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Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 28 avril 2014

PCF : avec ou sans le Front de gauche ?

À une poignée de semaines des élections européennes, L’Humanité publie une double page de points de vue sur le Front de gauche. Si l’on se fie à ces propos, l’espérance de vie dudit Front est bien courte.

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Les trois textes peuvent être lus sur cette page.

Le premier texte ("Pour une bataille efficace du PCF") est signé par le noyau des économistes du PCF et par Nicolas Marchand. Ces responsables ont toujours affirmé leur méfiance à l’égard de l’alliance avec Jean-Luc Mélenchon et considéré que la question de la place primordiale du PCF est la seule qui vaille considération. Leur point de vue peut être résumé en un syllogisme : la construction d’une perspective bien à gauche suppose que l’on ne soit pas seulement "contre" (l’état des choses existant) mais "pour" (un état alternatif) ; or Mélenchon (et le Front de gauche avec lui) est uniquement contre ; donc le rassemblement ne peut être efficace que s’il a en son centre le PCF qui est le seul à être franchement pour.

Le second texte ("Ouvrir le débat sur notre rassemblement et ses objectifs") est le fruit d’une rencontre entre des militants classés proches du secrétaire national (Éliane Assassi), des dirigeants qui furent naguère classés "huistes" (Lydie Benoît), Didier le Reste (ancien responsable des cheminots CGT), André Chassaigne (qui fut candidat à la candidature en 2011 contre Mélenchon), le secrétaire fédéral du Pas-de-Calais (dont l’amour pour le Front de gauche fut toujours très relatif) et des secrétaires fédéraux qui militèrent en 2014 pour des formules d’union de la gauche aux municipales (dont ceux de Paris et de la Loire-Atlantique).

Leur raisonnement recoupe celui des précédents, à partir d’une considération initiale : le Front de gauche doit sortir d’une illisible querelle de leadership. Là encore, on peut les résumer par un syllogisme : une perspective de gauche ne peut vivre que par des rassemblements très larges, à portée majoritaire ; or Mélenchon rend impossible ces rassemblements par son obsession de l’autonomie : la solution est donc de s’adresser directement aux citoyens, sans limite de départ et sans nécessairement la médiation d’un Front de gauche. Le PCF n’a-t-il pas en lui-même les ressources pour stimuler politiquement le rassemblement venu du bas ? Significativement, les signataires se réclament du Congrès communiste de 2008, quand le PCF avait rompu avec la démarche du courant "antilibéral", avant que ne s’amorce la démarche du Front de gauche.

Le troisième texte ("Dans sa forme actuelle, le Front de gauche ne fait pas envie") est signé du responsable à la culture du PCF, le sociologue Alain Hayot. Il n’est pas de même nature que les précédents, ne met pas le PCF stricto sensu au centre de la réflexion. Mais s’il invite à s’ouvrir « à ce qui bouge dans le mouvement social et culturel », il reste discret sur les formes politiques du rassemblement.

Bifurcation à hauts risques

La simultanéité des prises de position critiques et le profil de leurs signataires en disent l’importance. Les leçons que les communistes tireront de la séquence électorale de 2014 vont être déterminantes pour l’évolution du Front de gauche. Il conviendra alors, pour eux, de ne pas oublier ce que furent les expériences électorales difficiles que le PCF a précédemment vécues. Un échec ne doit pas en cacher un autre…

Au milieu des années 1990, alors que le soviétisme s’était effondré et que la critique du libéralisme dominant reprenait du poil de la bête, le PCF pouvait choisir la refondation et un pôle de radicalité ; dans les faits, il se cantonna à la mutation et à la gauche plurielle. Il eut droit à la déconvenue de 2002. Au milieu des années 2000, quand la critique antilibérale pouvait ambitionner d’être majoritaire à gauche après la victoire du Non au référendum constitutionnel européen, le PCF fit formellement le choix des "collectifs antilibéraux". Mais il l’accompagna d’un autre choix, celui-là téméraire, de la candidature de sa secrétaire nationale à la présidentielle. On en sait le résultat.

Si l’on suit les deux premiers textes, c’est une nouvelle bifurcation qui se dessine. Elle serait à hauts risques. Pour le communisme et pour la gauche de transformation tout entière. Où en est-on en effet aujourd’hui ? Le Front de gauche s’est affirmé dans la précédente consultation européenne. Il a gagné ses galons avec panache à l’élection présidentielle de 2012. Mais il a été déçu par la consultation législative de la même année. Quant à l’étape des municipales, il l’a globalement manquée, à peine moins que le PS, à quelques exceptions près. Pourquoi ce ratage ? Pas excès de présence ? Au contraire : l’échéance a été manquée parce que, globalement le Front a péché par carence de visibilité (une présence lacunaire sur le plan national) et par défaut de lisibilité (une stratégie éparpillée de ses composantes). Une bataille pas franchement menée ne peut pas être une bataille gagnée.

L’autonomie ne vaut rien si elle tourne à la solitude

« Querelle de leadership » entre Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, disent certains. Peut-être. Mais qu’est-ce que le Front de gauche au départ ? Le résultat d’une entente entre deux composantes, le PCF et le tout récent Parti de gauche. Est-il devenu autre chose depuis ? Oui et non. Potentiellement, il est devenu mouvement. Structurellement, il est au mieux un cartel ; en pratique, il reste un binôme. Est-ce à cela que ces responsables communistes veulent remédier ? Certainement pas : « l’adhésion directe à une nouvelle force politique n’est pas une réponse efficace », affirme le texte 2. Pas efficace ? En tout cas, pas essayée… Entre le cartel et la force politique unifiée, il y a sans doute de la marge ; pour l’instant, elle n’a jamais été explorée.

Le Front de gauche est à la fois une réalité installée (qui a bien subi l’épreuve du feu à l’élection présidentielle "reine"), une grande espérance (un début de convergence dynamique après un long éparpillement meurtrier) et un objet hybride. Il s’est fait sa place, de façon autonome. L’autonomie a été sa force. À condition, bien sûr, de ne pas oublier que l’autonomie ne vaut rien, si elle tourne à la solitude. L’autonomie n’est pas une fin ; il n’en reste pas moins qu’elle est un moyen, une médiation incontournable. Le but est le rassemblement le plus large ; il passe par la conquête de l’hégémonie au sein de la gauche ; il suppose donc, de façon continûment visible, l’autonomie à l’égard du PS.

Pour le reste, tout est à penser, à affiner, à améliorer, s’il le faut à refonder. Pour l’instant, il est par exemple évident que le Front de gauche n’est pas associé à de la novation démocratique et populaire. Il ne se confond pas avec la gauche du renoncement ; il ne tranche pas avec la façon ancienne de faire de la politique. En cela, il est loin de couvrir la totalité de la demande "critique". Mais ce n’est pas en retournant en arrière, ni vers le solo partisan, ni vers l’union de la gauche d’hier, que l’on ira vers des jours heureux.

Le Front de gauche a besoin de vivre, et donc de bouger. Du côté "plus" et "mieux", pas du côté "moins".

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Vos réactions

  • Le problème du Front de Gauche, c’est sa lisibilité. Sa présence est quasiment absente des médias. L’on ne voit et n’entend que des économistes Libéraux, des dirigeants
    PS, Droite et FN. Ses moyens financiers et humains sont
    dérisoires pour une véritable bataille idéologique. Les égos
    personnels, les intérêts de "boutiques" ne font rien à l’affaire. Pourtant hors de ce chemin point de salut surtout si le peuple ne se mêle pas de ses affaires.
    Le projet du F de G pour le Européennes est exellent mais
    combien d’électeurs le connaitront ?
    Les mé(r)dias aux mains du capital préfère la promotion du FN et de la droite !

