Accueil > Politique | Par Nathanaël Uhl | 29 septembre 2014

« Échanger pour changer » : la gauche se met à l’écoute du mouvement social

Samedi à Paris, des acteurs du mouvement social ont fait part à des responsables politiques de leurs critiques de la politique gouvernementale, mais aussi de leurs propositions pour renouer le lien entre gauche politique et gauche sociale.

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C’est un format inédit pour une situation politique inédite. Samedi 27 septembre, dans la salle chargée de symboles de la Bellevilloise, quatre cents personnes ont assisté à une rencontre rare entre le monde politique et des représentants du mouvement social. Rare, parce qu’à l’exception de l’invitant, le député socialiste "frondeur" Pouria Amirshahi, les politiques ont été conviés à écouter en silence les acteurs de la société civile, du mouvement syndical, associatif, altermondialiste. Une « première » destinée à refaire connaissance et qui pourrait générer de nouvelles étapes. Elle s’inscrit dans le vaste mouvement de réécriture du logiciel de la gauche en cours depuis plusieurs années.

« La liste des exaspérations ne suffit pas »

Parmi les politiques qui ont répondu à l’invitation, outre de nombreux députés plus ou moins "frondeurs" (Jean-Marc Germain, Laurent Baumel, Emmanuel Maurel, Jerome Guedj, Barbara Romagnan, Pascal Cherki, Christian Paul, Guillaume Balas, Fanélie Carrey-Conte, Michel Pouzol, Daniel Goldberg), Clémentine Autain pour Ensemble, Emmanuelle Cosse, secrétaire générale d’Europe Ecologie-les Verts (EELV), Cécile Duflot, ancienne ministre EELV, Lucien Jallamion, animateur de République et socialisme, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF… La féministe Caroline de Haas est également dans la salle. Répartis de part et d’autre de la scène sur laquelle vont se succéder les intervenants, ils vont devoir écouter la succession des constats, des critiques. Mais aussi, répondant à l’injonction de leur hôte pour lequel « la liste des exaspérations ne suffit pas », des idées pour l’avenir.

Pourtant, le magistrat Serge Portelli commence par évoquer « la déception, la colère » quant aux promesses non tenues. Il est rejoint par Aurélie Trouvé, co-présidente du conseil scientifique d’ATTAC, qui relève qu’après le discours du Bourget, « François Hollande, président de la république, est devenu l’ami de la finance ». Avec un humour grinçant, Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d’Osez le féminisme, pointe un président « qui utilise le droit des femmes pour justifier des guerres et déserte, en France, le terrain de la guerre faite aux femmes ». Mohamed Mechmache d’AC le feu ! exprime ensuite la frustration des quartiers populaires, « qui ont voté massivement à gauche, mais dont la main tendue n’a pas été saisie ».

« Réconcilier la gauche et ceux qui l’ont élue »

Contribuant par vidéo, le comédien Philippe Torreton questionne « qui est à bout de souffle ? », allusion à la manière dont Manuel Valls a qualifié le régime des intermittents du spectacle. L’acteur, qui a incarné Jaurès à l’écran, enfonce le clou en utilisant à dessein les mots de l’adversaire : « Un intermittent "coûte" 3.000 euros par an quand un emploi aidé par le Pacte de responsabilité "coûte" 160.000 euros par an" ». Le registre des mots est au cœur de la contribution du psychanalyste Gérard Miller : « Quand François Hollande en campagne électorale dit au Bourget : "Mon adversaire, c’est la finance !", il est parfaitement entendu. C’est après qu’il y a eu un problème d’audition par le peuple (…) À force de parler comme la droite, la gauche pense comme la droite et agit comme la droite. » En écho, Olivier Leberquier, des ex-Fralibs et un des animateurs de la SCOP qui reprend les activités de l’Éléphant, tranche : « Nous ne sommes pas un coût ! Nous sommes des hommes et des femmes qui produisons de la richesse. (…) Et nous ne sommes pas des partenaires sociaux : celui qui nous exploite n’est pas notre partenaire. »

Les mots tapent fort et juste, fortement applaudis par la salle. En aparté, Michel Pouzol, député PS de l’Essonne, se réjouit de ce que des députés de gauche créent un espace « où ces mots sont possibles sans que personne ne crie au crime de lèse-majesté ». Ils sont d’autant mieux accueillis que la plupart des intervenants insistent pour dire que « le mandat n’est pas fini ». « Il y a des réformes symboliques, qui ne coûtent pas cher, qui peuvent encore réconcilier la gauche et ceux qui l’ont élue », explique Mohamed Mechmache. Parmi elles, « la fin du contrôle au faciès » ou « le prélèvement de 10 % des réserves parlementaires pour financer des initiatives citoyennes », propose l’animateur de la coordination citoyenne Pas sans nous. Même philosophie du côté de Nadia Nguyen, du Réseau Éducation sans frontières (RESF), qui profite de sa tribune pour interpeller les parlementaires présents afin que les jeunes sans papiers scolarisés « soient régularisés et bénéficient d’un titre de séjour pérenne ».

