions. Tant au Parti de gauche qu’au sein du PCF ou d’Ensemble, cette dimension hégémonique fait tousser.

Les dysfonctionnements nombreux – pour ne pas dire l’inexistence de cadre commun – du Front de Gauche nourrissent aussi une telle issue : aucun appel, par exemple, pour tenter de sortir de la discussion région par région et la hisser à un niveau national. Pire encore, localement les discussions ont lieu non pas entre le FdG et EELV, mais entre les écologistes d’une part et chacune des composantes du FdG, lesquelles jouent leur propre partition avec plus ou moins de bonheur. Les écologistes ont dès lors toutes les cartes en main pour rafler la mise à chaque fois.

Un PCF sans boussole et en voie de raidissement

L’état d’impréparation pour les élections régionales atteint désormais des sommets. À la mi-septembre, seul le cas de la grande région Aquitaine-Poitou Charente-Limousin semble réglé : ce sera une liste Front de gauche emmenée par le communiste Olivier Dartigolles. En Languedoc Roussillon- Midi-Pyrénées, un accord EELV-FdG – auquel s’ajoutent Régions et Peuples Solidaires ainsi que la NGS de Liêm Hoang-Ngoc (ancien député européen socialiste) – semble tenir la corde pour une liste qui serait dirigée par l’écologiste Gérard Onesta.

Ailleurs, tout se complique. En Île-de-France, Pierre Laurent, qui n’était pas candidat puis qui l’est redevenu, a choisi de passer en force. Le 7 septembre, lors du forum citoyen organisé par le FdG au gymnase Japy, le secrétaire national du PCF avait érigé en « priorité numéro 1 » de battre la droite, en appelait à l’unité, promettait une liste rajeunie et renouvelée. Depuis plusieurs mois, Pierre Laurent affirmait qu’il avait été désigné chef de file des communistes et que la question de la tête de liste restait ouverte. Changement de pied le 10 septembre, lors d’une conférence de presse, le même déclare maintenant : « Moi je suis candidat en Île-de-France. Je ne vais pas encore pendant des semaines constater que Valérie Pécresse, Claude Bartolone et d’autres mènent la campagne, pendant que moi je passe mon temps dans des réunions qui n’intéressent personne. » Un revirement d’autant plus surprenant quand on connaît la course de lenteur qu’a imposée le PCF à ses partenaires tout au long du printemps. Une méthode d’autant plus problématique que sa candidature ne fait pas consensus au sein du Front de gauche – notamment en raison du cumul des mandats puisque Pierre Laurent est sénateur.

Dans d’autres régions, le PCF a choisi de mettre un terme aux discussions avec les écologistes. Une réalité sans surprise dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie où le tropisme unitaire des communistes est, de notoriété publique, assez limité. Plus surprenant est la rupture des négociations avec EELV en PACA alors qu’un accord était presque trouvé. Dans une région où la lutte entre droite et extrême droite va faire rage et où le Parti socialiste demeure englué dans les affaires, l’émergence d’une liste alternative unifiée aurait été un signal fort. En Rhône Alpes-Auvergne, la situation est définitivement tranchée. Le 5 septembre, par un vote de 91% des militants concernés, le PCF a décidé de partir seul à la bataille des élections régionales, refusant de participer à la liste EELV-PG-Ensemble [1]. Outre les sénateurs Pierre Laurent et Cécile Cukierman, c’est le député André Chassaigne qui est le chef de file des communistes de l’Auvergne. Tant en PACA qu’en Rhône-Alpes-Auvergne, le risque pour le PCF d’obtenir moins de 5% devient bien réel. On imagine mal les communistes prendre le risque de perdre tout élu dans chacune de ces deux régions. Ces choix ne sont peut-être que des points d’étape.

Le pire, c’est pour demain ?

En toile de fond, les difficultés du Front de gauche expriment les rivalités et désaccords en vue de la maudite élection présidentielle de 2017. Avec le quinquennat, c’est un piège qui revient vite. Jean-Luc Mélenchon est déjà en campagne : à la force de sa conviction qu’il est le mieux placé s’ajoutent des sondages qui lui restent favorables. Mais le PCF n’entend pas se faire à nouveau imposer ce choix, et ce d’autant que des clivages de fond se sont révélés ces derniers temps, en particulier sur la Grèce.

Pierre Laurent n’exclut plus sa propre candidature, comme le suggère en mode subliminal le message récemment mis en favori sur son compte twitter (voir ci-dessus). Si vous ajoutez la détermination de Cécile Duflot à se lancer dans la bataille de 2017, vous avez un joli cocktail explosif en perspective. Une primaire de cette gauche pourrait déjouer le piège de la division. Mais personne n’en veut. Pour l’instant.

Notes

[1Officiellement, et c’est assez dérisoire, c’est sur la place de Cécile Cukierman (sénatrice communiste de la Loire) que les discussions ont explosé, celle-ci souhaitant être élue tout en allant au bout de son mandat au Sénat. Il faut reconnaître que, côté renouvellement et non-cumul des mandats, le PCF a décidé de s’ériger en contre-exemple.

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Vos réactions

  • la vague citoyenne Le 11 septembre 2015 à 15:54
  •  
  • Je suis absolument choqué que cet article ne fasse aucune mention de Gauche Unitaire !
    C’est proprement hallucinant quand on voit le poid important qu’a cette organisation dans le paysage politique français.