    Invino véritas Le 29 avril 2014 à 08:09
       
    • Le problème du Front de Gauche, c’est l’absence de son programme (européen par exemple pour ces élections) accessible sur les différents sites assez tôt pour que les puissent réfléchir, adhérer ou réagir ou les deux... C’est d’être un mouvement retardataire par au ryhtme de la vie politique de la France. Il fait les meilleurs débats après les élections au lieu de les faire avant, c’est comme s’il ne voulait pas exercer les pouvoirs ou servir tous les gens, et les gens s’abstiennent forcément en raison de tout ça. Les autres mouvements généralement ont leur programme sur leur site assez tôt avant les élections.

      Moreau Le 29 avril 2014 à 12:52
    •  
    • Mais vous vous moquez du monde !
      Où sont les forces du Front de Gauche à part celles engagées par le PCF ?
      Le problème du Front de Gauche n’est pas le PCF, mais une infime minorité gesticulante, surtout devant son clavier, son "ramassis "de "gauchistes" déclarés ou non, ne voyant plus de perspectives personnelles au PS ou chez les verts, "biberonnés" pendant toute leur jeunesse à l’anti communisme et à l’anti cégétisme et qui ne sont là que pour eux-mêmes, en n’ayant "rien à cirer" du collectif et finalement des citoyens.
      Le PCF ne peut se réduire à être le trésorier payeur général du Front de Gauche avec ses militants encore présents sur le terrain.
      Les 4 millions de voix de la présidentielle ne sont le monopole de personnes, pas plus du PG que des autres, et c’est ce collectif là qu’il faut construire et faire vivre sans chercher à détruire les fondations.

      Arthurr Le 23 mai 2014 à 10:48
  •  
  • Les querelles de personnes ne feront rien avancer du tout.
    Je ne vois pas en quoi la satisfaction des égos des uns et des autres va améliorer ma situation et celle de mes enfants.
    Un parti est un moyen, pas un but.
    Nous avons un besoin vital d’une gauche combative, intelligente et rassemblée.
    Ce qui exclut d’emblée tous ceux qui bêlent "je suis de gauche" en restant dans un PS de plus en plus ancré dans l’ultralibéralisme et l’idéologie de droite.

    ventalon Le 29 avril 2014 à 08:36
  •  
  • Le gros problème du FdG est malheureusement le PCF qui est une force d’inertie politiquement parlant. Les élections de 2012 ont redonné un peu de vie au PCF (et tant mieux !) car il risquait de mourir, et cela, il faut que les dirigeants communistes le reconnaissent, c’est grâce à l’union et à la voix de Mélenchon (qu’on l’aime ou pas), lequel a su porter l’alternative avec brio, parce qu’il a osé. Pas assez mobilisé, trop englué dans son système et dans ses querelles internes, le PCF doit accepter de jouer le jeu. Sinon, il finira par s’éteindre ou pire à devenir un satellite du PS... Le PCF doit se tourner vers la lutte des classe pas la lutte des places ! Les militants communistes sont très biens. Le problème, c’est leur direction. Communistes, choisissez.

    Paolo Falce Le 29 avril 2014 à 09:28
       
    • Tu n’es pas le premier à prédire la mort du PCF,mais il est encore là et je peux même te prédire qu’il nous survivra
      Sans le PCF,il n’y a pas de FDG ,sans le PCF la campagne des présidentielles se serait cantonné à Melechon ,car le PG n’a aucune structure militante
      Toi qui procède par affirmation gratuite,il faut que tu saches que c’est le PCF qui est à l’origine du FDG et qu’il le fera progresser,car les français ont besoin de cet outil et il le fera avec ou sans le PG,avec ou sans Melenchon

      Guionie Le 29 avril 2014 à 14:09
  •  
  • Mr Martelli est un grand politique ! Dont la seule cible est le PCF.
    Martelli s’inquiète du jour ou le PCF ne financera plus le Front de Gauche, il à peur pour son propre avenir.

    Le vrais problème est la situation politique en France. L’issue est difficile à trouver. dans cette situation le PCF cherche la seule issue qui vaille faire l’unité. Mais l’unité personne ne la fait contre son gré. Dans ce contexte de démobilisation des citoyens, les seules allié avec qui nous avons constitué le Front de gauche, nous nous apercevons qu’il ne tiennent pas la route. Je ne vise pas les groupuscules qui nous suivent, mais bien le PG. Dans cette situation politique bouché, que cherche t’il ? Leur comportement politique depuis leur dernier congrès en dit long. Pour moi, ce n’est qu’un groupe d’arriviste qui veulent se faire un carrière politique. Quand le peuple vacille c’est la que la vrais nature de certain ressort...

    Regardez cela, l’exemple que Mélenchon claironne dans les média :
    http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Dans-l-agglomeration-de-Grenoble-le-PG-choisi-le-PS-contre-le-Front-de-Gauche-_a7817.html

    Joel67 Le 29 avril 2014 à 09:45
       
    • Votre commentaire est proche de la diffamation. Roger Martelli a été membre de la direction du Parti communiste de 1982 à 2008 où il a inlassablement porté un projet de rénovation du parti... Ces propos d’aujourd’hui sont dans la continuité de ceux d’hier. Il est insoupçonnable de vouloir nuire au PCF. Surtout, Monsieur Martelli n’a contrairement à ce que vous sous-entendez aucun intérêt personnel, en particulier pécunier à la survie du Front du Gauche. Il raisonne dans l’intérêt de la gauche radicale.

      Enfin, quoique l’on pense de la direction du Parti de Gauche, il est douteux que ses 12 000 adhérents soient tous des arrivistes politiques. Il est plus probable qu’un grand nombre soit là pour transformer notre société, attiré par le projet politique original du Parti de Gauche (synthèse entre l’écologie politique, le socialisme, et le républicanisme) et le charisme de Mélenchon. Les bisbilles internes au Front de Gauche dégoutent tous le monde, adhérents du PG comme du PCF et sympathisants.

      Aurel92 Le 29 avril 2014 à 17:35
    •  
    • Le fdg est un outil. Il appartient a celles et ceux qui veulent faire vivre une véritable politique de gauche a s en servir ici et la pour creer le rapport de force qui permettra des ruptures avec les politiques similaires menées par la droite et le Ps en France depuis 1983 date a laquelle le renoncement du gouvernement de l’époque à permis aux réactionnaires de prendre le dessus en France.

      Denis Le 11 mai 2014 à 10:46
  •  
  • En prônant l’adhésion directe au front de gauche, cet article montre ce que cherche le parti de gauche dans cette crise : dissoudre de PCF dans de front de gauche, pour ensuite prendre le leadership de la force majoritaire de notre mouvement.

    Et ont en passe d’arriver à ça. Pour les européennes, le parti de gauche a réussi a arracher un accord au PCF qui lui est largement défavorable vu sa position ultra-majoritaire au sein du fg : 2 tête de liste PCF pour 3 tête de liste PG.

