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Accueil > Politique | Par Eric Coquerel | 17 juillet 2014

Avec des socialistes peut-être. Avec le PS non !

Conseiller régional et secrétaire national du Parti de gauche, Éric Coquerel estime illusoire de vouloir changer le Parti socialiste de l’intérieur. Pour lui, seul le "scénario Syriza" permettrait d’envisager un projet politique avec les socialistes dissidents.

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Début juin, en conclusion du colloque des Socialistes affligés, Liêm Van Noc décrivait deux stratégies possibles pour les socialistes contestant la politique du gouvernement. En substance : celle de Marceau Pivert (leader de historique de l’aile gauche de la SFIO) consistant à peser à l’intérieur du PS pour changer sa ligne et, du coup, celle de la politique de François Hollande, et celle de Syriza qui impose de construire du neuf à côté et en confrontation avec le PS pour lui contester sa domination sur la gauche.

La première hypothèse suppose que le PS est transformable de l’intérieur. Nous serions donc finalement face à un parti social-démocrate somme toute "classique", kidnappé un temps par son courant le plus droitier, mais qu’un congrès pourrait remettre dans le bon sens, celui de la transformation sociale… Avec toute la force de persuasion que lui donnent ses convictions, Gérard Filoche pousse la logique jusqu’au bout : la ligne Valls qui gouverne est celle qui a obtenu 5 % aux primaires, elle est donc minoritaire. De facto, on peut considérer le PS comme potentiellement opposé à cette politique libérale. Il suffirait donc que ses parlementaires se réveillent pour, unis au FDG et à EELV, renverser la table à l’Assemblée et imposer un changement de gouvernement et de politique à Hollande. Mathématiquement c’est vrai, politiquement c’est autre chose. Je vais y venir.

Contre l’ambigüité

Mais avant, voyons les conséquences de cette illusion, parce qu’il s’agit bien d’une illusion. Ceux qui l’entretiennent – au PS, on le voit, mais aussi jusqu’au sein du FDG – en reviennent du coup, c’est logique, à remettre au goût du jour la stratégie de Front unique : favoriser des modifications de rapport de force interne au PS nécessite de continuer à s’adresser à lui en tant que tel, à l’inclure dans le mécanisme d’alliance possible de toute la gauche.

Cela a évidemment un coût politique : pour beaucoup de nos concitoyens, à qui déjà les medias rabâchent à longueur de journée que c’est LA gauche qui gouverne, tout ce beau monde est dans le même camp, celui d’une gauche assimilée à une politique d’austérité qui fait la part belle aux actionnaires contre les salariés et qu’en réalité, plus rien ne sépare de la droite sauf que, elle, phénomène aggravant, avait promis autre chose ! Ils perçoivent bien qu’il en est qui râlent, mais au final, la photo de famille réunit tout le monde. Du coup, tout ça est envoyé à la poubelle, surtout en s’abstenant. Bref, toute ambigüité de ce type retarde, au mieux, annihile, au pire, la solution "Syriza", au profit de l’impossible victoire politique d’un nouveau Pivert…

Le PS, loin d’Épinay

Pourquoi impossible ? Parce qu’avant Valls, il y a eu Hollande et que lui a bien gagné la primaire. Et en face de lui, hormis Montebourg, on ne peut pas dire que les autres s’étaient positionnés sur un programme très différent que celui du futur président de la République. Parce qu’avant Hollande candidat puis président de la République, il y a eu Hollande premier secrétaire, partisan du TCE puis du Traité de Lisbonne. Bref, parce que depuis des années – on va dire l’orée du XXIe siècle –, nous n’avons plus à faire à un parti socialiste, ni même social-démocrate, mais à un parti franchement devenu, comme ses homologies européens, social-libéral.

Le PS, sa ligne, ses ministres, ses cadres dirigeants, son cœur, sa composition sociologique même, n’est plus celui du congrès d’Épinay, ni de mai 81, ni même de la gauche plurielle de 1997, mais est bien plus proche du New Labour des années Blair. Il n’est plus le parti du compromis entre le capital et le travail une fois un rapport de force établi, il est devenu une des variantes politique de la promotion de la "société de marché". Une conversion qu’il a d’ailleurs annoncée très clairement en 2008 dans sa nouvelle déclaration de principe. Il faut lire les textes parfois. C’est désormais un parti que le lien grandissant entre affaires publiques et intérêts privés, le cours des actions et les bienfaits du libre-échange mondialisé influent bien plus que des grèves de salariés et des revendications syndicales.

Le symptôme indique une transformation structurelle et non conjoncturelle : en un mot, le PS a changé de nature. Tout comme, pour la SFIO de la fin de la 4e République, le poids et les intérêts de la politique coloniale comptaient bien plus que les valeurs internationalistes et la solidarité avec les peuples opprimés. Doit-on pour autant rejeter tout ce qui porte l’étiquette PS ? Non, ce serait injuste pour des milliers de militants et d’élus de terrain sincères et malheureux. Surtout, ce ne serait pas à la hauteur d’une période qui impose de ne pas gaspiller les énergies militantes réellement de gauche. Après tout, bien des militants et dirigeants de la défunte SFIO ont été utiles pour construire le nouveau parti d’Épinay – on remarquera qu’il a fallu pour cela faire disparaître la SFIO…

Pas question d’appoint

Mais une autre nécessité s’impose progressivement. Il nous reste peu de temps pour rebondir et bâtir une force porteuse d’un projet politique à même de remettre la société, ou tout au moins une partie importante de la société, en mouvement. Il y a donc urgence pour savoir sur quelles forces, sur quelles personnalités on peut compter. Autrement dit, si l’heure est encore à l’écoute et au débat avec tous les socialistes dissidents, qu’ils soient affligés, frondeurs, énervés… il faut qu’ils entendent aussi que les mots ne suffiront plus longtemps tant la politique gouvernementale se radicalise et impose des choix clairs.