    Peut-être M. Liégard est-il jaloux de la fusion que cette force montante vient de réaliser avec le PCF, entrainant ainsi une dynamique déterminante en vue de 2017 pour battre la droite et l’extrême-droite et changer la gauche ?

    Christian Le 11 septembre 2015 à 16:37
       
    • Krkrkrkr

      (et ca c’est pour les au moins dix caractères)

      trolldi Le 11 septembre 2015 à 18:55
    •  
    • C’est du second degré j’espère ! La GU c’est 200 personnes à tout cassé, moyenne d’âge élevée, et un leader aussi charismatique ( mais très, trop, prolixe dans ses textes d’une longueur et d’un ennui affligeants) que Laurent ! Vive la révolution !

      Mac Cullers Le 12 septembre 2015 à 12:51
  •  
  • Le PCF est un parti politicien c’est tout. Le problème de ce parti est un problème identitaire et culturel. Il faut pourtant savoir prendre acte de l’évolution des rapports de force, des cultures politiques, et évoluer en changeant de nom et de pratique. Ceci afin d’être efficace dans la lutte anti-capitaliste.

    Je sens que je vais me faire traiter "d’anti-communiste", cette insulte identitaire désormais vide et nombriliste.

    Julien Le 11 septembre 2015 à 17:05
       
    • Encore un anti capitaliste donneur de leçon. Je n’ai pas bien compris si le PCF doit changer de nom ! Pourquoi lorsque l’on voit les milliers de cocos à la fête de l’Huma, heureux de porter le discours du PCF.
      Demandez à Chassaigne s’il est un politicien ! et aux autres élus du PCF. Mais bon les raccourcis font les petites analyses.

      pyrrhus Le 15 septembre 2015 à 17:27
  •  
  • Erratum : en rhône alpes auvergne la position d’ensemble concernant son ralliement à la liste eelv n’est pas celle décrite dans cet article. Ensemble-auvergne appelant toujours à l’unité eelv-pcf et affichant la volonté de ne pas participer aux élections et à des listes de division si un accord n’était pas trouvé... merci de rectifier !

    flo Le 11 septembre 2015 à 18:18
  •  
  • Excellente la déclaration de Pierre Laurent à Japy. Traduction : je ne vais pas continuer à perdre mon temps dans des réunions inutiles alors que Bartolone va avoir un besoin crucial de mes voix au deuxième tour ! Le temps ne pressait pas ces derniers mois pour se mettre d’accord au sein du Front de gauche, mais pour tenter de sauver son ami Bartolone de la déroute, il y a urgence !

    ARDUS Le 11 septembre 2015 à 18:45
       
    • Je comprends l’impatience de Laurent il faut aller au plus vite à l’essentiel : l’alliance avec le PS au second tour. Le reste n’est que perte de temps pour ce social démocrate soucieux des intérêts financiers de son parti et de son plan de carrière.

      Mac Cullers Le 12 septembre 2015 à 12:56
    •  
    • Trop bête pour y consacré une minute

      pyrrhus Le 15 septembre 2015 à 17:29
    •  
    • Quand c’est Pierre Laurent lui-même qui le dit, dans un entretien au journal Le Monde en date du 18/09 !
      (et curieusement, pas dans l’Humanité...)
      Morceaux choisis :

      Q : Êtes-vous prêt à fusionner avec le PS au second tour ?
      Réponse de P. Laurent : "L’ordre d’arrivée des listes de gauche au premier tour n’est pas écrit d’avance. Au second tour, aucune des listes de gauche ne sera en mesure de remporter seule une région. Il faudra donc une fusion qui respecte les différentes propositions."

      Q : Cette double stratégie vis-à-vis du PS crée de la confusion…
      Réponse de P. Laurent : "A chaque fois qu’il est possible de prendre place dans un exécutif pour faire progresser des politiques publiques, je suis pour."

      http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/09/18/pierre-laurent-bonne-version_4762342_823448.html?xtmc=pierre_laurent&xtcr=7

      nadamas Le 19 septembre 2015 à 11:51
  •  
  • C’est curieux, P. Laurent parle au nom de l’intérêt général, du peuple, de l’Humanité tout entière, mais dans la pratique il défend absolument des intérêts particuliers, sinon personnels.

    Goldwasser Le 11 septembre 2015 à 20:30
  •  
  • Mon pauvre Paul (le père) tu dois te retourner dans ta tombe et Georges aussi. Mais que voulez-vous ce sont Nos enfants. Nous les avons nourris -malgré nous - à l’arrivisme. Les places sont dorées...Le vrai militantisme désintéressé des communistes est mort.
    Ils faut que ces surgeons là disparaisent. ils n’ont pa lu et -où- pas compris le rapport de Paul au CC exceptionnel de 1981. Peu de temps avant la catastrophe que nous avons engendrée avec l’élection de Mitterrand.

    Riback Georges Le 12 septembre 2015 à 11:02
  •  
  • Article étonnant, ou plutôt révélateur venant d’un partisan du FdG, étalant l’inanité de celui-ci, tout en osant affirmer qu’il n’existe pas d’alternative.
    SI, elle existe, en France comme en Grèce ou ailleurs. Elle est au delà des mangeoires électorales, dans l’action contre le capital, faisant converger les luttes vers un affrontement de classe généralisé, tâche incontournable qui concentre les efforts des anticapitalistes. C’est ainsi que se gagnent les batailles contre la bourgeoisie et son Etat, c’est là que se prépare une révolution sociale et de civilisation.

