Accueil > Politique | Par Nathanaël Uhl | 8 octobre 2014

L’écologie politique, point de convergence de la gauche ?

Reporterre organisait à Paris, lundi soir, une rencontre intitulée "L’écologie au cœur de la reconstruction politique", pour confronter les points de vue sur le mode de la participation citoyenne, et pour amorcer un renouvellement de la gauche.

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Après le résultat calamiteux des élections municipales et européennes de ce début d’année, les initiatives pour réinitialiser le logiciel de la gauche fleurissent. Lundi 6 octobre au soir, c’est le site Reporterre qui organise une rencontre débat sur le rôle de l’écologie politique dans l’alternative. Le théâtre Dejazet accueille l’événement et est rapidement plein d’une foule venue interpeller autant qu’écouter les responsables politiques. Sur la suggestion des organisateurs, la salle fait entendre à la tribune qu’elle entend voir les organisations s’entendre sur des aspects très concrets.

L’expérience des luttes communes

Hervé Kempf, co-maître de cérémonie de la soirée avec Élise Aubry, insiste sur la nécessité de dépasser le constat de la « trahison » du Parti socialiste et de sa « dérive oligarchique » pour aller vers la mise en lumière de propositions communes aux forces qui ont mis l’écologie au cœur de leur projet politique. Il appuie son invitation sur les propos des internautes collectés par Reporterre en amont du débat. La salle témoigne, au travers de ses questions, de la même volonté.

Les intervenants, représentant "petits" et "grands" partis mais aussi des mouvements politiques comme Utopia ou eux-mêmes, ne se font pas prier. De Pierre Larrouturou (Nouvelle donne) à Noël Mamère (député apparenté Europe Écologie-les Verts), chacun affirme que l’écologie est incompatible avec le capitalisme. Filant la cohérence, et répondant à l’invitation du premier orateur à mettre le sujet sur la table, le porte-parole d’EELV Julien Bayou, la nécessité d’une action résolue contre le projet de Grand marché transatlantique (GMT ou TAFTA) apparaît comme le premier point sur lequel la diversité politique représentée peut s’entendre. Tout un chacun s’accorde sur la nécessité de réussir la mobilisation européenne du 11 octobre contre le Traité transatlantique.

Les participants, au demeurant, ont déjà « l’expérience de nombreuses luttes communes », relève Corinne Morel-Darleux, du Parti de gauche, en les listant : sortie du nucléaire, refus des gaz de schiste, Notre-Dame-des-Landes, ZAD du Testet dans le Tarn ou ferme des mille vaches… Elle estime que « l’enjeu du climat [ndlr qui fera l’objet d’une conférence internationale en 2015 à Paris] devrait suffire à créer des convergences ». Avant de relativiser l’enjeu écologique s’il n’est pas assorti d’une prise en compte des dimensions sociales et démocratiques. Un point de vue partagé par Noël Mamère, jamais avare d’une remise en cause : « Aucun d’entre nous ne peut dire que l’écologie va régler tous les problèmes. Ce serait de l’éco-totalitarisme. »

« Un changement venu du bas »

Reprenant la balle au bond, la députée socialiste frondeuse Barbara Romagnan souhaite que la loi de transition énergétique, dont l’examen vient de commencer à l’Assemblée nationale, devienne « un outil de répartition des richesses au profit des 8 millions de personnes qui souffrent de précarité énergétique ». Ce projet de loi, dans sa présentation actuelle, est d’ailleurs loin de satisfaire la parlementaire ou les autres intervenants. "Projet bas carbone", il apparaît loin des ambitions en matière de recherche d’énergies nouvelles et encore plus loin d’une véritable "transition écologique". Le texte de loi témoigne plutôt de la difficulté qu’ont les partis « à être le creuset de l’action et de la création politiques de demain », selon les mots d’Anne Le Strat, qui représente le mouvement Utopia.

Dans la critique des partis "traditionnels", Vincent Liegey, du Parti de la décroissance, n’y va pas de main morte. Il appelle à « rompre avec les vieilles pratiques » pour promouvoir « un changement venu du bas, basé sur la réappropriation des espaces, la réappropriation des communs », mettant en exergue les expériences des Indignés, d’Occupy ou de Podemos en Espagne. Pierre Larrouturou poursuit en rappelant que « le mur de Berlin n’est pas tombé grâce à une coalition de partis, mais à la convergence joyeuse des citoyens ». Pour autant, l’économiste passé par le PS et les Verts invite à « se donner les moyens d’incarner une alternative avec le soutien des partis ». Il souhaite aussi « construire les désaccords en allant jusqu’au bout des débats de fond ». Une démarche qui trouve écho dans la proposition faite, au nom d’Ensemble ! par Myriam Martin, de tenir partout en France des « assises de la gauche radicale pour construire les conditions de l’alternative politique ».

La tribune converge, enfin, à diagnostiquer une société où « le mal-être domine », « une société en dépression qui augure des replis identitaires, du renfermement », souligne Barbara Romagnan. Ce qui amène chacun à proposer de réintroduire de la « poésie », selon le mot de Corinne Morel-Darleux, « dans un nouvel imaginaire collectif ». Les boucles du Magnetic Band, groupe de musiciens qui a animé toute la soirée, ont semblé indiquer que c’était possible.

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  • Si nous voulons en sortir, il faut en finir avec une « physique sociale », comme avec une idéologie dite social-libérale de l’Equilibre !... Dans son dernier livre, par exemple, Robert Hue s’estime par exemple quitte avec l’enjeu en question, en avançant l’idée d’une politique du nucléaire classiquement « équilibrée », entre démocratie, sûreté, et Progrès !...

    J’ai déjà écrit ailleurs : "« La règle verte » est, par exemple, une belle trouvaille pédagogique. Mais attention !... Cela fait longtemps que les Verts sont persuadés de sa nécessité : à savoir au minimum d’un « EQUILIBRE » entre notre empreinte écologique et ce qui est humainement supportable. En même temps, il existe un profond enjeu idéologique sur précisément le thème de « l’équilibre »... qui sert d’une manière générale à l’idéologie petite-bourgeoise et (sociale)-libérale-démocrate !... Socialement parlant, il n’y a pas d’objectif d’équilibre à avoir : le progrès, ce ne sera jamais un équilibre !... Et il n’y a pas de raison d’y renoncer."

    Ceci dit, on n’a encore pas tout dit, car ce progrès que « l’on n’arrête pas », il nous faut désormais urgemment savoir dans quel sens !... Progrès machinal des forces productives, ou progrès qualitatifs des êtres humains, entre eux ? Il faut donc reprendre la définition du temps, de la flèche du temps, dont nous sommes les marionnettes, sous l’égide de l’idéologie du Progrès...

    Voir Daniel Bensaïd, « Walter Benjamin, sentinelle messianique », page 69, où il écrit : « Le concept fondamental du matérialisme n’est pas celui du progrès, mais celui d’« actualisation ». Actualisation des potentialités. Plus loin : « le progrès s’est embourgeoisé. Passé du côté de l’ordre, il est devenu apologétique. Il ne saurait désormais loger dans la continuité du temps, « mais dans ses interférences : là où quelque chose de véritablement nouveau se fait sentir pour la première fois avec la sobriété de l’aube. » L’actualisation ne correspondrait-elle pas à l’irruption du meilleur des capacités humaines ? Car à l’inverse, écrit-il plus loin, il y a une autre pente, celle de : « La catastrophe-avoir manqué l’occasion ».

    Aubert Sikirdji Le 9 octobre 2014 à 01:18
       
    • Comprendre alors ce "concept" de catastrophe, inséparable d’un processus traumatique, c’est comprendre que, par définition, il n’existe pas de catastrophe (en soi) libératrice !... A l’inverse, c’est l’effort en faveur d’un processus de libération qui se donne les moyens d’une prévention de la catastrophe !...

      Aubert Sikirdji Le 9 octobre 2014 à 10:32
    •  
    • D’ailleurs...

      ...Walter Benjamin, « Charles Baudelaire », petite bibliothèque payot, page 242 : « Il faut fonder le concept de progrès sur l’idée de catastrophe. QUE LES CHOSES CONTINUENT A « ALLER AINSI », VOILA LA CATASTROPHE. Ce n’est pas ce qui va advenir, mais l’état de choses donné à chaque instant. La pensée de Strinberg : l’Enfer n’est nullement ce qui nous attend, mais CETTE VIE-CI. »

      Aubert Sikirdji Le 18 octobre 2014 à 15:36
    •  
    • ...Et (de mémoire) Aragon : « Pourquoi dire après nous le déluge, quand le déluge, c’est nous ? »...