« Ré-enchanter la gauche en écrivant le nouvel imaginaire démocratique »

Autant de propositions qui témoignent d’un refus du renoncement et qui « montrent qu’il y a une alternative possible », conclut Edwy Plenel, co-fondateur de Médiapart. Se félicitant à mots couverts de la présence d’une gauche diverse, il martèle : « L’enjeu n’est pas d’avoir raison tout seul mais de rassembler au-delà des étiquettes. C’est ainsi que nous pourrons ré-enchanter la gauche en écrivant le nouvel imaginaire démocratique à l’heure de la troisième révolution industrielle. » Dans la salle, l’applaudimètre est à son comble. Et Bocar Niane, président de l’association Cité en mouvement, peut se réjouir : « Quand on voit cette salle, on se dit qu’on est pas seuls. Ça donne du courage ! »

Du courage et de la confiance. C’est en tout cas ce qui marque Pierre Laurent. « Ces moments sont indispensables pour remettre au travail, ensemble, les forces de la gauche politique et du mouvement social. » Dans le même sens, Emmanuelle Cosse, qui réfute l’idée d’une « césure entre la gauche et la société civile », se félicite de ces temps de « construction nouvelle à gauche », tout en prévenant : « Il y a aussi un combat à mener contre la droite qui, elle, a son projet idéologique. » Et Pouria Amirshahi peut conclure « sans propositions programmatiques ni consignes ». Il souhaite juste que d’autres réunions aient lieu. Sur le trottoir devant la Bellevilloise, Catherine, militante Front de gauche sans parti du 19e arrondissement de Paris, interpelle une connaissance : « On fait une réplique entre le 19e et le 10e ? »

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Vos réactions

  • @Nathanaël Uhl
    Dialogue évidemment absurde et hors de propos...

     Pas de JLM...comme c’est bizarre...

     vous avez dit bizarre...ébé ! oui ! eh patate ! c’était le but de la réunion !
    tu comprendras jamais rien à rien !

    Dominique FILIPPI Le 29 septembre 2014 à 07:04
       
    • Expliquez-vous....Personne du Parti de Gauche ou j’ai mal lu ?

      marco polo Le 29 septembre 2014 à 19:59
    •  
    • @marco polo

      L’explication... tu l’as en dessous de mon message par Pierre Magne ...lui il a tout compris ! C’était pourtant pas dur à comprendre...

      Dominique FILIPPI Le 29 septembre 2014 à 22:48
    •  
    • "réenchanter la Gauche en écrivant un nouvel imaginaire démocratique" "pas de contraintes programmatiques, pas de consigne"
      Tout est dit, c’est à dire RIEN, du vent pour décoiffer les gogos et permettre au PS de continuer à mener la politique du MEDEF avec la complicité des abstentionnistes bonimenteurs et du prêcheur unioniste de père en fils Pierre Laurent !

      Fulgence Le 1er octobre 2014 à 12:07
  •  
  • @Nathanaël Uhl

    Rien sur la 6e...le bal des faux-culs...çà sent l’opération anti JLM et çà pue de loin tellement c’est gros ! Bravo !
    Surtout ne pas hésiter à ratisser large !

    Dominique FILIPPI Le 29 septembre 2014 à 07:16
       
    • C’est surtout la suite des municipales et de l’assassinat du Front de Gauche !
      .
      Si EEVL, et les PS présents, étaient vraiment opposé à la politique de Hollande et du Ps, ils auraient voté contre ! Ce n’est pas plus compliqué !
      .
      Donc je pense que tous les participants à cette "journée des dupes" sont coupables. Les uns de mentir, les autres de les croire contre toute évidence !
      .
      Il est aussi très savoureux que la 6ème République n’est pas été évoqué !
      .
      Pour signer pour la 6ème République : m6r.fr

      Pierre Magne Le 29 septembre 2014 à 18:31
  •  
  • Ouf ! La "vraie gauche" a enfin trouvé un vrai leader avec Amirshahi...
    Hein ? Qu’est-ce que tu dis... il n’a pas voté contre la confiance à Valls-Macron-Medef ?...

    François 70 Le 30 septembre 2014 à 08:41
       
    • Si, ils ont permis qu’elle soit votée, ces pleutres sans vergogne, soit disant élus du peuple ! Du balai ! Pour signer pour la 6ième : m6r

      Fulgence Le 30 septembre 2014 à 09:30
  •  
  • Comment croire tous ses élus P S qui condamnent mais ne votent pas contre.
    C’est le bal des dupes, des faux culs
    Ces institutions sont décidemment obsolètes.
    Vite la constituante pour une 6ème République.

    C. C. Le 30 septembre 2014 à 10:56
  •  
  • Nathalie Uhl a la réponse de l’écrasante majorité des lecteurs de Regards ci-dessus...Opération anti-Mélenchon = PSCHITT !!! Moi...j’aurais honte...

    Dominique FILIPPI Le 30 septembre 2014 à 11:10
       
    • Au delà du caractère manoeuvrier de ce genre de débat sans suite et sans effet ("sans conclusion ni consigne" selon les organisateurs), il s’agit de comprendre pourquoi cette approche ne marche plus.

      C’est un remake des forums de type Etats généraux de la gauche initiés par Rocard (le Big Bang dont parlait aussi Clémentine Autain sur ce site) et poursuivies par la gauche plurielle, y compris après l’effondrement électoral de 2002 face à Chirac-Le Pen. Il y avait alors des réunions de ce type à la Mutualité en présence de réformistes plutôt corrects de type Mamère, Taubira, le PC, la gauche socialiste, etc. Pour PESER sur Hollande et l’appareil du PS.

      Aujourd’hui, Hollande leur a dit publiquement qu’ils ne pèseront jamais sur lui, qu’il préfère la dissolution de la majorité parlementaire et la victoire de la droite + FN, plutôt que de céder un centimètre à la gauche. Il l’a dit et écrit la semaine dernière (voir l’analyse juste d’Eric Fassin dans l’Huma).

      L’idée de peser au sein d’appareils et d’institutions complètement verrouillées par le PS n’est plus naïve, elle est coupable, car elle détourne l’attention de la débâcle annoncée et dilue la formation de vastes mouvements démocratiques, oppositionnels.

