Accueil > Politique | Par Benoît Borrits | 2 juin 2014

La démondialisation a favorisé une remontée des nationalismes

La montée des nationalismes est la principale leçon à tirer des dernières élections européennes. Loin d’être un accident, elle est en partie le produit d’une quinzaine d’année d’ambiguïtés sociales-démocrates d’une partie de la gauche radicale et de l’altermondialisme à l’égard de l’État-nation.

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Le dernier scrutin européen a vu une montée généralisée des partis xénophobes dans toute l’Europe. C’est bien sûr, en France, le Front national à 25% mais c’est aussi cette irruption du UKIP au Royaume-Uni qui prône la sortie pure et simple de l’Union européenne, l’émergence de l’Alternative pour l’Allemagne à 7%, sans parler du Jobbik Hongrois à 15% et l’Aube dorée grecque à plus de 9%. Bref, 28 nuances de gris qui apparaissent subitement dans notre paysage politique européen dont le point commun est le retour à la nation.

Un altermondialisme écartelé

Le goût est amer après notre victoire au référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen. Et pourtant, les ambiguïtés de l’altermondialisme entretenues depuis plusieurs années sont responsables de cette situation. Nous entendrons par altermondialisme ce mouvement international large qui s’est levé depuis les manifestations de Seattle en 1999 contre l’Organisation mondiale du commerce. Il s’agissait de contester la mondialisation néolibérale dont une des caractéristiques est la mainmise des multinationales et des marchés financiers sur les États qui aboutissait toujours à des privatisations massives et un démantèlement de l’État-providence. D’abord appelé par ses adversaires antimondialistes, ce mouvement a préféré le terme d’altermondialiste, en anglais de global justice, traduisant clairement une aspiration à une autre mondialisation.

Pour autant, ce mouvement a été toujours été écartelé entre deux grands pôles que nous qualifierons schématiquement de révolutionnaire et internationaliste pour les uns, de social-démocrate pour les autres. Pour les premiers, la mondialisation néolibérale constitue la dernière évolution du capitalisme et il serait vain d’espérer un quelconque retour à un nouveau compromis social : l’heure est au dépassement du capitalisme. Place donc à l’émergence de la démocratie directe, à la gestion des entreprises par les travailleurs et la population. Pour les seconds, il s’agit de redonner aux États les pouvoirs qu’ils ont perdu face à la finance, de façon à reconstituer l’État social qui existait durant les Trente glorieuses, d’où l’appel à l’esprit des "Jours heureux" promu par le Conseil national de la résistance. En clair, il ne s’agit pas de renverser le capitalisme mais de l’encadrer, de permettre qu’émerge un nouveau compromis de classe. Dans cette perspective, le retour en force de l’État est essentiel.

Récolter l’ambigüité

Le terme de démondialisation – deglobalisation – a été formulé en 2002 par Walden Bello [1], un des acteurs des Forums sociaux mondiaux. Il vise à déconstruire la mondialisation néolibérale par de nouvelles règles du commerce international, dans lesquelles les États pourront mettre en place des barrières douanières afin de protéger leurs productions nationales – donc la cohésion de leurs sociétés. Il s’inscrit clairement dans le second pôle de l’altermondialisme que nous avions décrit précédemment. En France, ces idées ont été reprises par diverses personnes, dont Arnaud Montebourg [2], alors candidat aux primaires du parti socialiste pour la présidentielle de 2012 et aujourd’hui grand thuriféraire en marinière du Made in France...

C’est sur cette vague que le Front national va surfer. Au placard, les nostalgiques de la gégène et de l’Algérie française. Place aux patriotes de tous bords, ceux qui refusent d’être envahis par le "Made in China", ceux qui défendent une industrie nationale, ceux qui veulent être "protégés" de l’étranger. Protégés ? Nous sommes ici au cœur de la problématique social-démocrate, de l’État social. Le capitalisme et le marché font des ravages sociaux ? Le rôle de l’État est de protéger les faibles, les perdants de l’économie marchande, discours parfois tenu dans la gauche de gauche. Le Front national ne s’y trompe pas lorsqu’il fait appel au rassemblement de tous « les petits, les obscurs, les sans grade » [3]. La gauche de gauche récolte l’ambiguïté qu’elle a semée...