      Aubert Sikirdji Le 4 janvier 2015 à 01:18
  •  
  • Non !
    Vous êtes à côté de la plaque.
    C’est le FN qui mettra en place la 6ième république pour laquelle ils militent depuis toujours.
    La preuve,ce dernier sondage :
    Si le PS est éliminé au 1er tour, ce qui est probable en l’absence de retournement significatif de la conjoncture, et que le choix de 2e tour est FN contre UMP (ou sa nouvelle appellation PMU), de deux choses l’une :

     Soit le candidat de droite est Juppé ou Fillon, et le vote républicain permettra à ce candidat de capitaliser sur son nom un grand nombre de voix de gauche qui n’iront pas vers l’abstention ;

     Soit le candidat de droite est Sarkozy et un très grand nombre d’électeurs de gauche voteront Le Pen pour ne pas revivre le cauchemar du quinquennat précédent.
    Cela ne fait que mettre en évidence que Mélenchon avec sa sixième.
    Il va perdre et son temps et son énergie et faire perdre, par la même occasion, ceux de ses partisans.
    Vu que ce changement de constitution, pourrait advenir, par déduction, en jouant malin.Pour ça, il faut pas être empêtré dans une idéologie à la noix(anti-communisme) qui paralyse toute action d’avenir pour celui ou celle, (qu’importe sa couleur politique) qui permettra au peuple de retrouver sa souveraineté .
    L’avantage de cette solution serait en outre d’ouvrir une crise de régime - la présidente Le Pen n’ayant pas de majorité législative - qui déboucherait sur la nécessité urgente de se débarrasser enfin d’une Ve République subclaquante pour aller vers une plus conforme aux attentes du peuple,la 6ième du FN,qui contrairement à la 5ième ne sera pas sociale vue que c’est le FN qui la pondra .
    En attendant,comment répondre aux angoisses exprimées sur ce blog.
    Evidemment,il faut renforcer le PCF et la nébuleuse communisante ( le fdg,sans adhésion directe).
    Il ne faut pas négliger le fait que beaucoup de gens à gauche sont à la recherche d’une « religion », d’un lien qui leur permet de communier.
    Le PCF sait fonctionné depuis des années sur ce modèle « religieux »,malgré les freins autophobiques en son propre sein.
    Mélenchon n’a fait qu’essayer de reconstituer ce mécanisme .
    Or,il est dépassé comme ,il l’explique sans vergogne dans le Nouvel Obs de cette semaine du 8/10/2014..
    Le probème, c’est que ce genre de lien(admiration fanatique du sauveur,Mélenchon) exclut toute posture critique : celui qui n’est pas d’accord est au mieux un imbécile, au pire un traître.Le fanatisé,ne se rend pas compte de son aveuglement.
    Nous l’observons sur ce blog comme une confirmation de la toxicité pour tous,des positions anti-PCF.

    SouvenirAvenir Le 9 octobre 2014 à 09:39
  •  
  • @ Dominique

    Dans le fond c’est pas mal de ponctuer nos échanges par quelques souvenirs. Ca pourrait permettre de faire de la reconstitution historique !...

    Au fait, il est où SouvenirAvenir, il a encore disparu ?

    " - Reviens, Léon !..."

    Aubert Sikirdji Le 10 octobre 2014 à 14:35
  •  
  • Encore un article de Regards qui ne prononce pas les mot "Mouvement pour la 6ème République" !
    .
    Surprenant !
    .
    Et pourtant les objectifs de ce mouvement, c’est de mettre en place une 6ème République, démocratique, sociale et écologique !
    .

    Pierre Magne Le 11 octobre 2014 à 10:32
       
    • ...Sauf qu’il est beau le peuple souverain au ventre vide, il est beau le peuple souverain aux prises avec les catastrophes climatiques...

      Aubert Sikirdji Le 11 octobre 2014 à 10:44
  •  
  • La direction autophobique a effectivement tout fait pour que MGB soit candidate des comités anti-libéraux.
    Les votes de ces comités ont logiquement désigné MGB.
    Rappelons que 99% des forces militantes étaient PCF.
    Démocratiquement,c’est normal que MGB ait été élue.
    MGB a démissionné du secrétariat du PCF,n’a jamais mis de logo PCFsur ces affiches.Jjusqu’au bout,elle a mis ’les formes’.C’est une trés grande naïve doublée d’autophobisme .
    Elle a cru qu’en étant investi par les comités antilibéraux les anti-communistes de ces comités respecteraient le vote militants.
    Mais les Hyènes anti PCF à la Dominique Fillipi,ont aussitôt détruit les comités anti libéraux pro PCF.
    Car Besancenot,comme Bové,comme Fillipi ne sont pas préoccupés par la démocratie.
    Ils sont intéressé par le dépeçage du PCF non par son renforcement.
    Depuis longtemps ils oeuvrent à la disparition du PCF.
    Ils ont sabotés MGB candidate élue des comités anti libéraux en se présentant contre elle.
    De même aujourd’hui pour le fdg que Dominique Fillipi trouve trop avantageux pour le PCF.
    Dominique Fillipi,dont chacun mesure la morgue et le mépris pour les militants et la direction du PCF,ne trouve même pas que cet irrespect est anormal..
    C’est un grand inquisiteur ,naturel voire inconscient, anti PCF.
    Un Torquemada,grand inquisiteur de la secte Mélenchonienne,inoffensif heureusement sur ce blog,suffisant,repus.
    Seule l’influence qu’il a sur certains lecteurs antiphobiques du PCF est néfaste.
    Son narcissisme l’ aveugle tellement, qu’il ne voit pas ce qui apparaît dans ses textes ?L’intolérance au PCF.
    Torquemada était un inquisiteur qui a envoyé des milliers de personnes au bûcher pour cause d’hérèsie.
    Car il ne supportait pas une autre autorité que celle de son groupe .Sur ce blog où sévit Dominique Filippi,c’est la mise en accusation perpétuelle des pro-PCF.
    Ce blog est animé par des anticommunistes viscéraux et dissimulateurs comme Dominique Fillipi .
    Ils sont intolérants à l’égard des militants actuels du PCF.
    Ils cherchent à les briser comme Torquemeda le fit réellement au 17-18ième siècle...
    C’est d’ailleurs pour cela qu’ils projettent cette image odieuse du PCF.
    Dominique Filippi,vous nous ’vendez’ la 6ième comme une solution miracle à tous nos problèmes.C’est du foutage de gueule.
    Vous proposez la 6ième république,comme depuis plus de 20 ans,Montebourg,Filipetti, Marine le Pen, Hamon, Royal, Mélenchon, objectif grande tarte à la crème ?
    Berner l’électorat,c’est sa votre ’fabrique de la politique’ ?
    Par ailleurs, au delà de votre acharnement dissimulé contre le PCF , quel avenir proposez vous aux lecteurs de ce blog ?
    Vous lire à longueur de blogs déblatérer sur ce PCF qui vous survivra ?
    Cela fait des années que vous misez tout sur sa disparition or vous assistez à l’enterrement de son enterrement.
    Vous en êtes aigris,sourds au débat et vindicatif.
    Trop,c’est trop.
    Bientôt je vais lancer un appel à boycotter ce blog.
    Mais d’abord je veux voir cet ignoble anti communiste de Dominique Fillipi changer d’avis devant l’inanité de ces commentaires.
    Déjà il a modifié ces propos sur le PCF,le fdg depuis qu’il sait que je copie ses commentaires insultants pour les envoyer à Pierre Laurent.
    Cela vous obligera à respecter les personnes communistes.
    Vous ne pouvez pas cracher sur la direction du PCF et après être écouté.
    Il faut assumer.
    C’est élémentaire que de respecter les autres,y compris membres du PCF.
    Naturellement,vous ne savez pas le faire.
    D’où vos erreurs.
    Je savoure à l’avance le spectacle de Dominique Fillipi quand il avalera la couleuvre de la non adhésion directe.Alors,j’appellerai au boycott de ce blog.Bonne journée !

    SouvenirAvenir Le 13 octobre 2014 à 07:37
  •  
  • @ SA

    Qu’est-ce que vient faire ici ce texte en double, posté ce matin à 7h37 ? Je suis sans doute, présentement, sur ce blog le plus envahissant qui soit, mais je ne permets pas ça...

    Encore une fois, le but n’est pas de nous répéter, mais d’avancer.

    Ici, c’est de "L’écologie au cœur de la reconstruction politique", qu’il s’agit.