    Bronstein Le 29 avril 2014 à 10:09
       
    • Bonjour Bronstein,
      PERSONNE NE VEUT DISSOUDRE LE PCF AU FDG !
      Seuls nos ennemis de classe veulent la mort de l’idée communiste et des organisations qui en sont les porteurs !
      Roger Martelli (sauf erreur de ma part) n’écrit pas cet article au nom du parti de gauche dont il n’est pas membre ; mais bien dans une démarche critique sur la situation du front de gauche. L’adhésion directe ne remettrait en aucun cas l’existence des forces politiques constituantes du fdg, votre remarque révèle comme une peur d’avancer, une peur de se révolutionner !. Or, pour affronter le capitalisme néolibéral qui lui, tourne à la vitesse de la lumière, il faudrait aller un peu plus vite en besogne pour agrandir-construire les forces qui le combattent. Les dizaines de milliers de sympathisants, d’électeurs du front de gauche agrégés depuis 2008 et particulièrement lors de la campagne de 2012, dont beaucoup sont d’ancien adhérents du pcf et d’autres organisations de gauche, ne souhaitent pas forcément adhérer/ré-adhérer ni à gu, ni au pcf, ni au pcof, ni au pg, ni à Ensemble, mais être des membres actifs du front de gauche. Ouvrir la voie au rassemblement de ses énergies militantes par une "association coopérative des sympathisants-militants du fdg" ne remettra pas en cause les prérogatives des partis fondateurs du fdg.
      Essayons d’élargir le fdg, non pour dissoudre le pcf et les autres partis du cartel mais pour construire une force politique novatrice, projectrice, en phase avec la société contemporaine plus large à gauche ! Avec un idéal, un projet en refonte permanente, gorgée d’utopie et d’actions concrètes, remettant en cause les vielles façon de faire de la politique en favorisant le travail collectif, coopératif, en partageant les ressources,... Le projet "l’humain d’abord" est à enrichir, modifier, ... il constitue un outil théorique et pratique qui a été lu et compris à une échelle de masse auprès des gens de gauche, cela faisait bien longtemps que nos écrits et projets restaient "lettre morte". Essayons l’adhésion directe ! Bien fraternellement. Marc (Ensemble Montreuil)

      marcomo Le 29 avril 2014 à 10:51
  •  
  • Elle est trop belle, la référence à la grande agglo de Grenoble. Avec qui le PCF est-il parti au premier tour dans Grenoble même ? Avec qui est-il resté au second tour ? Allez, camarade ! L’aigreur partisane entre nous, ça ne mène nul part. Allons de l’avant plutôt !

    MMM Le 29 avril 2014 à 10:36
       
    • Ce n’est pas de l’aigreur. C’est un constat politique. Mélenchon nous a mis Grenoble et l’autonomie du Fdg sous le nez des Français pandant + de 6 mois. Nous étions des traites, parce que nous avons fait des alliances avec certaines liste du PS sur la base d’objectifs municipaux. Ce qu’ils viennent de faire à Grenoble c’est un un raliement au PS pour isoler le PCF.
      La nuance est de taille.
      Il ne s’agit pas de renier le travail commun.
      Par contre dans les média que Mr Mélenchon n’a t’il pas dit sur les Communistes ...
      Jamais Pierre Laurent n’a répondu sur ce terrain, celui-ci à privilégié l’union et préservé le Front de Gauche. Toujours, il a gardé en tête l’objectif que ce que nous voulons c’est rassembler nos concitoyens sur un seule objectif : donner le crédit le plus fort à chaque moment à notre proposition de politique alternative était possible, si l’union du peuple le portait.
      Mélenchon à joué la division et même il a réduit à néant les acquis du Front de Gauche... Voilà la principale raison de notre inaudibilité (FDG), il a tiré dans son camp.
      Posez vous la question : Dans quel but ?

      Oui il faut débattre, tirer les conclusions, pour repartir plus fort . Mais le Front de Gauche n’est pas une fin en soit, c’est un moyen...Mais la question qu’il faut se poser c’est quelle rassemblement et comment ...

      Le débat n’a jamais rien tuer, bien au contraire.

      Mais tout de même Mr Martelli devrais avoir un peu de décence, il est parti du PCF, que ne se préocupe t-il pas de son devenir si le PCF, ne finance plus le Front de Gauche ?

      Quand je parle de Martelli, je ne parle pas d’ensemble.

      Joel67 Le 29 avril 2014 à 12:35
    •  
    • Mais qu’a dit Mélenchon sur les communistes dans la presse ?
      mais qu’a fait Mélenchon contre les communistes ?
      Parc ontre tout le monde sait aujourd’hui que lorsque Pierre Laurent s’affichait avec mélenchon dans les meetings, il négociait en douce avec le PS pour les élections à Paris.
      Et tout ça serait la faute de Mélenchon.
      On retrouve là une certaine propension à réecrire les faits dans une optique qui vous arrange

      tchoo Le 30 avril 2014 à 18:57
  •  
  • La stratégie à "Géométrie variable" de la direction du PCF "ne fait rien a l’affaire" nombre de ses militants donc moi même le dénoncent. Grenoble est un épi phénomène. La décision
    du P de Gauche faisant perdre la direction de l’agglomération Grenobloise au Front de Gauche est d’une tout autre nature et bien plus grave en tant que signal politique. Tout comme le fut celui de Paris, mais lui a fait le buz dans les mé(r)dias !
    La tentative d’hégémonie du Parti de Gauche est patente
    et n’est pas sans poser problèmes à nombre de militants des autres composantes.
    Sans parler de sa propension à négliger ses dettes financières à leur encontre et particulièrement au PCF

    in vino véritas Le 29 avril 2014 à 10:55
  •  
  • J’ai toujours été contre une alliance avec le PC , et le temps me prouve que j’avais raison . Le communisme a vécu et avec lui ceux qui s’accrochent aux basques du ps . Le pc est un parti d’opportunistes , donc nous devons reprendre notre autonomie " parti de gauche " . point final .

    lineand Le 29 avril 2014 à 11:27
       
    • Voilà une réponse sectaire qui fait avancer le débat à Gauche. Vous finirez malheureusement comme le NPA.
      Je le déplore.

      Vous oubliez l’objectif : Comment rassembler notre peuple pour faire avancer le projet d’une autre politique de gauche.

      Le font de Gauche n’est t’il qu’un essaie ?

      Pour le PG qu’est le Front de Gauche ?

      Joel67 Le 29 avril 2014 à 12:43
    •  
    • salut camarade je suis tout a fait d’accord avec toi, le PCF est un parti du passé qui n’a pas encore compris tout au moins ces cadres qu’ une alliance avec les socialistes mènent au mur .Dans toutes les municipalités ou le PCF a fait une alliance avec la deuxième droite, social démocrate que sont les socialistes , a été un échec cuisant.Je pense qu’il faut revoir nos positions plus radicalement avec ce parti , et promouvoir de nouvelles alliances avec des mouvements plus a gauche ,le PCF a finalement a ça tête des dirigeants , partisans d’un compromis avec le PS ,ils continuent a faire le jeux de la droite, vraiment désolant !

      sanxipotis Le 10 mai 2014 à 08:03
  •  
  • La configuration actuelle FDG est celle d’un cartel de bureaucrates :
    une organisation égale une voix,au lieu de celle d’un(e) militant(e) égale une voix.
    Effectivement cela profite aux bureaucrates professionnels ,chefaillons des chapelles microscopiques hors Pcf.
    Ce cartel actuel de pourvoiement en postes politiques rémunérés, ne sert pas la cause des militants de base du Pcf qui sont humiliés,sacrifiés,plumés et instrumentalisés.

    alain Le 29 avril 2014 à 15:08
  •  
  • Quand allons-nous revenir à l’essentiel c’est-à-dire au combat quotidien pour gagner avec nos concitoyens au
    jour le jour du mieux-être pour celles et ceux qui souffrent le plus ? Comment allons nous organiser celles et ceux qui ont objectivement ont un besoin vital de changer cette société et avec eux celles et ceux de plus en plus nombreux et quelle que soit leur catégorie socio professionnelle ont sort lié avec la condition ouvrière. Quand allons nous enfin porter le fer la où se créent les richesses, dans les entreprises ? Tout le reste n’est que bavardage et charabia qui nous rend inaudible.
    Plus nous tarderons à répondre à ces questions plus nous ferons le jeu de ceux qui souhaitent voir disparaitre le PCF ou le voir se fondre dans un conglomérat, ce qui revient au même. La plus belle des postures tribuniciennes et égotique ne peut en aucun cas remplacer la lutte idéologique. Convoquer le changement pour demain en oubliant que tout se décide au jour le jour avec les gens eux-mêmes confère au suicide politique.

    greg30 Le 29 avril 2014 à 15:21
  •  
  • Merci pour ce résumé des trois textes en question. En dépit de plusieurs lectures, je n’y avais vu que langue de bois, absence consternante d’éléments d’analyse bref, enfilage de perles complètement décalées par rapport à la situation politique. Je me méprenais donc ... il y avait bel et bien un contenu. Merci encore une fois de me l’avoir signalé, j’ai failli passer à travers !