Un programme démocratique et internationaliste de dépassement du capitalisme

Une véritable logique de la transformation sociale est que nous devenions tous acteurs de nos propres vies. Ceci signifie une généralisation de la démocratie à tous les niveaux, dans l’entreprise et dans la cité. Ceci signifie qu’il n’y a plus d’actionnaires à nourrir à défaut de les gaver. Ceci signifie développer la co-activité de tous dans la solidarité. L’étranger n’est plus un parasite qui va siphonner les recettes de l’État social mais un être humain qui est capable d’apporter son travail et sa richesse à la communauté. Vaste programme certes et c’est sans doute parce qu’il n’est que trop faiblement développé qu’une partie significative de la gauche glisse paresseusement vers les thèses du retour à l’État national.

Qu’un économiste, Philippe Murer, ayant réalisé avec Jacques Sapir en septembre 2013 une note sur « les scenarii de dissolution de l’euro » de la fondation Res Publica, proche du Mouvement républicain et citoyen, passe au Front national ne saurait nous étonner. Qu’un ancien du NPA et de la Gauche anticapitaliste, Cédric Durand, ait contribué à celle-ci est plus qu’inquiétant. L’enjeu est désormais, pour la gauche de transformation sociale, de co-développer avec les salariés et les acteurs du mouvement social, un programme démocratique et internationaliste de dépassement du capitalisme si nous ne voulons pas voir l’Europe retourner à ses vieux démons.

Notes

[1Démondialisation, Idées pour une nouvelle économie mondiale, Editions Serpent à plumes, 2011.

[2Votez pour la démondialisation !, Editions Flammarion, 2011.

[3Discours de Jean-Marie Le Pen lors d’un meeting à Lille le 25 février 2007.

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  • Imputer la percée du Front National à la gauche souverainiste, c’est tout de même un peu fort de café.

    D’abord parce que l’idée de souveraineté populaire, il me semble que c’est plutôt une idée de gauche.

    C’est la Révolution de 1789 et Rousseau qui associent à l’idée de nation celle de contrat social. C’est à partir de là que le terme perd son sens ethnique pour prendre un sens politique : la nation se défini comme la communauté des citoyens.
    Cela ne me paraît pas spécialement fasciste comme idée.

    De même, qu’est-ce que la Commune, sinon l’expression d’une souveraineté populaire limitée ?
    Idem pour le Chili d’Allende, l’Equateur de Correa, les expériences de socialisme utopique du XIXème, les communautés anarchistes, etc.

    A contrario, les communautés politiques internationales sont rarement démocratiques et n’expriment pas franchement la souveraineté du peuple...
    L’Union Européenne en est un bel exemple. Et je n’ai pas spécialement l’impression qu’elle constitue un rempart contre le capitalisme.

    D’ailleurs ce dernier n’a de cesse d’essayer de limiter la souveraineté populaire via la signature de traités internationaux : GATT, OMC, TAFTA, traité de l’Union Européenne, traité de Lisbonne, etc.

    Et il le fait parce que le cadre national est le cadre naturel de la réappropriation du pouvoir politique par le peuple.

    Parce qu’autant je peux espérer à moyen terme la victoire de la gauche radicale dans un cadre national (en Grèce, en Irlande, en Espagne, au Portugal...) et espérer que cette émergence permette de briser la mécanique libérale européenne grâce à l’opposition d’un état gagné à notre cause, autant s’il faut que j’attende une victoire internationale des travailleurs de tous les pays, je vais laisser tomber tout de suite.

    L’appel à l’internationalisme, c’est bien gentil, mais c’est une forme de gauche du Jacques Attalisme, cette théorie social-libérale qui veut que l’on ne changera le système qu’à l’échelle de toute la planète (une taxe sur les transactions financières ? oui, mais seulement à l’échelle du monde Une transition énergétique ? oui, mais seulement à l’échelle du monde ! La lutte contre les paradis fiscaux ? Oui, mais seulement à l’échelle du monde.)donc jamais.