Pas question, par exemple, de jouer la force d’appoint extérieure au service d’une primaire interne au PS en vue de 2017. Il faut des actes de rupture, vite. Car ils avaient dit « vous allez voir ce que vous allez voir » pour le budget correctif de l’État et on n’a rien vu. Ils ont donné rendez-vous pour celui de la sécurité sociale… On verra, mais on n’est pas optimiste. On veut même bien considérer le vote du collectif budgétaire à l’automne comme la dernière session de rattrapage. Mais il leur faut désormais passer du statut de râleurs inutiles, et au final handicapants par leur ambigüité contagieuse, à celui de "socialistes opposants" avec qui on peut refonder l’avenir. Nous n’avons plus le temps d’être patients.

Texte initialement paru dans le e-mensuel de Regards, juillet-août.

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Vos réactions

  • Donc double mise en demeure des affligés et du PCF avec ultimatum d’ici à la rentrée pour le collectif budgétaire !

    Donc un mois pour faire dégonfler la baudruche Montebourg !

    Donc un MOIS pour que le PCF définisse une position claire vis à vis des affligés socialistes !

    JE RECOIS CETTE INTERVENTION COMME UN GRAND COUP DE PIED DANS LA MACHINE A TOURNER EN ROND ! ENFIN DU NEUF !

    Dominique FILIPPI Le 17 juillet 2014 à 10:46
       
    • Finalement, au Front de gauche, on passe son temps à "peser" sur le PC, comme le PC passe son temps à "peser" sur le PS... Moi qui ai quitté le PC en 2007, faute de pouvoir "peser" de l’intérieur... ca me ferait rigoler si cela ne mettait pas en jeu la vie de millions de gens dans ce pays.
      Et puis tout cela est une lunette qui regarde les choses de haut vers le bas.
      Pendant que certains s’escriment à ce genre de cogitations, hors sol et vaincue d’avance, des collectifs de citoyens défendent des sans papiers ou des roms, des collectifs de citoyens manifestent pour Gaza, des collectifs de citoyens contre les gaz de schiste bloquent des camions sismiques dans le Minervois, près de Béziers, des collectifs de citoyens tiennent le haut du pavé à Notre Dame des Landes, des collectifs d’artistes se mobilisent pour leur statut d’intermittents...
      La perspective et le projet politiques s’inscrivent en toutes lettres dans ces mobilisations, et au Front de Gauche, on cherche une stratégie, un projet à reconstruire une enième fois... Décevant et épuisant des milliers de militants.
      Fraternellement quand même.

      Marjorie Vanel Le 22 juillet 2014 à 09:57
  •  
  • Le PC nous cocufie et nous l’acceptons en leur trouvant des excuses . En ce qui me concerne je souhaite que le parti de gauche retrouve son autonomie et quitte le front de gauche . Par ailleurs je n’entend plus jl. mélenchon ; serait-il encore à l’étrangeralors qu’il y a beaucoup à faire en france .

    Lineand Le 17 juillet 2014 à 11:06
       
    • Je pense que Jean Luc Mélenchon est simplement en vacances. Il l’a dit, lui aussi a besoin de refaire son terreau. Quant a ses déplacements à l’étranger, ils servent à la fois a échanger nos expériences, et a nouer des relations pour pouvoir à l’avenir mettre en place des coopérations qui pourront nous permettre de nous affranchir de certaines relations économiques avec des pays néolibéraux qui aujourd’hui sont nos seuls pourvoyeurs sur certaines matières premières par exemple. Si on veut créer une coopération entre pays européens et internationaux pour remplacer l’UE, il faut s’y prendre en amont.

      Matcheck Le 17 juillet 2014 à 12:22
    •  
    • Hormis ces problèmes pour le moins politiciens, le terrain d’entente entre le PCF et le Parti de Gauche est très vaste donc une désunion n’aurait pas beaucoup de sens, de plus ça affaiblirait considérablement la gauche et le parti de gauche. Les 11% aux présidentielles pour Mélenchon reviennent tout autant aux électeurs du PCF qu’à ceux du PG. Il faut rester uni, car c’est cette union qui fait la force du FdG.
      Concernant Mélenchon, il reste assez actif sur son blog, et notamment pour la question du Grand Marché Transatlantique avec les USA

      Marouv Le 17 juillet 2014 à 22:57
    •  
    • Avec ton propos je ne vois pas comment tu fais pour faire avancer le chmilblick.
      Tu dois quand même avoir des idées parfois ? Il serait bon que tu les fasses partager au lieu de magner le dénigrement et l’invective.

      grya2607 Le 18 juillet 2014 à 06:48
  •  
  • Les mêmes causes produisent les mêmes effets. C’est vrai pour le Ps et pour le PCF. Listons les objectifs réels de ces deux partis, classons les. Ils conduisent à la politique actuelle.
    Que beaucoup d’adhérents de ces deux partis ne soient pas d’accord est possible, quoique ?

    Pierre Magne Le 17 juillet 2014 à 11:15
  •  
  • À Lineand : Mélenchon n’est pas surhumain, il a le droit au repos comme tout le monde. Il est en campagne non-stop depuis 2005. Ce n’est pas au PG de quitter le Front de gauche, mais plutôt au Parti "communiste" de choisir : ou le Front populaire, ou la soupe. Le Front de gauche est notre outil, il a vocation à devenir un front populaire, il ne faut pas le détruire. Ou alors, le PG quitte le Front de gauche avec tous les autres, on laisse le PC, et on s’allie aux écologistes de gauche. Car il y en a. Ils ont leur contradictions. Nous avons les nôtres. Eux aussi devront choisir entre plusieurs lignes.

    peluche Le 17 juillet 2014 à 11:25
       
    • Pour avoir une idée des débats qui traversent l’aile gauche d’EE-LV (dont je suis), c’est ici : http://rpuissance10.tumblr.com/

      Rafik (EELV) Le 17 juillet 2014 à 16:06
    •  
    • Pour Rafik (EELV),
      J’ai l’impression de lire le programme "l’Humain d’abord", alors qu’est ce que vous attendez pour vous joindre à nous (avec vos différences) comme chacun de nous.

      Maintenant il faut passer aux actes, si l’on veut se faire entendre et non plus blablater avec les soit disant "frondistes" qui continueront à voter toutes les lois que l’UMP n’a pas oser voter.

