Accueil > Politique | Par Jérôme Beltar | 1er avril 2014

Les mauvais comptes du Parti de gauche

L’insistance mise par le PG et Jean-Luc Mélenchon à faire chanter aux chiffres la chanson d’une progression aux municipales a masqué une réalité moins flatteuse dans les urnes, et un défaut de stratégie préjudiciable.

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Après des résultats honnêtes, bien que parfois décevants, pour le Front de gauche au premier tour, le Parti de gauche a décidé de crier victoire sans attendre le suivant. Savants calculs et jolis tableaux à l’appui, Jean-Luc Mélenchon nous explique sur son blog que les résultats du Front de gauche, quand il est en autonomie, sont un franc succès et marquent un net progrès par rapport à la présidentielle. Ainsi, les 600 listes Front de gauche réalisent 11,42%, soit une progression de 0,32% par rapport à 2012, quand les listes FN recueillent 16,5% – en repli de 1,40%. Les listes Front de gauche ont même remporté 67 villes au premier tour quand le FN n’en a gagné qu’une seule. C’est donc un succès net qui, selon le PG, n’est occulté que par la malfaisance entêtée des médias.

Oui mais voilà, cette analyse est le conte pour enfants d’une direction qui a décidé que sa stratégie volait de victoires en victoires y compris en dépit des faits. Le parti a toujours raison – au besoin, c’est la réalité qui a tort. L’analyse réelle et non fantasmée des résultats exprime un tout autre panorama de la situation après les élections municipales. Certes, le Front de gauche a emporté de nombreuses villes. Aux 67 acquises dès le premier tour se sont ajoutées de nombreuses autres victoires au second, quand le FN voit son compteur bloqué à une dizaine de villes. Signe d’une domination écrasante du FdG ? Hélas non, car un autre calcul aurait été possible : celui des villes perdues. Et là, force est de constater que la correction est sévère, avec la perte de 57 villes de plus 3.500 habitants pour le Front de gauche.

Régression dans les grandes villes

Surtout, la fameuse progression des 600 listes Front de gauche par rapport à la présidentielle nécessite un examen plus approfondi. Dans bon nombre de grandes villes françaises, les résultats du premier tour sont en réalité médiocres : entre 2012 et 2014, les résultats à Marseille sont passés de 13,83% à 7,10%, à Toulouse de 15,91% à 5,10%, à Montpellier de 15,69% à 7,56% ou encore à Paris de 11,09% à 4,94%. Alors, comment les experts du PG ont-ils pu parvenir à une progression ? De toute évidence, grâce à la force propulsive de maires communistes sortants particulièrement bien implantés. Dans des villes qui ont connu aux municipales un affrontement entre des listes PS et des listes FdG, les résultats peuvent être impressionnants par rapport à 2012 : à Tremblay-en-France (93), le FdG passe de 19,80% à 68,10%, à Saint-Denis (93) de 21,72 % à 40,22%, à Saint-Ouen (93) de 20,98% à 31,58% ou à Chevilly-Larue (94) de 16,03% à 47,45%. Arithmétiquement, le résultat avancé par le blog de Jean-Luc Mélenchon est donc juste. Mais politiquement, il n’a aucun sens. Qui pourrait croire, par exemple, que le poids du Front de gauche à Tremblay serait désormais de 68,10% ? C’est évidemment une plaisanterie.

Déjà, lors de l’élection présidentielle, par ses pronostics inconsidérés, « Je serai devant le Front national », quand ce n’était pas « Je peux être en tête de la gauche », Jean-Luc Mélenchon a réussi le tour de force de transformer un succès – ses 11% – en semi-échec. Cette manie de placer la barre si haut, alors que toujours les résultats sont en-deçà, est contre-productive. Mais à cela, il faut ajouter pour le leader du Parti de gauche une erreur de stratégie pour ces élections municipales.

Une stratégie inadaptée

Les élections municipales ont évidemment une dimension nationale. Sans cette explication, on ne comprendrait pas l’ampleur de la sanction à l’encontre des listes du Parti socialiste. À l’issue du second tour, le désaveu infligé par les électeurs à la politique gouvernementale se traduit par une déroute. Mais s’il y a bien eu rejet du gouvernement Hollande, force est de constater que les grands vainqueurs sont d’abord l’UMP, pourtant lourdement lestées par de multiples affaires, et dans une moindre mesure le Front national, qui trouve là l’occasion de s’enraciner dans des centaines de mairies. Dans l’ensemble, le Front de gauche n’a pas représenté une alternative crédible pour le peuple de gauche qui massivement a fait le choix de s’abstenir.

