Accueil > Idées | Par Roger Martelli | 1er octobre 2014

Pour ne pas en finir avec Jaurès

Les publications ont été légion pour évoquer la grande figure de Jaurès. Il manquait toutefois une étude de sa pensée. C’est chose faite : les éditions du Seuil publient un ouvrage important de l’historien Jean-Paul Scot, sur Jaurès et le réformisme révolutionnaire.

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Pourquoi avoir attendu si longtemps, pour disposer d’une synthèse solide sur l’arrière-plan intellectuel et stratégique de celui qui fut la grande figure du socialisme français d’avant 1914 ? Peut-être parce que son œuvre est foisonnante, dispersée dans une multitude de discours et d’articles publiés aux quatre coins de l’Hexagone. Sans doute aussi parce que Jaurès est un personnage atypique.

Jaurès et la complexité

Dans la galaxie du socialisme international du début du XXe siècle, Jaurès n’appartient pas à la gauche, ni celle du "pape" » de l’Internationale ouvrière, l’Allemand Karl Kautsky ni, a fortiori, celle plus radicale des "trois L" (Vladimir Lénine, Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg). Au tout début du siècle, quand le socialiste Alexandre Millerand entre dans le gouvernement Waldeck-Rousseau, Jaurès est du côté des "ministérialistes", quand toute la gauche socialiste européenne vitupère la "trahison de classe". Et pourtant, cet homme étonnant, venu tout droit du républicanisme modéré, gagné peu à peu au socialisme, au départ minoritaire parmi les siens, va devenir la figure marquante du socialisme réunifié d’après 1905. Il va rallier une partie des partisans de Jules Guesde, se rapprocher des héritiers d’Auguste Blanqui, passer alliance avec l’ancien communard Édouard Vaillant et dialoguer avec les "syndicalistes révolutionnaires" de la CGT, pétris d’anarchisme.

Or la France est l’un des rares cas, en Europe, où la masse des adhérents socialistes choisit après-guerre de se rallier au modèle révolutionnaire russe des bolcheviks. Le "parti de Jaurès" d’avant 1914 a basculé du côté du "parti de Lénine". Les opposants de l’adhésion à l’Internationale communiste, l’avocat Léon Blum en tête, ont beau invoquer les mânes de Jaurès, l’esprit socialiste français d’alors préfère se tourner vers Moscou. Or les dirigeants bolcheviques ne prisent guère Jaurès. Trotsky le respecte mais s’en méfie, Lénine déteste sa rhétorique et le classe du côté des opportunistes. Bref, pour ceux qui choisissent Moscou contre Londres, il n’est pas bien vu de se réclamer de celui qui a incarné si longtemps un socialisme parlementaire.

Les plus à l’aise avec Jaurès sont les anciens minoritaires du Congrès de Tours, en décembre 1920. Mais ils vont faire du grand homme le symbole de l’antibolchevisme : Jaurès, c’est l’antithèse de Lénine, celui qui répugne au modèle insurrectionnel et préfère les vertus pacifiques du suffrage universel. Voilà donc, par la force des choses, Jaurès tiré du côté de la "réforme" et non de la "révolution". Sans doute les communistes ont-ils par la suite, notamment après 1934, revalorisé à la hausse la référence au député de Carmaux. Mais ils insistent alors sur le pacifiste, sur le défenseur des ouvriers, ou sur l’historien de la Révolution française, davantage qu’ils ne mettent en avant sa pensée politique profonde.

L’homme de la synthèse

Jaurès, de façon globale et sans autre forme de procès, est donc vu davantage comme un homme du réformisme "raisonnable" que comme un tenant de la voie révolutionnaire. Le mérite de Jean-Paul Scot, à partir d’un dépouillement exhaustif des textes disponibles, est de montrer qu’il n’en est rien. Jaurès, nous démontre-t-il, est du côté de la révolution, mais à la manière dont le socialisme européen d’avant 1914 espère que cette révolution adviendra : par la combinaison de la lutte des classes et du suffrage universel. La formule clé de Jaurès, insiste Jean-Paul Scot, est bien celle « d’évolution révolutionnaire », qu’il formalise autour de 1901 et qui va devenir en 1908 le bien commun du parti réunifié de 1905, la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière).

Inclassable, Jean Jaurès, parce qu’il est l’homme de la synthèse. Il l’est, pourrait-on dire, par constitution : il vient du "parti républicain" et de sa branche modérée (il est au départ proche de Jules Ferry et des "républicains opportunistes"), il charge peu à peu la République d’un contenu social, finit par passer au socialisme, mais sans tirer un trait sur ce qui lui paraît de meilleur, dans cette République dont le vieil Engels disait qu’elle était la forme politique du socialisme. La synthèse, chez Jaurès, n’est pas une prudente médiane. Elle se nourrit d’une connaissance impressionnante des grands débats du socialisme européen. Germanophone, Jaurès est l’un des meilleurs connaisseurs français de la pensée socialiste allemande. Lecteur de Marx dans le texte, il récuse le "révisionnisme" d’Eduard Bernstein (auquel son "ministérialisme" aurait dû l’attacher), mais rechigne devant la rudesse de Karl Kautsky (dont sa lecture de Marx le rend proche). En France, il critique âprement le "possibilisme" de Paul Brousse, mais se heurte tout autant à l’intransigeance d’un Jules Guesde. Il se démarque de façon brutale du "solidarisme" formalisé par le radical Léon Bourgeois, mais il n’aime pas les théories "anarcho-syndicalistes" des dirigeants de la CGT. Les positions tranchées de ces syndicalistes le heurtent, mais il plaide continument pour le dialogue avec eux et plaide pour l’autonomie totale du syndicalisme en 1906, quand les "guesdistes" la récusaient, au nom de la direction nécessaire du parti sur les syndicats et les coopératives.

Or c’est cet esprit de synthèse qui le conduit vers « l’évolution révolutionnaire ». Comment définir un tel oxymore, cette union de deux termes en apparence contradictoires ? Pour Jean-Paul Scot, la réponse est nette : Jaurès est tout entier du côté de la révolution (les réformes ne sont pas des solutions), mais la révolution n’est qu’incantation si elle n’inclut pas le processus complet qui la mène à son terme (la réforme est alors un préparatif à la révolution). Le cheminement de Jaurès accompagne en fait le mouvement qui, après 1871, conduit Engels et le mouvement socialiste à prendre des distances avec les modèles insurrectionnels antérieurs et à revaloriser l’action pacifique appuyée sur le suffrage universel. Ajoutons-y l’ambivalence française du républicanisme, qui pousse Jaurès à penser toujours en termes de contradictions : c’est le rapport des forces de classes, et lui seul, qui décide si la République reste cantonnée dans sa forme bourgeoise (la pente radicale) ou s’ouvre vers sa dynamique sociale (la pente du socialisme).

