Accueil > Politique | Par Olivier Giro | 31 août 2014

La gauche du PS en ébullition à La Rochelle

L’université d’été du Parti socialiste a permis à la gauche du parti de compter ses forces, malgré ses divisions. Les "frondeurs" eurent quelque succès avec la visite de Christiane Taubira, et Pierre Laurent reçut des militants un accueil chaleureux...

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Samedi matin, les "frondeurs" » du PS, rassemblés dans la salle de l’université de la Rochelle autour du mot d’ordre « Vive la gauche ! » purent savourer leur succès : salle bondée, nuée de journalistes, et visite éclair de la Garde des sceaux, Christiane Taubira. « Nous sommes le Parti socialiste ! », proclama Jérôme Guedj, président du Conseil général de l’Essonne, et membre de Maintenant la gauche (comme la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, ou Emmanuel Maurel). De son côté, Henri Emmanuelli, membre de Un monde d’avance (le courant de Benoît Hamon), affirma : « Ce n’est pas nous qui essayons d’imposer une ligne politique minoritaire. »

Un espace de débat pour les déçus du hollandisme

En réalité, malgré ce succès politique et médiatique en plein cœur de l’université d’été du PS, les "frondeurs", surnommés ainsi par la grande presse, rassemblent de nombreuses personnalités et tendances particulièrement hétéroclites. Un monde sépare ainsi l’ancien trotskiste Gérard Filoche, connu pour son combat social comme ancien inspecteur du travail, et le député Laurent Baumel, ex-chevènementiste, et un temps plume de Dominique Strauss-Kahn. Ce qui prouve au moins une chose : la fronde du PS réussit aujourd’hui à élargir largement au-delà des rangs traditionnels de la "gauche du PS". Et les déçus du "hollandisme" y perçoivent un espace de débat.

Si Benoît Hamon et Arnaud Montebourg n’étaient pas présents à la réunion des frondeurs, c’est que ces derniers, craignant d’être phagocytés médiatiquement, leur ont signifié au préalable que leur présence n’était pas souhaitée. Les deux "ex" se retrouvent pourtant dans des situations contrastées. Si Benoît Hamon, lors de la réunion de sa tendance Un monde d’avance, a retrouvé en douceur un courant structuré et bénéficiant de nombreux militants, Arnaud Montebourg semble pour le moins isolé en dehors de ses affidés les plus fidèles

En attendant, le mouvement des "frondeurs" suscite les convoitises. Un monde d’avance, avec notamment les députés Pouria Amirshahi et Pascal Cherki, ambitionne de devenir les premiers opposants au gouvernement au sein du parti, alors que le courant de Benoît Hamon avait décidé au début du quinquennat de jouer la loyauté à l’égard de l’exécutif (du moins jusqu’à l’été 2013). De son côté, Maintenant la gauche, qui rassemble plutôt ceux des élus de la gauche du parti qui avaient décidé – dès le congrès de Toulouse en 2012 – de "défier" le gouvernement, semble jouer une partition plus complexe, notamment avec Marie-Noëlle Lienemann qui multiplie les contacts avec le PCF et EELV, sous l’œil bienveillant de Jean-Christophe Cambadélis. Justement, le fait le plus notable de cette université d’été est la mise en mouvement des aubrystes. En sus des députés proches de Martine Aubry, Jean-Marc Germain et Christian Paul, le puissant Gilles Pargneaux, premier fédéral du Nord, assista à la réunion des "frondeurs".