      Vive la VIè Vive la VIE

      Louis St O

      Louis St O Le 19 juillet 2014 à 11:22
  •  
  • J’ajoute que nous attendons avec intérêt un positionnement limpide de Clémentine Autain et Roger Martelli par rapport à ce qui sera fin août la position du PG.

    Ils ne doivent plus donner le sentiment de ménager la chèvre Mélenchon et le choux Laurent.

    Il y va de leur crédibilité.

    Dominique FILIPPI Le 17 juillet 2014 à 11:49
  •  
  • Je pense que nous sommes a un tournant pour la "gauche radicale", le Front de Gauche, ou la Gauche, selon comment on veut l’appeler. Les débats qui ont eut lieu lors des rencontres des déconomistes sont selon moi au cœur de nos débats.
    http://deconnomistes.org/videos
    Ensemble doit se situer clairement, car travailler avec EELV ou les PS dissidents oui, mais sur quoi ?
    Comment mettre en place nos idées nos programmes sans avouer qu’il va falloir désobéir à l’UE et donc prendre le risque d’en être exclu ? Comment éviter la question de la souveraineté monétaire et juridique face au challenge écologique et au danger du Traité transatlantique ? La remise en question du libre échange et donc le protectionnisme nécessaire.... Voilà des questions qu’on ne peut plus éluder et sur lesquelles il va falloir trancher une fois pour toute, sinon il ne sert à rien de se réunir... à moins que ce soit pour des raisons électorales, et là.... c’est foutu.

    Matcheck Le 17 juillet 2014 à 12:32
       
    • Matcheck,
      merci pour votre référence à notre événement.
      2 précisions cependant :
       le nom est : "Les Rencontres Déconnomiques".
       "Déconnomiques" avec deux "n". La racine du mot vient de déconner.
      Salutations
      Dany
      Coordinateur des Rencontres Déconnomiques

      Bruet Le 18 juillet 2014 à 08:08
  •  
  • Vous êtes bien gentil de leurs laisser à ses soi-disants dissidents ou énervés encore une chance de le prouver.
    pour moi la cause est entendue il ne bougeront pas le petit doigt.
    Il est temps de les oublier et de rompre définitivement avec le PS sans retour

    tchoo Le 17 juillet 2014 à 22:06
       
    • Ouaip, pareil.

      Puisqu’on finit par se demander qu’est ce qu’il faudrait pour qu’il agissent vraiment...

      On risque d’attendre longtemps... et le pire.

      Donc ouai, arrêtons avec eux, faisons notre boulot de notre coté, mettons au clair la situation avec le PC et vraiment, mettons le paquet sur ce qui urge.

      Etre au points sur tous les sujets de 1ere importance, économie, zone euro, protectionnisme (cf Frédéric Lordon), sécu (cf Bernard Friot) numérique, Internet et déploiement de la fibre optique etc sur le territoire (La quadrature du net, framasoft, la Free Software Foundation, FDN, etc)

      C’est en faisant, en construisant concrètement l’alternative que nous motiveront d’autres personnes ou groupes, c’est comme ca que nous avanceront(c’est pour ca qu’il y a eu tout cet élan avec la campagne présidentiel) et pas en essayant de faire du neuf avec des dinosaure du passé encore accroché a leur monde qui s’effondre et fait souffrir la majorité...

      Si l’enjeu est d’etre du coté des petits, des opprimés etc
      Ce qui fait qu’on est de gauche entre autre.
      Et bien il appartient donc d’agir envers ces gens là, pas les autres, et l’abstention est là pour vous le confirmer...

      Ca peut etre long (j’espère que non) mais nous n’avons pas le choix !

      anonyme Le 18 juillet 2014 à 17:43
  •  
  • OK pour la voie Syrisa. Mais à part le PG qui va la suivre au FdG ? Pour le PCF c’est exclu, les communistes sont en route sur la voie du retour au bercail de la gauche plurielle (pour peu qu’ils l’aient jamais quitté malgré leur option présidentielle de 2012) ; ils sont suivis ou même précédés par la "3ème composante fondatrice du FdG" (selon l’expression de C. Piquet pour masquer le véritable poids de la Gauche Unitaire) et par République et Socialisme. Ensemble semble partagé ou indécis.

    Le risque est qu’il y ait combat pour s’approprier la dépouille du FdG. Les tenants de la voie Pivert ont une bonne chance de réussir à apparaître comme LE Front de Gauche qui continue et les autres des marginaux, diviseurs à classer dans les groupuscules d’extrême gauche. On peut compter sur le PS pour faire passer le message dès qu’un rapprochement sera acté avec le PCF.

    Pour échapper à ce piège, il y a urgence à refonder le FdG, (et pas seulement à le "redynamiser" comme l’écrit C. Autain), sans doute sous un autre nom, et sur des bases politiques plus précises, mieux affirmées à partir des jalons posés par le manifeste écosocialiste. Il y aura surtout besoin de le structurer pour qu’il ne soit plus un cartel d’organisations mais un véritable mouvement politique animé démocratiquement pas ses adhérents, qu’ils soient ou non membres d’une autre organisation proche (parti ou association).

    JLIEVRE Le 17 juillet 2014 à 23:53
  •  
  • Une chose est sûre : le PG ne doit plus continuer avec le PCF qui de toute façon continue ses négociations secrètes avec le PS.

    Quant aux autres composantes du FdG , il est temps qu’ils prennent position. Un nouveau parti doit être constitué rapidement sur la base d’un programme de gauche clair, et surtout à partir d’une nouvelle république : la VIème.

    Le PG ne peut pas partir avec le PS ( même frondeur ...) car des pré requis sont incontournables :
    - refus du TAFTA
    - renégociation du traité européen
    - refonte de la fiscalité
    - arrêt de la contrainte de réduction de la dette à 3%
    - retraite à 60 ans
    - réforme écologique, nucléaire
    - interdiction des OGM et gaz de schistes
    - arrêt du redécoupage des régions

    CestQuandLeBonheur Le 18 juillet 2014 à 02:40
  •  
  • De deux choses l’une :
     ou bien il faut abandonner le mot "gauche", sali par les solfériniens et leurs valets ;
     ou bien il faut le revendiquer, mais cela implique de dire clairement que le PS est un parti de droite !
    Il faut choisir, vite !