    Par ailleurs, pour comprendre l’évolution du PCF, vu par en bas, au delà des ambitions personnelles qui le minent, lire cet entretien avec Julien Mischi : http://wp.me/p5oNrG-dL6

    Charles Le 12 septembre 2015 à 13:47
  •  
  • Toute la question est de savoir si les forces saines, c’est-à-dire anticapitalistes, sont encore suffisamment nombreuses au sein du PCF pour écarter Laurent et sa clique solférinoïde à l’occasion du congrès de 2016 ? . Existe-t-il dans ce parti un Jeremy Corbyn capable de réunir une majorité contre l’appareil vendu au néolibéralisme ?...
    Quant à la "présidentialité" de Laurent, toute personne sensée conviendra qu’une chèvre arborant un badge PCF ferait le même score que lui, peut-être même un peu mieux...

    François 70 Le 12 septembre 2015 à 15:55
       
    • Impossible : le parti est verrouillé par les intérêts majoritaires des élus et leurs dépendants, qui sont accrochés aux gamelles du PS.

      Charles Le 12 septembre 2015 à 16:27
    •  
    • Il faut faire attention en politique de ne pas blesser les militants en les assimilants a des animaux de ferme. Quand au forces saines, elles sont bien souvent le reflet de la tambouille politique.
      Alors cher ami (surtout pas camarade) reste calme et poli et met les mains dans le camboui comme des milliers de communistes l’ont fait à la fête de l’Huma.
      depuis que j’entends ce genre de discours le FN grimpe grimpe..........................

      pyrrhus Le 15 septembre 2015 à 17:30
  •  
  • Pour moi il n’est plus question de faire alliance avec le ps ou ses alliés que ce soit au premier ou au second tour d’élections . Aussi compte tenu que chaque parti de Gauche veut le tête de la coalition , l’entente est impossible . Voîlà des décennies que je milite et nous n’avançons pas . Je pense qu’il faut tout remettre à plat , donc lors des prochains scrutins nos voix iront à marine le pen . Je pense que cette solution nous obligera à repenser à des accords durables . Je sais des camarades proches du ps sont contre surtout lorsqu’ils ont mandat électoral ; ils ont trop peur de ne pas être réélu .
    Donc si pour les prochaines élections nous en sommes toujours au même point , nous mettrons notre programme à exécution .

    lineand Le 12 septembre 2015 à 16:02
       
    • "Nos voix iront à le pen" !!!!!
      Il y a bien d’autres façons de lutter contre le ps...
      Pourquoi choisir la pire ? L’abstention, la lutte sociale, vous éviteront une collaboration avec le fascisme...

      beauier Le 14 septembre 2015 à 13:26
  •  
  • Pour l’essentiel, comme d’hab’, haro sur le PCF - c’est attristant. le PG et Ensemble sont bien contents d’aller faire leur propagande à la fête de l’Humanité.

    PS : Pour Rhône-Alpes, EELV n’a fait qu’une bouchée du PG et d’E ! en s’octroyant 10 têtes de liste sur 13. L’article n’en dit pas un mot...

    milhac Le 12 septembre 2015 à 18:44
       
    • Le PCF était bien content de son côté de se refaire la cerise avec Mélenchon en 2012. Alors zéro partout ? Il se trouve que beaucoup de militants du FDG en ont par dessus la tête du comportement de la direction du PC et de certains de ses militants qui ont refusé l’adhésion directe au FDG, fait l’union avec le PS dès le premier tour des élections municipales, critiqué systématiquement les positions de Mélenchon, préférant le TSM à une véritable réflexion politique. Le PCF ne remerciera jamais assez J-L. Mélenchon : il lui a permis de trouver enfin une ligne politique (TSM) lui qui était en panne d’idées depuis plus de trente ans.

      Mac Cullers Le 12 septembre 2015 à 20:26
  •  
  • Nous fûmes nombreux à croire à la sincérité du pcf lorsqu’il proposait de créer du nouveau en s’impliquant dans la construction du front de gauche. Il sortait d’une présidentielle à moins de 2%. Il était quasi mort. Il a donc cherché des forces vives. Il les a trouvées et nous avons eu le bon résultat électoral 5 ans après sa syncope.
    De fait "l’humain d’abord" n’était qu’un masque programmatique ayant pour but de cacher une stratégie électoraliste visant à conserver quelques élus ici et là en s’appuyant sur le p$ dans des seconds tours mortifères dans des municipales improbables et des départementales stupéfiantes.
    Ce parti s’enfonce, ne fait plus rêver, collabore inconsciemment avec le gouvernement, nous perd, nous coule...
    Donc j’irai voir ailleurs, du côté des pulsions de vie, du côté de l’écosocialisme.

    Olivier Le 12 septembre 2015 à 18:57
  •  
  • Trois conditions pour retrouver la flamme de 2012 et ne pas bouder à nouveau les urnes :

    1) Virer le P(c)F du Front de Gauche.
    2) Confirmer les liens de plus en plus étroits avec le NPA.
    3) Instituer l’adhésion directe au FdG.