Les explications en sont évidemment multiples. La participation des communistes aux listes PS dans la moitié des villes de plus de 20.000 habitants n’a pas aidé à identifier le Front de gauche comme refusant la politique gouvernementale, c’est un doux euphémisme. Mais se présenter à une élection, c’est répondre à la question particulière posée par le scrutin. Aux élections municipales, il importe de répondre projet municipal comme il est nécessaire de parler de l’Europe aux européennes. Il faut bien sûr articuler ses propositions avec les enjeux nationaux, la politique gouvernementale, mais réduire la campagne à cela, c’est être hors-sujet. Trop souvent, les listes conduites par le PG ont considéré qu’il suffisait d’accoler la photo de Jean-Luc Mélenchon aux candidats locaux pour s’assurer, si ce n’est un succès, en tous cas la soulte "incompressible" de la présidentielle.

La magie du verbe ne saurait suffire. Plus que tous les autres scrutins, les élections municipales enregistrent l’implication, l’influence dans la diversité du tissu associatif et militant d’une commune. Pour cela, il ne suffit pas de dénoncer, il faut aussi porter un projet et surtout être capable de s’élargir aux forces vives d’une ville. Disons-le, ce fut loin d’être le cas.

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Vos réactions

  • Le PG voulait faire d’une élection locale une élection nationale et n’a pas hésité à se présenter tout seul, soit l’inverse de la stratégie du PCF. Il a fait quelques mauvais choix, comme celui d’annoncer un ralliement conditionnel au PS au second tour et reste plombé par le désistement de JLM vers Hollande à la présidentielle. Les résultats obtenus sont significativement différents de zéro malgré ces erreurs et la "vague bleue". Ce n’est pas si mal.

    ortaram Le 1er avril 2014 à 08:34
       
    • L’ analyse critique du tour de passe-passe de Mélenchon présentée ici est parfaitement juste, jusque et y compris dans ses conclusions.

      J’en sais quelque chose, pour avoir concourru au seul succès politiquement indiscutable, net et sans bavure de l’alliance EELV/PG/Alternatifs/RéseauxCitoyens dans ma commune :

      GRENOBLE.

      bien à vous

      M.BARJEON (PG 38) Le 1er avril 2014 à 10:51
  •  
  • Je rappelle qu’à Grenoble les communistes avaient choisi de partir au premier tour avec le PS, dont la tête de liste J.SAFAR n’est autre qu’un ami de VALLS. Le grand visionnaire Pierre Laurent a même poussé le zèle jusqu’à venir les soutenir.
    Bilan des courses, de 5 ou 6 élus sortants bien serviles dans l’ex-majorité fauxcialiste (ils avalaient tout) ils passent à ZERO et sont sur la paille.
    Ici les cheffaillons communistes sont la honte et la risée de toute la gauche locale.

    M.BARJEON (PG 38) Le 1er avril 2014 à 11:19
       
    • C’est un mensonge éhonté ! Les communistes avaient voté de partir en FDG et c’est le PG qui a claqué la porte des négociations pour partir avec les verts qui refusaient toute alliance avec le PCF. Mentir ainsi est scandaleux.
      Du coup les communistes ont choisi de ne pas partir seuls et de rejoindre la liste de la majorité sortante.

      retablir la vérité Le 2 avril 2014 à 16:15
  •  
  • Le front de Gauche devrait avoir un programme en commun et une stratégie commune tout en laissant chaque parti ou composante développer ses particularités et dynamiques. En revanche, arrêtons d’aller à la quête des postes comme une recherche de jobs rémunérés ...

    Antoine C Le 1er avril 2014 à 12:16
       
    • Comme chacun peut le constater la "soif" du Parti de Gauche pour les postes est "inextinguible". Elle se traduit d’ailleurs par le refus catégoriques des conditions surréalistes imposées belliqueusement par… Ian Brossat dans la nuit du 24 mars (voir le blog d’Alexis Corbière, photo et compte-rendu). Elle prive ainsi Alexis Corbière de son poste de conseiller de Paris. La même "soif" laisse la tête de la liste de Grenoble à EELV… etc…

      Vous pourriez recommencer votre démonstration comme si j’étais un enfant de cinq ans… je n’ai pas tout suivi…

      A moins que le propos se trouve ailleurs ? Mais je ne suis pas très douée non plus pour la métacommunication.