    ARDUS Le 29 avril 2014 à 16:28
  •  
  • L’avenir du Front de Gauche s’éclaircira avec une ligne politique et idéologique cohérente. Il apparait clairement que le PCF souhaite maintenir à tout prix sa structure économique en faisant des alliances à n’importe quelle prix avec le PS pour s’autofinancer. Les autres structures du FDG ne sont pas soumis à cette problématique d’où la stratégie d’autonomie de Jean-Luc Mélenchon. L’Humain d’abord était un programme ambitieux, puisse la raison dépasser celle de l’argent. Le Front de Gauche combat le Capitalisme, le voici confronté à ses convictions matérialistes !!!

    David SEBAG Le 29 avril 2014 à 22:49
  •  
  • Nous pouvons remercier Roger Martelli pour son analyse que je partage totalement.J’irai même plus loin en disant avec JLM que les relations PCF-PG ne sont pas l’alpha et l’omega de l’avenir de la vraie gauche. Si les communistes encartés préfèrent la secte ou plus prosaïquement pour certains la flatterie due au notable installé ; "mieux"...s’ils choisissent sciemment le suicide politique pour préserver les dernières lueurs de leur gloire passée et/ou fantasmée ...NOUS N’Y POUVONS RIEN....et alors tournons nos regards vers Grenoble , ce qui s’y est passé représente l’avenir de la gauche.

    Dominique FILIPPI Le 30 avril 2014 à 10:23
  •  
  • Le PCF n’était nullement obligé de signer un accord pour les Européenne avec le PG et Ensemble. Que l’on peut résumer à 3-3 en têtes de listes, et 5-2 en seconds (ce qui fait 8-5, 8 pour le PCF).
    Il aurait pu se présenter avec uniquement des candidats du PCF et de la société civile ...
    L’ attitude actuelle de sa direction est bien peu responsable, bien peu adulte !
    A trop vouloir le beurre et l’argent du beurre, on a rien !
    A qui profite ces articles en Une de l’Humanité ?
    Le PCF est-il toujours en service commandé du PS pour détruire tout opposition à gauche, comme hier aux municipales ?
    La direction du PCF actuel ne suit vraiment pas "Le chemin de l’Honneur" ! (Florimont Bonte, 1948).

    Pierre Magne Le 30 avril 2014 à 10:34
       
    • Soigner la cause de la maladie, ou ses symptômes ?
      Des communistes réfléchissent à une refondation ambitieuse du Front de gauche

      1/ A mon humble avis personnel la cause du résultat calamiteux des listes socialistes (avec ou sans des communistes) aux élections municipales est à rechercher en premier lieu dans la politique nationale des socialistes depuis deux ans. En second lieu, il est évidement que faire le contraire de ce que l’on a promis pour se faire élire n’est jamais bon.

      2/ A mon humble avis aussi, la cause des mauvais résultats des listes Front de Gauche que soulignent ces contributions (je suppose qu’il s’agit des listes formées au premier tour sans le Ps) me paraissent être évidentes. Le PCF a accepté de brouiller le message Front de Gauche en s’alliant dans plus de 50% des villes de plus de 30 000 habitants avec le Ps, le résultat n’est donc pas étonnant ! Ceci a rendu le message Front de Gauche incompréhensible. Cela a poussé les électeurs vers l’abstention et vers le FN !

      La cause de la maladie dont souffre l’opposition de gauche en France, c’est d’être très divisée sur ses objectifs et sur les moyens de les atteindre.
      Certains veulent gouverner la France.
      D’autres désire changer le Ps (tâche ambitieuse), obtenir des petits avantages (super facile), ou veulent sauver le nucléaire, l’Euro, leur poste d’élu…

      Quelques soient les raisons pour le faire, s’affirmer de gauche, et s’allier avec un parti de droite, est totalement destructeur pour ceux qui pourraient participer à une large opposition de gauche. Le reste c’est du baratin !

      Pierre Magne Le 2 mai 2014 à 20:45
    •  
    • Décidément "monseigneur" Pierre Magne est l’anti coco de service avec ses oeillères jaunes des années que l’on croyait révolues, sur ce site.
      Rien de bon chez les communistes, sauf mles bras des militants et leurs porte monnaie pour financer les campagnes, heureusement que la grande majorité des membres du PG font preuve de beaucoup plus de bon sens
      Mais pour ce qui est de Grenoble, l’avenir nous dira si les équipes de Voynet qui ont largement fait leurs preuves à Montreuil seront aussi efficaces à Grenoble pour dézinguer une ville en une mandature.

      Premier signe des plus inquiétants pour une équipe qui se voudrait en rupture avec le passé de Michel Destot est d’avoir voté pour le maire PS de Pont de Claix, Ferrari, pas rouge du tout, bien dans la ligne PS de Solférino, arriviste largement aussi anti communiste glaciaire que Pierre Magne pour présider la communauté d’Agglomération en remplacement de Baïetto battu lui aussi à EYBENS.
      Dans la circonstance, là les Verts et le PG Grenoblois n’avaient plus de divergences insurmontables avec ces socialistes aux dents acérées.

      Comprenne qui pourra, mais en effet, l’essentiel était de mettre hors d’état de nuire les militants du PCF !

      Le 1er juin 2014 à 09:37
  •  
  • Ce qu’ à l’air d’oublier M. Martelli c’est l’attitude du Pg et d’ensemble qui est tellement critiquable dans la situation actuelle que la GU a indiqué qu’elle ne participera plus avant de remettre à plat le FDG ses objectifs....

    Alain Le 30 avril 2014 à 16:51
       
    • La GU (lire le blog de Piquet) a pris cette position suite au refus tant du PCF que du PG de lui octroyer les places qu’elle escomptait. Ensemble n’y est pour rien. La GU ne représente d’ailleurs presque plus rien depuis qu’une majorité de ses adhérents est passée à Ensemble et que Piquet a soutenu Hidalgo comme Laurent. Quant à Alain il falsifie la réalité en bon stalinien qu’il est !

      Fulgence Le 18 mai 2014 à 00:17
  •  
  • Ce que l’on constate, c’est que le PCF s’est quelque peu remplumé avec le FDG, et donc maintenant certains souhaitent reprendre leur autonomie (que soit dit en passant, ils n’ont jamais perdus) se croyant très fort des dernières avancées.
    On sait bien, que chez bon nombre Jean Luc Mélenchon, leur fait de l’ombre et que leur seul but est de pouvoir l’évincé, car celui-ci est trop visible à leurs yeux.
    Alors oui, cela n’ont pas rompu avec la vieille façon de faire de la politique, et préfère surement l’ancienne Union de la Gauche qui leur permettait d’investir quelques postes.
    Pendant ce temps, ils oublient l’immense masse de gens qui souffrent de plus en plus et que ces querelles de nantis écoeurent.
    Basta....

    tchoo Le 30 avril 2014 à 18:59
  •  
  • je m’y prends mal ? il me semble qu’il n’est plus possible de poser des commentaires à la suite des articles sur le site de l ’ huma ...Vous avez le même problème ?

    Merci à Regards de conserver cette possibilité sur son site !

    nicolas.p@aol.com

    PrNIC Le 30 avril 2014 à 19:49
       
    • La fenêtre ouverte sur le PCF les gênait ! C’est terminé ! On n’aime jamais montrer ses faiblesses !