    Voici donc, sur le thème de l’écologie et ...de ton cher Pierre Laurent une première partie du commentaire que je lui aurais envoyé, sur son blog, après son discours à l’université d’été du PCF, si je m’y étais pris à temps, avant que les commentaires ne soient clos :

    "Bonjour Pierre Laurent,

    ...A propos de ce dont on a jasé..., vous avez justifié, lors de la clôture de l’Université d’été du PCF de cette année, ...votre prestation devant les socialistes dits « désorientés », à La Rochelle.

    Ce n’est pas tellement mon problème,

    ...mais plutôt ce dont on n’a pas parlé : à savoir qu’aucun dirigeant national (pourquoi pas vous ?) ne s’est exprimé au rassemblement, auquel j’ai participé, de Notre Dame des Landes, de début juillet. Etait-ce un problème « d’invitation » ?... Pourquoi ne pas avoir, là aussi, pu venir « affronter les contradictions », s’il en existe ? Vous avez avancé que « nous savons, nous les communistes, être aux rendez-vous »... (Je me suis permis de mettre « rendez-vous » au pluriel...) Pour une attitude sans exclusives...

    Au demeurant, les « très nombreuses initiatives » que vous programmez « tout au cours de cette année, sur la question de la transition écologique, avec l’ambition de préparer la conférence internationale sur le climat, qui va se tenir, fin 2015, à Paris » sont effectivement nécessaires... Comme de vous proposer « d’écrire à toutes les forces progressistes, dans le monde, avec lesquelles nous travaillons, pour engager un travail politique de préparation de cette conférence internationale » est une contribution forte...

    Vous parlez, en ce sens, de « franchir une étape, en France, en Europe, dans le monde, de la qualité et du niveau de notre intervention sur ces questions de la transition écologique et d’une lutte efficace pour la préservation du climat et contre les risques que fait courir le capitalisme international. » Car, dites-vous, « avec leurs politiques aveugles et capitalistes, ils passent à côté de ce nouveau monde... »

    Je vous rappelle en ce sens le slogan qui avait cours à NDDL, en juillet, et qui se décline aussi ailleurs : « nous ne voulons pas de cet aéroport, ni du monde qui va avec » !... Sur ce type de mobilisation, il existe beaucoup de nouveaux militants, fort intéressants, et pas « désorientés » ni médusés par "La Situation" pour deux ronds, car ils savent fort bien ce qu’ils veulent...

    Les luttes contre tous les grands projets inutiles et imposés, ...est-ce un genre de mobilisations... hors-sujet de ce beau parti-pris d’un « communisme de nouvelle génération », que vous vous proposez de construire « pas après pas » ? Vous parlez de « croiser les savoirs et les compétences » : de fait, une énorme richesse de compétences d’en-bas se développe sur le terrain..."

    Aubert Sikirdji Le 13 octobre 2014 à 14:16
       
    • Ben... sauf que les forums de NDDL, il y a des gens de partout qui, comme on dit, "convergent"... Ca débat large, comme à la fête de l’Huma... Heureusement que celle-ci n’est pas l’affaire de la fédé du Peu Ce Feu local...

      Aubert Sikirdji Le 14 octobre 2014 à 14:56
  •  
  • Le PCF s’est toujours battu pour le rassemblement.
    Dans les années 30 ,il est a l’origine du Front Populaire,avec son mot d’ordre : pain,paix,liberté.
    Pendant la dernière guerre,il a de nouveau rassemblé la Résistance en créant le Front National ( rien a voir avec celui d’aujourd’hui ) pour libérer le pays et aboutir au programme du conseil national de la Résistance.
    C’est encore le PCF qui est a l’origine de l’union de la gauche ,sur la base du programme commun ,en 1972.
    Mitterrand déclare la meme année a l’Internationale socialiste ,qu’il l’a signé uniquement pour prendre 2 a 3 millions de voix au PCF .Mélenchon,etait membre du PS.
    Au moment de l’actualisation du programme commun en 1977,le PS en a profité pour le vider de son contenu. Mélenchon était toujours membre du PS.
    Pour le référendum sur le traité de Maastricht,le PCF appelait a voter NON et le PS avec la droite a voter OUI.
    Mélenchon était encore membre du PS.Il devait certainement "manger" du coco a cette époque ,les traitant de ringards,etc...Il porte une part de responsabilité dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui ,et il veut nous donner des lecons ?.
    La baisse d’influence du F de G commence avec le discours de Marseille lors des présidentielles .Certains citoyens n’etaient pas prés a entendre un discours qui était pourtant d’avant garde.
    Mélenchon prend comme prétexte les accords au cas par cas de communistes et socialistes au municipales pour taper sur le PCF.
    Par contre,lui a passé des accords avec des verts,qui étaient pourtant au gouvernement.Et puis il se contredit quand il dit :"Meme la ou des Maires socialistes ont fait du bon boulot ils ont été battus."
    Pourquoi ne pas s’allier avec des socialistes,s’ils ont fait du bon boulot ?Cela ne nous empeche pas de critiquer la politique du gouvernement.
    Mitterrand s’est servi du programme commun pour affaiblir le PCF.Mélenchon se sert du F de G (qu’il s’approprie) pour faire la meme chose.
    Le probleme c’est que les citoyens attendent que tout viennent d’en haut. Dans les années 30 on a eu un gouvernement de gauche,mais il y eu les grandes grèves de 1936.En 1981,1997,2012,les citoyens attendent.S’ils ne bougent pas,il faut s’attendre au pire,tout dépend d’eux ,et attention aux divisions.

    Colombe Le 14 octobre 2014 à 15:35
       
    • Robert Desnos :

      "Une fourmi de dix-huit mètres
      Avec un chapeau sur la tête…

      Ça n’existe pas"

      N’est-ce pas ?

      ...Sinon, personne n’est dispensé de bouger. Le PCF comme les autres.

      Car ...des communistes à part rentière, ça n’existe pas !...

      Aubert Sikirdji Le 14 octobre 2014 à 19:11
    •  
    • ...Il n’existent, effectivement, que par l’utilité, toujours relative, qu’ils se sont donnée : de rassembler.

      Aubert Sikirdji Le 14 octobre 2014 à 23:22
  •  
  • @ Colombe

    (...Je connais tous les lieux où la colombe loge
    Et le plus naturel est la tête de l’homme...

    Paul Eluard)

    1/- Autant je souscris avec la nécessité d’un recul historique, autant il est évident que l’on ne peut avoir une vision abstraite ni atemporelle de « Le-Parti », ni de « Le-Rassemblement » !... « Pas de raisonnement machinal, analyse concrète de la situation concrète !... », disait Machin !... En outre, se rassembler ne consiste surtout pas à se ressembler !... Nous ne sommes pas tenus d’avoir tous et toutes les mêmes chemises au Premier Mai !...

    2/- D’autre part, l’obsession d’être à l’origine des choses ne tient pas, à long terme !... Je scie à l’envie, allant répétant, pas que dans le désert, la vérité suivante : qu’IL N’Y A PAS DE MONOPOLE HISTORIQUE DEFINITIF DE L’INITIATIVE HISTORIQUE LEGITIME !...

    3/- Machin disait aussi que seule la vérité est révolutionnaire. Personne n’ayant la science infuse, cela suppose une aptitude permanente à l’AUTOCRITIQUE, bien comprise !... Ce qui suppose, entre autres, à ne pas battre sa coulpe que sur la poitrine de son voisin ou de sa voisine !... Ensuite, de ne pas évoquer des échecs, sans tenter de remonter aux erreurs qui les ont permis. Cela ne relève pas d’une haine de soi religieuse, synonyme de RENIEMENT, ou d’abjuration de ses fautes existentielles, mais d’une attitude POLITIQUE !... De ce point de vue, oui, Jean-Luc Mélenchon nous redonne quelques leçons de POLITIQUE et d’honnêteté : savoir reconnaître ses erreurs, sans reniement de ce qu’on a été, afin comme on dit, « d’avancer »... A ce propos, c’est vous, Colombe, qui campez dans une appréciation TORDUE, et déshonnête, à son égard...

    4/- Lorsque vous dites que le Big Problème, c’est que « les citoyens attendent » que les choses viennent d’en-haut, c’est unilatéral : cela relève de ce que je nomme « la délégation de pouvoir à l’envers » !... Car les citoyens ne sont pas faits pour compenser ni oublier les conneries faites par les Politiques, ni leur manque de clarté !...

    5/- « Attention aux divisions !... » n’est pas un argument (je renvoie, par exemple, à la posture d’un « bdpif », sous l’article « Dialogues à distance entre les gauches du PS »...) L’honneur d’une construction alternative, c’est de n’avoir rien de tabou : de savoir TRAVAILLER les désaccords, et respecter ses débats... Et donc de savoir regarder en face ce qui divise, pas seulement de le déplorer. Sans retirer à l’autre quoi que ce soit de ses mérites, ni lui ajouter des reproches, sur la base du fantasme...