      Qui cherche quoi ? Expliquez-moi ?

      Law Le 1er avril 2014 à 16:56
  •  
  • Je passe sur les conclusions tirées de cette analyse ; après tout, chacun a droit à de la subjectivité. Mais pas à la malhonnêteté.
    Et ce papier est malhonnête.
    Il prend appui sur la diffusion de données et tableaux, faite par le PG le 24 mars, soit le lendemain du premier tour. Quand tout le monde acclamait le FN et ne parlait pas du FdG. Qu’en est-il des 57 communes perdues ? Premier tour ? Ou plutôt deuxième ? La réponse dans le texte : " Aux 67 acquises dès le premier tour se sont ajoutées de nombreuses autres victoires au second". Le tableau parle du 1er tour, vous parlez du second. Procédé honteux.
    Par ailleurs, les données du PG s’appuient effectivement sur les résultats PCF bien implanté. Et ? So what ? En le soulignant, l’auteur prétend-il que le PCF n’est pas dans le FdG ?

    Facetieux Le 1er avril 2014 à 13:12
  •  
  • "Et là, force est de constater que la correction est sévère, avec la perte de 57 villes de plus 3.500 habitants pour le Front de gauche."
    Le front de gauche n’existait pas lors des élections municipales de 2008, je ne comprend donc pas comment ils auraient pu perdre 57 villes...

    mathieu Le 1er avril 2014 à 15:47
       
    • On constate que la démultiplication des étiquettes instaurée par Valls aura semé le trouble jusque dans nos rangs. Que peut-il en être dans la tête de l’électeur lambda ? Il n’y comprend plus rien. Pas plus que les journalistes de bonne foi (oui, il y en a) qui avouaient à une conférence de presse de Danièle Simonnet qu’ils y perdaient leur latin.

      Je n’ai pas connaissance de la totalité des résultats du second tour. Connaissant particulièrement bien le 93, je sais que le PS a tout fait pour déloger le Front de Gauche (dans des bastions communistes). Comme il a tout fait à Paris pour scinder le Front en courtisant les communistes qui s’y sont laissé prendre. Dans ce contexte de lisibilité zéro même pour les plus avertis, les résultats des listes autonomes au 1er tour à Paris sont égaux voire supérieurs à ceux des législatives et ce, sans le PCF. Dans le XXème, seul arrondissement où le FdG dépasse les 10% et peux se maintenir nous parvenons, et il faut saluer l’effort, à augmenter le score de 2000 voix et de 3%. Nous arrachons ainsi le siège de Danièle Simonnet au Conseil de Paris (elle y sera la seule pour le Front de Gauche) plus l’élection de Laurent Sorel(Ensemble) et de Sylvie Aebischer (PG).

      Partout où les listes autonomes était en alliance avec EELV elles dépassent les 15% pour culminer à 29% et finir par gagner la ville malgré le maintien du PS/PC/MRG (sic) : Grenoble.

      Rien n’y fera. Partout où le PCF s’est allié avec le PS il a subi la déculottée prévisible. Là où il a maintenu le cap du Front de Gauche, il a gardé ses villes. Que dire de plus ?

      Law Le 1er avril 2014 à 17:13
    •  
    • Ce que dit Law est faux : dans le Rhône le PCF a perdu les 2 villes où il s’est présenté en FDG autonome.
      Arrêtez de mentir amis pegistes.

      retablir la vérité Le 3 avril 2014 à 00:34
  •  
  • Je trouve cet article confus et malhonnête, qui mélange des résultats de 1er tour donnés par le PG avec, des appellations de listes fausses, et la méconnaissance des particularités de terrain.

    Vassivière Le 1er avril 2014 à 17:18
       
    • Mr Beltar, devrait revoir ses sources...à Toulouse le PCF est parti dès le début avec le PS, malgré des sondages qui donnaient le FDG autour de 13%.Il faut comparer les résultats du FDG avec ce qui est comparable...

      GALATAUD Elsa Le 4 avril 2014 à 10:53
  •  
  • Jérôme Beltar devrait commencer par s’appliquer à lui-même son exhortation finale : " il ne suffit pas de dénoncer, il faut aussi porter un projet " autre que celui de se payer le PG et Mélenchon avec condescendance, planqué
    bien confortablement derrière son écran. En plus, derrière cet article défaitiste aussi méprisant que mal étayé, aucune "magie du verbe", aucune perspective .