      Pierre Magne Le 3 mai 2014 à 00:12
    •  
    • Merci à Pierre Magne pour sa réponse ....Mais il ne semble pas que ma question déclenche beaucoup de protestations sur le site de Regards devant le fait que les lecteurs de l’HUMA sont finalement contraints de "la fermer" !

      ca pose bien question , non ?

      PrNIC Le 3 mai 2014 à 10:14
    •  
    • Ca fait un moment que je n’aille plus sur le site du l’Huma, donc je ne savais pas, mais ça ne m’étonne pas. C’est bien le manque de distance vis-à-vis la direction du PCF qui m’a fait boycotter le site. Maintenant il ne reste que Regards pour moi, même si Regards clairement est partial aussi. J’ai arrêté avec Mediapart aussi qui me paraît finalement bien intentionné, mais éloigné des réalités des gens. Par exemple je ne me souviens pas d’un article critique vis-à-vis la gestion de la mairie de Paris, alors qu’il y a de quoi à critiquer. Ainsi Mediapart a contribué à donner une image fausse de Paris sous Delanoë, tout comme l’Huma et le PCF.

      Michel E. Le 3 mai 2014 à 12:06
    •  
    • Pour info , ce 4 mai , un journaliste de l’Huma s’autorise à me répondre que la possibilité de commenter les articles sur le web , sera remise en service sous peu !

      Je n’ai pas du être le seul à protester énergiquement !

      PrNIC Le 4 mai 2014 à 17:50
  •  
  • Au-delà des attitudes maintenant devenues la mode de certains de nos dirigeants, à la base nous voulons que perdure une volonté d’alliance à gauche qui doit rendre l’espoir au peuple contre la droite et son extrême et contre la fascisation (oui j’assume) de la politique du PS. Il n’y a rien d’impossible aux vrais révolutionnaires, même pas la présence de personnalités qui parfois "en font trop" : c’est à nous d’être toujours à l’offensive et propositeurs et sûrement pas renfermés dans une espèce d’amertume de n’être plus LE PARTI dirigeant de la CO. Cela fait 53 ans que je milite, j’en ai assez de voir des camarades qui ont autant que moi les capacités à raisonner dialectiquement bloquer, de fait, l’avancée nécessaire de la réflexion, y compris dans la controverse, pour des avancées décisives dans la construction du FdG. Que fait-on à la base avec nos "comités" sans structuration : on avance mais il manque quelque chose pour irradier davantage et surtout nous ne voulons plus de ces querelles d’état-major. Vive la révolution ! Vive le PCF !

    Le Noane Ivan Le 30 avril 2014 à 23:52
  •  
  • comment ce fait -il car personnes ne sait poser la question que mac dolez fondateur du pg avec mélenchon a quitter ce parti tout en restant au front de gauche peu t’on me répondre

    michel de toulon Le 1er mai 2014 à 10:55
  •  
  • Tant que le Front de Gauche sera un magasin où il fait bon se servir si la marchandise convient à tel parti , nous n’en sortirons pas !

    Certains parlent d’un nouveau Front du Peuple où la lutte des classes aura toute sa place ...( à la place de la lutte des places du FdG )

    à méditer !

    Theo.brun Le 2 mai 2014 à 19:43
  •  
  • Dans un texte collectif de dirigeants communistes dont Aymeric Seassau, secrétaire départemental du PCF de la Loire-Atlantique ; Igor Zamichiei, secrétaire départemental du PCF de Paris ; Didier Le Reste, membre du Conseil national du PCF...., parue dans l’humanité du 28 avril 2014, ces responsables nationaux proposent de : « refonder notre rassemblement (le FDG) pour créer une dynamique politique capable de rendre majoritaire un projet alternatif de gauche ».

    Tout en constatant l’échec de la « Gauche », critiquant les deux années de gouvernement Hollande et sa politique libérale, constatant la montée de la droite et de l’extrême droite, ils font l’impasse sur les raisons de cet échec électoral notamment de ses alliances à géométrie variable. L’altérité des débats cachant mal un discours incantatoire voulant faire croire en la possibilité de combattre l’austérité dans nos communes. Ce discours en trompe l’œil, dédouanant par la même le PS de ses deux années d’une politique libérale assumée, n’a servit pour ces dirigeants qu’à justifier leur décision de s’allier au PS libéral au premier tour des municipales. Les électeurs, eux autres, ne s’y sont pas trompés entre le local et le national. Ils n’y a pas eu d’ambiguïté. Ils ont sanctionné la politique du gouvernement Hollande soit par l’absentions soit en votant droite ou F Haine. Le vote de cadeaux financiers extravagants au MEDEF de 30 milliards par les socialistes et une partie de la droite qui s’est abstenue démontre bien l’universalité territoriale de la politique néo libérale du PS. Tous les salariés vont payer l’addition.

    Il n’est à aucun moment question des raisons de cet échec ni de l’attitude d’un certain nombre de dirigeants communistes comme à Paris et encore moins de la stratégie du PCF dans cette déroute, même là ou le maire sortant était du PCF, ni des responsabilités politiques des uns et des autres dans cette Bérézina électorale. Ils préfèrent y voir simplement une question "de bataille de leadership qui serait illisible pour nos concitoyens. Pour ce faire, ils emploient comme la droite ou le PS libéral la même rhétorique en sommant J Luc Mélenchon de cesser ses oukases". Rien moins que ça. Vouloir placer le débat simplement sur des questions de pouvoir ou d’ambitions ne sert qu’à évacuer la responsabilité du PS et des alliances contre-nature du PCF. Pourtant, nous avions tout à y gagner. Cela nous aurait permis de conforter la dynamique du FDG que nous avions connus lors des présidentielles, de créer des repères porteurs d’espérance pour l’avenir et de gagner des municipalités et des élus en nombre. L’examen des résultats démontre que là où nous nous sommes présentés seuls, parfois en opposition au PCF alliés au PS, nous avons fait des scores honorables.

    Et comme si nous n’avions pas compris l’objectif de leur petite entreprise, ces dirigeants nationaux du PCF nous donnent le contour du Front De Gauche qu’il souhaite, à savoir : " un front de gauche doit renouer avec l’ambition d’un front progressiste et citoyen que le PCF proposait dès son congrès de 2008, c’est-à dire « œuvrer à ce que des millions de femmes et d’hommes, divers par les courants de pensée dans lesquels ils se reconnaissent, par les organisations politiques et sociales dont ils se sentent proches, soient suffisamment unis et résolus pour rendre incontournables des changements dont ils auront acquis la conviction qu’ils sont indispensables" et pour ces responsables du PCF d’ajouter pour ceux qui n’auraient pas bien compris : « Dans ce débat, nous récusons l’idée que la condition de l’efficacité et de la lisibilité de notre stratégie soit l’autonomie électorale. »

    La proposition d’organiser des états généraux de la « gauche » tel que décrit par ces membres du PCF traduit leur volonté de continuer l’alliance électorale avec le PS qui leur sert de boussole indépassable. Ils ne conçoivent pas un FDG capable de dépasser ses contradictions pour en faire un lieu de coopération et en capacité de se rassembler à chaque élection. Mais ce n’est pas de cette manière qu’ils conçoivent leur survie , celle de leur parti, celle des leurs élus. Nous assistons à une sorte de tragédie à l’italienne où la cécité politique des uns a servi d’exutoire aux autres. On en connaît le résultat. Ce qu’ils nous proposent s’est d’être les éternels faire valoir d’un PS qui a définitivement opté, lui , pour des politiques libérales. Ils propose de n’être qu’une sorte de syndicat de mécontents, une boite à idées, un think tank ou de conseils de quartiers chers à leurs partenaires du PS « qui romprait avec une visée principalement électorale et seulement utile pour travailler à élargir notre rassemblement par la construction de fronts d’idées et d’actions sur des objectifs politiques précis (un plan de lutte contre la finance, un nouvel essor des droits sociaux et des services publics, un nouveau mode de production humain durable, de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les travailleurs et les citoyens, refonder l’Europe...) ». Pour résumer, ils sont pour la mort du FDG tel qu’il est aujourd’hui et tel que beaucoup souhaiterait le voir évoluer demain, c’est à dire un outil politique capable d’être une alternative à la droite et au PS actuel.