      Il est certain que les mouvances politiques - qui se contentent de commenter les jeux inaudibles des frondeurs frileux et autres tacticiens sans stratégie ni base - vont être débordés à la prochaine contestation de rue qui ne manquera pas de se produire, comme toujours dans l’histoire française et européenne.

      goldwasser Le 30 septembre 2014 à 12:23
    •  
    • @goldwasser

      Roger Martelli et Clémentine Autain seraient bien inspirés de nous dire ce qu’ils pensent de cette opération politicienne dont personne n’est dupe.

      Dominique FILIPPI Le 30 septembre 2014 à 14:30
    •  
    • Complètement d’accord avec l’intervention de goldwasser ! C’est de la foutaise de penser que ce type de réunion auquel j’ai assisté va permettre de créer quelconque dynamique. Elle n’est leurre pour faire croire au bobos de gauche qu’il existe une alternative au sein de la gauche parlementaire à cette politique.

      vision Le 30 septembre 2014 à 17:01
  •  
  • Ce n’est pas la première fois que je repère ce genre de position sur ce magazine....étonnant ? perso, je pense que cela devient une habitude.

    Ce qui n’est pas dur à comprendre, outre l’opération anti-JLM, c’est surtout une opération anti Front de Gauche. Des eelv et les "frondeurs" (ouarf !) rien de surprenant, mais on y trouve Pierre Laurent et Clémentine Autain, l’état d’esprit réformiste, social démocrate à de l’avenir !!!

    marco polo Le 30 septembre 2014 à 12:03
       
    • De l’air pur ! Bravo ! Vive La VIe République !

      Ce qui serait bien c’est que Clémentine Autain , parfaitement au fait de cette opération anti-mélenchon , nous dise ce qu’elle est allée faire avec ces gens là...

      Dominique FILIPPI Le 30 septembre 2014 à 14:12
  •  
  • Il y a des réformes symboliques, qui ne coûtent pas cher, qui peuvent encore réconcilier la gauche et ceux qui l’ont élue

    rien qu’avec cela, tout est discrédité,
    plus rien désormais ne peut réconcilier la gauche avec le PS qui n’est plus de gauche, tout le monde le sait et encore moins la gauche.
    Cette opération n’est qu’une tentative de mise sur la touche du PG et de Mélenchon,
    et les "représentants" du monde social sont des innocents naïfs si je suis gentils, ou des calculateurs pervers si je voulais être méchant.
    Rien de bon ne sortira de cela, tant que ces députés qui n’ont rien frondé du tout ne virerons pas du PS tous les droitiers ou ne quitteront pas le PS, astre en mort clinique pour créer un vrai mouvement de gauche.
    Mais là où ils sont la soupe est bonne, le vent tourne un peu et leur amène quelques odeurs nauséabondes, alors ils s’inquiètent un peu, pas trop, sachant que le vent tourne.
    Rien à en tirer, CASSEZ-VOUS !

    tchoo Le 30 septembre 2014 à 12:11
       
    • De l’air pur ! Bravo ! Vive La VIe République !

      Ce qui serait bien c’est que Clémentine Autain , parfaitement au fait de cette opération anti-mélenchon , nous dise ce qu’elle est allée faire avec ces gens là...

      Dominique FILIPPI Le 30 septembre 2014 à 14:11
    •  
    • @ Dominique Filippi, Fulgence, etc.

      Si vous me permettez l’expression : vous être faits chevau-légers au service de "La Ligne" Mélenchon ne doit pas vous faire éluder la position réelle ET LE TRAVAIL de Roger Martelli sur le sujet en débat, de Changement de Société et de République :

      https://www.ensemble-fdg.org/content/changer-de-rpublique-changer-de-socit

      Aubert Sikirdji Le 1er octobre 2014 à 08:43
  •  
  • @FILIPPI

    Clémentine peut bien aller débattre avec des représentants du PS qui ne cherchent pas à émanciper le mouvement social, après tout c’est son droit.

    Elle est au moins en cohérence avec ses choix précédents : adjointe à la mairie de Paris sous Delanoë, animatrice du (petit) club "Maintenant à Gauche" en 2007 avec Christian Picquet et Claude Debons - qui ont fini par soutenir le PS aux dernières municipales - et aujourd’hui avec ses amis de "Maintenant la Gauche" (il suffisait de changer un L pour retrouver le sigle de 2007).

    Il faut respecter ce choix et le cap politique de cette mouvance, qui n’a jamais cherché à renverser la table, mais qui oeuvre juste pour une inflexion de la tradition socialiste. Même si cela ne donne pratiquement rien depuis vingt ans.

    Goldwasser Le 30 septembre 2014 à 17:05
  •  
  • J’attends de sa part une clarification de sa position vis à vis de JLM et surtout de tout ce qu’il représente ...à savoir l’avenir de la gauche..Être mouvementiste a ses limites.Elle semble considérer qu’on ne peut se passer des communistes donc de Laurent, de ce qui reste de l’appareil communiste même profondément affaibli, SURTOUT de l’imaginaire communiste toujours actif dans l’inconscient collectif d’un grand nombre de citoyens...En novembre cependant, lors de la prochaine réunion du FDG, il faudra avancer sur cette question centrale : le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple : le système n’a peur ni des socialistes - frondeurs ou pas - ni des communistes surdéterminés par le patriotisme de "LE PARTI", pas plus que de toutes les chapelles NPA, LO, etc...Se battre pour la 6e, c’est sortir du système . Ne pas se battre pour , c’est en être complice.