    5/- En ce sens, oui nous avons à FAIRE ensemble, et non à nous reprocher d’ETRE ceci ou cela !...

    6- ...De ce point de vue, il y a à prendre de la graine du compte-rendu de la réunion dont il est question ici, au Théâtre Dejazet : je cite... :

    "Hervé Kempf, co-maître de cérémonie de la soirée avec Élise Aubry, insiste sur la nécessité de dépasser le constat de la « trahison » du Parti socialiste et de sa « dérive oligarchique » pour aller vers la mise en lumière de propositions communes aux forces qui ont mis l’écologie au cœur de leur projet politique."

    Aubert Sikirdji Le 15 octobre 2014 à 10:11
       
    • J’ajoute que de prétendre que JLM serait comme chargé de mission posthume par François Mitterrand de finir le travail d’extermination du PCF est d’une débilité sans nom.

      Aubert Sikirdji Le 15 octobre 2014 à 10:23
  •  
  • Ce blog est animé par des anticommunistes viscéraux et dissimulateurs comme Dominique Fillipi .
    Ils sont intolérants à l’égard des militants actuels du PCF.
    Ils cherchent à les briser..
    Colombe !..envoles toi loin de ce lisier anti-PCF..
    Encore quelques posts anti-PCF,à récolter ici et j’appellerai au boycot officiel de ce blog (qui n’ai lu qu par 2 ou 3 personnes et le censeur Dominique Filippi).
    Au prélable je copierai les insultes proférées contre P.Laurent et je lui enverrai.Qu’il sache à quoi s’en tenir.
    J’avoue que dans ces conditions,mon appel prochain au boycot pour protester contre les Filipiques anti-PCF,est assuré du succès..

    SouvenirAvenir Le 15 octobre 2014 à 17:08
       
    • Extrait du blog de Corinne Morel-Darleux, de son article du 20 août, "l’écosolcialsime comme appui-rebond. Remue-méninges du PG et billet de rentrée" : qui met l’accent sur le syncrétisme que permet l’écologie politique :

      "Résister bien sûr, c’est indispensable et on le fait tous, mais aussi travailler à la reconstruction d’un projet politique. En produisant du débat d’idées, des textes, des débats de fond, et en élaborant un projet qui puisse être partagé et donner à voir le « pour » que nous voulons. Or quel autre projet systémique avons-nous aujourd’hui susceptible de fédérer largement et de reconquérir ce rapport de forces que nous avons perdu, si ce n’est l’écosocialisme ? Soyons clairs : le PG n’a pas inventé l’écosocialisme. Il l’a réactualisé, relancé, il le porte et le propage. Le PG à son dernier Congrès a adopté le Manifeste pour l’écosocialisme comme projet politique, mais il n’en est pas propriétaire. D’autres organisations politiques en ont fait leur pierre angulaire, et surtout : les partis ne sont plus des monolithes, le monde bouge. Les militants aussi. Il y a au PCF des écosocialistes, comme il y en a à Nouvelle Donne ou à EELV. Le mouvement Ensemble en est truffé, de même que le NPA. Et même dans les rangs militants du PS ou de la CGT. Eh oui. Et vous savez pourquoi ? Parce que ces 18 thèses ont été rédigées collectivement, en prenant le temps, avec respect pour tous ces gens là, en les écoutant, en prenant en compte les différences et les repères-clés de ces différentes traditions militantes, afin que chacun puisse y retrouver ses petits. Que ça puisse parler à tout le monde. Et fédérer."

      Aubert Sikirdji Le 15 octobre 2014 à 20:09
  •  
  • @ Souvenir à venir

    Dernière tentative :

    Comment voudrais-tu que l’on s’attaque à quelque chose qui n’existe pas ? Le-Parti dont tu parles sur un mode métaphysique est d’évidence atemporel et atopique, hors-d’atteinte : placé sur le lieu d’un non-lieu, qui dédouane d’avance toute erreur ou faute ou crime !... Une orbite de la responsabilité humaine, définitivement innocentée et indemne de ce que tu nommes autophobie, dont pratiquement une partie de ce parti (ou ce qu’il en reste) serait atteinte...

    C’est comme Dieu.

    "Dieu c’est l’immobile puisqu’il occupe tout le Temps, tout l’Espace et n’a donc à bouger ni dans le Temps ni dans l’Espace." (René Crevel)...

    D’ailleurs, "la foi, c’est la fois pour toutes"...

    Alors, donc, « vas-y » : dans la vie, il faut faire ce que l’on sent... Sans examen de conscience. Histoire de pouvoir lorsque ce sera l’heure, un beau jour mourir sur ses deux oreilles...

    Aubert Sikirdji Le 15 octobre 2014 à 21:10
  •  
  • L’on pourrait (en simplifiant beaucoup) se dire à propos du PCF que , quelque soit sa supériorité logistique dans le dit Front de Gauche, « on ne peut être et avoir été » ; que vu ce qu’il a été, et qu’il n’est plus, il a quelque chose, déjà, d’historiquement mort, et qu’il faudrait qu’il accepte de passer le relais, de passer la main... Je suis d’accord avec la première partie du raisonnement, mais pas avec la deuxième.

    Petit un : Oui le PCF historique est (quasiment) mort. Il faut dire ce qui est, et ne pas tortiller du derrière pour skier droit. Si l’on ne commence pas par l’admettre, on ne comprend pas comment l’idée du respect d’une « diversité de sensibilités », désormais admise en son sein, n’a rien en réalité pour rassurer sur son état. Dans l’idée d’une expression d’un « spectre des possibles », il faut surtout retenir le mot spectre !...

    Petit deux : ...Surtout, l’on ne se donne pas les moyens d’une analyse historique !... Une fois qu’on aura démontré, par exemple, que François Miterrand n’a jamais été bien intentionné à son égard, et que ces imbéciles de masses n’ont même pas été capable de se réveiller pour remettre les pendules à l’heure, on n’aura rien fait que de se DEFOSSER d’une nécessaire reconstitution historique pertinente. Pour qu’elle le soit, il faudrait faire apparaître, congrès après congrès, de notoires carences théoriques (marquée surtout d’ « abandons ») et stratégiques, singulièrement depuis le big bang de 68...

    Petit trois : Seule la capacité d’objectivation de ces carences pouvait permettre un rebon, une éventuelle renaissance, une capacité de donner un coup de pied au fond pour remonter à la surface (Cela n’aurait absolument rien eu à voir, rien de rien, avec de l’autophobie !...Au contraire !...). RECONNAITRE ses erreurs et ses insuffisances, et donc ses RETARDS est la moindre des choses pour une organisation qui se veut révolutionnaire !...

    Petit quatre : la capacité autocritique personnelle des composantes d’un « Front » sont la condition pour qu’il n’ait pas un caractère bâtard, et qu’on n’y batte pas sa coulpe sur la poitrine de son voisin !...

    Petit cinq : ce n’est pas ce qui se passe, avec les actuels dirigeants du PCF, qui font signifier à « communisme de nouvelle génération » quelque chose qui ne peut par lui-même nier la dégénération : il ne s’agirait que de donner un coup de pied de l’âne au 20ème siècle, sans plus « remuer le passé » ! Cela n’a pas de sens. Car de ce passé, il est nécessaire et possible d’en tirer non pas « un bilan contrasté », mais DES ENSEIGNEMENTS DIALECTIQUES !...

    Aubert Sikirdji Le 16 octobre 2014 à 03:03
  •  
  • Exemple ; ce que dit Laurent Lévy dans son article : "Trente ans plus tard : 1984, la crise du Parti communiste français" :

    ..."les piétinements stratégiques du PCF au cours de cette période (celle, en gros, du "tournant de la rigueur") ne me semblent compréhensibles que si l’on remonte (au moins) à la rupture de l’union de la gauche à l’automne 1977 (date à partir de laquelle le PCF n’a plus jamais été capable, jusqu’à ce jour, d’une quelconque élaboration stratégique)."

    Il y aurait effectivement de quoi dire, en repartant de l’année 77 !...

    1/- Sur les conditions de la rupture des négociations de réactualisation du Programme Commun

    2/- Sur la lettre oukase du PCUS, protestant contre "la campagne sur les libertés" du PCF...