    Fulgence Le 1er avril 2014 à 18:01
  •  
  • Un article mal étayé et souvent malhonnête. Les autres commentaires ayant bien montré les erreurs et oublis manifestes.

    Je ne comprends pas pourquoi cet excellent journal qu’est Regards publie ce torchon digne du Point.

    Un seul mérite : il est vrai qu’il ne faut pas se payer de mots et regarder en face des résultats qui ne sont pas toujours mirobolants.

    Matthieu VINCENT Le 1er avril 2014 à 18:29
  •  
  • Je pense que cet article aurait du être précédé de la mention :" Les propos tenus n’engagent que leur auteur "

    C’est seulement à la fin que je me suis demandé si j’avais bien lu un article de "Regards" !

    Pénible !

    D’autant plus que je me retrouve affublé du titre suivant :
    — -
    Les mauvais comptes du Parti de gauche par PrNIC ---
    qui ne me convient pas du tout !

    PrNIC Le 1er avril 2014 à 19:56
  •  
  • Si je suis d’accord avec la première partie de la démonstration. Il m’est très difficile d’associer la défaite du F2G à une soi-disante tactique d’alliance du PCF. Alors que les communistes de chaque ville ont voté leur propres alliances pour affronter ces élections qui n’étaient pas faciles à appréhender (euphémisme)... Les communistes ont choisi la possibilité de préserver ou de développer un programme municipal de gauche. C’est le contenu politique qui a conduit la stratégie d’alliance dans les 36 000 communes de notre pays.
    A Vitry-sur-Seine, par exemple là où le PCF a réussi depuis des dizaines d’années à préserver un programme de gauche avec le PS. Qu’auraient dit et voté les habitants qui se seraient sentis certainement trahis si par aventure le PCF aurait obéit au slogan national "d’autonomie" de Mélenchon... Que serait devenu le maire communiste de cette ville et donc la représentation de la force à gauche qui est un rempart aux politiques nationales ? Soyons sérieux, Le grand reproche de Paris. Avons-nous à rougir du programme municipal de Paris par la gauche PCF/PS, même si ce n’est pas ce que nous voulons. Nous ne sommes pas pour une politique du tout ou rien... Nous portons la responsabilité d’avoir fait élire une maire socialiste et fait battre la droite dont l’appétit était grand pour revenir dans les mur de la mairie. Ce n’est pas le résultat de Simonnet qui me fera changer d’avis. C’est effectivement l’abstention du peuple de gauche qui a permis cette revanche de la droite et un ancrage significatif du Fhaine mais je ne peux pas, malgré la volonté de l’ensemble des formations politiques, de penser que le PCF a bien résisté, que le vote PCF veut dire quelque chose pour les électeurs. Il fallait donc s’apuyer sur les élus communistes qui ont montré qu’ils sont fidèles à la notion d’Union de la Gauche de transformation de la société et bien moteur de notre mouvement le F2G.
    Je crois en réalité que Mélenchon confond trop souvent PG et F2G... Je crois qu’en partie, il a tenté de recentrer sur sa personne l’influence du F2G... Mais ça c’est sans compter sur les militants des autres formations et notamment de celle des communistes qui se montent à plus de 100000 militants et reste en nombre d’élus la 3ème force politique de ce pays.

    Claude Clf Le 1er avril 2014 à 23:54
       
    • Juste une question d’un candide. C’est quoi exactement la stratégie du Front de gauche, à votre avis ?

      Encolère Le 2 avril 2014 à 00:04
    •  
    • C’est quand même curieux tes deux axes :
      " s’apuyer sur les élus communistes qui ont montré qu’ils sont fidèles à la notion d’Union de la Gauche de transformation de la société et bien moteur de notre mouvement le F2G. "

      le problème dans cette campagne des municipales fut que certains des élus se sont investis dans l’union de la gauche de transformation et que d’autres ( pas les mêmes ) ont bien été moteurs du FdG ! Jamais les deux à la fois et en même temps !

      et le choix respectable des camarades n’ a fait qu’entériner cette divergence de stratégie : la question finale ? t’es OK pour recommencer la même chose pour la bonne santé et visibilité d’un FdG "unitaire" ?