    Pour ces édiles communistes, Il s’agirait d’enlever au Front De Gauche sa capacité d’être une alternative électorale face aux politiques libérales de droite et de gauche, de repousser aux calendes grecques toutes perspectives de rassemblement majoritaire sur un projet alternatif.

    Ces communistes n’ont pas, sans doute, bien saisi ce qui c’était tramé lors des dernières élections municipales. Ils prennent le parti de continuer ce qui a échoué. L’alternative aux choix politiques actuels ne peut pas se satisfaire d’entretenir l’entre deux ou la Valls hésitation ou la Valls à deux temps tels que le proposent ces dirigeants du PCF qui, nous le pensons, sont très minoritaires.

    Si il y a un point d’accord entre nous, c’est bien celui de trancher dans la clarté, rapidement, le débat.

    Rody.de Couëron Le 3 mai 2014 à 14:40
       
    • Le PCF est face à son destin ; c’est bien triste. Il faut les prendre comme ils sont...De toute façon, s’ils persévèrent dans cette voie, une autoroute leur est ouverte vers les 1,89% de MGB en 2007.Donc ne leur accordons qu’une importance relative. L’avenir ne peut appartenir aux sectaires et encore moins aux apparatchiks qui ont pondu ces textes pour habiller leur trahison - oui de trahison -de beaux arguments ronflants et creux.

      Dominique FILIPPI Le 3 mai 2014 à 18:45
  •  
  • Toute invective (oukaze,trahison,sectaire...) est improductive.
    Il est évident qu’à l’issue de deux séquences électorales, une réflexion collective doit s’engager sur le devenir du FDG.
    Une réflexion et un débat où chacun a sa place.
    Qui dit réflexion dit expressions de points de vue, recherches à haute voix, tatonnements,confrontations.
    Celà suppose, pour que cet exercice soit productif une capacité d’écoute de tous,sans à priori, par exemple on ne cherche pas QUI dit quoi mais on regarde ce qu’il dit.
    C’est la condition d’un débat rigoureux où personne ne peut à priori détenir la bonne réponse.
    La situation politique dans notre pays aujourd’hui est sans précédent, y répondre de façon pertinente commande donc d’inventer,donc d’imaginer des chemins nouveaux avec le risque de parfois se tromper.
    Mettons à profit après le 25 mai la période qui s’ouvre sans consultation électorale pour remettre l’ouvrage sur le métier.
    Personnellement, je constate qu’envers et contre tout le FDG est devenu un objet politique non identifié qui vit sa propre vie et échappe à ses créateurs,c’est peut-être une bonne nouvelle.

    antonio g Le 3 mai 2014 à 19:23
  •  
  • le diktat imposé par le PG pour la constitution des listes aux européennes justifie la méfiance qu’on peut avoir envers ses dirigeants

    Babeuf Le 3 mai 2014 à 20:12
       
    • "Le diktat !"
      Vilain mot. Ce n’est pas un mot de partenaires égaux en droit. D’un côté, Ensemble + le PG, de l’autre Le PCF.
      Il y a eu 13 réunion successives ! La demande du PG pour les têtes de listes : c’était 3, 3, 1 .
      (Personnellement j’aurais mis la même répartition pour les seconds des listes. Mais ce fut 5PCF, 2PG).
      L’accord se fît !
      Dans la mesure où l’objectif du ¨PCF n’est pas de prendre le pouvoir par les élections, mais de faire un large rassemblement pour peser sur les socialistes (ils essaient sans succès depuis plus de 40 ans), il n’y aurait pas eu plus de honte à refuser de faire liste commune avec Ensemble et le PG, que de s’associer dans plus de 50% des villes de plus de 30000 habitants avec les socialistes au premier tour des municipales !

      Le PG est net sur son objectif : gagner les élections pour gouverner.
      Le PCF est net sur son objectif : faire un large rassemblement. Mais un large rassemblement avec le Ps est un attrape nigaud, car ils aimeront toujours mieux s’allier avec l’UDI, voire avec l’UMP, pour continuer leur politique de droite !

      Pierre Magne Le 4 mai 2014 à 18:24
    •  
    • le PCF, lors de son congrès de décembre 2008, est à l’origine de la création du Front de Gauche, sans lui il n’aurait jamais vu le jour. Dans ma circonscription (Massif Central Centre), en 2009 la tête de liste était communiste.Cette année, le PG a imposé d’avoir autant de têtes de liste que le PCF, ce qui n’est absolument pas représentatif de la réalité : PCF= 130 000 adhérents, PG= 10 000 adhérents. Face aux prétentions du PG qui menaçait de faire éclater le front de gauche, les communistes ont dû céder la tête de liste Massif Central centre à une tête de liste PG qui n’habite même pas sur la circonscription (conseillère régionale Rhône Alpes) ça va laisser des traces...N’oublions pas que Mélenchon , en 1992, avait voté OUI à Maastricht...

      Babeuf Le 4 mai 2014 à 20:07
    •  
    • Qui milite sur le terrain, dans les entreprises, dans les quartiers populaires ? On n’y voit pas beaucoup de membres du PG. Comme les coucous, Mélenchon pond ses oeufs dans le nid des autres, il utilise le PCF dans le but l’éliminer à son profit, privant ainsi le peuple de France de l’espoir de pouvoir sortir de la société d’exploitation capitaliste. L’erreur a peut-être été de le présenter aux présidentielles. Il ne faut pas confondre le PS avec ses dirigeants nationaux ou avec le gouvernement, ses adhérents de base ont les mêmes préoccupations que nous tous. Rejeter tout contact avec eux, c’est à coup sûr les envoyer dans les bras du centre et de la droite et rendre impossible un grand rassemblement de la gauche à vocation majoritaire

      Babeuf Le 5 mai 2014 à 12:08
    •  
    • Pour Babeuf :

      Tous avaient compris que le pire ennemi du PCF, pour Babeuf, c’est le PG et jean-Luc Mélenchon ! Pour lui, le PG est pire que les partis de droite comme le Ps, des socialauds , comme l’UDI, comme l’UMP ! Et donc toutes ses critiques sont pour le PG !

      Le PCF qui s’est associé dans la moitié des villes de plus de 30 000 habitants avec le Ps, un parti qui ne fait qu’une politique de droite, lui, n’est pas critiquable !

      Le Ps est un parti de menteur, "je renégocierai le traité européen, les banques sont mon ennemi", et le PCF s’associe au Ps, qui s’assemble se ressemble !

      Pierre Magne Le 5 mai 2014 à 12:40
  •  
  • Pour Babeuf

    Je le cite :

    "(la politique d’alliance du PCF avec le Ps pour ) pouvoir sortir (le peuple de France) de la société d’exploitation capitaliste" !

    Avec un parti (le Ps) qui ne favorise que les plus riche !

    Il faudrait que Babeuf se réveille !

    Pierre Magne Le 5 mai 2014 à 13:23
       
    • Mélenchon est resté pendant 32 ans dans un parti de menteurs. Quel manque de discernement ! Quant aux alliances municipales, sans doute souhaitiez- vous la victoire de NKM à Paris ?