Portée et limites d’une époque

Au fond, quand le socialisme oscille entre la tentation du "révisionnisme" et les facilités de "l’orthodoxie", plutôt que de balancer entre la peur de l’isolement ouvrier et la crainte de l’engluement opportuniste, au lieu de penser isolément les termes de la contradiction, Jaurès suggère de les traiter ensemble. Il le fait à sa manière, qui le rend suspect aux yeux d’une large part de la tradition socialiste européenne. Mais il incarne ce qui, au début du XXe siècle, fut un devenir possible de la social-démocratie encore de souche révolutionnaire.

Le problème est que ce possible ne s’est jamais déployé pleinement. La bifurcation de l’été 1914 interrompt brutalement l’ascension. Dans la crise exacerbée du début de siècle, la vague nationaliste emporte l’espoir pacifiste du socialisme. Elle dévalorise du même coup les stratégies optimistes fondées sur l’expansion du mouvement ouvrier et la dynamique du suffrage universel. En décembre 1920, Marcel Cachin, qui fut un guesdiste convaincu, explique à ses camarades du congrès de Tours que « le fusil a remplacé l’urne ». Dès lors, la pensée fluide et complexe de Jaurès se trouve rabattue du côté de l’échec. De l’évolution révolutionnaire, il ne reste plus que l’évolution ; dans le langage de l’époque, autant dire la compromission. Le cœur de la pensée jaurésienne est écarté, pour longtemps : trop hardi pour ceux qui choisissent le pragmatisme du travaillisme anglais, trop timide pour ceux qui préfèrent la radicalité russe.

Le mérite du travail de Jean-Paul Scot est double : il restitue la pensée de Jaurès dans l’épaisseur de son expression foisonnante, sans trier a priori dans son expression ; il replace le cheminement jaurésien dans les controverses de son temps, en France et en Europe. En même temps qu’un livre sur Jaurès, c’est une réflexion globale sur la stratégie politique du mouvement socialiste qui nous est proposée. Dans un moment de décomposition et de recherche de recomposition, ce regard rétrospectif exigeant est nécessaire. On sait toutefois, depuis Beaumarchais, que « sans la liberté de penser, il n’est point d’éloge flatteur »… Peut-être notera-t-on chez Scot, ici ou là, le désir de trouver, dans Jaurès et sa pensée complexe, des réponses déjà formulées aux questions redoutables du présent. Or, si l’esprit de Jaurès est un stimulant, sa lettre est tout aussi datée que passionnante. Jaurès, nous rappelle l’historien, écrivait que « le marxisme lui-même contient les moyens de compléter et de renouveler le marxisme ». Nous devrions procéder de même avec le "jauressisme". Encore faut-il au préalable le connaître. Et, grâce à Jean-Paul Scot, nous le connaissons mieux.

Jaurès et le réformisme révolutionnaire, Jean-Paul Scot, Seuil, 366 pages, 21 euros.

Rappelons, parmi tant d’autres, la biographie de Gilles Candar et Vincent Duclert, Jean Jaurès, Fayard, 680 pages, 27 euros. À noter aussi la bonne initiative des Éditions sociales, qui rééditent l’Histoire socialiste de la Révolution française, en quatre volumes (4.723 pages au total), avec de nouvelles préfaces, de nouvelles annexes et de nouvelles illustrations…

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Vos réactions

  • Merci pour cette contribution qui loin des hagiographies habituelles replace Jaurès dans le mouvement ouvrier de son temps avec ses interrogations, ses divergences. Une invite pressante à se plonger plus avant dans la découverte de cette période riche et complexe. Un grand merci aussi pour cet article passionnant "changer de république, changer de société", à lire absolument par tous ceux qui veulent en finir avec les méfaits du libéralisme et le carcan de cette cinquième république.

    Fulgence Le 1er octobre 2014 à 23:18
  •  
  • Je trouve qu’après les dits échecs du 20ème siécle le concept d’évolution révolutionnaire nous ramène au matérialime historique : à la nécessité de faire avec le réel, plutôt que de nous imaginer pouvoir le plier à « notre » volonté !...

    Aubert Sikirdji Le 2 octobre 2014 à 14:00
  •  
  • Texte qui malheureusement commence mal.

    En effet,la France est le seul pays où les militants socialiste ont décidé majoritairement de se transformer en communistes en 1920 au congrés de Tour.Et non un des rares pays...

    Pourquoi ce manque de rigueur récurrent chez cet auteur et son courant politique ?

    pat Le 3 octobre 2014 à 06:34
       
    • Trop fort Pat ! Quand est-ce tu démasques ces autres escrocs petit-bras que sont Thalès, Darwin, Newton, Einstein... Vive le PCF, the best all over the world !

      Fulgence Le 3 octobre 2014 à 09:18
    •  
    • et pourquoi pas encore le socialisme dans un seul pays !

      Dominique FILIPPI Le 3 octobre 2014 à 12:07
  •  
  • @pat

    là...je pense que tu viens d’atteindre un sommet...je n’ose dire lequel...

    Dominique FILIPPI Le 3 octobre 2014 à 12:09
       
    • ...Celui où l’ivresse décime...

      Aubert (Dulac) Sikirdji Le 3 octobre 2014 à 18:46
  •  
  • Seuls les socialiste français très majoritairement,ont décidé de se transformer en section française de l’Internationale communiste.
    Cette décision des socialistes français aux 2/3 en faveur de la transformation en communistes est unique au monde.
    Cette spécificité française intrigue tous les chercheurs.
    Or,dans ce blog où les commentateurs comme Filipi sont insultants,beaucoup trop d’inepties tendancieuses sont énoncées.
    Je vais aller sur des blogs où la séreinité permet de meilleurs échanges.D’autres lecteurs du blog ne manqueront pas de faire comme moi.

    pat Le 3 octobre 2014 à 19:34
       
    • ...Et parler de manque de rigueur "récurrent" chez Roger Martelli, "et son courant politique", sans rien développer, n’a sans doute rien de votre part de gratuit ?!... Ne réservez pas cela à d’autres blogs : dites donc-en plus, vous nous avez mis en curiosité...