    Dominique FILIPPI Le 1er octobre 2014 à 00:21
       
    • Je comprends l’inquiétude, voire l’animosité des partis de gauche, y compris au sein du PG, contre ce mouvement de la 6ème République.
      .
      Ils pensent, enfin beaucoup pensent, que la 6ème c’est aller contre l’existence de leur parti. Pierre Laurent l’a dit clairement à la Fête de l’Huma. Ils pensent, enfin beaucoup pensent, au PCF ou ailleurs, que sans le but final de détruire le capitalisme, ou tout autre objectif, leur action, leur parti, perdraient son sens !
      .
      C’est oublier les réflexions sur la stratégie politique, par exemple celles de Gramsci !
      .
      Je crois que chaque parti de gauche doit continuer ses réflexions, ses développements propres. Le mouvement pour la 6ème n’est pas contradictoire avec le développement de chaque parti. Il doit l’accompagner, le soutenir.
      .
      Unir la gauche (si cela était encore possible ?) conduirait à un échec certain, car elle sera minoritaire dans notre pays pour longtemps, tant le mot est synonyme de trahisons multiples !
      .
      Au contraire, il est possible de construire à côté des partis, un mouvement, des mouvements pour une 6ème République. Sans exclusives, sans directives, sans se dire de gauche, du centre ou de droite ! Et demander au peuple, c’est-à-dire à tous, s’il pense que la situation actuelle est bonne, s’il est d’accord pour réduire son salaire, sa retraite, s’il est d’accord pour remplacer les hôpitaux par des cliniques privées, s’il est d’accord pour que les dividendes versés par nos entreprises croissent sans cesse, alors que le chômage et la misère, chez nous augmente… ! Et lui demander ce qu’il faudrait faire, selon lui, pour combattre ces problèmes ? Ses réponses conduiront souvent à mettre en cause la 5ème République. Il faudra aussi lui expliquer que ce sera le peuple qui écrira la constitution de la 6ème, et que des députés d’une Assemblée constituante la mettront en forme, en débattront et la voteront, avant que l’accord de tous les Français soit demandé dans un referendum. C’est notre seule chance de convaincre suffisamment d’électeurs à aller voter, et de voter pour une 6ème République lors de prochains scrutins ! Car ce mouvement n’est pas politique, au sens de parti politique, c’est un mouvement de survie du pays, du peuple !

      Pierre Magne Le 1er octobre 2014 à 11:02
    •  
    • @ Pierre Magne

      Bonjour,
      Nous (Juliette et Aubert) sommes bien d’accord sur ce point « que chaque parti de gauche doit continuer ses réflexions, ses développements propres ».
      Cela correspond à une vision saine des choses. Nous avons trop pâti dans le passé d’une conception analogique de l’Unité, construite sur plusieurs décennies, et dont nous payons encore les frais. Le résultat en est, en effet, que parler de « La Gauche » apparaît désormais comme un abus de langage, si l’on veut offrir une visée pour aider le peuple à se reconstituer !...
      Il faut d’ailleurs se rappeler que « traditionnellement », cela a rendu très difficile pour le PCF un rebond historique, vu que « les échecs » n’ont pu être considérés comme des erreurs autonomes, dignes d’être dialectiquement analysées, mais qu’elles sont restées enfermées dans la tendance à battre sa coulpe... sur la poitrine de son voisin !...
      Par exemple, nous n’avons pas le même récit historique que quelqu’un comme Jean-Luc Mélenchon : sûrement pas sa vision du rôle de François Mitterrand, pour lequel nous n’avons même jamais voté, et nous ne le regrettons pas !... Pour autant, il a le mérite, une fois qu’il a effectué son pas de côté par rapport au PS... de ne pas se taire, c’est le moins qu’on puisse dire !... Et donc : de produire du récit historique honnête, ce qui engage autrui à en faire autant, en assumant ses différences et ses différends !...

      Aujourd’hui, il s’agit de savoir ce que parler au présent de loyauté politique veut dire. Pas de nous baser sur « ce que sont » les dits « partenaires » du Front de Gauche, les uns « d’anciens stal », les autres « d’anciens socialo », etc. Mais sur ce qu’ils font, depuis que le dit « Front de Gauche » a été décidé... Vouloir encore, comme la trace en subsiste dans l’Humanité, notamment faire porter la responsabilité des différends, sur « le ton », « le caractère » de Jean-Luc, n’est pas sérieux, lorsqu’il a mis en question, lors de l’été 2013, par exemple la politique de Valls, en direction des Rroms, en lien avec la perspective et la nécessité d’une stratégie claire aux Municipales...
      Y compris le fait qu’il se soit maintenant mis de côté, en se consacrant au travail pour la 6ème République, n’est pas simplement le fait d’un besoin irrépressible de jouer perso !... Mais qu’on a "un peu" fait en sorte de le mettre en délicatesse, à son cœur défendant, du côté de ses partenaires « majoritaires »... Un piège dans lequel il apparaît qu’il n’a pas voulu tomber.

      Aubert et Juliette Sikirdji Le 4 octobre 2014 à 14:47
  •  
  • @Aubert Sikirdji

    Lumineux ! C’est le mot qui me vient à l’esprit pour qualifier le texte de Martelli que tu as porté à ma connaissance.

     Bien sûr qu’il faut bosser en faisant se constituer le plus possible de citoyens en peuple constituant parce que constitué en volonté générale qui définit un corps social où "chacun met son moi commun sa vie et sa volonté" (JJ Rousseau :"Le Contrat Social" ) au service de l’intérêt général.

     Bien sûr qu’il faut plein de chevaux légers qui enrichissent par leur réflexion et leur capacité à populariser la nouvelle conception de la citoyenneté impulsée par le plus grand nombre de citoyens.

     Dans l’immédiat , il est important aussi de démasquer les philistins et les jésuites qui font semblant de vouloir tout changer pour que rien ne change. C’est un travail qui ne me plait pas mais qui est indispensable dans la période immédiate.