    François 70 Le 18 juillet 2014 à 15:22
       
    • Exactement, et il faut re prendre la critique des médias et la bataille envers eux correctement.

      anonyme Le 18 juillet 2014 à 17:47
  •  
  • Je suis juste abasourdie par ce que j’entends de la part de membres du PG. Pour eux une seule perspective se dégage : briser le FdG et trouver un autre partenaire qui nous réconforte dans notre posture radicale. A l’heure où le Bureau National du PG annonce que ce parti a perdu 1/4 de ses adhérents en quelques mois et que plusieurs responsables nationaux du PG démissionnent ou quitte ce parti, je constate que certains n’en tire aucune leçon car incapable de se remettre en question. J’espère que la majorité des militants du PG seront plus clairvoyants que vous.
    Peut être serait-il temps que certains au PG arrêtent de penser seulement à quelle stratégie adopter, d’imaginer à quelle table va manger le PG, mais de penser à quelle politique pour la Gauche. Essayer de construire des perspectives communes entre les différents partis et courants afin de produire un programme alternatif de la Gauche qui rassemblerait la majorité du peuple de France contre le gouvernement.

    Cordialement, un communiste un peu atterré.

    Maurice Oulianov Le 18 juillet 2014 à 17:17
       
    • Moi ce qui m’étonne, c’est qu’il en est encore à croire que c’est avec ces fausses gauches que l’on va rassembler le peuple d’abstentionniste, à moins de vouloir conserver sa gamelle et cette Ve république semi-monarchique. Parlant de clairvoyance, la lumière n’est pas apparemment de la même couleur pour tout le monde. Il est temps de suivre l’exemple de Syriza, le seul qui vaille, le déshonneur ou la forfaiture ne peut qu’accompagner le désastre qui avance à grand pas. Je suis partisan de la VIe République, vaincre le syndrôme de 1983 et la majorité du peuple suivra. On ne compose pas avec l’ Eurodictature et ses vassaux, on les combat. Je suis fier d’être au PG, tant qu’il aura une ligne claire avec les principes de l’humain d’abord et de l’écosocialisme, il pourra compter sur moi. Vive la VIe !

      Nicolas.B Le 18 juillet 2014 à 18:34
    •  
    • Posture ?
      C’est toi qui est dans la posture, et accessoirement totalement coupé de la réalité de la majorité de la population pour débiter pareil bouillie politicienne.

      Cadeau :

      https://vimeo.com/100877052

      anonyme Le 19 juillet 2014 à 02:28
    •  
    • Bonjour Maurice, le PG réagit à l’attitude des dirigeants du PCF qui font un appel du pied non dissimule au PS dans le cadre des sénatoriales. On ne peut pas s’exprimer contre la politique de droite du PS et ensuite essayer de négocier avec lui...
      Le mélange des genres ça suffit !!
      Le PCF doit avoir une ligne claire dans sa participation au Front de Gauche et en respecter au moins les orientations !!!
      Pour moi , cheminot, voir cette attitude du PCF vis à vis du PS me révolte !!!
      Nous sommes en lutte pour essayer de garder notre statut et un parti du FG négocie avec le PS qui casse chaque jour nos services publics et balance allègrement nos acquis sociaux à la poubelle !!
      Nombre de mes collègues ressentent actuellement la même colère , certains viennent de déchirer leur carte du PCF...
      Le peuple de gauche, s’il ne peut plus compter sur le PCF doit se prendre en main et il n’est pas anormal qu’il se tourne vers le PG et son leader charismatique : Jean-Luc Melenchon ...
      Les adhérents et militants du PCF doivent aussi exprimer leur mécontentement s’ils estiment que la direction de leur parti dérape ... Certains ont franchi le pas, d’autres restent enfermés dans leurs vieilles "traditions" ...

      Laurent Courtois Le 19 juillet 2014 à 11:38
  •  
  • Bonjour, je cite l’auteur

    "Pas question, par exemple, de jouer la force d’appoint extérieure au service d’une primaire interne au PS en vue de 2017. Il faut des actes de rupture, vite."

    Je ne vois pas du tout la finalité de la chose en faisant celà :
    D’une part,vous vous trompez, ce ne sont pas des élections "Internes", mais ouvertes à tous les militants des gauches. Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Primaire_pr%C3%A9sidentielle_socialiste_de_2011

    D’autre part, c’est l’occasion de faire pression et de manière efficace pour éviter de faire passer le pire des candidats socialistes. D’autre part, d’avoir opportunité de faire pression pour choisir un candidat qui pourrait bosser avec le FDG.

    Si on se prive de ce pouvoir direct et efficace, voir primordial, uniquement pour faire "Acte de rupture", à part une poignée de militants, on ne voit pas trop qui un tel concept intéresse.

    lucide Le 18 juillet 2014 à 18:19
       
    • Va faire ton préchi précha ailleurs monsieur le soit disant "lucide".
      Si t’as envie de te foute en l’air libre a toi, mais n’embarque personne avec toi, merci.

      anonyme Le 19 juillet 2014 à 02:24
    •  
    • Pas de préchi précha pour ma part, juste quelques faits et des interrogations. Qui resteront dans le vide, apparement.

      lucide Le 20 juillet 2014 à 01:48
  •  
  • La vraie question c’est : le FdG sera-t-il capable de maintenir la ligne "No PS" (que j’approuve bien sûr) quand le PCF fera son habituel chantage sur les moyens logistiques, financiers, et le "vivier électoral" qu’il apporte au FdG ?

    Je veux bien qu’on papote idéologie et stratégie (j’adore ça, pas de souci) mais on sait très bien à quoi se résume(ra) le débat en interne :

     Si on refuse toute alliance avec le PS, le PCF ne s’alignera pas sur cette position. Peut-on se passer des moyens financiers, logistiques et électoraux du PCF ?
     T’as raison c’est risqué, au diable la cohérence idéologique ! Courbons l’échine et sauvons les meubles. On n’aura qu’à dire qu’on fait ça pour sauver l’unitayyy du FdG.