Laurent : « Le nouveau gouvernement de Valls est une voie sans issue »

L’exaspération des militants étaient en tout cas pour le moins palpable lors du discours de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, invité avec d’autres responsables de partis (EELV, PRG, MRC, Front Démocrate) à débattre de « l’unité à gauche ». En effet, son discours reçut un accueil particulièrement chaleureux, les militants l’applaudissant presque à tout rompre, devant un Jean-Christophe Cambadélis impassible. « Cette semaine, je me suis posé la question à plusieurs reprises, confia Pierre Laurent. Est-ce que j’y vais ? Et puis finalement, oui. Parce que l’heure est grave. Nous ne pouvons pas laisser le terrain à l’amertume, au désespoir (…). C’est le moment de nous parler droit dans les yeux. »

Semblant mettre de côté, au cours de son discours, la dynamique du Front de gauche – du moins comme Jean-Luc Mélenchon l’entendait ces dernières années en appelant à une « autre gauche » –, Pierre Laurent tenait toutefois à prévenir ses « amis socialistes » : « Le nouveau gouvernement de Valls est une voie sans issue, nous conduira dans le mur, et ne permettra pas le rassemblement de la gauche. » Ajoutant toutefois : « Je suis venu vous dire ici qu’un sursaut des forces vives de la gauche est possible (…) nous voulons le débat. »

Clôturant la table ronde, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, fit alors référence à la menace du Front national : « J’ai une peur, je vous le dis, que des débats mal maîtrisés conduisent demain à une gauche marginalisée, et que celle-ci se retrouve dans la situation de devoir choisir une consigne électorale élection après élection pour faire face au FN. Quand on sait que le FN, dans la bouche de Marine le Pen, explique que l’immigration est un problème sanitaire, c’est le langage des années 1930, et cela nécessite de s’unir et de se maîtriser. » Au moins, les applaudissements nourris des militants de la gauche du PS lors du discours de Pierre Laurent auront-ils permis à "Camba" de critiquer en creux la stratégie de Mélenchon depuis le début du quinquennat. Pour Marie-Noëlle Lienemann, mission accomplie !

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Vos réactions

  • et voilà, la boucle est bouclée, toujours les memes refrains, Pierre Laurent n’arrete pas de savonner la planche, et Marie Noel Lieneman et Cambadélis en profitent, et après ce sera Cavournas et d’autres consorts, cela dégoute les sympathisants et citoyens, merci de dérouler le tapis rouge au FN.

    Michel Guénot Le 31 août 2014 à 15:20
  •  
  • Petite question :

    pourquoi Lionel Jospin a-t-il été écarté dès le premier tour de la présidentielle, déjà, le 21 avril 2002 ?
    Simple malentendu sans doute ? Remember ? PCF 3% en 2002 et 1,9 % en 2007 ? Directrice de campagne de 2002, Martien Aubry, porte parole DSK et soutien Robert Hue, présent à la tribune des frondeurs.

    Risible.

    Les représentants des partis de gouvernement mijotent la prochaine recette d’une union de la gauche hors sol, hors ancrage dans le mouvement social et en dehors de l’histoire qu’écrit la crise capitaliste mondiale.

    Les partis de gouvernement comprennent ceux qui ne gouvernent pas (écolos, PCF, chevènementistes) de la défunte gauche plurielle.

    Absents : Besancenot, Joli, Mélenchon...et surtout la masse des abstentionnistes de gauche, dont une grand nombre de révolté(e)s.

    L’atterrissage sera rude, une nouvelle fois. L’essentiel se réglera dans la rue, comme à Athènes et Madrid.

    Goldwasser Le 31 août 2014 à 17:36
  •  
  • On ne sait pas si c’est le même refrain avec Pierre Laurent et les socialaux, mais ça devient une ranguaine lancinante !
    PL est plus fidèle au PS qu’au Front de Gauche.
    Qui s’essemble se ressemble.
    Aucune espérance politique avec ces gens la. Qu’ils continuent à "bouillir" entre eux, le peuple lui est refroidi.

    JMS76 Le 1er septembre 2014 à 06:22
  •  
  • Dites, les camarades, avant de tirer à boulet rouge sur le PCF de manière instinctive (juste parce que c’est le PCF), vous l’avez écouté ce discours de PL à l’université d’été du PCF ? Vous le trouverez sur dailymotion. Ecoutez-le et dites où il trahit le FdG ? il a fait un discours clairement antiHollande et anti-valls et clairement pour une vraie politique de gauche antimedef.