    Jean-Marie Le 12 septembre 2015 à 21:30
  •  
  • Non cet article de Guillaume Liégard est honnête et utile. Il a le mérite de dire clairement la dérive du PCF, parti désormais sans boussole, et en repli sur lui-même. On peut le constater clairement lorsqu’on milite aux côtés de communistes. Lors des élections C’est souvent auprès des militants du PG qu’ils viennent chercher les consignes faute d’en trouver auprès de leur direction départementale passablement déstabilisée ou carrément aux abonnés absents, puis dans un sursaut identitaire (2ème tour des élections en général), les amarres sont larguées et ils se retrouvent sur la liste PS, mais avec le logo FDG ! Tétanisés par la peur de perdre encore des fiefs électoraux, ils se raccrochent à leur fondamentaux historiques : le drapeau, la rhétorique de l’Union de la gauche, et la parole du secrétaire général aussi biaisée soit-elle, car eux ils savent lire entre les lignes de la langue de bois depuis bien longtemps. Le Tout sauf Mélenchon en sauve beaucoup de l’encéphalogramme plat.

    Mac Cullers Le 13 septembre 2015 à 09:30
       
    • Mac Cullers,

      Tout à fait d’accord avec vos remarques et analyses quant à Picquet, capitaine d’un vaisseau fantôme et au PCF.

      Babeuf

      Babeuf Le 13 septembre 2015 à 12:33
  •  
  • Depuis longtemps définitivement immobile le pc s’attache en plus à un Piquet

    olivier Le 13 septembre 2015 à 11:59
  •  
  • Moi qui suis simple sympathisant FdG non encarté,tout ce déballage ne me donne pas envie de prendre une carte.Les DIRIGEANTS FdG se complaisent dans la division,laissant un boulevard aux libéraux de tout poil,ravis de la situation et de l écrasement de la Grèce.
    Quand les directions FdG comprendront elles que ce qu il faut réaliser,c est l unité de TOUS les antilibéraux,y compris Chevènement et ,ponctuellement,Dupont Aignan ou d autres ??Unité sur des thèmes précis de lutte antilibérale.
    Si on ne réalise pas cela,en 2017,c est une situation à l allemande qui nous attend:triomphe des libéraux "officiels"(Droite parlementaire)aidée en sous main par les "officieux"(PS,MRG,partie libérale d EELV).Et,à ce moment là,on va connaitre notre douleur,et pour longtemps !!
    Alors,les petites divisions puériles nous apparaîtront pour ce qu elles sont.Mais il sera trop tard.

    HLB Le 13 septembre 2015 à 15:48
  •  
  • bizarre !le PG denigre le PCF pour ses liens supposés avec le PS alors qu’il fait liste commune avec EELV qui avait des ministres dans le gvt Hollande.

    rb Le 13 septembre 2015 à 18:21
       
    • Ne faite pas l’âne : il ne s’agit pas de dénigrer mais d’être en rupture avec la politique ultra-libérale d’un gouvernement se proclamant au départ "socialiste", "moi, président etc...". D’où la nécessité d’un FDG véritable marqueur de gauche, qu’il a été impossible de réaliser au-delà des présidentiels de 2012, le PCF s’alliant avec le PS dans plus de 51% des villes aux élections municipales et qui explique majoritairement notre marasme actuel, le brouillage et la confusion étant à son summum. Que des socialistes en rupture de bans viennent rejoindre le FDG ou cheminer à nos côtés, ainsi que des écologistes, il n’y faut voir aucune "bizarrerie", car s’agissant du PG, membre du FDG, la ligne politique est l’écosocialisme. ECO pour écologie, SOCIALISME pour socialisme. Capiche ?

      Mac Cullers Le 13 septembre 2015 à 19:09
  •  
  • Sur fond de dissensions profondes dans la gauche française dite anti-austérité sur la Grèce, on aura un premier aperçu des conséquences de la signature par Stripras et d’une partie de Syriza dimanche prochain lors des élections législative anticipées. Les sondages étant ce qu’ils sont, et avec les réserves d’usage, surtout au vu des sondages du dernier référendum, il n’est pas certain que Tsipras sorte vainqueur de ce coup de poker menteur. En tout état de cause, nous assistons à une dérive de Tsipras qui vient de recentrer son parti sur sa droite en acceptant le mémorandum (certains diront contraint et forcé). Il a annoncé, s’il était vainqueur des élections, qu’il pourrait s’allier avec la droite et/ou le PS local. Tout est dit.

    La préparation des prochaines échéances en France, qu’elles soient régionales ou présidentielles, sont marquée au sein du Front De Gauche ou de ce qu’il en reste par un constat de divisions. Elles semblent être tout à la fois marquées par la persistance d’une cacophonie, par des enjeux de personnes et de parti et plus grave encore par des divergences sur la stratégie à adopter sur l’Europe et l’alliance au second tour avec le PS libéral. Le Front De Gauche qui était déjà moribond à la suite des dernières élections municipales et de ses résultats mi-figue, mi-raisin n’en fini plus de se déchirer.

    le secrétaire du PCF lors de son discours à la fête de l’humanité de ce week-end a annoncé la constitution de listes PCF dans toutes les régions et face à l’urgence, de partir seul à ces élections en appelant sans grande conviction à la réalisation de listes d’union ouvertes. On sait déjà que le PCF appellera dans le meilleur des cas à fusionner ses listes avec celles du PS et sinon se désistera purement et simplement. Pierre Laurent a également fait un grand pas vers sa candidature à la présidentielle pour 2017 confirmant ainsi le slogan bien ancré chez beaucoup de cadres et élus du PCF du TSM (Tout Sauf Mélenchon).