    Notre cadre de lutte, il est d’abord national.
    On veut mobiliser les électeurs ? On leur propose un cadre de lutte national, pas une utopie internationaliste éthérée.

    Cela n’empêche pas la solidarité internationale. Cela n’empêche pas de coordonner nos forces dans un cadre plus grand pour peser. Mais le cadre dans lequel, on peut briser la tempête libéral, il est d’abord national.

    Alors accuser une gauche souverainiste moribonde d’avoir fait le lit du FN, c’est un contresens.
    Le FN a tiré les marrons du feu, parce que cette gauche souverainiste est en lambeaux : lambeaux de Chevènement, faiblesse du PG, faiblesse de l’idée de démondialisation, refus du protectionnisme par la gauche radicale (le libre-échange, c’est tellement mieux !), etc.

    Vous voulez que le FN soit contenu ?

    Contestez-lui l’idée de nation, de souveraineté, de protectionnisme, d’indépendance nationale, parce qu’il ne s’en sert que comme cache-sexe pour ne pas toucher au capital, aux actionnaires, aux banques, aux grands patrons.

    Boris Le 2 juin 2014 à 18:59
       
    • Tout a fait d’accord, je n’aurai pas dit autrement, si on ne suis pas cette voie là c’est le début de la fin du Front de Gauche.

      Francis Le 2 juin 2014 à 19:52
    •  
    • Cher ami

      Je n’ai rien ajouter à votre réponse.

      La confusion règne encore chez des prétendus "internationalistes" : j’ignorai ainsi que je me classais chez les "sociaux-démocrates", moi qui n’ai jamais appartenu au PS et dont la vie militante fut directement liée à des mouvements de libération nationaux.

      J’ajoute, pour la connaissance plus approfondie de l’auteur de ce mauvais article, que la paternité du terme "démondialisation" revient à B. Cassen ; et que sa problématique remonte même aux années 80 sous la plume d’un autre dirigeant des Forums sociaux mondiaux , Samir Amin, avec son ouvrage "La Déconnexion".

      Notre jeune auteur a bien des choses à apprendre…

      Serge Marquis Le 13 juin 2014 à 18:53
    •  
    • Le lien que vous faites entre extrême droite et union européenne est douteux quand on regarde le score de ces parties en Suisse et en Norvege.

      Maboulox Le 14 juin 2014 à 14:13
    •  
    • @Maboulox
      Personne n’a dit que l’extrême droite n’existe qu’au sein de l’UE, mais simplement on voit bien qu’il y a une montée de l’extrême droite dans les pays de l’UE. Et ce n’est évidemment pas pour ça que l’extrême droite va baisser en Norvège et en Suisse...

      D’ailleurs, l’UE est également une menace pour la Norvège et la Suisse. Car plus l’UE gagne en influence (géopolitiquement parlant), plus difficile cela devient pour les pays européens non-membres de se développer librement. Cela vaut aussi pour la Suisse, même si ce pays - contrairement à la Norvège - n’est pas autant soumis à l’UE que l’est la Norvège via l’Espace économique européen (EEE). En effet, les hommes politiques norvégiens ont trahi les Norvégiens en négociant un accord d’association avec l’UE alors que les Norvégiens avaient voté "Non !" au référendum sur l’adhésion de la Norvège à l’Union européenne les 27 et 28 novembre 1994, tout comme d’ailleurs les hommes politiques français ont trahis les Français après le "Non !" au référendum sur la Constitution européen du 29 mai 2005, en signant la Constitution rebaptisé "Traité de Lisbonne". Dans la pratique, la Norvège fait partie de l’UE, mais sans le droit formelle d’user de son influence, elle ne fait qu’appliquer les directives de Bruxelles.

      Le fond du problème, c’est que l’UE amplifie une crise de la démocratie représentative qu’on voit aussi à l’oeuvre en Norvège et en Suisse. Une vraie gauche doit donc se positionner contre l’UE.