      Babeuf Le 5 mai 2014 à 14:25
    •  
    • faire des morceaux de citation pour lui faire dire le contraire de ce qu’elle exprime, c’est de la malhonnêteté intellectuelle. En résumé, ce que je reproche au PG, c’est sa prétention hégémonique au sein du Front de Gauche alors qu’il n’en représente qu’une petite partie, et d’autre part son ostracisme envers les électeurs socialistes qui ne sont pour rien dans la politique de Valls et Cambadélis, ce qui revient à les rejeter dans le camp de la droite : ce n’est pas comme ça qu’on fera grandir le Front de Gauche

      Babeuf Le 5 mai 2014 à 18:14
    •  
    • pour Babeuf :

      Le PCF a tout à fait le droit de s’allier à un parti de droite (le Ps) !
      Qui s’assemble, se ressemble !

      Le problème de ce choix se reposera à chaque élection !

      Et il perdra la moitié de ses adhérents et de ses élus à chaque fois !

      Pour moi, on n’embrasse pas la main qui vous frappe !

      Pierre Magne Le 7 mai 2014 à 10:53
    •  
    • Que le gouvernement Hollande-Valls fasse une politique de droite, c’est une évidence. Que, dans certaines villes, pour les municipales, communistes et socialistes se soient associés pour battre la droite sur un programme municipal de gauche, c’en est une autre. Dans ma commune, le maire est socialiste, la première adjointe communiste, le deuxième adjoint écologiste, c’est un modèle de démocratie locale, très appréciée par l’ensemble de la population. Si le PS est un parti de droite, la majorité des dirigeants du PG sont issus du PS, donc le PG est un parti de droite.Je crois que le problème du PG par rapport au PS relève du complexe d’Oedipe.Mais les communistes ont du mal à avaler la couleuvre de n’avoir que deux têtes de liste aux européennes contre trois au PG, alors que les communistes représentent une force militante dix fois supérieure. Je suis obligé de faire la campagne pour une tête de liste PG, qui, si l’on en croit Wikipedia, fut naguère une collaboratrice zélée des entreprise du CAC 40 avant d’adhérer au PS...

      Babeuf Le 7 mai 2014 à 18:48
    •  
    • pour Babeuf
      Je milite tous les jours, je diffuse des tracts pour la campagne...
      Sur 4 diff, je n’ai vu aucun communiste pour faire la campagne de Le Hyaric en Ile-de-France !
      Mes messages sur Médiapart sont signés, je milite pour le Front de Gauche, pour tout le Front de Gauche, communistes compris ! Et j’ai l’impression qu’ils plaisent beaucoup mes textes !
      En espérant voir un peu plus de communistes faire cette belle campagne de Européennes ! Ils auront le droit ensuite de dire que c’est eux qui ont permis de dépasser en beaucoup d’endroits les 15 ou 20% !

      Le 8 mai 2014 à 10:27
    •  
    • pour Babeuf

      mon dernier message de ce jour dans Médiapart :

      "...l’impunité leur est assurée. Et ils prospèrent et triomphent au sein des Ministères. Pantoufleurs, vendus et corrompus sont aux manettes,..."

      Hélas, et même dans les conseillers de Hollande, issus des banques !

      Mais le 25 mai, vous ne voterez pas pour la liste Ps !

      La liste Ps des menteurs, des socialauds "Mon ennemi, c’est la banque ! ... Je renégocierai le traité européen !..."

      Si vous êtes de gauche, votez, votez Front de Gauche !

      Une autre politique en Europe est possible, une politique qui ne favoriserait pas que les plus riches ! Et qui préservera l’Europe et l’Euro, et l’activité en Europe !

      Pierre Magne Le 8 mai 2014 à 10:30
    •  
    • Je ne sais pas comment ça se passe en Ile de France, mais dans ma commune d’Indre et Loire (12000 habitants), les communistes sont la seule force organisée du Front de Gauche, et ils se sentent bien seuls.Mais dans l’immédiat, pour les européennes, malgré les réserves qu’on peut avoir sur la constitution des listes, l’urgent est de travailler à obtenir le meilleur score possible pour le Front de gauche en France et pour le PGE en Europe, avec la candidature de
      Alexis Tsipras à la présidence de la commission européenne. Ensuite, il faudra sans doute revoir calmement l’organisation du Front de Gauche, avec comme souci principal, le rassemblement - sans exclusive - de toutes les victimes de la politique néolibérale.

      Babeuf Le 8 mai 2014 à 12:53
    •  
    • pour Babeuf :
      Je ne sais pas encore comment ça se passe en 37-5, mais je le saurai ce soir à Joué les Tours à 18h ! J’y serai ! Avec un foulard rouge autour du cou !
      Ensembles nous avons une chance, séparés aucune !
      Tous pour le FdG !
      (notre liste FdG à St-Michel : 1PG+1PC =17% ! (+8%/2012 !)
      Amitiés
      Pierre Magne

      Pierre Magne Le 8 mai 2014 à 16:31
    •  
    • j’étais à la réunion de Joué lès Tours à la Maison pour Tous. Je n’ai pas vu de foulard rouge,et il y avait bien 90% de communistes

      Babeuf Le 9 mai 2014 à 22:09
    •  
    • Pour Babeuf :
      J’étais à Joué vendredi soir, mais j’avais oublié le foulard chez moi. J’ai demandé à Eric Simon qui était Babeuf mais il n’a su me dire.
      J’étais aussi place Jean Jaurès pour tracter samedi après midi. 5 ou 6 PC, 6 ou 7 PG, 1 GU, 2 PCOF ! Où étaient tous ces communistes de Chambray et d’ailleurs ?
      Samedi soir, à Saint-Pierre des Corps, beaucoup de monde et une soirée trés chaleureuse et très réussie ! Évidemment vous étiez plus nombreux que les PG, les PCOF, le GU et les autres !
      Amitiés
      Pierre Magne

      Pierre Magne Le 11 mai 2014 à 16:21
  •  
  • Je voulais commenter l’ article intéressant de Martelli qui pose les problèmes fondamentaux du Front de gauche : cohérence , efficacité , organisation unique ou pas , fusion ou pas , sans les citer nommément ...

    A la lecture des commentaires , j assiste , étant sorti depuis un an et plus du Front de gauche , à sa mort certaine et probable , vu les flots de haine qui s’ y déversent

    L’ Humain ? Mon c.. !

    THIERRY HERMAN Le 5 mai 2014 à 22:24
  •  
  • ’L’Humain ? Mon c.. !
    Oui,et alors..La contreverse vaut mieux que les non-dit !
    Merci à Roger Martelli de laisser cette contreverse s’établir car les abus des chefaillons du FDG sont Nombreux.
    Il est normal que les militants du PCF comme moi s’expriment puisque la direction du PCF autour de MGB est autophobique.
    Or en 2007 MGB a tout fait pour être la candidate des comités anti-libéraux !!d’où les 1,9% alors que R.Hue avait fait le double comme candidat du PCF en 2002 !
    En effet les anti-PCF pullulent au PG,à Ensemble et au sein..de la majeure partie de la direction du PCF !
    Laissons les rancoeurs se déverser !
    Pour moi le dysfonctionnement est :l’absence de démocratie au sein du FDG.
    J’ai milité pour l’eurocommunisme et la débolchévisation or au sein du FDG c’est la dictature des chefs de parti qui règne.
    Sous prétexte d’anti-libéralisme le caporalisme trotsko-stalinien règne au FDG c.a.d la dictature des chefaillons et de leur arrivisme !
    La règle actuelle : ’une organisation égale une voix’ doit cesser au profit de la règle élémentaire :’un(e) militant(e) égale une voix’.
    C’est la condition minimale de la démocratie militante.
    En effet certaines organisations ont des milliers d’adhérents alors que certaine n’en affichent que quelques dizaines.
    Par ailleurs,le PG doit cesser de mort financièrement le PCF car celui ci est proche de la mort certes avec la complicité d’une partie de ses dirigeants mais ce n’est pas positif que le glorieux PCF meurre.