    Même si le PCF reste la force la plus nombreuse et la plus organisée au sein du FDG, la réalité sociale, les résultats de Syriza et éventuellement ses futures alliances avec une partie de la droite s’il remporte l’élection, les résultats des candidats du PCF lors des prochaines régionales pourraient faire revenir cette organisation à un peu plus de réalisme. Mais que de temps perdu et déception accumulée. Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, les Verts" de gauche", Ensemble et... pourraient bien en profiter pour accélérer des listes communes sans préjuger de la présidentielle à venir.

    Le PS est définitivement compromis avec la droite libérale. Le PCF semble idéologiquement à la dérive devenu ainsi presque inaudible car souvent dans l’entre-deux ou le jeu politicien avec le PS.

    La recomposition de la gauche anti-austérité est en cours. Le chemin est tortueux. La route pourrait être encore longue, les déceptions grandes. Mais, il n’y a pas d’autres alternatives.

    rody Le 13 septembre 2015 à 19:21
  •  
  • A lire certains commentaires,je crains de m être trompé dans mon précédent commentaire en disant"les dirigeants FdG se complaisent dans la division".Hélas,il semble que des militants de base des 3 partis qui le composent tombent aussi dans ce piège,en entretenant à loisir une division artificielle et mortifère.
    La situation politique actuelle ,en France,est elle à ce point favorable à la Vraie Gauche,pour que nous puissions nous payer le luxe de telles futilités qui,entre militants de base,ne reposent sur RIEN ?Les intérêts de classe des militants encartés PG,PC ,E !,sont ils différents ??
    Élargissons plutôt notre socle d alliance possible à d autres(abstentionnistes ex de gauche écœurés et égarés,chevenementistes,souverainistes antilibéraux) si nous voulons continuer d exister.Car la cata qui se profile n a pas l air d émouvoir grand monde ici.Certains semblent préférer défendre leur petit pré carré,qui se réduit de plus en plus,d ailleurs.
    On souhaiterait l avènement d un régime ultra libéral décomplexé pour les 50 ans qui viennent,qu on ne s y prendrait pas autrement !!

    HLB Le 13 septembre 2015 à 19:23
  •  
  • Pour compléter:si c est pour nous resservir les sempiternels appels à s aplatir devant le PS,autant être honnêtes dès avant le 1e tour, et faire liste commune avec lui,sans états d ame,plutôt que de "faire semblant" d être différents et de discréditer la vraie gauche,en faisant allégeance à Macron et autres Valls,ensuite.
    Nous sommes à un tournant décisif,qui se définit avant tout par l acceptation,ou le refus,du libéralisme,assumé ou non.
    Vous préférez la 1e solution.Acceptez que je préfère la seconde...

    HLB Le 13 septembre 2015 à 21:16
  •  
  • L’absence totale dans ces discussions d’un rôle éventuel du mouvement social, des travailleurs et des couches populaires comme acteurs prenant en main leurs propres affaires bien au delà des enkistages électoralistes est un soucis et une inquiétude.
    Le débat posé, et pas qu’ici, a fait disparaitre les travailleurs comme écrivant leurs parts d’histoire.
    Pourtant il existe un grand nombre de résistances sociales en France même si elles n’émergent pas comme une réalité politique pesant sur la scène politique et médiatique française. Il y a eu un millier de grèves en Juin et il n’y a rien qui ressort déjà de la popularisation de cela, ni de la recherche d’en donner une expression politique et ne parlons même pas d’une expression électoraliste...

    Il faut se ressaisir et replacer le mouvement social au centre de la politique car in fine c’est toujours lui qui a fait progresser la société.

    Malheureusement là nous en sommes loin et c’est aussi une leçon grecque : des partis hors de la bataille sociale et ne la concevant que comme subalterne, au maximum, de la recherche des tambouilles électoralistes. C’est cela plus que tout qui goudronne les offensives des prédateurs et leur gouvernement, c’est cela qui bétonne le chemin des fascistes.

    copas Le 13 septembre 2015 à 23:27
       
    • Bonjour copras

      Permettez-moi de vous dire que vous semblez né de la dernière pluie, ou, c’est tout comme, vivre dans la bulle LO ou ex-LCR, seuls lieux où l’on croit encore à l’imminence du Grand Soir, comme d’autres au Messie.
      Ne voyez-vous pas que les mouvements populaires sur lesquels vous fondez votre espoir sont bien souvent corporatistes, et les plus importants communautaristes et/ou réactionnaires (Bonnets Rouges, anti-mariage pour tous, etc.), pendant qu’une partie importante de la classe populaire émigre vers le FN ?

      Depuis des décennies, la réalité c’est l’alternance infernale PS/UMP où, plus personne ne l’ignore, le premier court derrière le second en le poussant immanquablement toujours plus à droite. Concrètement, l’urgence est donc la mort du PS, dans l’espoir d’une refondation d’un vrai socialisme.