    Par contre, effectivement, il ne crache pas à la gueule des militants PS surpris aussi par ce putsch idéologique et surtout dont on aura besoin car je vous rappelle que les électeurs de gauche votent encore plus pour le PS que pour votre organisation politique quelle qu’elle soit ...

    Dans une démocratie on ne peut avoir raison contre tous les autres. Donc si on n’est pas majoritaires, il faut bien trouver des alliances avec ceux qui sont le plus proche de nous, sans être 100% d’accord. A moins de vouloir faire cavalier seul comme le NPA le fait depuis longtemps et rester à vie dans l’opposition avec des cores de plus en plus faibles, car les citoyens se lassent de ceux dont ils pensent que la victoire est impossible. Bien sûr qu’on sera aussi obligé se travailler avec l’aile gauche du PS. car avant même les conflits des municipales, dès les législatives, le fdG n’attirait pas les foules et perdait quasi la moitié de ses voix ... Vous avez réfléchi à ça ?

    pascal, PCF 06 Le 1er septembre 2014 à 14:05
       
    •  "Dites où il trahit le FdG ?"
      Le discours est plutôt sympa, j’y vois même un petit hommage à l’opposition de gauche assumée au gouvernement lorsqu’il reprend l’idée de ne pas monter dans le corbillard de Valls. Mais la réponse est dans le contexte, pas dans le texte (contexte : dans le cadre du PS, tribune à composition de gauche plurielle, après le pacte PL-PS aux municipales, et au vu du passif lourd de l’union de la gauche qui a produit des désastres sociaux visibles).

       "Les électeurs de gauche votent encore pour le PS"
      Oui, mais l’angle de vue est tronqué et pose justement problème. Aux européennes de 2014, la part du PS parmi le corps électoral est de 6% (13% des votants) radicaux de gauche compris.
      Ou alors en chiffres absolus 2,6 millions sur 66 millions de citoyens en France.

      Et ce score intervient avant l’effondrement actuel du PS et son virage libéral-conservateur Valls 1,2, marchons au pas.

      Il est temps de décrocher de ce mauvais rêve de la gauche plurielle sauf si on veut monter dans son corbillard.

      Goldwasser Le 1er septembre 2014 à 19:29
    •  
    • Bien sur que l’on réfléchi !
      Il y a deux PS, le PS de gauche dans sa conquête du pouvoir et le PS néolibéral dans l’exercice du pouvoir.
      Le PS est mort et emmènera Pierre Laurent (même avec de beaux discours) et le PC qui ne veulent et ne peuvent se désolidariser de la sociale démocratie libérale. Ce serait une faute politique que de croire en l’avenir de la gauche autour du PS. Le reste n’est que bla-bla-bla.
      Que les pseudos frondeurs quittent le PS et rejoingnent le Front de Gauche. Il ne peut y avoir de convergence de quelques composantes du Front de Gauche avec le PS. Rompre avec la sociale démocratie est le seul salut de la gauche.
      Les électeurs de gauche ont déjà été trompé à de nombreuses reprises par les Socialistes et ceux qui complotent avec eux pour sauver leur place.
      Et faut arrêter de jouer les Calimeros de façon tout aussi instinctives quand on n’est pas d’accord avec vous.

      JMS76 Le 1er septembre 2014 à 23:26
  •  
  • J’ai oublié de préciser que j’étais contre sa venue à l’université d’été du PS mais, au final, ai été agréablement surpris du discours clairement au contenu FdG

    pascal, PCF 06 Le 1er septembre 2014 à 14:07
  •  
  • Cher Pascal,

    Les paroles sont des paroles et en occurrence, ceux de PL. On juge sur les actes et ses actes à lui ont bien été claire, lors des élections municipales ; ce que tu sembles avoir oublié !
    Quant à la "gauche" du PS, on a déjà vu comment tous ces guignols "frondeurs" se sont couché, lors du vote du budget, pacte de responsabilité, coupe du budget du Sécu, etc. A part un, ils ont tous voté soit oui soit se sont abstenus (ce qui voulait aussi dire oui, sachant que l’UMP voterai oui). Je t’invite à reflechir avant de m’accuser "d’anti communiste primaire" !!