      Michel E. Le 15 juin 2014 à 11:57
  •  
  • rien à retirer à ce qu’a écrit Boris. Le texte de Benoit Borritz est consternant et démontre, s’il en était besoin, que le front de gauche n’a toujours rien compris aux aspirations des travailleurs et des plus modestes et laisse donc de beaux jours au front national. Une bonne part de l’électorat de gauche se retrouve dans les presque 60% d’abstentionnistes aux européennes, (dont moi et tout mon entourage), pour montrer que l’on ne veut pas de cette Europe, que nous aspirons surtout un retour à l’indépendance nationale et une vraie coopération entre nations indépendantes, et on nous ressert encore et toujours les même discours européistes béats des différents représentants du front de gauche. Alors, désormais, vous ferez sans moi. Peut-être qu’un jour, vous finirez par comprendre....

    yann Guérin Le 2 juin 2014 à 20:09
       
    • Sauf que j’appartiens au Front de Gauche... ^^

      Donc expliquer que le Front de Gauche n’a rien compris à la situation, c’est nier l’existence de personnes comme moi.

      D’autant que le Parti de Gauche porte, peut-être pas encore assez fort, ces questions de protectionnisme, souveraineté, sortie de l’euro si nécessaire, recherche de solution nationale en cas d’absence de solutions internationales à court terme, etc.

      Par conséquent, l’ide est de peser sur le Front de Gauche pour qu’il aille dans la bonne direction plutôt que de sortir des phrases définitives du type "vous ferez sans moi".

      Mieux vaut appuyer Lordon, Sapir, Fakir dans leur lutte pour réorienter le Front de Gauche.

      Boris Le 2 juin 2014 à 20:40
  •  
  • Bien sûr qu’aujourd’hui la politique se fait dans un cadre national et que je souhaite la victoire d’une vraie gauche dans un pays d’Europe (Syriza en Grèce par exemple). A partir de là, que fait-on ? Si cette gauche quitte l’Union européenne, elle devra alors restaurer sa propre monnaie. Elle sera alors probablement dévaluée : il faudra alors expliquer aux salariés de ce pays la perte de leur pouvoir d’achat. Bon courage ! En plus, je ne vois aucun intérêt pour les autres peuples européens : excusez-nous, on s’est trompé, l’Union européenne c’est pas notre truc, on reprend notre monnaie et on se casse. Franchement, ça manque de panache...

    Si par contre, on a une gauche qui augmente la part des salaires dans la valeur ajoutée par diverses mesures (augmentation de cotisations sociales, réduction du temps de travail sans baisse de salaires...) qui peuvent être effectives y compris dans le cadre de l’Union européenne, qui pose la socialisation des entreprises comme élément central de son programme, elle aura alors autrement plus d’effets de contagion sur les autres pays de l’Union européenne. Et oui, c’est cela l’internationalisme. Un internationalisme concret assez différent de celui de Jacques Attali pour reprendre la flatteuse comparaison de Boris...

    Je ne suis pas un euro-béat. J’ai voté contre Maastricht en 1992 et contre le Traité constitutionnel en 2005 et si c’était à refaire, je voterai de façon identique car cette construction européenne est et reste bancale. C’est effectivement tout sauf l’Europe des peuples. Nous sommes par la force des choses dans l’Union européenne. Vouloir retourner aux Etats-nations est réactionnaire, non au sens de l’insulte, mais au sens étymologique : on cherche à revenir en arrière, recréer le statu quo. Appuyons-nous donc sur cet état de fait pour au contraire construire l’alternative et tenter de la généraliser à l’ensemble de l’Europe plutôt que de décider a priori que cette tâche est difficile...

    Benoît Borrits Le 2 juin 2014 à 21:49
       
    • D’abord il n’y aura de perte de pouvoir d’achat que si on achète allemand ou américain, et oui on s’est tromper ça ne marche pas, si le panache c’est de continuer à accelerer pour aller droit dans le mur, non merci
      Et puis on peut etre souverainiste et internationaliste Cuba et une nation (fière) et trouvez un pays plus internationaliste ?!