    3/- Sur les déficiences encore notoires de mise à jour idéologiques. Ainsi, Georges Marchais se contenta-t-il, par exemple, lors d’une adresse aux intellectuels à l’hôtel Sheraton, où j’étais, d’évoquer la question de l’individu en ces termes qui évacuaient le "problème" : "le PCF n’a vocation à expliquer ni à résoudre tous les problèmes de l’individu !..." Ca s’est d’ailleurs bien vu, avec son entrée en crise, dans son attitude devant la débandade d’"individus"...communistes, vu les problèmes qu’il leur créait, les uns après les autres !...

    Aubert Sikirdji Le 16 octobre 2014 à 03:33
       
    • @ Dominique Filippi

      ...Au fait, Dominique, puisque nous sommes dans des souvenirs à venir, et ...sans vouloir mettre de l’huile sur le feu : c’est quoi que tu as eu précisément à reprocher, sauf le respect que nous devons à sa mémoire,... à Paul Laurent, au-delà de cette histoire de tel père tel fils ? ... Car 1977, c’est la crise de la fédé de Paris (avec Henri Fizbin, etc.). Sais-tu par exemple quelle a été son attitude dans ce contexte ?

      Aubert Sikirdji Le 16 octobre 2014 à 12:38
  •  
  • Pas du tout !le PCF se renforce !Ces dirigeants ne sont plus autophobes et sont d’une grande qualité.
    Je comprends votre amertume.
    Vous assistez à l’enterrement,de l’enterrement du PCF.
    Oui,il y a un regain du PCF dans l’opinion actuellement.
    Ainsi,Michel Onfray a déclaré,qu’il était d’accord avec un certain nombre d’idées du PCF.C’était hier au club de la presse d’Europe 1,le 15/10/2014.
    Aujourd’hui,le PCF est encore en nombre d’élus,de militants et de réseaux le troisième parti de France.
    Pour une majorité de gens,la France sans le PCF n’est plus la France.
    Alors,Aubert,rejoignez nous.Redevenez pro-PCF avec les communistes unitaires.Débarrassez vous de la haine anti-PCF à la Filippi !Vous pouvez renforcer le PCF au lieu de le dézinguer.D’ailleurs vous êtes redevable au PCF.
    Le journal Regard reçu des subventions PCF et le seul élu du fdg,Mélenchon l’a été par l’électorat du PCF.
    La vrai crise du PCF a commencé dès 1956 ,puis 1976 quand G.Marchais a violé les consciences des militants en proclamant par ’oukase’personnel le ralliement (factice)du PCF à la bombe atomique française.
    Heureusement,Aubert que vous animez brillament ce blog car avec Dominique Filippi,nous avons droit à chaque fois au point Godwin.
    Cette « loi » s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une discussion qui dure peut amener à remplacer des arguments par des analogies extrêmes. L’exemple le plus courant consiste à comparer le thème de la discussion avec une opinion totalitaire ou à traiter son interlocuteur de nazi ou stalinien.
    C’est à cause de cet anti-PCFisme de Dominique Filippi,que je m’apprêtais à lancer le mot d’ordre de boycott de ce blog.
    Mais,je le reconnais,Aubert,malgrè vos lacunes,j’observe que vous êtes parfois intéressant.
    J’attends les prochaines injures de Filippi,pour me prononcer car en même temps je les copie pour les envoyer à mon ami Pierre Laurent pour qu’il sache à quoi s’en tenir avec Filippi.

    SouvenirAvenir Le 16 octobre 2014 à 05:05
       
    • ...En trois exemplaires, si possible !...

      Aubert Sikirdji Le 16 octobre 2014 à 08:37
  •  
  • @ Souvenir à venir

    ...En voilà un de venu :

    "La vrai crise du PCF a commencé dès 1956 ,puis 1976 quand G.Marchais a violé les consciences des militants en proclamant par ’oukase’personnel le ralliement (factice)du PCF à la bombe atomique française."

    Voilà une phrase qui permettrait de développer et préciser beaucoup de choses !..

    "1956" : Retard ou pas Retard ? Nouveaux retards, du temps de Marchais, ou pas ? il vaudrait mieux discuter de cela, sous un article, du genre de celui de Laurent Lévy : "Trente ans plus tard : 1984, la crise du Parti communiste français"...

    http://www.regards.fr/web/trente-ans-plus-tard-la-crise-de,7918

    Ou sous "l’occasion manquée, rattrapage", avec l’interview de Martelli...

    http://www.regards.fr/web/l-occasion-manquee-rattrapage,7927

    Ca permettrait de mettre les choses en perspective.

    En attendant, ici, la question de la bombe atomique française n’est pas étrangère au débat sur l’urgence écologique.

    Sur ce sujet, le PCF a , avec Hervé Bramy, quelqu’un qui n’est pas sectaire : qui reconnaît le grand mérite du PG d’avoir lancé comme il l’a fait l’écosocialisme...

    Aubert Sikirdji Le 16 octobre 2014 à 09:32
       
    • ...Vous reconnaissez que je serais parfois intéressant, "malgré" mes lacunes...

      Si c’était le cas, ce serait GRÂCE à elles. Je veux que j’en ai, des lacunes ! C’est lorsque l’on a conscience de ses lacunes que l’on cesse d’être totalisant, dans le sens de prendre le, ou la parti(e) pour le tout !... C’est là qu’une aire nouvelle de débat s’ouvre... N’est-il pas ?...

      Allez, encore un effort, français, pour être républicains, s’écria le marquis de Sade !...

      Aubert Sikirdji Le 16 octobre 2014 à 09:55
  •  
  • @ Dominique Filippi

    Le patriotisme de Parti voudrait que nous revenions au Pays... Pourtant, c’était déjà une paire trop mise de choses sûres, en direction de la Terre Promise, que nous avions jetée aux orties... Nous étions partis sur des rails... « - Un pied pour le Réel, un pied pour l’Imaginaire, pensions-nous !... » Quelle folie ! Le Socialisme réel, rien de plus sûr au monde, croyions-nous... Et la promesse contenue dans nos chansons, comment s’en départir ?... Bon sang ne saurait mentir !... Celui de Notre Superbe DRAPEAU ROUGE, rouge du sang de l’ouvrier, ...dans lequel, de tout temps, celui-ci a placé un tas d’espoirs...
    Et pourtant, et pourtant, quel est ce doute en moi ? Quelle est cette ritournelle de Jacques Prévert qui s’est imposée, comme une berceuse fatale ?... :

    « Le temps m’égare,
    Le temps m’étreint.
    Le temps m’est gare,
    Le temps m’est train. »

    ...Où est le début, où est la fin ? Ne faisons-nous pas du sur-place ?... Le disque n’est-il pas rayé, la scie musicale ne change-t-elle jamais d’air, comme le poisson rouge jamais d’eau, reconnaissant à chaque tour le même décor comme si c’était la première fois : Ah c’est chouette ici !... Ah c’est chouette ici !... Ah c’est chouette ici !... Etc. etc. ?... Lénine appelait ça la routine... Pas LA ROUE TOURNE : la routine, Titine !...

    Si l’on ferme les yeux, sait-on encore dans quelle direction l’on va ?... C’est comme dans le film un jour sans fin comment donc sortir de la Prison du Temps ????... Eh bien la solution y est, mon niais : le héros y décide finalement de ne plus jouer de ses avantages qui avantagent d’avantage que s’il n’en avait pas : à savoir de SAVOIR PRATIQUEMENT LES CHOSES D’AVANCE, vu qu’il les a déjà vécues !... Il profite de sa prison pour s’amender, et apprendre quelque chose : le piano, par exemple... C’est ça la solution, bien sûr : apprendre, se former, en plus de se tourner vers la connaissance sincère d’autrui... Et la porte de sortie de la redondance s’ouvre enfin, avec l’amour !...

    Vous me direz, c’est une meilleure issue que celle du terminus, où tout le monde descend tout le monde, du train fantôme en quoi « la Révolution » peut se transformer...

    Arnaud Spire ne l’a-t-il pas écrit, dans son livre « Quand l’événement dépasse le prévisible » (4ème de couv’) : « L’INATTENDU peut transformer le cours du temps. Certes, aucun événement ne fait totalement table rase du passé. Dans un premier moment, il provoque la surprise, même si après coup il peut s’avérer prévisible. C’est ainsi que les révolutions finissent toujours par être confrontées aux révoltes dont elles sont sorties. Révolutions sociales ou scientifiques. Notre horloge déterministe semble être de plus en plus détraquée. UNE NOUVELLE RATIONALITE AFFLEURE QUI NE PERMET PLUS DE PENSER SYMETRIQUEMENT LE PASSE ET LE FUTUR. » N’assiste-t-on pas alors, tonton, à ce que l’on pourrait nommer « UNE ACTUALISATION DE LA REVOLTE » ?