    Armand Le 1er septembre 2014 à 16:57
       
    • Armand, je prolonge l’élan : bien évidemment tous ces "frondeurs" (donc râleurs de couloir) vont s’abstenir lors du vote de la confiance à Valls et d ses lois déjà programmées, pour être sur qu’avec l’abstention ou le soutien des parlementaires de droite, il puisse continuer son oeuvre "blairiste" (Blair, le type qui a provoqué une guerre au mépris du droit international avec des mensonges et qui a organisé l’harcèlement des chômeurs en Grande Bretagne).

      Goldwasser Le 1er septembre 2014 à 19:34
  •  
  • Le PCF s’est toujours battu pour le rassemblement.
    Dans les années 30 ,il est a l’origine du Front Populaire,avec son mot d’ordre : pain,paix,liberté.
    Pendant la dernière guerre,il a de nouveau rassemblé la Résistance en créant le Front National ( rien a voir avec celui d’aujourd’hui ) pour libérer le pays et aboutir au programme du conseil national de la Résistance.
    C’est encore le PCF qui est a l’origine de l’union de la gauche ,sur la base du programme commun ,en 1972.
    Mitterrand déclare la meme année a l’Internationale socialiste ,qu’il l’a signé uniquement pour prendre 2 a 3 millions de voix au PCF .Mélenchon,etait membre du PS.
    Au moment de l’actualisation du programme commun en 1977,le PS en a profité pour le vider de son contenu. Mélenchon était toujours membre du PS.
    Pour le référendum sur le traité de Maastricht,le PCF appelait a voter NON et le PS avec la droite a voter OUI.
    Mélenchon était encore membre du PS.Il devait certainement "manger" du coco a cette époque ,les traitant de ringards,etc...Il porte une part de responsabilité dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui ,et il veut nous donner des lecons ?.
    La baisse d’influence du F de G commence avec le discours de Marseille lors des présidentielles .Certains citoyens n’etaient pas prés a entendre un discours qui était pourtant d’avant garde.
    Mélenchon prend comme prétexte les accords au cas par cas de communistes et socialistes au municipales pour taper sur le PCF.
    Par contre,lui a passé des accords avec des verts,qui étaient pourtant au gouvernement.Et puis il se contredit quand il dit :"Meme la ou des Maires socialistes ont fait du bon boulot ils ont été battus."
    Pourquoi ne pas s’allier avec des socialistes,s’ils ont fait du bon boulot ?Cela ne nous empeche pas de critiquer la politique du gouvernement.
    Mitterrand s’est servi du programme commun pour affaiblir le PCF.Mélenchon se sert du F de G (qu’il s’approprie) pour faire la meme chose.
    Le probleme c’est que les citoyens attendent que tout viennent d’en haut. Dans les années 30 on a eu un gouvernement de gauche,mais il y eu les grandes grèves de 1936.En 1981,1997,2012,les citoyens attendent.S’ils ne bougent pas,il faut s’attendre au pire,tout dépend d’eux ,et attention aux divisions.

    Colombe Le 2 septembre 2014 à 06:25
       
    • Puisque tu parles d’Histoire du PCF...C’est parce j’ai du respect pour ce qui a été aussi mon Histoire...que j’attends de la réunion du 6...un retour au sens de l’Honneur, au sens du respect de la mémoire de Maurice Thorez, Jacques Duclos, Louis Aragon, Marcel Cachin, Pierre Semard, Jean-Pierre Timbaud et de centaines de milliers d’autres,...Eux, quelles que furent leurs erreurs, n’allaient pas marchander voire quémander des postes d’élus...nationaux...régionaux...départementaux, locaux...