      Francis Le 3 juin 2014 à 08:29
    •  
    • "je ne vois aucun intérêt pour les autres peuples européens : excusez-nous, on s’est trompé, l’Union européenne c’est pas notre truc, on reprend notre monnaie et on se casse. Franchement, ça manque de panache..."

      Je pense que ce qui intéresse les gens n’est pas de faire les choses avec panache, mais de retrouver un sens de contrôle sur les politiques menées. L’UE est un monstre qui fait augmenter l’extrême-droite (le FN se positionne contre l’UE, en même temps l’UE est un outil central pour le parti), et où aucune politique de gauche est réellement possible, car interdite dans les traitées (seulement des "ajustements" à la marge peuvent se faire, tu parles d’une gauche...). En somme : les nationalismes et l’extrême-droite avaient plus de difficultés à engranger des voix quand l’UE était moins présente et les nations plus libres (autrement dit, quand il y avait plus de démocratie, plus de prise des citoyens sur les politiques menées).

      Michel E. Le 3 juin 2014 à 08:57
    •  
    • Plus le temps passe, moins je comprends ce fétichisme de certains camarades de gauche pour la monnaie commune.

      Parce que l’existence de cette monnaie commune accompagnée du libre-échange (et donc de la suppression des droits de douanes) établit une concurrence frontale et non faussée entre les salariés et les systèmes sociaux et fiscaux européens.
      C’est cette concurrence brutale qui sert de levier aux multinationales et leurs affidés politiques pour pour imposer la remise en cause des systèmes sociaux, fiscaux, sanitaires, etc.

      Et on veut se priver des amortisseurs de concurrence que sont les variations de monnaies et/ou les droits de douanes ? Mais pour quelles raisons logiques ?

      D’autant que la victoire simultanée de la gauche radicale dans tous les pays européens certes aurait "de la gueule", mais elle me paraît un poil utopique, voire totalement irréaliste.

      Si nos amis l’emportent dans un des états de l’UE, ils auront besoin de mettre en place des perturbateurs de concurrence (droits de douanes, variation des taux de changes entre monnaies, taxe kilométrique, autres) pour pouvoir mettre en place leurs politiques progressistes et redresser leur économie.

      Nous militons pour établir des grains de sable dans les transactions financières (la taxe tobin), pourquoi ne le ferions-nous pas aussi pour les échanges commerciaux ?

      Depuis quand sommes-nous favorables au libre-échange ?

      Quant à l’argument de la perte de pouvoir d’achat via la dévaluation, outre la surprise de voir repris un argument généralement utilisé par François Lenglet ou Elie Cohen dans la bouche d’un camarade de lutte, ne peut-on pas imaginer qu’elle sera à plus ou moins court terme compensée par une pression moins forte sur les salaires ? sur une relocalisation de certaines productions et donc un plus faible chômage ? par la politique de définanciarisation et de partage du pouvoir dans l’entreprise qui aura été mise en place par le même gouvernement de gauche qui sera sorti de l’euro ?

      Par quel artifice oppose-t-on une politique de réforme de la finance et de la gestion des entreprises et une politique de démondialisation ?
      Certes, c’est le cas chez les fachos : ils utilisent la promesse de l’un pour ne pas mettre en place l’autre.
      Mais ce n’est pas notre cas à nous. Nous voulons mener les deux de front.

      Boris Yarko Le 13 juin 2014 à 23:31
  •  
  • je crois que vous méconnaissez le thème développé par Montebourg, il ne s’agit pas simplement de d’ériger des barrières douanières mais de rapprocher, là où c’est possible, l’outil de production du consommateur européen et d’établir ainsi des circuits courts.

    L’emploi en est ainsi développé, les économies énergétiques sont considérables,

    Le protectionnisme européen prôné par Montebourg est bien loin du nationalisme réac des Le Pen et Cie qui n’est qu’un repli sur soit et un retour au Franc.

    Dans tous les cas, la démondialisation ne sera pas possible avec Barroso ou Junker même si sur certains sujets, les thèses de Montebourg ont avancé.

    Melclalex Le 3 juin 2014 à 10:46
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