    ...Et puis page 123 : « Les sciences de l’homme, au diapason des principes de la thermodynamique, en devenant complexes, intègrent L’INCERTITUDE et une certaine « ECOLOGIE DE L’ACTION », ce qui signifie qu’on ne peut jamais être assuré que le résultat de l’action va correspondre à NOS INTENTIONS, et cela aussi bien dans la pratique que dans la théorie. »

    ...Ben tant mieux, mon neveu, car comme chacun sait, les bonnes intentions, c’est ce dont l’enfer est pavé !...

    Aubert Sikirdji Le 18 octobre 2014 à 19:52
  •  
  • A suivre l’idée fixe et de pensée unique de « consensus », ou d’union sacrée pour sortir d’une « Crise » qui n’existe pas, c’est sûr qu’on va dans le mur !... Car oui, « LA CRISE », c’est le premier mot, désormais, qui justifie tout !... Elle laisse entendre une issue : si, « tous ensemble », n’est-ce pas,... nous nous serrons les coudes et la ceinture (ce qui rend difficile, soit dit en passant, de continuer de baisser nos pantalons !...)

    ... Ce concept de crise se mord la queue. Car les solutions qu’il induit ne peut qu’en aggraver la réalité !... Il ne faut pas parler de Crise, mais de Bifurcation civilisationnelle, civile, sensationnelle, nécessaire et possible... Cela implique de SORTIR DU CADRE IMPOSE !...

    Aubert Sikirdji Le 19 octobre 2014 à 10:54
       
    • Permets-moi cette provocation amicale :

      "...Tu es bien court, comme d’hab., Dominique..., pour ne pas dire paresseux. Tu t’évites ainsi le travail de fond, laissé à Mélenchon... J’aimerais mieux que tu nous offres une traversée du disert !... Nous avons autre chose à faire "à la base" qu’attendre que quelque chose se passe en novembre !..."

      Aubert Sikirdji Le 20 octobre 2014 à 13:37
    •  
    • Pour ma part, disserter sur l’idée du « dur désir de durer », du PCF, comme de tout le monde... Ca me ferait penser qu’évidemment, ça dépend de l’institution en question...

      Persévérer en son être, ça se manifeste traditionnellement dans ce Parti par le fait d’aller, sur sa lancée, jusqu’au bout de « l’Expérience » historique des conneries... Ainsi, il a fallu qu’il aille au bout du bout, naguère, de l’idée de « perfectionner » le centralisme démocratique, alors que c’était ce mode de fonctionnement, ce cadre imposé qui était déjà d’évidence, en défaut de « correspondance » avec la vie !... « Louper les correspondances », on pourrait appeler ça !... Et puis : aller au bout de La-Ligne, en toute « fin ultime » (mais non « à toutes fins utile »...) explorer les impasses...

      Après, les « retours » sont forcément synonymes de « retards » sur l’Histoire, où l’on se rend compte que l’on a suicidé en route la moitié des troupes...

      Aubert Sikirdji Le 21 octobre 2014 à 09:27
  •  
  • @ Dominique

    Passons sur mon humour... Jouer des mots, afin de déjouer les maux... Pas gratuits, du moins dans le mauvais sens de l’adjectif...

    Passons sur la paresse, ce n’est pas le sujet. A part si c’était pour développer sur le Bien Vivre, ce qui passe par ralentir le temps... Thème premier de l’écologie.

    ..Reste que c’est une facilité parasite de ta part, de parler des communistes près à faire risette à Aubry, histoire d’en rajouter, au petit matin, sur une aptitude de leur part à soutenir Jean-Luc comme la corde soutient le pendu. Ne viens pas, ensuite, te plaindre, d’attirer, symétriquement, des "comportements pathologiques", comme tu dis !... C’est déplacé.

    Nous ne sommes pas ici dans un concours de langues bien fendues, sous le prétexte d’être bien pendues... Il y a évidemment "des nuances", dans les différentes forces du Front de Gauche, sur la manière de faire, sur le thème de "la 6ème"... Beaucoup considèrent que cela ne peut être amené "qu’en situation", et non comme un nouveau catéchisme... Cela n’en fait ni des lâcheurs, ni des lyncheurs !... Donc assez avec l’obsession de courte vue de la traîtrise ! Ce n’est pas mon pari.

    Aubert Sikirdji Le 20 octobre 2014 à 20:31
       
    • La caricature appelle la caricature. Je préfère pour ma part écrire un roman et faire des kilomètres de prose, en essayant de cerner l’état réel des "sensibilités" que de me livrer à la présentation de schémas intellectuellement simplistes et paresseux.

      La conscience de "L’état réel des sensibilités", c’est le seul point sur lequel depuis 30 ans, le PCF a "progressé" en démocratie..., si dérisoire que cela semble !...

      Je reconnais que j’en arrive parfois à cotoyer moi-même, sinon tutoyer l’attitude d’un "jésuite", mais, encore une fois, je préfère cela sur un blog, qui n’est pas la vraie vie...

      Aubert Sikirdji Le 21 octobre 2014 à 08:13
    •  
    • Eh ben dis moi, ... Qu’il ait fallu que tu en viennes à t’abriter derrière "mes copains", et ...Pascale Fautrier (!), pour suggérer que je me décide à "en finir" profondément avec le PCF !... ...Je ne vois plus, dans cette condition,... ce que moi-même je pourrais effectivement encore ajouter !...

      Il reste que je ne pense pas, personnellement, que l’on puisse sortir d’une longue tradition de censure PCF en lui appliquant en retour une simple, systématique, mais commode "censure ennemie" (qui peut s’entendre comme "censure et demi"...)

      Chat se saurait !...

      Aubert Sikirdji Le 18 décembre 2014 à 10:57
  •  
  • Que diable ,Filippi acceptes le débat au lieu d’afficher ton pédantisme et de fuir !
    Le courage se démontre en me lisant au risque que tu te rendes compte que toi,Filippi, pauvre chose devant le glorieux PCF qui t’a fait Roi du monde,tu mérites un rouleau de Lotus,oui du Lotus !
    Pierre Laurent est un Bisounours à côté de toi :
    Le PCF est le seul PC au monde où les 2/3 des délégués socialistes ont décidé de se métamorphoser en PC !En 1921,à Tours,c’est pourquoi le PCF a hérité de ’l’Huma’,des batiments,du fric etc...Aucun autre PC au monde n’a cette Matrice sociale démocrate,ce
    qui faisait enrager Lénine.
    Le PCF a créé en 1945 un système collectiviste,Sécu,Retraites,Allocations chomage,Nationalisations, droit du travail,prudhommes .70 ans après,grosso modo,ça tient encore !L’URSS n’ a connu son systéme collectiviste que 73 ans,la Commune,70 jours !
    600000 élus de notre république(liberté-égalité-fraternité :ça te parle ?) touchent des milliers d’euro de nos impôts comme défraiements.Depuis toujours le PCF,recueille les indemnités (+de 15millions d’euros avant 2014) pour ses activités.Il faut que ça continue.Il est inacceptable d’imaginer qu’il n’y ait plus d’élus PCF et que tout ce fric aille au FN ou à l’UMPS !Il faut des élus PCF en plus grand nombre qui reversent leurs indemnités au PCF !
    Or nous en sommes loin,avec les irresponsables saboteurs que l’on peut lire !Il y en a tojours eu !Même quand le PCF faisait 5700000 voix en 1978,bien avant que Filippi ne cherche à détruire le PCF !
    ce que Filippi propose,c’est l’abdication du PCF,sa disparition,son dépassement.
    Au profit de Mélenchon,36 ans cadre au PS,le premier des frondeurs:Non ?!!
    Le PCF vivra et survivra à Filippi.
    L’Huma publiera sa fiche nécrologique .
    Filippi n’enterrera jamais le PCF sauf dans ses rêves.
    Parceque l’alliance PCF/Frondeurs est consubstantiel au pays de la grande révolution de 1793 !Rien à voir avec Filippi,heureusement !
    Les alliances avec Hamon,M6R,le PG,Mélenchon,et autres Ensemble, frondeurs en tous genres,continueront,pour que le PCF survive !
    Pas d’illusions entre les anti-PCF comme Filippi,et les progressiste pro-PCF,c’est une lutte à mort !

    Maurice Le 26 novembre 2014 à 04:22
       
    • ...Passons sur ta façon très particulière et très immodérée de discuter, Maurice, à coup de « menaces de mort » personnalisées !!!!... Sors donc trois secondes de ce tank qui te sert de conscience..., s’il te plait !... (Nous en reparlerons, si tu veux bien, à l’occasion, de « la conscience des plus conscients » !...)