      PrNIC Le 2 avril 2014 à 14:04
    •  
    • Lorsqu’on déplore 50% d’abstention, il n’est pas totalement absurde de remettre en cause sa stratégie. Le rôle d’un parti "révolutionnaire", [mais je suis trop vieille sans doute et ma mémoire peut me jouer des tours], est, je le pensais jusqu’alors, de marcher un pas en avant des masses. certainement pas, à l’issue d’un scrutin, de découvrir que la majorité de ceux qui ont porté Hollande au pouvoir vomissent sa politique et ne se feront plus jamais enfermer, quoi qu’il arrive, dans le pacte républicain ou dans la muleta-FN. Il n’est pas absurde non plus de constater que partout où le PCF a choisi de ne pas s’acoquiner avec le PS les suffrages ont été au rendez-vous et, à l’inverse, qu’il a subi la même défection lorsqu’il a choisi les listes d’union PS/PCF au premier tour. Que dire de plus ? Je fais juste appel à l’intelligence de nos camarades du PCF. Rien de plus. Rien de moins.

      Le 3 avril 2014 à 12:25
  •  
  • Des élus communistes qui demandent aux autres membres du FdG de voter les 6 budgets à venir d’avance, sans les connaître ou plutôt en sachant qu’avec les coupes budgétaires drastiques annoncées, il ne saurait en être question… des élus communistes qui préfèrent perdre des mairie (9ème et 5ème arrondissements de Paris) plutôt que de laisser une place aux autres compensantes du FdG… Qui confond quoi et qu’en pensent nos électeurs ? Ces quelques élus-là n’ont plus rien de communiste, ils sont finalement comme Hollande et méprisent souverainement les électeurs et ceux qui sont portés par leur suffrage. Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser.

    Quant à l’alliance avec un PS drivé par Valls… bon courage. Les camarades apprécieront.

    Law Le 2 avril 2014 à 00:13
  •  
  • Membre du PCF, je dois être très con parce que j’ai du mal à me positionner vraiment dans cet imbroglio ! beaucoup d’interventions opposées pourtant, me conviennent ! peut être finalement je ne dois pas être fait pour la politique... ou plutôt cette politique là ! j’ai du mal à décrypter ! et comment les électeurs de gauche et les autres peuvent y comprendre quelque chose ? je trouve un peu facile que certains au lendemain des élections s’en prennent aux abstentionnistes, qui subissent la double peine, ils sont victimes de cette politique d’austérité, et victimes de ce bordel indéchiffrable au FG...La bataille des européennes est très mal partie d’ailleurs, compte tenu des positionnements de chacun...

    fernandez Le 2 avril 2014 à 08:19
       
    • Je fais partie des camarades du Front de Gauche laissés un tant soit peu orphelins par la défection de la direction du PCF à Paris. Candidate sur la liste du 17ème, la droite étant passée au premier tour, j’ai immédiatement répondu à l’appel de nos camarades du XXème. Danièle Simonnet avec plus de 10% était la seule à pouvoir se maintenir à paris. La seule candidate du front de gauche susceptible d’être Conseillère de Paris . Or, en 4 jours (mardi 7h30 - vendredi 24h00) nous avons arraché 2040 voix de plus qu’au 1er tour et 3% de plus (30% de plus en voix). Dans une situation plus que difficile et plus qu’opaque à l’électeur moyen. Sans prétention aucune, j’aimerai juste signifier aux camarades de toutes tendances que oui, se positionner contre l’austérité, contre Hollande, contre les diktats de l’Europe est payant. N’ayons pas peur d’être autonomes, n’ayons pas peur de critiquer ce gouvernement. Il est vomi, haï, rejeté comme traître par toute notre classe. Un boulevard s’ouvre devant nous à l’occasion de la manifestion du "raz-le-bol de gauche" du 12 avril à République 14h00 et dans la campagne à suivre des élections européennes.

      Law Le 3 avril 2014 à 12:38
  •  
  • Je suis moi aussi assez scandalisée par cet article. Sur la forme, les procédés sont dignes du terrorisme intellectuel ambiant :accusation pêle mêle de fantasmes, de "conte pour enfants", déni de réalité... c’est non seulement le parti de gauche qui est attaqué, mais le lecteur lui-même, menacé (on a entendu ça dans d’autres bouches tout récemment à propos de la décision d’eelv) d’être considéré comme immature, irresponsable etc...