    Dominique FILIPPI Le 1er octobre 2014 à 10:41
  •  
  • @Pierre Magne

    Le problème c’est que les outils qui existent actuellement doivent dépérir au sens que Gramsci donnait à cette notion de dépérissement à savoir une mutation . Or les appareils sont par définition allergiques à ce qui apparait comme une négation de leur raison d’être.Souvenons-nous des efforts acharnés de l’appareil du PCF pour faire échouer les comités anti-libéraux en 2005-2006 ;en ce moment même essayer noyer la mobilisation dans le parti pour la 6e dans la convocation de 1000 débats sur l’avenir de la gauche afin de ne pas "rouler pour Mélenchon"...et surtout...surtout...noyer la nécessaire et vitale question du vote par tête dans le FDG et non du vote par parti (je n’ose pas dire par ordres...).

    Se mobiliser pour la 6e, c’est aussi créer les conditions d’une vie réellement démocratique du FDG.C’est décisif pour l’avenir.

    Dominique FILIPPI Le 1er octobre 2014 à 12:08
  •  
  • @Aubert et Juliette Sikirdji

    Je vois d’abord et avant tout ,pour l’immédiat c’est à dire le tangible, dans le mouvement pour la 6e République un outil à la fois de dépérissement indispensable du PCF et d’intégration du maximum de communistes encartés dans la pluralité des sensibilités politiques. Quand je sors de l’entre-soi de chacune des chapelles de la gauche de transformation sociale et que je parle de Jean-Luc Mélenchon à tous ceux auxquels il s’adresse pour qu’ils se constituent en peuple, la grande majorité le considère , sans le formuler forcément ainsi, comme le dépositaire de la mémoire du PCF...ce qui ne manque pas de sel...quand on sait que JLM n’a quitté le PS que finalement assez récemment...et que la direction du PCF recherche encore le PS comme interlocuteur valable....Il y a donc un immense décalage entre ce que nous sommes et la façon dont nous sommes perçus par le peuple appelé à être constitué et constituant...Je considère que la PCF n’a plus de réalité politique mais que sa mémoire continue de fonctionner dans l’inconscient collectif du peuple français.D’où la nécessité absolue d’un outil de dépérissement , le mouvement pour la 6e en l’occurrence,
    qui facilite une vie démocratique du FDG...car il sera ubuesque de proposer aux français un plein exercice de la souveraineté ...et ne pas être capable de l’appliquer dans le FDG en commençant par une évidence ...l’adhésion directe au FDG sans passer par la case chapelle et encore moins par la case gamelle !

    Dominique FILIPPI Le 4 octobre 2014 à 15:47
  •  
  • @filipi
    Ici ce n’est pas un blog Lepéniste.
    Le premier à avoir demandé la 6ième république,c’est Lepen avec ordre nouveau puis de nouveau en 1997.
    La 6ième république c’est de l’enfumage utilisé en 2002 par Montebourg,Peillon,Hamon ,Aubry et Mélenchon pour pièger les gogos .Bonjour les dégats !
    tu le comprends ou tu as des oeillères ?
    Un conseil prends un bol d’air car après tes 1000 posts pro Mélenchon (record du Monde),tu dois être ’sonné’..

    SouvenirAvenir Le 4 octobre 2014 à 17:13
       
    • C’est bien ce que je disais ...la pravda a raison !

      Dominique FILIPPI Le 4 octobre 2014 à 21:01
    •  
    • ’Je vois d’abord et avant tout ,pour l’immédiat c’est à dire le tangible, dans le mouvement pour la 6e République un outil à la fois de dépérissement indispensable du PCF et d’intégration du maximum de communistes ’.

      Ce texte aurait pu être signé FN car le FN est aussi pro 6ième république dans la mesure où ,sa 6ième,est un leurre,fantasmée très réactionnaire par le FN.

      Or vous Dominique Fillipi disiez la même chose pour le fdg.
      Affaiblir le PCF,est votre seule motivation .
      M6r ou fdg,pour vous,c’est le PCF qu’il faut tuer.
      Ce faisant,c’est le FN comme avant le PS qui en profitera,pas Jean Luc Mélenchon,discrédité.
      Depuis les dizaines d’années que les forces d’argent,médiatiques,revanchardes poussent dans ce sens,les droits des salariés ont régressé.
      Car c’est l’ensemble des acquis durant la 4ème et 5ième république, permis grâce à un PCF fort qu’au delà de votre discours,la raction vise.
      C’est parce que le PCF s’affaiblit que les travailleurs souffrent de plus en plus.
      Le plus anticommuniste des mouvements ,le FN est un danger car comme vous il souhaite la disparition du PCF.
      Il en profite.Il est à 25% alors que le fdg est à 6,5% est s’achemine vers son score de base ,1,8% de la candidate des Comités anti libéraux ,Buffet en 2007.
      Vous recherchez cet affaiblissement ce qui montre de quel côté vous êtes.Quand commencerez vous à réfléchir ?
      Au fait Pravda veut dire,Vérité et l’URSS a disparu il y a presque 25 ans.Vous raisonnez à retardement.
      à quoi sert il de rabâcher votre sempiternel ressentiment ?

      SouvenirAvenir Le 5 octobre 2014 à 06:20
  •  
  • "1,8% de la candidate des Comités anti libéraux ,Buffet en 2007". Il serait bon, utile, salubre pour ceux qui lisent , de na pas énoncer des contre-vérités. La plupart des lecteurs de Regards savent que les comités anti-libéraux ont été torpillés par la volonté délibérée de ce qui restait de l’appareil du PCF et par le fidéisme au front de bœuf de personnes - presque exclusivement toutes encartées au PCF - incapables de se remettre CULTURELLEMENT en question .