      Il y a juste un point sur lequel je serai d’accord avec toi : que la filiation du génie du Communisme « français », et pas simplement « à la française », ...impose de réfléchir sur le PCF, pas que... comme fille aînée de l’Eglise soviétique.
      ...Il reste que justement : Comment peut-on encore aujourd’hui présenter l’accord ou le désaccord avec la stratégie du PCF sur le mode, encore et toujours monolithique, du TOUT OU RIEN ?...
      Comme si ceux qui ont un peu d’ancienneté et de mémoire ne savaient pas qu’elle n’avait pas VARIE « régulièrement », pour ainsi dire du tout au tout, au cours du dernier demi-siècle, en mettant en demeure ses affidés, de varier avec ?...

      Il faut se rappeler que le premier sens de « secte » n’est pas de se couper du reste du monde, mais de SUIVRE en zig-zag, comme un toutou bête et discipliné, ...une Ligne, une « orientation »... : « la « qualité » du militant se jauge à suivre la ligne du jour. » Si désorienté, ou autrement dit, ...pris pour une girouette, qu’il se retrouve lorsque LaLigne de LeParti a changé !...

      Du coup, aujourd’hui, une justification de la stratégie, pour une part opportuniste, du « glorieux PCF » est, en particulier, le « respect de la diversité des « individus » qui le composent, comme des situations »... Autrement dit ...justement de la VARIETE !!!... Quelle ironie de l’histoire !...
      Mais, en attendant, d’où venons-nous ?

      Voici un extrait de texte de janvier 1988, ...d’un bonhomme qui avait raillé à l’époque le mot d’ordre où, afin d’obtenir l’Accord avec le P.S. sur le Programme Commun, l’heure était à l’impératif d’unité « globale », à savoir à : « pas d’accord local sans accord national, pas d’accord partiel sans accord complet » !... ( Ce qui n’avait rien à voir avec ce qui s’était passé au temps du Front Populaire, où l’action pour « Le Rassemblement » - n’est-ce pas Colombe -, ne reposait pas sur un Programme ficelé d’avance...)

      Ces lignes sont de Lucien Bonnafé (- le titre du texte : « LES FRANCS TIREURS de l’ATHEISME », suivi de cette citation de Lautréamont : « Le principe des cultes est l’orgueil » - (Je tiens d’autres passages à ta disposition...)) :

      « L’exemple le plus caricatural, dans l’histoire récente de l’un des P.C. les plus marqués par le cléricalisme, le P.C.F., a été le sort fait à ceux de ses fidèles qui rechignaient contre la subordination de toute action a tout accord préalable établi « au sommet ».
      Lorsque la perversion sommitale a changé de sens, et que tout s’est subordonné à la subordination aux DESACCORDS, et non plus aux ACCORDS fonctionnant « au sommet », ces rebelles ont été constamment traités, dans le langage de secte, de « nostalgiques du programme commun ». Caricature imageant de façon caricaturale le principe de « mise à l’épreuve », ou de « test » des aptitudes aux replis serviles.
      MAIS LE FAIT REVELE PAR CET EPISODE TRAGICO-BURLESQUE RESTE QU’EN PRATIQUE ORDINAIRE LA « QUALITE » DU MILITANT SE JAUGE A SUIVRE LA LIGNE DU JOUR. »

      J’ajoute et rappelle... qu’à « nostalgiques de la ligne antérieure » s’ajoutait : ...et donc « comploteurs » !... Ou, si vous préférez : « Liquidateurs » !... CQFD !... Comme quoi le PCF a été grandement capable et coupable de se FABRIQUER (dans le sens de s’imaginer) ...des « liquidateurs », pas seulement hors de lui, mais EN LUI-MEME !...

      Aubert Sikirdji Le 23 décembre 2014 à 13:43
    •  
    • QUI EST-CE QUI "FAIT PROBLEME" ?
      Dans le genre de mentalité fidéiste et castrante du « tout ou rien », qui a vite fait de ne pas s’embarrasser de déontologie ni de honte au logis : dans la mesure où elle ne recule pas devant la transformation de la satisfaction ou l’insatisfaction critique du militant devant « La-Ligne » du Jour en une question de vie ou de mort de « Le-Parti », j’ai déjà cité cet extrait, pages 66-67, du livre d’Arnaud Spire, "Lénine ou l’éternel retour du concret" (- dans mon commentaire du 20 septembre à 21h06, sous l’article de Laurent Lévy, « Trente ans plus tard : 1984, la crise du Parti communiste français » ( voir ici : http://www.regards.fr/web/trente-ans-plus-tard-la-crise-de,7918#comments ) - ),... où il prétendait que : « ...dans la France des années 1980, l’appellation « communistes critiques » pour désigner quelques « orphelins » de l’époque du Programme commun,... fit problème. » En précisant que « ...cette critique, émise de l’intérieur de la révolution, rejoignait tendanciellement le conformisme (...) de ceux qui VOULAIENT LA MORT DU PARTI REVOLUTIONNAIRE. »

      C’est dans ce genre de mentalité, Maurice, que tu RECIDIVES, qui de longue date a fait comme s’il était possible que « Le-Parti » se renforce en s’épurant de ses éléments, soi-disant, « moins sûrs », ou « moins mûrs », ou moins « purs et durs » à telle ou telle époque, que les autres.... Naguère, déjà, des gens comme toi, « plus communiste que les autres », ont prétendu pratiquer sinon l’élimination physique de la course, du moins la disqualification pratique des gens comme Dominique Filippi, ou moi... De la même façon que Georges Marchais, notamment, a clôt son dernier livre en décrétant que Pierre Juquin... « n’était plus communiste »...

      ...Mais il serait insuffisant de se dire, ici, que « la conscience », selon Sartre, qui voudrait spontanément la mort de l’autre conscience, dès lors qu’elle se refuserait à se connaître comme conscience divisée, comme « conscience malheureuse » (selon Hegel)... n’aurait que des effets externes ! La conscience qui tient à se constituer comme un bloc définitif de BONNE conscience (et l’on pourrait repartir ici de l’affirmation de Camus au début du « mythe de Sisyphe », comme quoi le premier problème philosophique serait celui du suicide), qui ne sait que se mettre les deux pieds dans le même sabot, commence par se nier elle-même comme conscience digne de ce nom, parce que comme conscience des contradictions !... En fait, « à terme », ELLE... SE SABOTE, elle-même !...
      En se posant en « conscience extérieure » inoxydable, elle ne cesse de produire activement, comme on dit aujourd’hui de certaines « maisons mères », ...des « externalités négatives », dans l’espace, comme aussi dans le temps : elle aura beau jeu, ensuite, de prétendre que celle-ci « font problème » !.... Mais c’est d’abord celle qui dit qui l’est, la faiseuse de problèmes !... C’est elle qui, je le répète, en refusant, au présent, de « se faire doubler », ne fait que révéler son refus d’un autodépassement !...

      Pour ainsi dire, l’idée de « se renforcer en s’épurant », qui prétend mettre, et remettre encore et toujours les problèmes à la porte, par refus obstiné de les prendre en compte à temps, n’est pas morale, ni « écologique »... C’est même une catastrophe en marche, et qui s’ignore !...

      Aussi bien le « périodisme » a-t-il bon dos !... Ainsi, Roger Martelli ne s’est-il pas retrouvé à jouer à son corps défendant un rôle idéologique ambigu : à permettre à « l’ère Marchais », qui s’est voulue de renouvellement,... de rejeter toute problématique de « Retard » dans une époque antérieure, en la dédouanant quelque part de la nécessité d’examen de la possibilité de nouveaux retards !??... Toi qui, par exemple, semble tant tenir à différencier le PCF de l’URSS, pourquoi ne commences-tu pas par reconnaître des torts historiques qu’il a eu envers des éléments, en réalité « nostalgiques d’avenir », qui n’ont commis que le crime d’avoir été en réalité légitimement « impatients » des changements à opérer ?... Pourquoi avoir attendu, par exemple, autant de temps (cinq ans après la chute du mur de Berlin) pour « nous » demander s’il était nécessaire que la supposée « maison mère » de la révolution : que « le Parti révolutionnaire » de France, selon Arnaud Spire, continue absolument de fonctionner sur le modèle dit léniniste ?!?...

      Et aujourd’hui (on pourrait en ce sens repartir du dernier livre d’Henri Malberg), est-il si sûr que le PCF ne soit pas encore vieillot et attardé, dans sa vision d’une « politique d’union de la Gauche » dont il pourrait, cette fois, être « le Centre » ?... As-tu, en tout cas, toujours besoin de discuter de ce point, en pratiquant, comme toujours, ce très vieux style de « la menace de mort » sur tel ou tel contradicteur ?... Franchement, c’est d’un dérisoire plus que DEPASSE !...