      Aubert Sikirdji Le 3 octobre 2014 à 19:50
    •  
    • La pravda a raison !

      Dominique FILIPPI Le 3 octobre 2014 à 22:47
  •  
  • @Aubert Sikirdji

    C’est à des personnes comme Pat ou Maurice qu’on voit combien la déstalinisation complète du PCF est impossible.Seule demeure la paranoïa fidéiste...enfer pavé de toutes les bonnes intentions....le contraire de Jaurès...

    Dominique FILIPPI Le 4 octobre 2014 à 14:39
       
    • Ben... Je vais te répondre...
      En attendant, je te renvoie au post que nous avons envoyé, sous l’article "Echanger pour changer", avec mon épouse Juliette...

      Et je livre cette citation de Roland Leroy, dans l’émission « A voix nue » du 21 juin 2012, sur France Culture, à propos de la question de « prendre position sur ce qu’était le stalinisme, ce qu’on appelle le stalinisme »...

      Il disait : ...« j’aime pas beaucoup le mot... Je vais vous dire pourquoi j’aime pas beaucoup le mot : parce que le mot tend à limiter les méfaits de la chose à la période de la vie de Staline. Hors, les défauts qu’il comportait trouve leurs prolongements plus tard, je dirai même jusque maintenant, dans l’esprit de certains. »
      Plus loin : « J’ai rencontré Jaruselski, quand il était dirigeant en Pologne, et au cours de cet entretien que j’ai eu avec lui à Varsovie, c’était à l’automne 85, c’était je crois 2 ou 3 semaines avant qu’il vienne en France et qu’il rencontre François Mitterrand. Et Jaruselski disait dans le domaine du rôle du Parti et de l’Etat dans un pays socialiste : « la Pologne ne surmontera ses difficultés que lorsque nous aurons complètement bouleversé notre conception du Parti. Le Parti n’est pas fait pour diriger le peuple, il est fait pour le servir. » C’était... ça a l’air de rien mais c’est une remarque profonde, très profonde... Et c’est ça le sens du Parti. Quand on a adhéré au Parti, ...moi, vous m’avez fait raconter un peu ma vie..., c’est pas pour diriger le peuple. J’ai adhéré au Parti c’était pour que le peuple auquel j’appartenais puisse s’émanciper, puisse diriger ses propres affaires. »

      Aubert Sikirdji Le 4 octobre 2014 à 15:19
    •  
    • J’ajoute ceci : dans son livre « La quête du bonheur » (1995), Roland Leroy dit en 4ème de couverture : « chacun porte en son intimité mêlés, les défauts du stalinisme et la volonté de s’en débarrasser »....
      Il plaide à priori, page 148, pour l’aptitude à l’uchronie, qui suppose de regarder le passé en face :
      « Jaurès, concluant son Histoire socialiste de la Révolution française, avance : « Il est toujours permis à l’historien d’opposer des hypothèses au destin. Il lui est permis de dire : voici les fautes des hommes, voici les fautes des partis et d’imaginer que, sans ces fautes, les événements auraient eu un autre cours. »
      Sans doute, on peut dire parfois « pourquoi remuer les difficultés, les erreurs, les fautes ? » J’ai reçu une réponse que je n’ai jamais oubliée. En 1973, avec Georges Marchais, nous avons longuement rencontré Tito à Belgrade. Alors que nous évoquions l’époque des condamnations et exclusions brutales et que nous nous réjouissions de pouvoir nous rencontrer et nous comprendre, à la remarque « il faut oublier le passé », Tito répondit « surtout pas, il faut toujours s’en souvenir, pour ne jamais recommencer. » »
      ...A quoi il ajoute : « Le partage entre le positif et le négatif n’est pas affaire de juste poids, d’équilibre ou de mesure. » !...
      C’est une manière de dire que les dits « défauts » des cocos ne sont pas, et ne seront jamais, « en bon équilibre », le prix à payer pour leur supposées « qualités » !...
      ...De fait, et en tout état de cause, l’inaptitude à se remettre en question n’a rien d’évident, à chaud : Marchais disait volontiers, et sincèrement, qu’il était né « trop tôt ou trop tard » !... ...Et sous l’interview de Roger Martelli (voir « l’occasion manquée, rattrapage »), j’ai écrit à propos de 1984 : « Malheureusement, l’on assiste lors de ces moments cruciaux, sous couvert de généralisations abusives, à une surdétermination des enjeux, qui interdit à première vue la saisie à chaud de leur nouveauté et de leur originalité. C’est alors que toutes les puissances de refoulement se déchainent, qui ramènent violemment l’essentiel au rang de l’accidentel... »
      Résultat, oui, on a « le sentiment » que pour dire les choses, il est toujours trop tôt ou trop tard !!!...
      C’est pourquoi, la première chose que je peux dire à Pat, c’est que plutôt que de chercher le diable dans le détail de ce qu’écrit Roger, c’est qu’il devrait d’abord se dire que tout travail historique a le droit à un minimum d’approximation au sein même de ses immenses efforts de précision, et donc de tendresse, et que la première qualité à reconnaître à l’historien en question est le courage intellectuel !...

      Aubert Sikirdji Le 4 octobre 2014 à 16:32
    •  
    • J’ajoute encore que Roland Leroy sait de quoi il parle...

      « ...Pourquoi remuer les difficultés, les erreurs, les fautes ? » ?...

      ...Et je révèle un souvenir que je ne peux m’empêcher de dire, car il est encore cuisant aujourd’hui, et participe d’un passé qui n’est pas passé, trois décennies après, un fait qui relève des « techniques » qui ont pu effectivement intervenir « bien après la période de la vie de Staline », ...à savoir lorsque « l’on » a voulu procéder à des mises à l’écart, « douloureuses, mais nécessaires »..., un an avant cette conversation de Leroy avec Jaruselski, où il fut question du parti « utile à l’émancipation du peuple lui-même »...

      Cet exemple, constitue pour moi un drame, une injustice parfaitement inoubliable..., et ce n’est pas une approximation, puisque je le tiens de sa bouche : Le psychiatre Tony Lainé a terminé sa vie, je crois qu’on peut le dire, dans une grande souffrance politique.