    Dominique FILIPPI Le 5 octobre 2014 à 07:00
  •  
  • "1,8% de la candidate des Comités anti libéraux ,Buffet en 2007". Il serait bon, utile, salubre pour ceux qui lisent , de na pas énoncer des contre-vérités. La plupart des lecteurs de Regards savent que les comités anti-libéraux ont été torpillés par la volonté délibérée de ce qui restait de l’appareil du PCF et par le fidéisme au front de bœuf de personnes - presque exclusivement toutes encartées au PCF - incapables de se remettre CULTURELLEMENT en question .

    Dominique FILIPPI Le 5 octobre 2014 à 07:00
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  • Non ,vous êtes aveuglé par votre anti-communisme.
    Les comités anti-libéraux ont élu Marie Georges Buffet.
    Besancenot et Bové ne l’ont pas accepté par arrivisme .
    Ils se sont désolidarisés.
    Ils ont fait éclater les comités anti libéraux.
    Ils se sont présentés chacun de leur côté contre Marie georges Buffet qui pourtant avait abandonné son poste au secrétariat du PCF.
    Pour Besancenot Bové et de’ nombreuses ’personnalités’ ,les membres du PCF n’avaient pas le droit de vote.
    Cette attitude méprisante de la souveraineté des militant(e)s de la base du PCF a été maquillée sous couvert d’antistalinisme...Pitoyable !

    SouvenirAvenir Le 5 octobre 2014 à 13:51
       
    • Marie-Georges buffet une anti-libérale ? Je m’en étrangle . Le PCF a un pied dedans et un pied dehors au front de Gauche . Encore aujourd’hui les rassemblements d’Hamon et de Montebourg ont été clairs , ils veulent bien d’une alliance avec le Pcf mais sans le Parti de Gauche . Pour nous la situation est claire lors des prochaines élections nous voterons pour le fn dès le 1er tour . Ceci permettra de reconstruire une vraie Gauche non libérale .

      l’ Antonien . Le 5 octobre 2014 à 14:25
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    • @ l’Antonien

      Politique du pire ou politique du pitre ? Cela sert à quoi, ce genre de provocation nauséabonde ?

      Aubert Sikirdji Le 5 octobre 2014 à 14:55
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  • @ l’Antonien

    Politique du pire ou politique du pitre ? Cela sert à quoi, ce genre de provocation nauséabonde ?

    Dominique FILIPPI Le 5 octobre 2014 à 22:58
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  • "Les comités anti-libéraux ont élu Marie Georges Buffet"...phrase exacte si on la comprend au premier degré...examinons la maintenant au second degré...ici dans mon département et j’ai des échos également d’autres régions où cela s’est passé de la façon suivante...le bureau fédéral du pcf organise le covoiturage des encartés qu’on voit pour nombre d’entre eux pour la première fois depuis des mois voire des années à une réunion du PCF...qui viennent pour faire nombre et votent comme un seul Maurice ou Souvenir Avenir et SURTOUT comme le secrétaire fédéral leur dit de voter ! Face à eux des militants anti-libéraux venus d’horizons divers (ex-pc, npa, ecolos, que des anticommunistes dirait Souvenir...mais en ordre dispersé, ne pouvant s’appuyer sur aucune organisation préalable...se font mettre en minorité par des votants qu’on ne verra plus par la suite c’est à dire les années suivante....moi j’appelle çà une victoire du centralisme arithmétique car évidemment seul le résultat compte...
    Victoire du fidéisme au front de boeuf....ce qu’on appelait dans mes jeunes années "l’esprit de parti" noble nom du panurgisme...

    Dominique FILIPPI Le 5 octobre 2014 à 23:20
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  • Par conséquent ,toi Dominique Fillipi tu es contre le droit de vote des militants qui ne pensent pas comme toi.
    Facile,
    Tu ne respectes pas leur choix parcequ’il sont vieux ,font du covoiturage et ont un secrétaire fédéral.
    C’est ça ta 6ième république ?
    Un groupe qui dirige les autres en les amadouant ?
    En plus tu prends une précaution essentielle :
    Il suffit de ne faire voter que les gens qui sont d’accord avec toi.
    Quant aux militants du PCF,on n’en tient pas compte !
    Puisque ce sont des moutons de Panurge,non des êtres humains,amadouons leur berger et le troupeau ira où bon nous semble.
    C’est exactement ce qu’a fait Jean Luc Mélenchon et réussit en se faisant élire deux fois député européen par l’électorat PCF du Sud Ouest,en 2008 et 2014.
    Il lui a suffit de négocier avec les dirigeant(e)s autophobiques et mutantes du PCF.
    Mitterand avait fait la même chose dans les années 80..
    Mais pourquoi se gêner,tant qu’à faire ?
    Jusqu’à la semaine dernière tu ne jurais que par le front de gauche maintenant tu pestes contre ?!
    Tu le qualifies avec mépris de : ’ front de boeuf ’(sic tes posts + haut).
    Suspect,quand même car quand c’est flou,il y a un loup.
    Pourquoi ?
    tu t’es rendu compte que le fdg n’a pas tué les communistes ? Ces moutons de Panurge que tu destines à l’abattoir ?
    J’imagine que dans ta 6ième république,il n’y aura plus de possibilité pour le PCF d’exister ?

    SouvenirAvenir Le 6 octobre 2014 à 05:09
       
    • Crois-tu vraiment ce que tu écris ? Si oui, tout dialogue et a fortiori toute fraternité est impossible.Ceux qui me lisent - avec autre chose que des œillères et des yeux traquant la faille - savent de quoi je parle s’ils ont milité dans les comités anti-libéraux en 2006....Ceux-là savent combien le comportement du PCF a meurtri et a démobilisé nombre d’entre eux au point qu’un nombre conséquent est allé se réfugier dans l’impasse des comités de soutien à Bové...Si tu as deux sous d’honnêteté intellectuelle ose dire que toi aussi - malgré tes œillères et ta capacité à débusquer les faux frères - surtout lorsqu’ils ne le sont pas - tu ne l’as pas vu !?