      Aubert Sikirdji Le 25 décembre 2014 à 17:56
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  • Filippi pourrit le site en couvrant de M....,tout communiste qui se manifeste sur ce site.. Son but ,saquer le PCF ,à longueur de commentaires.
    Il ne faut pas s’en faire pour Dominique Filippi.Il est obsessionnel et pollue les commentaires depuis plus d’un an.C’est un ancien prof de collège,agrégé à la retraite,bien plus riche que la plupart d’entre nous.Il a profité du statut des fonctionnaires mis en place par Maurice Thorez,de la retraite à plein pot,laissée en place par Hollande.
    Il pourrit le site en couvrant de M....,tout communiste qui se manifeste sur ce site.. Son but ,saquer le PCF ,à longueur de commentaires.

    hélène Le 26 novembre 2014 à 05:15
       
    • On dirait qu’elle l’a mauvaise, Hélène !...

      Aubert Sikirdji Le 23 décembre 2014 à 14:19
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  • Bonjour Aubert,
    Jamais,je n’ai désespéré de ton patri pris,pro-pcf.
    Dominique Filippi,manque d’épaisseur,de connaissances,c’est pour cela qu’il a sombré dans la pensée philipiques unique ,amère et anti-pcfienne.
    Lucien Bonaffé a la continuité chez toi,assurée en partie,en parti pris !pro pcf,bien sûr !
    Notre océan historique,le pcf,t’adresse par mon intermédiaire,un hommage ’ad éternum’ !
    Vive la république sociale ,au top grâce au CNR,appelée encore France, en 2015 !
    Vive Aubert Sikirdji et Lucien Bonnafé !
    Vive le pcf !
    Ami entends tu le vol noir du FN...

    Maurice Le 5 janvier 2015 à 19:17
       
    • Franchement, le Maurice, si que t’existerais pas, ...faudrait qu’on t’invente !...

      Aubert Sikirdji Le 6 janvier 2015 à 15:59
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    • @ Monsieur Maurice,
      En vrai, je m’en veux d’avoir continué plus haut un échange avec vous, en « passant sur votre manière immodérée », et en ironisant sur « votre technique de char d’assaut », sous le prétexte que j’avais encore moi-même « à ajouter quelque chose »... Je n’aurais pas dû !
      Dès lors que vous avez écrit, le 26 novembre 2014 à 04h22 :
      « Le PCF vivra et survivra à Filippi. L’Huma publiera sa fiche nécrologique. Filippi n’enterrera jamais le PCF sauf dans ses rêves. » ; j’aurais évidemment dû arrêter les frais tout de suite !... Car ça frise le délit. Dominique a le droit de penser ce qu’il veut du caractère ou non dépassé du PCF. Ca relève de sa liberté d’opinion. (Et cela peut se discuter)...
      Au final, que, loin de regretter quoi que ce soit, vous ayez présentement enrobé le tout d’un tel dithyrambe envers moi et un certain nom, que je vous aurais « permis » d’utiliser, à contre-emploi, dans le style pur jus de l’inconscience puérile d’époque totalitaire, cela n’a fait que parachever le malaise et la sensation de grand n’importe quoi !...

      Aubert Sikirdji Le 8 janvier 2015 à 01:57
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    • ...Je rappelle qu’à la fin de sa vie, Lucien parlait de "l’agonie du PCF" comme d’une question sérieuse, ...certainement pas réductible à l’action de ceux qui "lui voulaient du mal", ou "supposés tels" !...
      ...Par ailleurs, dans notre monde tel qu’il évoluait, il mettait en garde contre une montée de "LA RECIPROCITE DES INTOLERANCES" !....

      Aubert Sikirdji Le 8 janvier 2015 à 11:40
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  • Intriguée,j’ai cherché sur Wikipédia le sens de ’Philippiques’,le voici :
    Les Philippiques sont une série de 14 discours prononcés par Cicéron en 44 et 43 av. J.-C.1, attaquant de plus en plus violemment Marc Antoine, qui se pose en successeur de Jules César. Il les nomme ainsi en avril 43 en l’honneur des Philippiques de Démosthène, qu’il admirait beaucoup2. Toutefois sous l’Empire, les rhéteurs continuent à les désigner sous leur appellation initiale Antonianae3, 4.

    Les deux premiers discours marquent la rupture entre Marc Antoine et Cicéron. Le premier début septembre 44 av. J.-C., malgré un ton modéré et aimable, débute les critiques contre la politique de Marc Antoine, qui réagit vivement mais verbalement. La IIe Philippique, jamais prononcée en public, est un long pamphlet haineux contre Antoine. À partir de la fin décembre 44 av. J.-C. et de la IIIe Philippique, Cicéron tente de dresser le Sénat contre Antoine. Malgré sa IVe Philippique, il ne parvient pas à empêcher l’envoi d’une délégation de négociateurs auprès d’Antoine, idée qu’il combat sans relâche dans les Ve, VIe, VIIe, VIIIe et XIe discours. Les Xe et XIe Philippiques sont un soutien en faveur des républicains Brutus et Cassius, sans succès dans le cas du second. Dans les XIIe, XIIIe et XIVe Philippiques, Cicéron tente de balayer toute hésitation du Sénat contre sa politique de guerre contre Antoine.

    Par cette série de discours, Cicéron espère provoquer l’élimination d’Antoine, mais les sénateurs mettent trop de temps à partager son intransigeance obstinée. Après être parvenu à faire déclarer Antoine comme ennemi public, Cicéron ne peut faire face au second triumvirat. Il est proscrit par Antoine, et finit exécuté sommairement le 7 décembre 43 av. J.-C..Les Philippiques sont une série de 14 discours prononcés par Cicéron en 44 et 43 av. J.-C.1, attaquant de plus en plus violemment Marc Antoine, qui se pose en successeur de Jules César. Il les nomme ainsi en avril 43 en l’honneur des Philippiques de Démosthène, qu’il admirait beaucoup2. Toutefois sous l’Empire, les rhéteurs continuent à les désigner sous leur appellation initiale Antonianae3, 4.

    Les deux premiers discours marquent la rupture entre Marc Antoine et Cicéron. Le premier début septembre 44 av. J.-C., malgré un ton modéré et aimable, débute les critiques contre la politique de Marc Antoine, qui réagit vivement mais verbalement. La IIe Philippique, jamais prononcée en public, est un long pamphlet haineux contre Antoine. À partir de la fin décembre 44 av. J.-C. et de la IIIe Philippique, Cicéron tente de dresser le Sénat contre Antoine. Malgré sa IVe Philippique, il ne parvient pas à empêcher l’envoi d’une délégation de négociateurs auprès d’Antoine, idée qu’il combat sans relâche dans les Ve, VIe, VIIe, VIIIe et XIe discours. Les Xe et XIe Philippiques sont un soutien en faveur des républicains Brutus et Cassius, sans succès dans le cas du second. Dans les XIIe, XIIIe et XIVe Philippiques, Cicéron tente de balayer toute hésitation du Sénat contre sa politique de guerre contre Antoine.

    Par cette série de discours, Cicéron espère provoquer l’élimination d’Antoine, mais les sénateurs mettent trop de temps à partager son intransigeance obstinée. Après être parvenu à faire déclarer Antoine comme ennemi public, Cicéron ne peut faire face au second triumvirat. Il est proscrit par Antoine, et finit exécuté sommairement le 7 décembre 43 av. J.-C..

    Hélène Le 6 janvier 2015 à 09:31
       
    • Je ne vois pas d’intérêt à ce recopiage, qui plus est répétitif, Hélène. Nous somme tous capables d’aller sur Wikipedia. Par ailleurs, le but n’est pas de "faire sa fête à Dominique". Il se trouve que j’ai avec lui ma propre connivence, sur le terrain de l’humour.
      J’ai été, naguère, le premier à lancer le jeu de mot en question, d’ailleurs pas vraiment approprié : le reproche que je fais plutôt à notre camarade, c’est d’être souvent trop court dans ses raisonnements, ce qui n’est pas le cas d’une "philippique" où, en principe, il y a de la longueur et de la matière.
      J’ajoute que je m’efforce de prendre au sérieux "la matière à discussion". Je m’en voudrais de considérer cela seulement comme de la "m...", comme vous vous êtes permis de le faire de manière très brève et inélégante, dans votre dernier post !...
      Enfin, je "nous" rappelle que le sujet de l’article sous lequel nous digressons ici à volonté est : la question de l’écologie, comme point de convergence de "la gauche"...

      Aubert Sikirdji Le 6 janvier 2015 à 16:43
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