    (À propos, de quelle unité on parle ? Gattaz, Hollande, Valls, Cazeneuve, le PS, et le PCF main dans la main, c’est ça l’unité recherchée ? Ce sera sans moi.)

    Bref, discutez autant que vous voulez idéologie, mais on sait tous et toutes que, comme souvent en politique (et dans la vie) la vraie question c’est : qui signera les chèques ? Ou de manière moins abrupte : peut-on mordre la main qui nous nourrit ?

    (réponse : oui. Quand la main qui te nourrit est la même qui te met une muselière, mords-la)

    La Bonne Fée Le 19 juillet 2014 à 10:59
       
    • Le PCF c’est aujourd’hui les 1,89% de MGB en 2007...et pas les 22% de 1969...Donc pas d’affolement...Seule la clarté et la mise en concordance des principes et des actes permettra de retrouver la dynamique de 2012...et d’aller bien au-delà...Même si actuellement, le FDG est dans la panade du fait de la politique scandaleusement sans principe de la direction du PCF au niveau national et trop souvent local....Non, l’avenir n’est pas triste !

      Dominique FILIPPI Le 19 juillet 2014 à 18:45
    •  
    • Le PCF, c’est 130 000 adhérents, dont 70 000 à jour dans les cotisations. Une force de militants, des moyens financiers, un grand journal, des fêtes, des financements, etc ...

      Le PG, c’est 9000 adhérents. Aucuns financements si ce n’est les subventions de l’état pour les élections, sic ...

      Ce n’est pas avec, pour vous citer : ".Seule la clarté et la mise en concordance des principes et des actes permettra de retrouver la dynamique de 2012" qu’on va payer les differents acteurs logistiques et autres d’un grand mouvement politique.

      Enfin bon, le divorce semble consommé, inutile d’y revenir. Ce dont je ne doute pas, c’est que conseilleur n’est pas payeurs.

      lucide Le 20 juillet 2014 à 02:04
    •  
    • Salut camarade,
      Les chiffres des adhérents du PCF...
      J’ai vu de mes yeux, un copain me brandir une carte d’adhérent du PCF, à son nom, son adresse, qu’il n’avait JAMAIS ni demandée, ni payée !!!
      Ben oui... des fausses cartes pour des adhérents fictifs... et silence radio du secrétaire fédéral PCF de l’Isère !
      Et puis... y’a les ragots, les cartes aux morts depuis plusieurs années...
      Alors mieux vaut 9000 vrais adhérents que des adhérents morts ou fictifs ! Faites le ménage chez les magouilleurs /dirigeants de chez vous... dommage que le communisme soit sali de la sorte.

      Tramontane Le 20 juillet 2014 à 14:57
  •  
  • @lucide Le 20 juillet à 02:04

    Tous tes jolis gros moyens n’ont pas empecher le PCF de se réduire a néant par le passé tout comme ils n’ont pas empêcher a ces dernières elections de se prendre un veste.

    Pour un soit disant "lucide" ne pas voir ca, huhu, vaut mieux en rire.

    Ensuite si on ne coupe pas totalement les ponts avec tous les collabo du système néo libéral que sont le PS EELV and co, nous sombreront avec eux, tout simplement et les dernière elections n’en sont qu’un avertissement.

    Il ne s’agit pas de rompre avec le PCF mais de lui faire se bouger le cul pour prendre conscience de la situation et d’arrêter avec sa stratégie mortifère vis a vis des collabos et autres euro-béas.

    D’autant que pour ce qui est des anciens militants, ils doivent toujours avoir en mémoire les anciennes positions de leur parti sur l’UE avant que celui ci ne se vende au PS a la fin des années 90.
    Ca devrait pas etre difficile des lors de les re considérer.

    Mais vite, parce que pendant ce temps le FN lui engrange tout ce qu’il peut et nous vol d’autant.

    anonyme Le 20 juillet 2014 à 03:12
       
    • Et c’est globalement a tous le FdG de se mettre au boulot de nouveau et d’organiser un grand débat ouvert sur la question de l’euro, du protectionnisme, de la souveraineté nationale et populaire, donc de gauche, de bosser aussi sérieusement la question de l’accueil des immigrés (proposer de quoi faire en sorte qu’ils ne soient plus livré a eux même et aux voyous entre autre) bref un vrai débat sur les bases de gauche.

      Etc

      Il va falloir trancher, le nombrilisme avec la lutte des places ou bien la lutte des classes et la construction d’une réel alternative crédible construire clair et pas a géométrie variable que la majorité de la population entende et partage et pas juste la petite bourgeoisie intellectuel et favorisé qui pour une part sera de toute facon pas suffisante et d’autre part aura toujours a redire sur la forme et hurlera a l’extrémisme et se barrera par exemple a Nouvelle Donne a la moindre occasion.

      Ca c’est du pragmatisme, de la lucidité.

      Sans oublier que normalement, quand on est de gauche, on est du coté des plus faible, des opprimé tout ca tout ca hein...

      anonyme Le 20 juillet 2014 à 03:21
  •  
  • @ à tous ceux qui défendent la direction du pcf sur ce site...
    "Le PCF, c’est 130 000 adhérents, dont 70 000 à jour dans les cotisations. Une force de militants, des moyens financiers, un grand journal, des fêtes, des financements, etc ...

    Le PG, c’est 9000 adhérents. Aucuns financements si ce n’est les subventions de l’état pour les élections, sic ..."

    Il serait bon de cesser d’assener de fausses évidences en guise d’arguments...pour justifier, en dernière "analyse" la lutte des places en lieu et place de la lutte des classes...

    Si les encartés pcf ne sont pas que des comptables atteints de cécité politique...ils sont face à une responsabilité identitaire...être du côté de ceux qui ont encore un idéal...DONC VIRER LES APPARATCHIKS...à moins de préférer leur comportement sans avoir le courage de le dire...toute honte bue...

    Dominique FILIPPI Le 20 juillet 2014 à 07:37
       
    • Leur responsabilité individuelle ( et collective ) est donc engagée. Il y va de l’avenir.La lutte des places ou la lutte des classes sans que ce soit pour autant le stérile slogan "classe contre classe" de sinistre mémoire...Il ne s’agit pas d’être des gesticulateurs gauchistes mais d’être les dignes héritiers de Jaurès.