      Dominique FILIPPI Le 2 septembre 2014 à 07:02
  •  
  • Je suis élu sur une liste d’union de la gauche depuis 1977.
    Tous les services sont gérés par la commune.Rien a été donné au privé.
    Supposons que l’on fasse des listes séparées,deux listes de gauche,et que cette division fasse gagner la droite et que celle ci ensuite privatise les services,la population aura gagné quoi ?
    C’est bien joli de jouer les purs et durs,mais faut penser aux conséquences.
    Dans le Manifeste du parti communiste ,lire page 69 :" Attitude des communistes envers les autres partis ".
    Les Thorez,Duclos,Aragon etc. se sont toujours battu pour rassembler la gauche.
    L’Union est un combat,disait E Fajon.Mais il faut que le peuple s’en empare.

    Colombe Le 2 septembre 2014 à 07:55
       
    • Pour citer de http://www.lepartidegauche.fr/viedegauche/article/nul-besoin-faire-la-serenade-devant-les-fenetres-ps-25552 :

      "Tu affirmes que le PG est contre toute présence commune avec des socialistes sur des listes municipales dès le premier tour dans toutes les villes. Cela est faux. Je te précise donc la position du PG. Dans les grandes villes de plus de 20 000 habitants il nous paraît indispensable que le Front de gauche se présente sur des listes autonomes du parti socialiste car il faut permettre aux électeurs de voter à gauche contre l’austérité que met en œuvre le gouvernement Hollande-Ayrault. Ce dernier vient de décider de mettre au régime sec les collectivités locales en baissant massivement la Dotation 2014 ; comment pourrions nous être sur les mêmes listes que ceux qui approuvent cette cure libérale et que vaudront leurs promesses puisqu’ils mettront en œuvre cette austérité locale programmée ? Naturellement si un élu socialiste rompait avec cette logique libérale nous pourrions nous rassembler ; nous n’excluons pas cette hypothèse quand on voit le début d’une vague de démissions qui se profile, mais ce n’est le cas d’aucun candidat PS actuellement dans les grandes villes et pour le PCF à Paris comme à Perpignan ou Montpellier se compromettre sur une liste PS c’est le plus sûr moyen de partager le rejet populaire qui grandit dans le pays et ainsi laisser le champ libre au FN qui apparaîtrait comme la seule alternative. - See more at : http://www.lepartidegauche.fr/viedegauche/article/nul-besoin-faire-la-serenade-devant-les-fenetres-ps-25552#sthash.HSTH3p79.dpuf"

      "Quant aux villes de moins de 20 000 habitants la mise en œuvre de politiques municipales en rupture avec l’austérité peut parfaitement se faire en rassemblant toute la gauche authentique d’une ville ou d’un village et parmi eux il ne manque pas de socialistes de terrain qui nous suivront ! - See more at : http://www.lepartidegauche.fr/viedegauche/article/nul-besoin-faire-la-serenade-devant-les-fenetres-ps-25552#sthash.HSTH3p79.dpuf"

      Michel E. Le 2 septembre 2014 à 18:41
    •  
    • Il faut comparer ce qui est comparable...L’union était un combat car le PS était un parti de gauche à l’époque...de plus le rapport de force PCF-PS n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui...alors là oui l’union pouvait être un combat...Mais maintenant ! Il n’y a plus d’union possible avec ce parti qui n’a plus grand chose à voir avec ce que fut la SFIO et même le PS d’Epinay...Essayer de faire du neuf avec du vieux çà ne marche pas ou plutôt çà donne au PCF 1,89% en 2007 ! A moins de rêver et de penser que les 11% de Mélenchon sont pour l’essentiel dus au PCF !!!

      Ne convoque pas l’Histoire , la grande Histoire du PCF, pour justifier l’injustifiable...

      Dominique FILIPPI Le 3 septembre 2014 à 07:18
  •  
  • @Michel E.

    Totalement d’accord avec ta réponse à Colombe !