      Je prends à témoin ici tous les lecteurs de Regards qui ont milité dans les comités anti-libéraux en 2006. La Révolution n’a aucune chance d’aboutir en cultivant le panurgisme, ce qu’ Aragon appelait "le Biaffra de l’esprit". Où est le respect des militants et des adhérents quand on vient les trouver UNIQUEMENT pour faire nombre et décrocher des majorités de circonstance ?!Spéculer sur le sentiment d’appartenance , c’est mépriser ses camarades.

      Dominique FILIPPI Le 6 octobre 2014 à 07:36
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  • C’est toi qui a écrit :
    ’Je vois d’abord et avant tout ,pour l’immédiat c’est à dire le tangible, dans le mouvement pour la 6e République un outil à la fois de dépérissement indispensable du PCF et d’intégration du maximum de communistes ’.

    Tu ne cesses d’écrire ton souhait d’affaiblir le PCF.A mots couvert,perfidement ou plus rarement nettement.
    faudrait t’applaudir ?
    Tu le caches pour les naïfs mais depuis des mois et jusqu’à la semaine dernière c’était avec le fdg maintenant avec M6R que tu proposais d’étouffer le PCF.
    Or je suis au PCF comme des dizaines de milliers d’autres personnes .
    Je n’aurai aucune fraternité avec quelqu’un qui veut tuer le PCF.
    Toi même tu n’ as aucun respect pour le PCF que tu veux asphyxier.
    Ta haine pour le parti communiste et ses militants est autant inépuisable que sournoise.
    Certes tu joues les belles âmes pour les nouveaux lecteurs du blog mais c’est pour la galerie.
    Les exemples de la destinée des communistes en italie, espagne et en françe montrent qu’entre les liquidateurs des PC ,intérieurs (autophobiques) ou extérieurs (anti-PC) et les pro-PCF,c’est une lutte à mort.
    Qui profitera de la disparition du PCF alors que lorsque le PCF était à 28,7% en 1947,il imposait le programme collectiviste du CNR dont le peuple profite encore aujourd’hui 67 ans après ?
    Quant au panurgisme de tes rêves ,ton souhait le plus cher c’est que les communistes suivent bêtement Mélenchon dans le but qu’il fasse une OPA sur le PCF.
    Pas de chances,ça ne se fera pas..Vos bâtons de berger sont trop anti-communiste,trop Maastrichtien et miterandien.
    Nous avons déjà donné.....Le résultat,nous le voyons tous les jours or nos enfants et petits enfants méritent mieux que cet avenir cupide qui se prépare.

    SouvenirAvenir Le 6 octobre 2014 à 09:31
       
    • @Aubert Sikirdji

      On en a trouvé un vrai de vrai ! Mieux encore que Maurice !

      Dominique FILIPPI Le 6 octobre 2014 à 12:41
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  • @Dominique Filippi
    Tu n’as rien trouvé du tout,c’est moi qui veut bien me montrer pour te contrer !
    Tout simplement parce que ton objectif d’étouffer le PCF est mort.
    Tu le sais alors tu joues ’du mépris’..D’habitude tu joues du Pipeau..

    SouvenirAvenir Le 6 octobre 2014 à 13:50
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  • @ Dominique et "Souvenir...

    Reprenons donc depuis l’histoire des comités antilibéraux...
    Marie-Pierre Vieu a écrit en 2012 une chronique de sa trajectoire politique, dans « Pour une Gauche décomplexée », éditions Arcane. Je la cite, sans commentaire de ma part, pages 69-70 :

    « ...La bataille puis la victoire du non au TCE de 2005 vont finir de nous persuader que la gauche politique doit maintenant être au diapason de la gauche sociale. Au niveau de ses exigences et des ruptures qu’elles appellent. Là est la véritable clef du changement.
    2007 et l’expérience des collectifs antilibéraux, sera une étape dans ce qui va nous amener à la création du Front de gauche. Mais l’absence dans cette démarche des socialistes ayant fait campagne pour le non, réduit inévitablement le champ du rassemblement d’une candidature commune pour l’élection de 2008, et singulièrement sa capacité à parler à toute la gauche. Je sais également qu’il y aura affrontement sur la place octroyée aux partis politiques dans une telle construction, particulièrement au mien. Nous ne pouvons pas lâcher sur cette question, parce que réduire au silence les organisations politiques sous prétexte de non-récupération, c’est faire abstraction de la fonction même de la politique : celle de la construction d’un rassemblement majoritaire et de la prise de pouvoir ! Cependant, nous encaissons le choc : 1,97%, la défaite de la gauche...
    L’échec de la candidature unitaire pèse lourdement dans ce résultat ; elle a sur moi, l’effet d’un déclic, me persuadant que le PCF ne peut pas en rester là ! Depuis longtemps maintenant, ce que nous produisons n’est plus conforme à ce que nous préconisons, c’est-à-dire nous mettre au service de l’intervention populaire. Je ne me contente plus de l’explication consistant à aller chercher la responsabilité de nos propres déficiences ailleurs. Jusqu’à minorer parfois notre rôle dans le fil des évènements, se cantonner à être spectateurs quand nous sommes des acteurs. En fait, je commence vraiment à penser que c’est tout notre monde culturel et organisationnel qu’il faut réinventer, car celui dont nous avons hérité est aujourd’hui un frein à nos propres réflexions et actions.
    « Métamorphoser le PCF » pour sauver le communisme. Ne pas confondre le combat et ses supports. Cela, en 2008, m’a amené avec d’autres camarades, à porter jusqu’en congrès la nécessité de travailler au dépassement de notre parti. Parce qu’il adviendrait un moment où la question nous serait historiquement posée, que mieux valait l’anticiper que la subir. C’est une prise de position qui m’en a coûté personnellement, d’abord pour sortir du rang et la prendre ; plus encore par la suite. »

    Aubert Sikirdji Le 6 octobre 2014 à 14:19
       
    • "C’est une prise de position qui m’en a coûté personnellement"...çà c’est sûr...c’est pourquoi j’attends avec le plus grand intérêt la position de cette camarade après la réunion de novembre du FDG...