      Dominique FILIPPI Le 20 juillet 2014 à 07:55
    •  
    • Par fausses évidences, vous voulez sans doute parler des réalitées pragmatiques et contextuelles de moyens, de financements, de logistiques, d’union de moyens qui ont fait la force du FDG en 2012 et 11 % aux présidentielles.

      Ces polémiques d’alliances et de tensions entre courants sont ridicules et puériles face aux réalités du terrain et surtout face aux préocuppations des Francais qui attendent bien autres choses que ces gesticulations puérils idéologiques, voir poétiques, sic.

      Il n’y a qu’une gauche unie qui a de la force.
      Le PG parait completement décallé face aux besoins du terrain.

      lucide Le 20 juillet 2014 à 11:40
  •  
  • Hé "lucide", ouvre bien grand tes mirettes :

    « Tous tes jolis gros moyens n’ont pas empecher le PCF de se réduire a néant par le passé tout comme ils n’ont pas empêcher a ces dernières elections de se prendre un veste. »

    Ouai, ca c’est de la réalité pragmatique et contextuelle de moyens.

    Le PS avait jusqu’alors son fameux socialisme local d’élu etc ils ont un budget de dinnnnngue et ?

    Et ?

    Mh ?

    Aller, tais toi va, ca vaut mieux...

    anonyme Le 20 juillet 2014 à 14:32
       
    • Bonjour la liberté d’expression avec l’anonyme, quand on veut tuer son chien , on dit qu’il a la rage. Quand on ose dire ce qu’on pense de la direction (au sens comme au figuré) du PCF, avec toute la franchise de notre coeur de gauche, on est tout de suite catalogué dans la posture, peut être fiché, etc... c’est pas trol. En tout cas je ne supporte pas l’imposture et les donneurs de leçon, on voit où ça nous mène depuis les années 70. Quand au 2% du PCF, vous pouvez dire merci aux autres camarades du FDG, l’unité se mérite, souviens toi du pacte du Prado, et comprends notre amertume. Vive la VIe !

      Nicolas.B Le 22 juillet 2014 à 22:18
  •  
  • @lucide...

    Le pcf...c’est effectivement beaucoup de colleurs d’affiches au total en 2012,probablement quelques milliers au niveau national,convaincus comme toi que les 11% de Mélenchon sont dus au PCF...et que c’est parce qu’ils ont collés que c’était eux (ou leurs semblables) qui composaient les foules de Paris, Toulouse, Marseille, etc...Les 11% de Mélenchon , c’est essentiellement les ex militants et sympathisants pcf qui s’étaient un temps éloignés du PCF à cause de militants comme toi...il n’est pire sourd....

    Dominique FILIPPI Le 20 juillet 2014 à 16:40
       
    • Monsieur le donneur deleçons en moralité politique,continuez à vous exprimer Ainsi je pourrai montrer à la direction du PCF ,ce que vous écrivez sur ce Blog.
      Y en a marre du Mélencho-kommandoBLogs qui fait régner la terreur ici.
      Et Pascale léouannic,l’ex-de Mélenchon qui quitte sans faire de bruit la direction du PG,écoeuré par les larmes de crocodile de son ex-Mélenchon ?faut pas en parler ?
      avons nous le droit d’en parler ?
      et laurence Pache,la conseillère régionale qui comme Corine Morel quitte la direction du PG ,elles aussi écoeurées ? ?faut pas en parler ?
      Et Dolez,Desbon qui ont déjà quitté parcequ’ils n’en pouvait plus de Mélenchon ??faut pas en parler ?
      et les affaires de Périgueux,du Mans,de Toulouse où tous les groupes fondateurs locaux du PG ont été marginalisés,écoeurés et mis hors PG ??faut pas en parler ?
      Sommes nous encore en république lorsque les membres du Mélencho-kommandoBLogs sévissent comme nous le constatons sur ce blog ?
      Le pcf représente l’intégralité des voix de Mélenchon...

      éric Le 20 juillet 2014 à 20:24
  •  
  • @éric

    "Ainsi je pourrai montrer à la direction du PCF ,ce que vous écrivez sur ce Blog."....

    sans commentaires...

    Dominique FILIPPI Le 20 juillet 2014 à 22:19
  •  
  • La situation internationale est très préoccupante. Notre gouvernement ne semble pas à la hauteur des événements et un premier ministre qui disait ouvertement son attachement éternel à la communauté juive et à Israël par sa femme est à mon sens indigne de la fonction qui lui a été confiée. Sur le plan diplomatique une nécessaire retenue, devant des conflits issus de volontés d’envahissement (à l’est comme au proche orient) et les manipulations propagandistes des protagonistes les plus violents, me semble plus que nécessaire à la fois pour assurer notre sécurité et pour espérer porter les valeurs de laïcité et de liberté dont notre pays peut se faire l’ambassadeur. Alors, ne reprochons pas à Jean Luc Mélenchon son silence, le repos est parfois plus qu’indispensable, et plutôt que de nous affaiblir en critiques inutiles cherchons nous même des moyens de construire un vrai projet qui pourrait fédérer les militants réellement engagés dans une volonté de changement.
    Il faut mettre les atermoiements de certains sur le compte d’une incapacité à prendre des décisions et de ce fait ils ne peuvent être utiles à une telle construction. Je suis d’accord avec Eric Coquerel : "nous n’avons plus le temps d’être patients". Regarder les territoires où les hommes se déchirent s’étendre très rapidement est la source de questions profondes auxquelles nous devons réfléchir ensembles.

    Syljodaben Le 21 juillet 2014 à 22:06
  •  
  • Première partie du commentaire

    Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse et aussi avec celle que vous développez dans le texte : "l’automne sera décisif."
    http://www.lepartidegauche.fr/vudailleurs/articleblog/l-automne-sera-decisif-29109

    La nécessité de construire un mouvement politique démocratique, bien organisé autonome par rapport au PS et proposant une véritable alternative au capitalisme mondialisé et financiarisé et une alternative idéologique à l’ensemble du spectre des idéologies libérales, est indispensable.