      Faute d’une gauche critique suffisamment puissante, la victoire momentanée de la droite ou du FN sera le prix à payer. Portés au pouvoir par une minorité d’électeurs, nous pouvons espérer leur donner assez de fil à retordre pour les en chasser au plus vite.

      Pour l’heure, comment conciliez-vous anti-électoralisme et démocratie ?

      Jean-Marie Le 14 septembre 2015 à 17:13
    •  
    • Copas a 100 fois raison. Aucun politicien de gauche, arrivé au gouvernement, n’a fait le dixième de ce qu’on fait les luttes sociales. Pire, ces politiciens de gauche, qu’il s’agisse de Mitterrand, Jospin, ou Hollande, n’ont fait que démobiliser les travailleurs et faciliter la croissance de la droite.

      Autant pour les avancées partielles. Quand à l’avancée indispensable désormais, la fin de la dictature du capital, autrement dit le socialisme, jamais, nulle part sur la planète, n’a été le fruit d’une élection.

      Le seul avenir, c’est la reconstruction du mouvement ouvrier et populaire dans les luttes, et la construction parallèle d’un parti de la révolution, tant pour la défense des acquis des anciens que pour l’émancipation sociale et écologique.

      Les trahisons et les défaites sont telles que cela prendra du temps. Mais tout le reste est pire, c’est aller vers la barbarie sans combat.

      Charles Le 16 septembre 2015 à 00:12
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  • Pour résumer les points de désaccords :
     Les alliances avec le ps : ça fait longtemps que le ps n’est plus de gauche et vu la montée en puissance de la remise en question de l’opposition "droite gauche" il est impératif que le FDG affirme ses valeurs de gauche et donc se désolidarise définitivement du PS et ne fasse plus jamais alliance avec lui. Ainsi il est exclu de passer des accords avec des "anti libéraux" de droite, type Dupont Aignan, ou pire le f haine, comme le suggère M Onfray ou Sapir.
    L’important étant plus de montrer ses valeurs que de gagner quelques élections. Il faut être prêt à perdre certains sièges, à laisser la droite LR en gagner contre la droite PS, à court terme, pour construire enfin un pole clairement de gauche et écologiste, à moyen terme.
     Le cumul des mandats et la politique "autrement" : dans les valeurs de gauche qu’il faut afficher clairement (et tenir) il y a la démocratie (le pouvoir du peuple par le peuple) donc la fin de la professionnalisation des élus. Donc la fin du cumul et du renouvellement des mandats. Il faut travailler à cette question essentielle, à travers le statut des élus et la question du choix des candidats. Par exemple avec le tirage au sort. A tous les niveaux ça peut être un outil très utile. Y compris pour la présidentielle : si Laurent, Mélenchon, Duflot et d’autres veulent rejouer la catastrophe de 2007, on pourrait leur suggérer de tirer au sort entre eux puisque, après tout, c’est le programme qui prime... Ou mieux encore tirer au sort parmi des milliers de militants volontaires, puisque si l’on gagne on instaure des états généraux en vue de la 6ème république.
    Ca fait trop longtemps que le FDG tergiverse autour de ces questions (et donc perd des militants et des électeurs), il serait temps de trancher.

    Beaunier Le 14 septembre 2015 à 13:50
       
    • Bien d’accord avec toute la première partie de ton propos. Je pense en revanche qu’il n’est pas juste de mettre dans le même sac Laurent, Duflot et Mélenchon. En effet chacun peut comprendre que seul ce dernier est capable, sur une ligne de rupture, et compte-tenu du potentiel qu’il a montré en 2012, de susciter un mouvement "à la Corbyn" permettant d’écarter le candidat néolibéral solférinien au 1er tour et de figurer au 2ème.

      François 70 Le 14 septembre 2015 à 18:45
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  • Francois 70 : C’est vrai que Mélenchon a le meilleur potentiel mais si Duflot et Laurent y vont aussi c’est mort (cf 2007). Il faut éviter ça à tous prix. Et quitte à montrer qu’on veut vraiment "faire autrement" et mettre le programme et le collectif en avant, le tirage au sort peut être une solution.

    Beaunier Le 14 septembre 2015 à 19:34
       
    • Je pense en effet que le tirage au sort pourrait être utilisé pour désigner, par exemple, une partie de la représentation nationale. Mais dans un Vrai Parlement, ce qui suppose l’instauration d’une 6ème République. S’agissant en revanche de l’actuelle élection présidentielle (qu’il faudra absolument abolir pour rétablir la démocratie), désigner le ou la candidat(e) par tirage au sort serait, au mieux, jouer avec le feu... Imagine que le (mauvais !) sort désigne l’ apparatchik solférinoïde, cumulard et insipide Laurent : autant présenter un mulet badgé Front de Gauche ; dans les deux cas les 2% seraient assurés !
      Cordialement.

      François 70 Le 14 septembre 2015 à 20:15
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  • A Jean- Marie,

    Personne ne te parle du grand soir, et je comprend que de parler de classe et des travailleurs te donne des boutons, mais ça existe tu vois... Je ne sais où tu te perches mais tu peux compter fermement sur le fascisme si ceux qui représentent 80% des actifs ne t’intéressent pas.