      ...Il s’est trouvé que lorsque, avec Daniel Karlin (son proche ami, réalisateur télé avec qui ils ont étroitement travaillé...), ... ils ont profité du nouveau message venu de la Direction de la Direction de Le-Parti, invitant les communistes à s’exprimer, vu l’ambiance suite aux européennes de 1984, ...ils ont alors décidé d’envoyer un texte à l’Huma. Ils revenaient sur un certain nombre de choses : l’intervention soviétique en Afghanistan etc.

      Eh bien, leur texte s’est retrouvé à leur grande surprise... publié par le Nouvel Observateur !!!... Tony Lainé posant la question à Roland Leroy, directeur de l’Huma. : « qu’est-ce qui s’est passé ? » Celui-ci lui a répondu : « - Tu ne le sauras pas !... » En réalité, « ON » a visiblement voulu les faire passer, comme le disait le vocabulaire consacré, pour des tenants d’une activité « fractionnelle », « crispante », ou « destructurante » pour Le Parti !...

      Conformément, en haut lieu, à la mise en route d’une prétendue théorie du complot, que Jean-Claude Gayssot a par la suite « fort bien » « décrite » dans un livre...

      Et ouais !...

      Aubert Sikirdji Le 15 octobre 2014 à 01:35
  •  
  • @Aubert Sikirdji
    Je te renvoie à ma réponse dans "Échanger pour changer".

    Dominique FILIPPI Le 4 octobre 2014 à 15:57
  •  
  • Entièrement d’accord avec Aubert et Dominique Filipi !
    Ce Pat pro-PCF ne vaut rien !
    Il doit disparaître avec son parti ce maudit PCF .
    Il est temps qu’à sa place M6R se déploie.
    Grâce à la haute pensée de JeanLuc,nous disposons d’un atout considérable.
    Ses 6,7% sont une excellente base pour la révolution citoyenne.
    Mais le PCF doit absolument disparaître comme ne cesse de le clamer Dominique Filipi.
    Pourquoi n’est il pas entendu ?
    Comment se fait il que le PCF ne s’est pas auto-dissout au profit de l’enthousiasmant M6R ?
    Mais attention à bien manœuvrer.
    Il ne faut pas évoquer notre souhait d’éliminer ce PCF.
    Toujours y penser,jamais en parler,comme Jean luc,le sourire à la bouche,le couteau anti-PCF à la main.
    Un conseil,pour substituer le M6R au PCF,il faut la jouer ’fine’.
    Autant je suis d’accord que dire « Je demande l’élection d’une assemblée constituante » n’est pas la meilleure formulation car elle induit le mode de constitution de l’Assemblée constituante, autant je ne suis pas d’accord pour remplacer cette phrase par « Je demande la constitution par tirage au sort d’une assemblée constituante ».
    Pour la même raison. Il serait préférable de dire « je demande la mise en place d’une Assemblée constituante » afin que le débat citoyen puisse aussi avoir lieu sur ce sujet.
    Nous devons manipuler les citoyens pour améliorer l’impact de Jean Luc.
    Certains, je pense à tort, conditionnent leur signature en se référant à ce petit texte.
    Il serait dommage de freiner notre dynamique pour la 6ème république à cause de cela.
    Pourquoi évoquer Jaurès ?
    D’ailleurs lire les commentaires de ce blog devrait être interdit aux pro-PCF qui font de l’ombre à l’immense Jean-luc ?
    Seuls Jean luc et M6R doivent nous préoccuper,le reste n’est que perte de temps.

    Marcel Le 4 octobre 2014 à 16:09
       
    • Vous avez bu, ou quoi, Marcel ?

      Aubert Sikirdji Le 4 octobre 2014 à 16:38
  •  
  • Non,pas du tout.
    Probablement vous n’avez pas lu les commentaires au dessus, signés Dominique Filippi ou c’est vous qui avez bu ..sans avoir bien lu ( n’y a t-il que vos thèses qui vous intéressent ?).
    Cependant rien ne vous autorise à dénigrer les autres pensées.
    Oui,Je pense comme Dominique Filippi que Jean Luc est une puissance médiatico-politique actuelle plus intéressante que Jaurès .
    La preuve le journal de Jaurès ,L’Humanité est géré par l’odieux PCF dont Dominique Filippi veut la mort au profit du PG.
    J’ai d’ailleurs plusieurs fois défilé en portant le portrait de Jean Luc.Cela vous gêne que comme Dominique j’admire les esprits supérieurs ?

    Marcel Le 4 octobre 2014 à 20:20
       
    • ...A moins que vous ne soyez un Troll, se croyant missionné pour mettre de l’huile sur le feu ?... Pour en rajouter sur le chevalier Filippi, le balai à la main et le regard sur l’horizon de la 6ème ?..

      Aubert (Dulac-)Sikirdji Le 4 octobre 2014 à 20:36
    •  
    • Je suis un citoyen landa membre actuellement d’aucun parti qui voit avec stupeur et tremblement les différentes chapelles cultiver leurs prés carrés parler d’unité surtout pour continuer comme avant...Je constate que JLM est le seul à essayer quelque chose qui soit utile.

      Dominique FILIPPI Le 4 octobre 2014 à 22:32
    •  
    • Qui se satisfait de la situation actuelle ? Elle ne se résoudra pas, en tout cas, au prix de certains raisonnements trop définitifs !...

      Aubert Sikirdji Le 4 octobre 2014 à 23:16
  •  
  • @Aubert Sikirdji
    Tous ceux qui bénéficient de rentes de situation -réelles ou illusoires -se satisfont de la situation actuelle.
    Je ne crois plus qu’in medio stat virtus et que faire semblant que le positif l’emporte sur le négatif entre les différentes chapelles alors qu’à l’évidence il n’en est rien est démobilisateur. Je suis parfaitement conscient des risques qu’implique le parler-vrai mais il faut à tout prix appeler un chat un chat quand on a la conviction qu’il n’y a plus moyen de faire autrement...Chaque communiste,en ce dernier trimestre de 2014 doit être mis face à ses responsabilités : c’est OU le fidéisme au front de bœuf dont nous avons tous tant souffert et qui nous a mené à l’impasse actuelle OU la volonté de défricher des terrains inédits est la plus forte mais cela ne pourra se faire sans que chacun renonce à la remise en question de son mode de fonctionnement mental et que cette remise en question débouche sur une offre politique, idéologique et culturelle d’un type radicalement nouveau.