    Comme mes petits camarades ci-dessus, je conteste l’analyse et ses procédés, mais aussi le ton, le langage, qui porte à croire que manifestement, dans les rangs de la gauche, alors que tout un chacun devrait donner l’exemple d’une argumentation sortant un peu du lot, certains se sont laissés contaminés par la domination de l’attaque ad hominen, la tentative d’intimidation... Cette façon de faire vise à empêcher l’autre de penser, l’autre interlocuteur, mais aussi lecteur, spectateur etc... Ceci dit, c’est mort, je ne suis pas seule à continuer de penser par moi-même, n’ayez pas d’inquiétude, et je n’attends pas la lecture de Regards pour le faire.

    Notons que c’est particulièrement déloyal de la part de ce journal d’exposer ses lecteurs à de telles agressions alors que d’ordinaire, justement, en abordant la lecture, on se défait un peu du blindage permanent, attendant une argumentation solide.

    Que cela me serve de leçon !

    Marianne Le 2 avril 2014 à 09:35
  •  
  • Erreur de débutant dans ce calcul :
     toutes les listes LPG, LCOM & LFG sont subsumées sous le vocable "Front de Gauche".
     or, les listes que le PG a décompté ne le sont pas sur étiquette, mais selon leur orientation stratégique : des listes qui sont distinctes des socialistes ou ne les affichent pas lorsqu’ils se rallient au premier tour.
    Raisonner en termes de villes n’est pas, effectivement, assez clair. Raisonner en termes de suffrages relatifs l’est beaucoup plus : avec 11,4% (dans 40% des cas sans le PCF), les listes PG autonomes accroissent le score moyen de JLM à la présidentielle (à pondérer avec les mairies sortantes en FdG qui font des bons scores, mais à contre-pondérer avec le fait que le PCF ne soit pas présent sur la même liste dans de nombreuses villes). Le bilan est clair : les listes distinctes des listes socialistes réussissent en général des scores bons, et améliorent au second tour (27,6% pour nos 120 listes maintenues en second tour, devant ou contre les socialistes, avec parfois des inversions et un passage en tête comme à Nîmes).
     le décompte des villes perdues ne concerne (de facto) que le PCF, et la majorité de ces villes perdues l’ont été à la tête de listes non pas FdG, mais LUG (PCF+PS).
     la comparaison avec le score d’une présidentielle est évidemment légèrement fallacieux, vu les niveaux d’abstention, la ventilations socio-professionnelle et territoriale des électeurs JLM à la présidentielle et l’articulation entre les deux, qui en fait un électorat sensible aux taux d’abstention.

    Hadrien Teucol Le 2 avril 2014 à 11:20
  •  
  • M Beltard vous ne démontrez rien et ne faites qu’affirmer et on vois bien qui est votre cible.
    Merci à Hadrien de rétablir un peu de clarté dans vos propos fumeux

    tchoo Le 2 avril 2014 à 19:35
  •  
  • Bonjour,

    Concernant le premier tour, vous affirmez me semble-t-il des contrevérité ; par exemple au moins concernant Paris que je connais mieux que les autres cas : vous dites " les résultats à Marseille sont passés de 13,83% à 7,10%, à Toulouse de 15,91% à 5,10%, à Montpellier de 15,69% à 7,56% ou encore à Paris de 11,09% à 4,94%. "
    Or vous ne prenez en compte à Paris, par exemple, que les voix de la liste "Place au Peuple" présentée par le PG et Ensemble, en faisant mine d’ignorer qu’une autre liste était présentée à Paris par le PCF et GU, eux aussi membres du Front de Gauche, réunis avec le PS. Donc vous comparez bien des "carottes" avec des "choux-fleurs" et votre calcul est donc faux, comme votre démonstration.
    Pour ce qui est des localités où j’habite dans les hauts de seine, nous, FDG, faisons certes moins qu’aux présidentielles mais plus qu’aux législatives.
    Pour ce qui est de vos analyses, je ne sais pas, mais il me semble que vous tentez de brouiller le fait que les listes du Front de Gauche autonomes du PS, ont beaucoup mieux résisté à l’abstention (sans ou avec EELV) que les listes présentées avec le PS. Et cette analyse du premier tour telle que l’avait faite le PG m’a semblé personnellement assez incontestable...
    Pour ce qui est du second tour, je n’en ai pas parlé ici, mais il me semble qu’une ligne politique claire a été mieux accueillie par l’électorat qu’une ligne floue et brouillée... Nous avons pu le voir en plusieurs endroit y compris Grenoble.
    L’analyse du second tour par le PG n’a pas été triomphaliste.
    Mais l’analyse du premier tour a permis de rétablir la musique d’ambiance unanimiste de tous les médias, cirant les pompes de Madame Le Pen...