    Le millier de grèves en juin était toutes sur les mêmes problèmes, emplois, salaires, conditions de travail, etc... Tu peux dire que c’est corporatif, libre à toi. Je ne le pense pas . Mais ce dont je suis sur c’est que si il n’y a pas de réponses politiques à cela tu auras le FN aux affaires.
    L’urgence n’est pas la mort du PS même si cela ne me déplairait pas ayant été dés le départ pour (moi) , mais bien des solutions et une expression du mouvement social ...
    Je suis dont résolument désolé par les débats ici qui sont politiciens.

    Une dernière chose : penser que le type particulier et spécifique de démocratie limitée que l’on connait elle la seule expression possible de la démocratie est assez impressionant...
    Tu as dit que depuis des dizaines d’années l"alternance fut PS-UMP, il semble que tu ais des trous de mémoire : N’ai je pas vu des ministres communistes participant aux privatisations . des ministres EELV se roulant dans la boue sous divers moutures, des responsables du courant Mélenchon se livrant à des bizarres contorsions à des postes de pouvoir ? Ont-ils changé ? retour autocritique ? Où s’est t -on trompé ? on recommence ? Seulement le PS ? Syriza c’est aussi le PS ??? Je pense que ce n’est pas la relation à l’euro le problème , ni les teutons (même si tout cela joue) , ni le PS, mais bien l’absence du mouvement social pour peser et surtout la disparition au concret de la place d’une classe, de son mouvement et son indépendance, dans les conceptions d’une gauche de plus en plus étrangère à tout cela.
    Si au USA des élections donnent des votes en partie vers la gauche, c’est bien parce qu’il y a eu Occupy, les grandes grèves des raffineries, les mvts pour le salaire minimum de 15 $, les grèves nombreuses (infirmières, Madison, postiers, enseignants, etc) ... Si Podemos est apparu c’est parce qu’il y a eu le mvt des indignés (hyper démocratie) , les marées blanches (qui ont elles fait reculer des agressions anti-sociales) , les mvts de travailleurs, etc... Syriza est aussi ce produit là mais avec des gens qui estiment que le mvt social n’a pas à parler.
    Enfin pour les bonnets rouges, on rappellera que l’épicentre de ce mouvement ne vote pas FN et moins qu’ailleurs...
    Tout cela est triste et c’est cela qu’il faut changer, en finir d’une gauche qui a abandonné les travailleurs et maintenant les insulte.
    Pourtant sans parler du grand soir, et comme dirait le poète, la France de 36 à 68 chandelles vous salue bien....

    Copas Le 14 septembre 2015 à 20:32
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  • "La France de 36 à 68 chandelles"... ?
    Voir ICI un exemple parmi d’autres, et quelques réflexions sur le "mouvement social".
    La France actuelle n’est ni la Grèce, ni l’Espagne. Peut-on espérer qu’un grand mouvement social s’y développe quand tout espoir d’issue politique y est exclu de par la constitution ? Je crois un peu plus en une grande mobilisation citoyenne pour justement développer et faire converger les mouvements sociaux, débouchant sur l’exigence d’une Constituante, qui réveillerait l’exigence encore plus profonde de souveraineté populaire, et délivrerait les Français du piège absolu qu’est la Ve république : monarchie inventée par De Gaulle avec la (comme le dit très pertinemment quelqu’un) MAUDITE élection présidentielle au suffrage universel, et perfectionnée par l’ineffable Jospin, qui fixa le temps de cette élection avant les législatives. D’où une dépolitisation générale, notamment des syndicats. Ce n’est pas vrai que la classe ouvrière ne fait pas le lien entre salaire, emploi, conditions de vie, environnement et indépendance de la France par rapport à la gouvernance de Bruxelles ; la preuve : ceux qui croient trouver tout cela dans la démagogie FN. C’est pourquoi je pense que c’est une sottise criminelle de la part des autres composantes du FdG d’avoir traîné les pieds et de continuer à laisser de côté le m6r. Lénine disait que la ménagère doit devenir apte à gouverner l’Etat. Comment y parvenir si la notion première des droits que confère la citoyenneté, est tellement endormie dans la conscience du peuple, que le droit de vote ne l’intéresse même plus, puisqu’il est devenu une sinistre farce où le citoyen n’a plus le choix qu’entre la peste, le choléra et le virus Ebola ?

    Autrement Le 15 septembre 2015 à 10:21
       
    • "Autrement" ne propose rien d’"autre" : continuer à élire des politiciens parés de discours "gauche" , mais en fait bourgeois, comme Mélenchon admirateur de Mitterrand et serviteur de Jospin, qui ne s’oppose au PS que lorsqu’il croit son heure arrivée. Et qui, sorti de ce moule politicien, trahira tout autant que Tsipras.
      La "révolution citoyenne" par le haut, vantée en Equateur ou au Vénézuéla, ont aussi sombré dans la consolidation du régime bourgeois. Restons sérieux, c’est à dire développons les luttes de classe, face à l’austérité qui ne fait que commencer, jusqu’à leur convergence pour faire céder la bourgeoisie et son Etat, puis s’en débarrasser, quels que soit ses serviteurs politiciens. Le reste est illusion, bavardage et trahison.