    Dominique FILIPPI Le 5 octobre 2014 à 06:41
       
    • Oui, le PCF doit absolument disparaître comme ne cesse de le clamer Dominique Filipi.
      Pourquoi n’est il pas entendu ?
      Comment se fait il que le PCF ne s’est pas auto-dissout au profit de l’enthousiasmant M6R ?
      Mais attention à bien manœuvrer.
      Il ne faut pas évoquer notre souhait d’éliminer ce PCF.
      En ce sens je suis d’accord avec vous ,Aubert et je vous confirme que je suis comme vous :
      Toujours y penser,jamais en parler,comme Jean luc,le sourire à la bouche,le couteau anti-PCF à la main.
      Ne laissons plus Laurent,fils de son père,exister !
      Piégeons le,puis étouffons le,politiquement j’entends bien.

      Marcel Le 5 octobre 2014 à 10:00
  •  
  • Suite au décès de Michel Ruzzante, Anaïs Gayssot (PCF) a fait son entrée au conseil municipal de Jœuf. C’est une militante de 22 ans, dont le grand-père n’est autre que l’ancien ministre communiste des Transports.
    Le pays de Jaurès et du PCF n’est pas prêt de mourir malgré les ultimatums piégeux de Dominique Filipi,ex -OCI mais toujours anti-communiste !

    Maurice Le 5 octobre 2014 à 09:51
  •  
  • La 6ième république triomphera grâce à Marine Lepen qui l’a inscrite sur son programme depuis très longtemps.
    Cela m’attriste et m’encourage à lutter contre la sixième république de Lepen et du FHaine.

    SouvenirAvenir Le 5 octobre 2014 à 10:05
       
    • Vous n’êtes pas loin du point godwin...

      Aubert Sikirdji Le 5 octobre 2014 à 12:26
  •  
  • @Maurice
    ex -OCI ....tiens celle-là on ne l’a jamais faite....si tu veux tout savoir, j’ai adhéré au PCF en 1949 date de ma naissance et l’ai quitté en 1993 après avoir essayé de favoriser toutes les occasions énoncées par Roger Martelli dans son dernier livre .C’est une fois acquise la conviction que les 1,89% de MGB en 2007 se profilaient inéluctablement dès le début des années 90 que je l’ai quitté non sans une immense tristesse car il faisait partie de mes racines , de mes paysages, de mon ADN...

    Quant à Gayssot ...lis le livre de Martelli et relis ce qu’Aubert (si je me souviens bien) disait de lui en Août de son rapport avec le PS de la région Languedoc...

    Dominique FILIPPI Le 5 octobre 2014 à 10:17
  •  
  • @ Marcel
    Euh.. Non, Marcel, vous n’êtes pas comme moi et je ne suis pas comme vous !... Ca c’est ce que je nomme du « commisme », ça donne parfois des effets comiques et cocasses, mais ce n’est pas mon truc. Permettez-moi, par conséquent, de me « dessaoulidariser » de vos déclarations !... Moi mon truc ce serait plutôt, voyez-vous... le comm-UN-isme : il y a du « un » dedans, qui signifie que nous sommes tous uniques au monde, car nous sommes tous, n’est-ce pas, divers, singuliers, incomparables, et irremplaçables...

    @ Marcel, Maurice, « SouvenirAvenir », Dominique, etc.
    ...Ca me permet de rebondir sur mon post du 4 octobre, à 15h19... Je citais Roland Leroy qui posait le problème du stalinisme de manière générique, c’est-à-dire bien au-delà de Staline... Certes de manière un peu curetonne, car, sachant fort bien de quoi il parlait, et ne se souvenant pas de « tout »..., en matière d’histoire récente, au nom du bon comportement à adopter à l’avenir..., il y éludait par exemple, son propre comportement, ne serait-ce que dix ans auparavant !... Pas de différence, d’ailleurs, de ce point de vue, avec l’attitude de Jean-Claude Gayssot qui prôna au moment de « la Mutation » de « regarder le passé en face », sans rien dire de son propre comportement à l’occasion de la crise de 84 !!!!!!...
    Nonobstant ce léger soucis, il reste, pour ce qui est de Roland Leroy, qu’il a bel et bien écrit (pages 143-144) : « ...Aujourd’hui, à l’époque où les communistes se fixent comme objectif de dialoguer avec les gens qui ne pensent pas comme eux, on pourrait (...) dire : ‘un communiste qui ne comprend pas son camarade parce qu’il est différent de lui, n’est pas loin d’être dans l’impossibilité de communiquer avec quiconque’. »
    J’ai envie de dire que ...ce problème de l’autisme, de l’incommunicabilité, c’est un problème qui se pose dès lors que l’aspiration légitime à une autre société, raisonnable comme ne le sera jamais le capitalisme, se fait, oui Dominique, religion instituée ...au point que l’on peut se demander si le désir de certains révolutionnaires n’est pas avant tout de résoudre définitivement le problème de leur sentiment de culpabilité, en s’achetant une bonne conscience personnelle inoxydable..., plutôt que de faire la révolution, ,avec les autres !...
    Par quoi est-ce que ça se manifeste ? Par la pensée COURTE, qui prend prétexte d’un « marxisme » dogmatisé... Et voici comment, selon mes thèses, comme dirait Marcel, se passe le raccourci :
    D’une part, puisque « l’être détermine « objectivement » la conscience », et d’autre part puisque la réalité de l’idéologie dominante amène « objectivement » à être lucide sur ce conditionnement des gens, il devient clair que l’on ne peut ni ne doit juger les peuples ni les individus sur l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes !... Résultat, « ON » s’arroge le droit de les juger sans appel, et sans droit de réponse, comme si, à savoir ce qu’ils sont, l’on pouvait en déduire, de l’extérieur, qui ils sont !!!... On ne fait ainsi que reproduire le principe, oui Dominique... d’INQUISITION !...
    Les différents avatars de cette attitude sont extrêmement répandus, au point de produire des effets de miroir, de fragmentation et de « réciprocité des intolérances » entre des fondamentalismes de chapelles, divers et variés, se voulant à l’occasion diamétralement opposés... Au secours, ici, ...mon si cher Lucien Bonnafé, mort en 2003, et sous l’aile duquel je m’exprimais en août dernier !... Car Lucien disait que l’étroitesse sectaire, c’est comme le chiendent, ça repousse toujours, et que toujours il faut l’arracher...
    Non, Dominique, il ne s’agit nullement pour moi ici de prôner une position médiane, mais avant tout de ne rien réduire de notre richesse, aux uns et zozautres, qui trop souvent n’avons rien de plus pressé que de savoir à quel club des dos-tournés nous référer !... Qui croyons, trop souvent nous distinguer, en montant sur nos grands chevaux, lorsque nous pratiquons en réalité (même si c’est à des degrés différents) LA MEME pensée crasse, indigne, et de bas étage, qui nous enferme dans le stade anal-logique, celui qui nous fait prendre, comme je l’ai dit plus haut, « commisme » pour communisme !... Et nous empêche de « grandir »... (Cf. Paul Eluard : « grandir est sans limite »...)