    Dominique FILIPPI Le 3 septembre 2014 à 07:51
  •  
  • Colombe,

    1. Le passé du PCF (1930-1950) n’a rien à voir avec aujourd’hui. Arrêtez de profiter du prestige des vrais révolutionnaires et vrais communistes pour hisser vers le haut le PC d’aujourd’hui constitué d’une direction carriériste et opportuniste.
    2. Le FdG n’est pas que Mélenchon et après tout, quel est votre problème avec JML ? Il n’a jamais insulté ni PL ni le PC. "La baisse d’influence du FdG a commencée par le discours de Marseilles" vous dites ? Mais pourquoi, sachant que peu de temps après ledit discours, il a obtenu 11% des voix à la présidentielle. Drôle de baisse d’influence quand l’on compare ce résultat à ceux de MG Buffet et R Hue, les candidat précédents du PC !!
    3. Oui JML a été au PS et c’est à son honneur qui l’a quitté. Cela, je l’appelle une évolution politique positive. Pas tout le monde est capable d’un telle démarche courageuse et une telle évolution et certainement pas le PC !!

    4. Il s’est allié avec les verts, et alors ? (encore Mélenchon ? Il n’y a personne d’autre au sein de mouvement que lui et vous, on dirait ?!! Quelle manque d’air de votre part et quelle manque de respect pour tous les autres partis et militants encartés et non encartés !) 5. Vos arguments sont puérils cher (e) Colombe. Premièrement, le ps EST le gouvernement, pas l’EELV. Deuxièmement, l’alliance avec les verts a été proposée après le départ de Duflot de ce gouvernement. Et finalement, les verts sont plus proche de nous qu’un PC pro nucléaire, productiviste et allié perfide et non fiable !

    Armand

    Armand Le 3 septembre 2014 à 11:22
       
    • Les vrais révolutionnaires a l’époque vous les traitiez de staliniens .
      Se que je sais ,c’est que Mélenchon a appelé a voter OUI au traité de Maastricht,et que l’entreprise dans laquelle je travaillais a ete délocalisée en Italie ( 800 emplois disparus ,sur l’autel de Maastricht ).
      Avant le discours de Marseille ,les sondages donnaient le F de G a 15 pour cent.

      Le 4 septembre 2014 à 02:01
  •  
  • @Armand

    Entièrement d’accord...Une réserve cependant pour les verts...OUI pour Joly et ceux qui sont sur ces positions mais NON pour Placé et sa clique qui représentent jusqu’à preuve du contraire plus qu’eux-mêmes ; la majorité de l’électorat Vert est aujourd’hui plus près du PS que du FDG...malheureusement...Ceci dit il faut se féliciter des évolutions au sein de EELV...sans les exagérer. It’s a long way...

    Dominique FILIPPI Le 3 septembre 2014 à 11:40
       
    • ...to Tipperay.
      Goodbye Valls
      Farewell Hollande
      It’s a long way to Tipperay
      but my heart’s right there

      Goldwasser Le 3 septembre 2014 à 23:24
  •  
  • @Colombe

    C’est vrai que le discours de Marseille était inaudible pour beaucoup de gens et il aurait mieux valu s’en dispenser...mais si ce discours n’avait pas eu lieu ... cela aurait été autre chose car pour chercher les poux dans la crinière du lion la bourgeoisie et ses larbins sont très forts...

    Critiquer oui mais remplacer celui qui contribue à faire survivre le PCF, c’est ,comme on dit vulgairement, ne pas avoir la reconnaissance du ventre...alors que cette reconnaissance existe à l’égard des socialistes...voir le comportement du PCF à Paris...

    Dominique FILIPPI Le 4 septembre 2014 à 08:05
  •  
  • Bonjour,
    Bon avec ces débats on fait quoi, on arrête de militer ? La sinistrose, l’analyse permanente des moindre détails du passé, ça me fatigue.
    Continuez à tourner et retourner les couteaux dans les plaies, ajoutez y un peu de sel, laissez bien pourrir et regardez si la gangrène a bien pris.
    Il ne restera alors qu’une solution l’amputation avec le traumatisme qu’elle fait vivre.