    alain Le 8 mai 2014 à 12:44
  •  
  • je suis atterrée en lisant l’ensemble des commentaires ci-dessus qui fait apparaitre un clivage évident : la création d’un front de gauche était une fort belle idée, qui a permis le réveil et l’engagement d’un grand nombre, dont je faisais partie, la base a été trompée par les ténors de partis traditionnels et sans doute la lutte d’égo mais pas seulement. : une incapacité à faire émerger une démarche nouvelle balayant les vieux clichés
    l’espoir d’une dynamique innovante hélas avortée !

    amelie Le 14 mai 2014 à 10:17
       
    • Cela fait plus de 10 ans que ce discours ’créons du neuf en dissolvant le pcf dans un collectif,un front,extra,super,c’est une fort belle idée,bla,bla,bla...’ est répété jusqu’ à l’écœurement .A la direction même du PCF,tout est fait dans ce sens,par une clique larmoyante autophobique autour de MGB.
      Stop ! C’est le Pcf qui doit être sauvé pas les égo de JLM,MGB ou de qui que ce soit d’autre.
      La mise en oeuvre du programme du CNR,animée par le PCF est menacé aujourd’hui !
      Regroupons nous et recréons un pCF digne de son histoire !
      C’est collectivement organisé dans un parti que nous gagnerons.
      Certes en écartant les dirigeants hyper personnalistes et anti-PCF mais aussi en nous adressant à l’ensemble du peuple de France !En effet la notoriété du PCF est largement plus large que celle de MGB ou JLM.Des dizaines de millions de français savent ce que les lois sociales de la France,doivent à l’action du PCF...

      alain Le 14 mai 2014 à 12:08
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  • Ce que je pense du PCF est confirmé par plusieurs interventions qui surestiment l’influence de sa direction nationale sur les militants ou plus généralement les citoyens de gauche. Le PCF est devenu un parti - et ce depuis très longtemps, bien avant son affaiblissement - dont le SEUL but est de perpétuer - jusqu’à la peau de chagrin actuelle voire jusqu’à l’absurde comme à Paris lors des municipales -une rente de situation acquise lors d’un passé glorieux POUR DURER .Pour de trop nombreux membres de ce parti, l’adhésion au PCF est une fin en soi, elle relève du sentiment d’appartenance - sentiment d’essence religieuse -et la direction actuelle de ce parti spécule sur ce sentiment pour se maintenir à sa tête contre vents et marées et surtout contre l’évidence de la réalité politique. Le PCF, dans les 11% de Mélenchon c’est 1,89% de MGB en 2007 : UN POINT C’EST TOUT !
    Tous les communistes pour qui le sentiment d’appartenance ne sur-détermine pas le comportement politique sont soit DÉJÀ DEPUIS LONGTEMPS HORS DE CE PARTI soit n’ont pas d’influence déterminante sur le comportement de celui-ci. Le temps de la clarification politique est donc venu : il faut une initiative nationale qui mette le PCF- c’est à dire chaque adhérent du PCF- devant ses responsabilités.Préférera -t- il le sentiment sectaire d’appartenance à un mini-parti - ce sentiment qui fait s’allier avec Hidalgo ou juger Kerviel comme le font les socialistes - à l’intérêt général de gauche qui est d’aller vers des assises de création d’une nouvelle force politique où chacune et chacun comptera pour un ? Et ce sans demander l’aval de sa direction d’origine pour se sentir engagé ? Et qu’on vienne pas dire qu’appeler un chat un chat c’est aller à coup sûr vers un isolement et une stérilité comme celle initiée par la direction du NPA ?
    Les citoyens qui veulent que la gauche de transformation sociale devienne majoritaire en militants et en électeurs n’ont , à mon avis , pas d’autres choix possibles...sauf celui de laisser - parce qu’ils doutent que ce soit possible - au capitalisme le bénéfice du doute...

    Dominique FILIPPI Le 19 mai 2014 à 13:43
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  • Pourquoi les électeurs, atterrés, la mort dans l’âme votent-ils plus pour le PS que pour le FG ?
    Manque d’informations d’une part. mais aussi, je crois à cause d’un autre phénomène : le PS est sérieux, il a déjà gouverné, alors dans le doute, on vote pour lui.

    La gauche radicale - sous quelle forme ? - passera devant le PS aux élections lorsque l’électeur déboussolé de gauche préférera voter pour la crédibilité, l’innovation, le réalisme, voire la positivité, du projet de la gauche radicale i.e. lorsque la gauche radicale ne recueillera plus seulement des votes d’adhésions mais aussi des votes dubitatifs (ceux qui vont au PS actuellement). Cette évolution aura lieu, inéluctablement, ... à condition que les institutions démocratiques survivent au chaos provoqué par l’austérité, et que l’extrême droite n’arrive pas à son but avant.

    Et cette évolution aura lieu malgré le PC ! Le PC est un repoussoir pour l’électeur de gauche désorienté, un poids mort, une masse inerte et négative, qui montre à chaque occasion son incompréhension des enjeux et sa logique boutiquière (qui a brisé la dynamique des collectifs antilibéraux ?). La gauche radicale ne peut pas incarner aux yeux des électeurs le renouveau, l’ouverture d’esprit, l’inventivité face aux nouveaux défis (méfiance à l’égard de la technologie, écologie, remise en cause de la place centrale du travail). Comment compter sur le PC pour sortir du paradigme productiviste ?

    Ce n’est pas le communisme qui est ringard, c’est le PC. Ce sera over its dead body. Désolant pour les nombreux militants communistes sincères.

    amen Le 21 mai 2014 à 00:50
       
    • C’est clair qu’un vieux parti comme le PCF actuel est la raison pour laquelle je ne vais pas voter le FdG dimanche. J’ai voté Simonnet dans les municipales. Je vois Simonnet et Brossat soutenir le FdG ensemble dans ces élections, mais je n’y crois pas, je ne crois pas à ce FdG là. Jusqu’à aujourd’hui j’avais l’intention de voter le FdG, mais là je ne peux plus. Je vois bien que la logique "dites à tout le monde que les sondages sont truqués, dites à tout le monde que le FdG a résolu ses problèmes depuis les municipales" règne, mais même si je reconnais que les sondages ne sont pas à prendre comme des résultats électoraux, je reconnais aussi que le FdG fait pire dans les sondages que la gauche ailleurs, dans des autres pays. Certes, le FdG a bouclé ses listes, c’est la campagne et il n’y a que le score qui compte, donc "il faut fermer les yeux", mais je trouve que le FdG est malade et que ça se ressent malgré tout. Le pire c’est un score à deux chiffres (ce qui peut bien arriver avec la bonne campagne de Mélenchon), ça risque de faire taire les voix critiques aussi après les élections, même si 10% est loin de satisfaisant.

      En Ile de France, alors que FdG et FN étaient ex-aequo lors des présidentielles (autour de 12%), maintenant le FN est loin devant. C’est triste, aussi parce que si le FdG aurait été uni, cohérent et crédible comme Syriza, il aurait été plus écouté, ce qui aurait aussi donné moins d’espace au discours du FN. La crédibilisation du FdG et la décrédibilisation du FN vont au pair, et le PCF actuel est un obstacle.

      Michel E. Le 21 mai 2014 à 10:19
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  • Les dernières élections européennes viennent de montrer à chacun qu’il faut rester humble.
    S’accuser, de tout et de rien, ne nous fera pas progresser.

    Si on est de gauche notre combat doit se cantonner à l’anti libéralisme.
    J’ai du mal à comprendre que,si on défend le peuple, l’on puisse s’associer avec le PS actuel. Ce serait, à mon avis, un non sens idéologique et aussi un non sens politique, au regard des Européennes.

    Gérard Hellio Le 30 mai 2014 à 17:50
       
    • Quel flot de haine de part et d’autre ! Avec la situation dans laquelle nous sommes, pouvons-nous nous offrir ce luxe ?

      Bibi Le 7 juin 2014 à 23:08
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