    @ Maurice
    Soit-dit en passant, mon cher, tu as tort de traiter comme tu le fais Dominique. Sors-donc trois secondes de cette attitude analogique, d’assimilation abusive... (Appelons cela comme on voudra... L’idéologie dominante parle à tort, à ce propos, d’« amalgames », comme s’il s’agissait de retrouver une pureté originaire !...) En tout cas, c’est assez de nous disputer sur ce que nous faisons, n’en ajoutons pas, de manière obscène, en nous querellant sur ce que nous sommes supposés être ou ne pas être, à la base !...

    Un sourire pour finir ... :
    L’attitude analogique, Eugène Ionesco l’a ridiculisée dans sa pièce « Rhinocéros »... (Et cela nous ramène d’ailleurs à la question de la montée de l’extrême droite)... Avec un pseudo-syllogisme, une blague !... : « Tous les chats sont mortels ; Socrate est mortel ; ...donc Socrate est un chat !... »
    Ici, remplacer SVP Socrate par Staline...

    Aubert Sikirdji Le 5 octobre 2014 à 12:28
  •  
  • Il n’en reste pas moins que le FN veut la 6ième république.
    Par ailleurs,comme mon pseudo l’indique le passé pour moi doit être assumé.Le but,c’est de préparer l’avenir.Or,Aubert vos raisonnements sont centrés sur un certain passé du pc.Pour faire court les communistes unitaires.
    Ils ont quitté le PCF en 2010,pas en 1977 ou 1984:en 2010 !
    Pour eux le PCF est mort.Or ce n’est pas le cas !
    Alors qu’il y a quelques années il existait des communistes refondateurs,critiques,révolutionnaires,rénovateurs,
    orthodoxes,hétérodoxes,ouvriéristes,trotskystes,staliniens,polpotistes,maoistes,marxistes,léninistes,gramsciens,castristes,aujourd’hui,il ne reste que..le pcf.
    Mais,il vit !
    Le PCF a une activité très riche,des élus,une vie intellectuelle très intéressante :ça,les communistes unitaires ne le supportent pas,vu qu’ils ont quitté un PCF quasi mort étouffé par le fdg.
    Vous avez du mérite de continuer à penser mais vous ne pouvez pas voir la vitalité utile et nécessaire du PCF actuel.
    Le déchirement par rapport à votre groupe des communistes unitaires serait trop grand.

    SouvenirAvenir Le 5 octobre 2014 à 13:30
       
    • Sur ce point, il faudrait que nous y allions voir de près, au lieu d’en faire un prétexte de polémique : car le FN est un parti plastique, et pour moi, non, aux dernières nouvelles, il ne veut justement plus de la 6ème république !... C’est comme pour sa capacité à adopter un discours différent, au nord ou au sud du pays...

      Aubert Sikirdji Le 5 octobre 2014 à 13:49
    •  
    • ...En outre, « AvenirSouvenir », à moins que ce ne soit l’inverse, vous ne semblez visiblement pas concerné par ce que je préconise, et que j’ai effectivement, je crois, le mérite de continuer à penser, afin de relever le niveau, si vous me permettez cette expression purement défensive..., ...de fâcheux nigauds de votre style (ou qui jouent à se faire passer tels, si l’on veut, par paresse intellectuelle, en « prêchant le faux pour connaître le vrai »...)
      Ce que je préconise, c’est que le PCF actuel, comme vous dites, devrait pousser la logique de respect mutuel dont il se réclame jusqu’à ses conséquences complètes : cela consisterait, plutôt que de donner le coup de pied de l’âne au 20ème siècle, au nom d’un « communisme de nouvelle génération », à « nous » efforcer de restituer collectivement de la vérité historique, qui ne viole personne...
      Au lieu de ça, après avoir balancé sans vergogne Dominique Filippi du côté de Florian Philippot, vous me casez à votre gré, moi qui viens de dénoncer la pratique de l’analogie intempestive, dans le groupe des communistes unitaires, auquel je pourrais émarger, évidemment, mais où je ne suis pas, à ma connaissance !...
      Chapeau !... Je ne crois pas que cela relève d’une volonté de discuter !.... Mais sans doute me connaissez-vous mieux que moi-même ?!?...

      Aubert Sikirdji Le 5 octobre 2014 à 15:34
    •  
    • ...C’est dire que, vu votre méthode, je considère, SouvenirAvenir, votre pseudo comme usurpé.

      Aubert Sikirdji Le 5 octobre 2014 à 15:44
  •  
  • @Aubert
    ’..., ...de fâcheux nigauds de votre style’
    ’je considère, SouvenirAvenir, votre pseudo comme usurpé’.
    Oh,là,Aubert Sikirdji:Vous vous lâchez et tout de suite vous tombez dans la vindicte,l’insulte.
    Vous qui tel un ange,évitiez le discours’ analogique’ espérant piéger un gugus de passage,vous tombez dans le scatologique dès que vous êtes démasqué.
    ça vous tracasse de parler vrai ? Pourquoi, avez vous honte de vos opinions ?
    Oui ;LePen est pour la 6ième république.Comme Fillipetti,Hamon,Royal,Mélenchon depuis au moins 2002 et une multitude de politiciens en quête de fausses idées neuves.Vérifiez mais bien sûr vous le savez..C’est un attrape nigauds utilisé depuis des lustres..
    Quand on fait l’apologie de Lucien Sève et de Martelli,c’est que l’on soutient ce groupe politique appelé par tout le monde :’les ex-communistes unitaires’ qui a quitté le PCF en 2010.Ne savez vous pas cela et les autres éléments politiques fondamentaux ou jouez vous les ingénus afin de piéger les naïfs ? Moi,je n’ai rien à cacher et je parle net.
    De ces Souvenirs,peuvent se construire un Avenir !
    Mon pseudo est totalement justifié.L’avenir se prépare maintenant !
    Vous quel Avenir proposez vous ?