    Sarko avait très bien compris que pour diviser il faut lancer un débat sur l’identité.

    C’est quand qu’on va où ? Le 4 septembre 2014 à 11:01
       
    • Et oui, on arrête de militer c’est à dire de tourner à fond en cinquième vitesse comme des hamster dans un système politique qui est condamné, comme le présent et l’histoire du PS nous l’enseigne clairement.
      Cela laisse le temps de réfléchir , d’écouter le grand nombre de citoyens qui ne sont pas des militants de parti et d’inventer quelque chose qui ne soit pas la triste répétition relooké d’un passé idéalisé de la gauche gouvernementale. Dans un genre "militant" cette réflexion est nourrie par le blog de N. Mamère et surtout l’abondante littérature critique qui n’est pas réceptionné dans les partis.

      Goldwasser Le 4 septembre 2014 à 19:23
    •  
    • Je pense que Mélenchon a raison, il faut faire la 6ème république, la 5ème république tue la démocratie.

      J’ai confiance qu’avec le temps cela va s’enraciner dans la société qui ne croit plus au vrai changement dans le cadre de la 5ème république.

      Michel E. Le 5 septembre 2014 à 09:13
  •  
  • De toute façon, il n’y a pas d’autre issue que la VIe République qui sera tout sauf un toilettage de la Ve !

    Mélenchon doit continuer à être le leader de la vraie gauche. Il est profondément honnête et çà, çà n’a pas de prix.

    Dominique FILIPPI Le 5 septembre 2014 à 10:58
       
    • Quand est il honnête ?
      Pendant les 35 ans où il a été au PS ,lui qui a voté Oui à Maastricht ?quand il se dit toujours Mitterandien ?Quand il a volontairement été à Henbin-Beaumont alors que le pcf l’en dissuadé et après quand il a accusé le PCF ?Quand il a insulté le PCF et son dirigeant,mon ami Pierre Laurent:D’ailleurs à ce propos,comme Mélenchon toi,D.Filippi tu continues à proférer des injures infectes contre la famille de l’ami Pierre Laurent.Tu montres ton vrai visage.Ces crachats te retombent dessus.Dans quelques temps,le dossier de tes injures contre les Laurent,sera suffisamment épais pour qu’une action en diffamation soit engagée contre toi.
      Saches aussi que le PCF ne t’oubliera pas ;jamais !.. :-)
      As tu entendu parler du comité Valmy-anti OCI au PCF ?

      SouvenirAvenir Le 14 octobre 2014 à 15:33
    •  
    • Jean-Luc Mélenchon, dans l’Humanité d’hier, le lundi 13 octobre 2014 :

      "J’approuve la tournée qu’a faite Pierre Laurent où il a porté partout le même message : on ne peut pas construire sans rompre avec cette majorité. C’est un discours dans lequel je me reconnais entièrement. Nous travaillons de bonne manière en occupant chacun un créneau différent de la bataille commune."

      Aubert Sikirdji Le 14 octobre 2014 à 15:51
  •  
  • Aubert Sikirdji Le 14 octobre à 15:51

    çà vient à point nommé !

    Dominique FILIPPI Le 14 octobre 2014 à 15:53
       
    • Tout vient à point pour qui sait ...être tendre.

      Car rien ne sert de faire les purs et durs !... Ok, ferme, oui, comme on dit : sans fermeture éclair, ni coups de tonnerre, dès qu’un truc vous va pas !...

      Les purs et durs, nous en aurons raison : à moins qu’il ne réussissent à temps à nous loger en forteresse....

      Tant qu’à faire, mon frère : il parait que la "Pierre et Paul", elle est pas mal, la télé et tout et tout !... Léningrad, bien sûr c’est loin... Surtout dans le temps...

      Un jour pourtant un jour viendra, couleur d’oranges !...

      Aubert Sikirdji Le 14 octobre 2014 à 18:47
  •