    La position développée par le PG concernant l’autonomie n’est ni sectaire ni gauchiste : elle repose sur une analyse socio-historique. J’ai utilisé les outils conceptuels du sociologue Pierre Bourdieu pour démontrer la justesse politique de cette démarche dans un article publié sur le site du PG Midi-Pyrénées : " le Front de gauche en quête d’identité dans un contexte de crise économique et politique généralisée" dont voici le lien :
    http://www.gauchemip.org/spip.php?article22927
    le front de gauche

    Deux facteurs politiques essentiels manquent dans la quasi-totalité des médias et y compris dans les publications du Front de gauche pour analyser la crise politique et la stagnation électorale du FdG : les effets de la professionnalisation de la politique privilégiant le capital économique sur le capital symbolique ; la puissance des médias diffusant l’idéologie libérale ou sociale libérale et engendrant la dépolitisation au travers des stratégies diversifiées et sophistiquées et impliquant des moyens technologiques gigantesques sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

    Avant de vouloir s’allier avec quiconque, le FDG doit d’abord affirmer son identité propre au travers un Programme et un projet de société alternatifs dont "l’Humain d’abord" constitue déjà une bonne base.
    Le livre de Jacques Généreux : L’Autre société, est une base de réflexion tout à fait considérable pour construire un nouveau projet de société éco socialiste. Je suis étonné que l’Autre gauche ne se soit pas emparé de ce travail socio-politique d’une profondeur et d’une étendue sans équivalent.

    Le deuxième point est celui de l’Audience : sans capacité réelle de diffuser ses idées à large échelle, le programme ne sera connu et compris que par une partie très minoritaire de la population.
    Il y a donc toute une stratégie à bâtir concernant les médias et l’utilisation des techniques modernes de communication comme Internet (dont l’utilisation actuelle relève de l’amateurisme) à relier avec des actions traditionnelles de diffusion comme le porte-à-porte.

    Le troisième point est la Formation des militants non seulement dans leur capacité à argumenter sur le plan économique ou autre mais aussi sur leur capacité à s’organiser, à travailler en coopération en utilisant l’apport des sciences humaines contemporaines.
    À partir de cela, on peut prétendre à développer l’éducation populaire et à aider au développement de la conscience politique des citoyens.

    Le quatrième point aussi fondamental est celui de l’Organisation tant au niveau de chaque composante du FdG , qu’entre ces différents composants. Cette organisation devrait concilier l’existence de réseaux horizontaux et une coordination verticale : j’ai expliqué dans un article 60 pages comment cela était possible en utilisant les apports de la théorie des organisations.

    Debonrivage Hervé Le 22 juillet 2014 à 23:41
  •  
  • Deuxième partie du commentaire

    J’ai décrit plus en détail cette démarche par le système
    PAFO (programme, audience, formation, organisation)
    Les clés de la victoire : la dynamique PAFO
    http://www.gauchemip.org/spip.php?article19809

    L’aspect organisationnel a été traité dans une série de trois articles :
    Le Front de gauche doit améliorer sa puissance organisationnelle. Première partie
    http://www.gauchemip.org/spip.php?article17113

    Deuxième partie
    http://www.gauchemip.org/spip.php?article17130

    Troisième partie
    http://www.gauchemip.org/spip.php?article17149

    Il ne suffit pas de clamer : " il faut faire de la politique autrement, il faut refonder le F DG, etc.
    Encore faut-il faire des propositions concrètes non pas fondées sur un empirisme de bon aloi mais sur l’apport des sciences humaines et cognitives contemporaines.

    Hervé Debonrivage Le 22 juillet 2014 à 23:57
  •  
  • "Le pcf représente l’intégralité des voix de Mélenchon...
    éric"

    C’est beau de rêver ! En tous les cas moi je connais un paquet de gens qui ne sont pas au PCF et qui ont voté pour J-L Mélenchon en 2012. Pas sûr qu’ils l’auraient fait si le candidat avait été au PCF, c’est peut-être sans doute même le contraire.

    "Le PCF, c’est 130 000 adhérents, dont 70 000 à jour dans les cotisations. Une force de militants, des moyens financiers, un grand journal, des fêtes, des financements, etc ...
    Le PG, c’est 9000 adhérents. Aucuns financements si ce n’est les subventions de l’état pour les élections, sic ... [...]
    Le PG parait completement décallé face aux besoins du terrain.
    lucide"

    Et oui Lucide, une force d’adhérents et de militants PCF sur le terrain, avec des moyens financiers conséquents et alliés à ceux du PS, ont perdu à Grenoble face à une "petite" équipe en moyens mais "grande" en pluralité, motivation et mobilisation et, surtout, sincère et honnête. La voilà la réalité de terrain !
    Et ce ne sont ni l’argent, ni les troupes, ni même l’arrogance des potentats locaux du PCF, qui n’ont pas hésité à plonger les mains dans une campagne d’entre deux tours immonde et sale, qui ont pu y changer quoi que ce soit.

    J’ajouterai que plus le temps passe et plus ce que je pressentais est réalité, à savoir que le PCF, loin de vouloir un FDG fort et rassembleur, ne fait que l’utiliser à ses propres fins. Comme l’a si bien exprimé quelqu’un de clairvoyant, "le PCF c’est comme les dames patronnesses : ils ont besoin des pauvres et du système pour exister !"

    Il serait grand temps que les militants de base sincères fassent le grand ménage des apparatchiks pour faire du PCF un véritable partenaire en tant que tel qui respecte les autres et s’inscrit dans une large ouverture de tous ceux qui sont de la "vraie" gauche, quels qu’ils soient, qui refusent l’austérité et le libéralisme, soit qu’ils quittent ce parti moribond qui fait tout, en bon toutou de garde du PS, pour attirer le FDG vers le fond jusqu’à ce que mort s’en suive.

    Z Le 27 juillet 2014 à 15:39
       
    • Entièrement d’accord avec toi mais le problème est celui du sentiment d’appartenance, vestige d’un passé qui a du mal à mourir...celui des certitudes qui tiennent chaud...Lucile et Eric sont dans l’irrationnel et s’y complaisent...Je crains fort qu’il n’y ait aucun remède à cela.

