Accueil > Politique | Par Jérôme Latta | 25 mars 2014

Condamnés ou poursuivis, mais candidats aux municipales : infographie

Maires ou anciens maires, ils ont (ou ont eu) affaire à la justice, mais cela n’a pas empêché leurs partis de les reconduire comme têtes de liste. Quelles sont leurs étiquettes ? Réponse dans une infographie interactive.

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Parmi toutes les informations issues des urnes, à l’occasion de ce premier tour des municipales, les réélections de plusieurs édiles auparavant condamnés par la justice – dont l’inénarrable Patrick Balkany, qui pourrait être leur porte-étendard – ne sont pas passées complètement inaperçues. Un constat vertigineux, qui interroge sur la réalité du désir des citoyens en faveur d’une république plus exemplaire, compte tenu de la propension de certains électeurs à reconduire des élus compromis. Le site slate.fr a ainsi recensé « 26 maires de villes de plus de 10.000 habitants qui se présentent à leur succession et qui soit ont été condamnés pendant leur dernier mandat, soit sont actuellement mis en examen ». L’article de Slate précise que les affaires de diffamation, d’injures et de délinquance routière, ainsi que celles s’étant achevées sur une relaxe, n’ont pas été prises en compte.

À l’heure où l’on emballe, dans un même discrédit de la classe politique, les principaux partis et leurs représentants, il est intéressant de se pencher sur la composition de cet échantillon : chose faite dans notre infographie ci-dessous. Aux 26 maires dont le mandat est en cours ont été ajoutés 8 autres que Slate a identifiés comme ayant anciennement exercé des mandats. En revanche, nous n’avons pas retenu les 3 qui, sous le coup d’une inéligibilité, ont invité à se présenter un membre de leur famille (telle la désormais fameuse Caroline Bartoli).

L’exercice ne peut prétendre représenter le degré de compromission des différentes formations en question, puisqu’il ne s’agit pas d’un inventaire exhaustif des élus poursuivis et condamnés – mais il donne une idée de celles qui ont suffisamment peu de scrupules pour aligner des candidats lestés de casseroles que l’on aurait pu penser éliminatoires. Par ailleurs, il convient de pondérer cette répartition par différents facteurs : en particulier, par le fait que les principaux partis sont forcément surreprésentés du fait qu’il s’agit de maires exerçant ou ayant exercé des mandats de "premier magistrat". Il reste que la répartition livre quelques enseignements, dont nous laissons le constat aux lecteurs. Pour le détail des noms, voir l’article de Slate.

[Passez la souris sur les éléments pour voir apparaître les chiffres]

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