    Pierre Pifpoche Le 2 avril 2014 à 20:01
       
    • Vous irez raconter ça aux camarades de Vaulx en Velin et de Grigny qui ont perdu en partant en Front de Gauche autonome. À Vaulx c’est le PS qui gagne, allié à la droite, à Grigny c’est la droite qui profite du maintien au 2e tour de la candidate EELV, les nouveaux copains du PG.
      Se raconter de belles histoires ne sert à rien !

      retablir la vérité Le 3 avril 2014 à 00:28
  •  
  • A ceux qui préfèrent adopter la cécité de Hollande (l’autre pays du chômage) je rappelle que partout où le PCF a choisi de partir au premier tour avec le PS il a pris une branlée. Mais surtout que, comme dans le 93, la bande à Bartolonne a choisi de dézinguer le Front de Gauche dans ce qu’il avait de plus solide (Marie-George au Blanc-Mesnil, etc…). En tant que parisienne, je ne peux que regretter les choix du PCF ; en tant que militante révolutionnaire, je tente d’ouvrir la discussion pour que chacun en militant responsable, fasse le bilan de ces alliances et de ces mésalliances. Même les verts en se désolidarisant du gouvernant auquel ils appartenaient cependant ont réussi à faire un score notable. Je ne suis pas dupe de l’opportunisme des uns et des autres. Ce qui m’intéresse c’est notre stratégie, celle du Front de Gauche. Celle qui consiste à tracer un chemin pour notre classe, à échapper au chaos vers lequel nous entraîne le PS. Ce qui m’intéresse et c’est pour cela que je suis au Parti de Gauche, c’est d’être utile à ma classe, d’être utile au peuple de gauche, à la société toute entière… Bref, de mettre mes maigres capacités au service de ma cause : celle de l’humanité.

    Law Le 3 avril 2014 à 12:49
  •  
  • Puisque l’on ne peut rien entreprendre entre le pg et le pc autant dissoudre le fdg . Celà me permettra , sans scrupule , de donner ma voix à Marine le pen .

    l’antonien . Le 3 avril 2014 à 15:35
  •  
  • Malgré une démonstration implacable en chiffres , je suis sidéré que des commentaires critiquent un article qui pointe la baisse du Front de gauche entre le 1er tour 2012 et le 1er tour de 2014

    Les exemples de Toulouse et de Marseille sont limpides

    ll faut être soi idiot crétin , soit ne pas avoir de logique , ou pratique la politique de l’ autruche ou tartuffienne ( cachez ce ... que je ne saurais voir )

    Au vu des personnages que j’ ai pu fréquenter en 8 ans dans le milieu radical marseillais qui est devenu un nid de médiocrité intellectuelle , j’ en suis à peine tristement étonné

    Sans doute vous faudra t il le résultat des européennes , qui lui sera supra national pour vraiment que vous compreniez l’ étendue de vos défaites .

    THIERRY HERMAN Le 7 avril 2014 à 23:57
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  • Moi j’ai une question à poser à celui qui s’est permis cette analyse quelque peu outrageante : que n’as-tu fait camarade pour présenter ta candidature comme directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, toi qui es le seul apparemment à savoir déchiffrer les statistiques et prétends avoir autant de sens de l’analyse des résultats ? Que faisais-tu pendant que Jean-Luc Mélenchon passait des journées et certainement une bonne partie de ses nuits à étudier, calculer, réfléchir, écrire, travailler à cette stratégie que tu trouves si nulle ?
    Que ne lui as-tu proposé ton aide, toi qui sais ? Est-ce toi la nouvelle référence de l’analyse des stratégies à entreprendre face aux difficultés qui accablent les forces de gauche, difficultés auxquelles celui que tu critiques n’as jamais cessé de faire face, souvent en première ligne, et parfois dans les pires conditions ? LA CRIQUE EST AISEE MAIS...

    Justice Le 9 janvier 2015 à 18:09
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