    SouvenirAvenir Le 5 octobre 2014 à 18:29
       
    • Non, évidemment, vous, vous n’avez rien à cacher : quand on est fâcheux, on le montre !... Quand à nigaud, j’ai précisé que vous y jouiez, avec cette façon de mettre tout le monde dans le même sac... (Et allons-y gaiment, Filipetti, Marine le Pen, Hamon, Royal, Mélenchon, etc., etc.) Si ce n’est pas de l’assimilation monstrueusement abusive, c’est quoi ?
      Non, vous n’avez rien à cacher, comme beaucoup d’autres « monstres de justice et d’intolérance », de différents gabaris, qui vous ont précédé dans la pratique de l’analogie intempestive, et, espérons le moins possible, vous suivront... Vous êtes effectivement aussi transparent qu’un rapport politique !...
      En attendant, vous avez raison, j’avoue tout, je passe à table, ...ce n’est plus la peine d’essayer de le dissimuler : je renonce enfin à avoir honte de mes opinions !... Et me voilà démasqué :
      ...Oui, Monsieur qui vous appelez sans peur du ridicule « SouvenirAvenir-totalement-justifié », je me suis dit rénovateur, lors de la crise du PCF du milieu des années 80, et même qu’à l’époque, je plaisantais, en prétendant que « ... d’ici-dans dix ans, nous serons tous dissidents » !... De fait, ne connaissant pas encore à l’époque les thèses de Lucien Sève, je ne pouvais les soutenir !... Mais, n’est-ce pas, dissident d’un jour, dissident toujours : depuis je n’ai eu de cesse de faire l’apologie de Lucien Sève, comme celle de Martelli !... Là, je crois que mon sort est bon !...
      Maintenant, quant à savoir quel avenir je propose, nous pourrons en reparler si vous le voulez bien, à condition que vous renonciez, vous, aux comparaisons qui ne sont pas raison, du genre de ce catho logique, bien connu : Torquemada !...

      Aubert Sikirdji Le 5 octobre 2014 à 19:50
  •  
  • @SouvenirAvenir

    Quand je te lis, j’ai l’impression d’avoir devant moi les mêmes Torquemada qui m’ont aidé à quitter le PCF il y a 20 ans ! Quant à la comparaison comme quoi mes positions rejoignent celles du F N...je ne peux que te conseiller de cultiver le sens du ridicule ... car le ridicule tue toute argumentation...

    Dominique FILIPPI Le 5 octobre 2014 à 20:36
  •  
  • Torquemada était un inquisiteur qui a envoyé des milliers de personnes au bûcher pour cause d’hérèsie.
    Je ne suis qu’un miroir où se reflète vos images déformées de soi disantes victimes du stalinisme.
    Votre narcissisme vous aveugle tellement que vous ne voyez pas ce qui apparaît dans vos textes ?
    Vous êtes intolérants à l’égard des militants actuels du PCF.
    Vous cherchez à les briser comme Torquemeda le fit réellement au 17-18ième siècle...
    C’est d’ailleurs pour cela que vous projetez cette image sur le PCF.
    Donc vous proposez la 6ième république,comme Montebourg,Filipetti, Marine le Pen, Hamon, Royal, Mélenchon, grande tarte à la crème ?
    Mais au delà de vos faux souvenirs de Torquemeda , quel Avenir proposez vous ?

    SouvenirAvenir Le 5 octobre 2014 à 21:38
       
    • Déjà de sortir, s’il vous plait, Marine Le Pen de nos débats, qui n’a rien à y faire !...

      Aubert Sikirdji Le 5 octobre 2014 à 21:49
  •  
  • ..Mais puisque ce Monsieur, planqué derrière ce très intéressant pseudo de SouvenirAvenir, qui sans doute se prétend mériter le joli nom de camarade, en totale dérogation de la fraternité qui s’y exprime, et qui traite autrui de scato en n’ayant d’abord su lui-même que ramener dans le débat la merde d’extrême-droite... m’a mis en demeure de dire quel est « mon » projet démocratique d’avenir... (C’est d’ailleurs toujours comme cela que l’on prétend « isoler » « le » dissident qui « fait problème », en le mettant soudainement à l’épreuve, puisqu’il « joue les victimes », de remplacer, à lui tout-seul, « l’intellectuel collectif » !... ...Mais peu importe, le voici, « mon » projet très personnel et très « narcissique » !... :)
    1/- Tendre à virer les para-maîtres du monde, et redéfinir les paramètres de vie en société... Redéfinir un (des) pacte(s) de responsabilité entre citoyens, dont les puissants seraient exclus...
    2/- Nous situer dans une visée alter-mondialiste, qui ressemble aussi peu (l’expression n’est pas de moi) à la 3ème internationale, que celle-ci différait du saint-empire romain-germanique...
    4/- Développer une offre, qui soit d’abord une demande politique inspirée, en faveur de l’intervention citoyenne « directe » et démultipliée... En ayant conscience qu’il n’existe aucun monopole de l’initiative historique légitime !...
    5/- Cela ne signifie pas de remplacer la démocratie représentative par la démocratie directe, mais de redéfinir pour commencer le rôle et la souplesse d’un mouvement révolutionnaire... De liquider la culture de parti unique, fût-elle dégradée en une vision bâtarde de la « diversité », qui n’est rien d’autre qu’une fragmentation de cette même culture...
    6/- Cela suppose de laïciser définitivement la politique : Notre Père qui êtes aux Cieux, restez-y, et nous nous resterons sur la terre, qui est quelque fois, si jolie !... Donc en finir, sinon avec le monothéisme : avec le monolithisme et le fidéisme, qui inhibent les relations...
    6/- En ce sens, non pas exclure, mais redéfinir le rôle d’un parti révolutionnaire : non pas se substituer aux mouvements, mais opérer le travail de « reconnaissance » nécessaire, dans les trois sens du terme :
     du côté de l’avenir, dans le sens d’"exploration" de la voie... : c’est tout l’art des propositions républicaines pertinentes... (En sachant que, comme dit l’autre, « lorsque l’art est de rigueur, l’art est nié ! »...) ;
     du côté du « souvenir », c’est reconnaître les conneries faites, et donc en finir avec l’optique de n’avoir jamais tort, faute d’avoir toujours raison... L’on n’avance jamais, si l’on parle d’échecs, histoire de ne jamais parler de fautes ni d’erreurs passées !... ;
     du côté du présent, c’est... reconnaître son prochain comme son lointain, ce qui implique de reprendre la pratique du consensus, qui ne serait plus considéré comme un gros mot, dès lors qu’il serait vu comme la capacité formelle d’acter loyalement et honnêtement les dissensus, afin de mettre un terme aux immenses gâchis militants résultant du vieux système piégeant de la tyrannie majoritaire...
    Car, n’est-ce pas, ...il ne suffit pas qu’un peuple soit majoritaire pour qu’il soit majeur !...