      Dominique FILIPPI Le 6 octobre 2014 à 15:16
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  • Non !
    Vous êtes à côté de la plaque.
    C’est le FN qui mettra en place la 6ième république pour laquelle ils militent depuis toujours.
    La preuve,ce dernier sondage :
    Si le PS est éliminé au 1er tour, ce qui est probable en l’absence de retournement significatif de la conjoncture, et que le choix de 2e tour est FN contre UMP (ou sa nouvelle appellation PMU), de deux choses l’une :

    - Soit le candidat de droite est Juppé ou Fillon, et le vote républicain permettra à ce candidat de capitaliser sur son nom un grand nombre de voix de gauche qui n’iront pas vers l’abstention ;

    - Soit le candidat de droite est Sarkozy et un très grand nombre d’électeurs de gauche voteront Le Pen pour ne pas revivre le cauchemar du quinquennat précédent.
    Cela ne fait que mettre en évidence que Mélenchon avec sa sixième.
    Il va perdre et son temps et son énergie et faire perdre, par la même occasion, ceux de ses partisans.
    Vu que ce changement de constitution, pourrait advenir, par déduction, en jouant malin.Pour ça, il faut pas être empêtré dans une idéologie à la noix(anti-communisme) qui paralyse toute action d’avenir pour celui ou celle, (qu’importe sa couleur politique) qui permettra au peuple de retrouver sa souveraineté .
    L’avantage de cette solution serait en outre d’ouvrir une crise de régime - la présidente Le Pen n’ayant pas de majorité législative - qui déboucherait sur la nécessité urgente de se débarrasser enfin d’une Ve République subclaquante pour aller vers une plus conforme aux attentes du peuple,la 6ième du FN,qui contrairement à la 5ième quine sera pas sociale vue que c’est le FN qui la pondra .
    En attendant,comment répondre aux angoisses délirantes exprimées sur ce blog.
    Evidemment,il faut renforcer le PCF et la nébuleuse communisante ( le fdg,sans adhésion directe).
    Il ne faut pas négliger le fait que beaucoup de gens à gauche sont à la recherche d’une « religion », d’un lien qui leur permet de communier.
    Le PCF sait fonctionné depuis des années sur ce modèle « religieux »,malgré les freins autophobiques en son propre sein.
    Mélenchon n’a fait qu’essayer de reconstituer ce mécanisme .
    Or,il est dépassé comme ,il l’explique sans vergogne dans le Nouvel Obs de cette semaine du 8/10:2014..
    Le probème, c’est que ce genre de lien(admiration fanatique du sauveur,Mélenchon) exclut toute posture critique : celui qui n’est pas d’accord est au mieux un imbécile, au pire un traître.Le fanatisé,ne se rend pas compte de son aveuglement.
    Nous l’observons sur ce blog comme une confirmation de la toxicité pour tous,des positions anti-PCF.

    SouvenirAvenir Le 9 octobre 2014 à 09:03
       
    • Tu as raison de faire le départ entre religion et fanatisme.

      Aubert Sikirdji Le 10 octobre 2014 à 08:09
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  • J’ai arrêté de lire ce que je ne saurais appeler un débat. Je suis écoeuré de voir tant d’entre vous se complaire à remuer la merde : sur quoi voulez-vous que ça débouche ?
    Surement pas sur une 6° république que j’appelle de mes voeux. Alors, camarades, respectez votre passé aux uns et aux autres, vos cultures diverses, vos expériences multiples. Il est grand temps de TOURNER LA PAGE, comme l’indiquait Jean-luc MELENCHON ce matin (9 octobre) sur France-Inter

    Paul REGUER Le 9 octobre 2014 à 16:47
       
    • ...Jean-Luc propose mieux que de se respecter les uns les autres, si ce mot voulait dire : se tenir à distance et "à respect", sous la menace de faire sécession, parce que nous ne pourrions plus rien nous dire, une fois que nous nous serions contentés de nous poser des ultimatums, en fonction de telle ou telle date à venir...

      A savoir : de RESPECTER carrément... NOS DEBATS : de les prendre au sérieux, afin qu’il en sorte quelque chose.

      Car nos passés aux uns aux autres, nos cultures diverses, nos expériences multiples sont, je suis d’accord, hyper précieuses !...

      La chose la plus importante : avoir conscience que les choses ne se régleront pas d’en haut.

      Aubert Sikirdji Le 9 octobre 2014 à 17:50
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  • @ Paul REGUER

    J’ajoute que "le bas", ce n’est pas ici. J’ai déjà dit, de manière abrupte, que nous n’étions pas là pour militer. Evidemment c’est faux, dans le sens que nous y faisons valoir notre point de vue !... Mais c’est vrai, dans le sens que nous restons virtuels, les uns pour les autres : et je ne vois pas comment nous pourrions nous comporter, pour ainsi dire et à la limite, comme si nous étions en train de "négocier" quoi que ce soit !...

    En revanche, il reste l’intérêt de l’échange de connaissances (et L’ALIMENTATION de nos provisions d’arguments, comme de nos cultures respectives) : dès lors que celui-ci n’est pas parasité par l’intolérance.

    Aubert Sikirdji Le 9 octobre 2014 à 18:21
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