      Dominique FILIPPI Le 27 juillet 2014 à 23:23
  •  
  • Voir l’article sur Jaurès et Hollande par J.L.M sur son blog...
    La direction du PCF fera-t-elle partie des "Ils ont changé de camp" ? Plus que quelques semaines pour avoir une réponse...

    Dominique FILIPPI Le 30 juillet 2014 à 17:46
  •  
  • j’ai peur que vous ne vous mépreniez sur ce qu’est le PG.

    Je parle en tant qu’ancien adhérent du PG, ce qui va suivre n’est pas à prendre avec une connotation négative mais au contraire sans jugement de valeur et avec du recul

    Le PG, c’est une petite armée. Ce n’est pas un parti démocratique. Il n’a pas vocation à l’être. Comme toute armée, il est dirigé par le haut. Par les chefs.

    Ceux qui sont au PG en sont plus ou moins conscients : les gens sont "implicitement" d’accord avec la ligne générale du parti, c’est pour ça que ça file doux, la plupart du temps. Ce n’est pas pour autant qu’ils perdent leur esprit critique, paradoxalement, ça discute et ça s’engueule, mais ça ne rompt pas, tant qu’il n’y a pas de rupture sur le fond. Ceux qui ont un désaccord de fond s’en vont.

    C’est un état d’esprit particulier, mais il faut en être conscient lorsqu’on s’adresse au PG : c’est une armée, disciplinée et pas décentralisée pour deux sous : l’exact inverse d’EELV, parti où la décentralisation est vraiment appliquée (ce qui ne va pas sans poser d’autres problèmes, notamment de cohérence de la ligne d’un coin à l’autre : autant au PG, partout en France la ligne est globalement la même, autant à EELV, vous faîtes 30 bornes et la ligne peut être radicalement différente)

    (A l’inverse le PCF et le PS sont des partis centralisés en décomposition, c’est à dire qu’il y a toujours un autoritarisme du haut sur le bas mais que la ligne politique varie considérablement d’une section/tendance à l’autre, faute d’oser mener un vrai débat de fond...)

    Évidemment ce que je dis sur le PG n’est valable que lorsque la ligne montre des résultats et que le chemin est déjà tout tracé.

    Là, nous nous trouvons à la croisée des chemins, avec deux questions à trancher :

    1) Sur l’Europe et l’euro : quelle position adopter ? Une claire (on quitte tout ça) ou une pas claire-mais-très-intelligente-tellement-qu’on-peine-à-la-faire-comprendre-à-qui-que-ce-soit-même-à-nous : oui, l’europe on peut en sortir mais peut être pas si ça marche, enfin on sait que personne n’acceptera ce qu’on propose donc qu’on sortira de l’europe mais on ne le dit pas quand même...

    2) Sur le PCF : qu’est-ce qu’on en fait ? On reste alliés avec ce parti en décomposition où il n’y a plus de ligne et donc plus d’interlocuteur puisqu’il y a cinq ou six PCF selon les lieux et les militants, celui à fond FG très honnêtement sans arrière pensée, celui à fond FG pour tout récupérer comme ce qu’ils ont tenté de faire en 2007, celui anti FG parce que le PCF est le grrrrrrrrrrrrand parti des travailleurs qui va faire la rrrévolution prrrrolétarienne à lui tout seul, celui anti FG parce que ça empêche de s’allier tout le temps avec nos amis du PS, celui pro FG pour mieux négocier les sièges avec nos amis du PS... Bref, aucune ligne. Ou bien doit-on rompre avec ce parti, au risque de devoir suer pour les signatures pour la prochaine présidentielle et avoir de sérieux problèmes logistiques ?

    En science politique, la manière dont les décisions sont prises et les divergences réglées dans une structure politique est quelque chose de passionnant, et je suis très intéressé de voir comment dans un parti non démocratique comme l’est le PG on va trancher ces deux problèmes stratégiques qui sont liés.

    Mais pour cela, il faut avoir clairement en tête ce qu’est le PG. Un parti creuset, peut être, un parti démocratique, surement pas (et ce n’est pas souhaitable à mon sens parce qu’on n’agit plus dans un parti démocratique, par expérience de ce que j’ai pu voir dans les ex comités bové, à la FASE, ou au NPA avec toutes ses tendances...) L’atout du PG, jusqu’à présent, c’est qu’il a toujours su agréger les opinions différentes, en faire une synthèse et intégrer ceux qui les portent à son "cercle dirigeant", et au final s’en renforcer.

    Comment va-t-il (et va-t-on) trancher les problèmes et divergences qui se présentent maintenant à nous ? Là est toute la question, mais si l’on veut la traiter, commençons par savoir réellement ce à quoi on affaire.

    Bon, j’ai rédigé comme j’ai pu et ai tenté d’être aussi clair que je le pouvais à cette heure, maintenant tu as une carte de plus en main camarade, bon courage !
    Ajout : depuis quelque temps, (et cela m’inquiète), la direction semble ne pas être capable de trancher dans le bon sens ou de prendre les bonnes décisions, souvent pour de mauvaises raisons. La direction est divisée sur certains points, et refuse d’étaler au grand jour ses divisions pour que le reste du PG tranche, et les décisions peuvent être prises pour des raisons absolument pas politiques (renseignez vous sur le dernier Conseil National...), toute la direction a un problème dans son règlement des divergences qui peuvent y exister et cela nuit à l’aspect "creuset" du parti... Et la direction faillit dans son rôle qui est le sien de "trancheur" des divergences de ce parti non démocratique à dessein mais où c’est justement la direction doit prendre des décisions et faire des choix.

    desbons claude Le 19 août 2014 à 12:38
       
    • INSTRUCTIF !... Merci.
      JA

      Auxenfans Le 22 août 2014 à 21:28
  •  
  • @desbons claude

    Quelle est l’utilité de texte ?

    Justifier votre départ du PG ? Nostalgie de cette ancienne appartenance ?

    Soyez positif !La direction du PG vient de faire un choix fondateur !

    Le Mouvement pour la VIe République qui va naître nous tend les bras ! Vive le Mouvement pour la VIe République !

    Dominique FILIPPI Le 23 août 2014 à 15:23
  •