      Charles Le 16 septembre 2015 à 00:26
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  • @Charles.
    Il faut être vraiment un perroquet de chez perroquet, un obtus de chez obtus, un hargneux de chez hargneux, pour ne pas comprendre qu’en la situation actuelle de complet engluement politicien, se mobiliser EN MASSE pour changer la constitution et faire sauter le couvercle, en exigeant la souveraineté populaire, c’est la forme la plus efficace de la LUTTE DE CLASSES !

    Autrement Le 16 septembre 2015 à 09:34
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  • Hier , quelle ne fut pas ma consternation lorsque regardant Arte je vis la frêle gazelle se faire dévorer toute crue par deux vieux croque odile de la politicaillerie un nommé bergounioux du p$ et un autre dinosaure du centre ventru bien secondés par l’animatrice objective et deux journaleux de basse fosse. Elle n’avait qu’un joli minois affligé à opposer à l’artillerie lourde de la réaction déterminée.

    olivier Le 16 septembre 2015 à 12:58
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  • Bonjour,
    Certes la responsabilité du PCF est énorme dans le brouillage du discours et la mort du FDG.
    Je suis d’accord la dessus avec l’auteur de l’article. Mais que je sache, le PCF n’est pas la seule organisation du FDG.
    Le PG regroupé autour de son lider maximo vire germanophobe et nationaliste, insulte des populations entières (les fameux « esclaves » bretons qui »défilent pour leur maître ») pour ensuite virer au« rassemblement citoyen », un peu à la sauce podemos mais sans grève générale dans le pays ni mouvement des places. Reste juste que Mélenchon aimerait bien être Iglesias.
    Quant à Ensemble, à part dire qu’il faut l’unité »à gauche du PS » - ce qui est correct mais ne fait pas un programme politique-personne n’a encore bien compris ce qu’ils proposent, eux,( programme, orientation, stratégie), ce qu’est leur apport sur le fond bref à quoi ils servent exactement , à part peut être le recyclage de staliniens repentis en pseudo-révolutionnaire comme P.Zarka qui , parait-il est le gourou de ce « club de pensée »
    Pas étonnant alors que le FDG se vide ou que des collectifs citoyens du FDG essaient de survivre localement comme ils peuvent.
    Tinael

    Tinael Le 18 septembre 2015 à 09:52
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  • Les débats se poursuivent au sein du FDG pour trouver une issue concernant la liste aux régionales en Ile de France. Laurent ne veut pas en démordre, il est le meilleur candidat. Mais pourquoi son soudain revirement, alors qu’il y a encore 5 mois il déclarait ne pas vouloir se présenter ? Entre temps Julien Dray déclare vouloir faire tout "pour en finir avec l’obstacle Mélenchon". Et si Laurent était un des pions (il y en a d’autres comme le bâillonnement médiatique et juridique) nécessaire dans cette stratégie ? Ce cheval de Troie dans le FDG, que par ailleurs le PC n’anime plus depuis des mois et dont il a volontairement voulu réduire l’influence en refusant l’adhésion directe, ne peut raisonnablement se présenter comme une figure emblématique de la gauche. Il n’en est qu’un des fossoyeurs.

    Mac Cullers Le 19 septembre 2015 à 09:52
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  • La stratégie de Pierre Laurent et du PCF ?
    Quand c’est Pierre Laurent lui-même qui le dit, dans un entretien au journal Le Monde en date du 18/09 !
    (curieusement, pas dans l’Humanité...)

    Morceaux choisis :
    Q : Etes-vous prêt à fusionner avec le PS au second tour ?
    Réponse de P. Laurent : "L’ordre d’arrivée des listes de gauche au premier tour n’est pas écrit d’avance. Au second tour, aucune des listes de gauche ne sera en mesure de remporter seule une région. Il faudra donc une fusion qui respecte les différentes propositions."

    Q : Cette double stratégie vis-à-vis du PS crée de la confusion…
    Réponse de P. Laurent : "A chaque fois qu’il est possible de prendre place dans un exécutif pour faire progresser des politiques publiques, je suis pour."

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/09/18/pierre-laurent-bonne-version_4762342_823448.html?xtmc=pierre_laurent&xtcr=7

    nadamas Le 19 septembre 2015 à 11:54
       
    • Le PCF réunit son congrès en juin 2016.
      A cette occasion les militants et responsables communistes dignes de ce nom, qui sont majoritaires à la base du parti, ont l’opportunité d’écarter la clique solférino-européiste des Laurent et autres Brossat qui n’ont de communiste que l’étiquette.
      Cette direction, en réalité dans la main de Hollande, est le principal obstacle au rassemblement et au développement d’une véritable gauche radicale anticapitaliste et anti-productiviste en France.
      Camarades communistes, reprenez le contrôle de votre parti comme les travaillistes de gauche ont su le faire outre-Manche en votant pour Corbyn ! Votre Blair à vous s’appelle Laurent : renvoyez-le !

      François 70 Le 19 septembre 2015 à 19:25
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  • il faut voir la réalité en face, le fdg c est pierre laurent est melenchon ;pcf et pg ; ga gu et la fase suivent comme un troupeaux de moutons ;pierre laurent prone la lutte des places ; quand a melenchon c est un revenchard il n est pas content que hollande ne la pas fait ministre ;enfin le probleme c est que nous les petits nous ne pouvons pas faire confiance a des gens qui ne pensent qu a leurs bien etre : gianni

    gianni Le 21 septembre 2015 à 14:29
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