    Aubert Sikirdji Le 6 octobre 2014 à 06:45
       
    • ...Et j’ajoute, sur ce dernier point d’une redéfinition dynamique du terme de consensus, qu’il correspond à mon sens aux nécessités actuelles du travail militant pour le vrai changement, dans un esprit d’"l’évolutionnisme révolutionnaire" ...

      Aubert Sikirdji Le 6 octobre 2014 à 06:56
  •  
  • Le respect d’autrui ne semble pas te préoccuper puisque telle une bête blessée,tu m’injuries après avoir incendié le PCF avec tes aphorismes dédaigneux.
    Passons,l’essentiel est que tu aies exprimé ta pensée réelle débarassée de ses oripeaux psy.
    Marx disait que des échecs du passé,nous pouvions forger des victoires futures à condition de bien analyser ces échecs.
    L’échec des communistes unitaires ou communistes mutants ,c’est leur autophobie.
    Celle ci est du à un idéalisme exagéré.
    Exemple,tu évacues là sur ce blog,Lepen d’un revers de main,alors qu’elle occupe le champ politique actuellement de façon dominante.Et tu proposes au public,tes analyses sans honte ?
    Voilà pour les souvenirs sans oublier l’essentiel,l’empreinte concrète du PCF en france.
    Car sous la 4ième et 5ième république,l’évolution sociale a été au sommet en France au 20ième siècle.
    L’évolutionnisme révolutionnaire a déjà produit ses effets,grâce au programme collectiviste du CNR insufflé par le PCF alors premier parti de France avec 28,7% des voix.

    L’avenir consiste donc à en conserver l’essentiel :
     un PCF puissant
     des lois sociales au top
     la paix et une nébuleuse communiste à deux chiffres...
    Le reste,c’est de l’idéalisme béat plus près de la masturbation intellectuelle que de la réalpolitique.
    Ce n’est pas la peine de jouer les belles âmes indignées,vu ce que tu penses du PCF et de moi.

    SouvenirAvenir Le 6 octobre 2014 à 07:36
       
    • @ « SouvenirAvenir »

      Cher camarade,

      Tant qu’à faire, je préfère que tu parles de moi comme bête blessée avant que comme belle âme indignée... Pour la petite histoire, je suis actuellement partie prenante d’une bagarre contre un grand projet aberrant (une mégadécharge industrielle, dans l’Orne : http://www.sauvegardedesterresdelevage.com/) qui, tout en mobilisant essentiellement des gens de droite, est parfaitement légitime... et où nous avons maille à partir avec le sectarisme sociologique et politique d’éléments d’extrême-droite, mais où se pose en grand de manière incontournable, et au présent le problème du fonctionnement de notre République !... Ceux-ci ne disent absolument rien sur la 6ème, il faut que cela vienne des très maigres éléments « Front de Gauche », qui ont fait les marchés sur ce thème : je te passe le détail...

      Maintenant, pour ce qui est de l’échange entre nous, on est contraint de se demander, comme dans les cours de récréation « qui a commencé... » Et je t’avoue que ton post du 5 octobre à 10h05 : « La 6ième république triomphera grâce à Marine Lepen qui l’a inscrite sur son programme depuis très longtemps. Cela m’attriste et m’encourage à lutter contre la sixième république de Lepen et du FHaine. » ...ne pouvait que provoquer chez moi la vive réaction que j’ai eue !...
      Pour ce qui est du freudisme, je ne vois pas le scandale, car lorsque j’ai avancé l’idée de ne pas rester prisonnier du « stade analogique », qui consiste à classer abusivement les gens, à rester enfermé dans les comparaisons qui ne sont pas raison, irrespectueuses des positions réelles, et des trajectoires singulières, ... je l’ai fait d’une manière réfléchie qui n’avait rien de scatologique !...
      Et je te le confirme : je considère que le débat sur la 6ème République est un vrai débat, inséparable de l’effort pour reconstituer le lien social et politique, où j’évacue effectivement le FN d’un revers de main, ...vu son opportunisme pourri capable de se traduire en tous les copiés-collés du monde qui l’arrangeront !...
      Pour ma part, pour rester sur le terrain du freudisme, je retiens avec intérêt ton idée d’autophobie dont seraient, selon toi habité le courant des « communistes unitaire »... Nous en reparlerons.
      Sinon, tu as pu constater par toi-même que je n’étais pas sur la « ligne » obsessionnellement édictée sur ce blog par l’ami Dominique Filippi, ce qui ne signifie pas, comme je lui ai écrit le 5 octobre à 12h28, qu’ « in medio stat virtus », et que je prônais une position « médiane » !... Laissons la médianocratie et l’équilibrisme sans saveur, qui toujours reconduit la loi du plus fort, à l’idéologie dite « social-libérale », où il n’y a plus rien de social !... En attendant, je reconnais que la première nigauderie, c’est ce raccourci halluciné et ridicule, jusqu’au délire à la Marcel, le 5 octobre à 10h00, qui voudrait supprimer le PCF dans le M6R !!!!...

      Aubert Sikirdji Le 6 octobre 2014 à 12:30
  •  
  • @ "SouvenirAvenir"

    En passant, je reprends la citation de Jaurès par Roland LEROY, que j’ai postée le 4 octobre à 16heures32 : « Jaurès, concluant son Histoire socialiste de la Révolution française, avance : « Il est toujours permis à l’historien d’opposer des hypothèses au destin. Il lui est permis de dire : voici les fautes des hommes, voici les fautes des partis et d’imaginer que, sans ces fautes, les événements auraient eu un autre cours. » »
    Parce que j’ai envie, vu ton pseudo original, de nous mettre sur ce thème « des racines et des ailes »... Car on n’agit jamais que grâce à une mémoire (toujours trop sélective !...), qui nécessite une capacité autocritique bien comprise...
    Voici, texto, le commentaire que j’avais écrit au crayon sur les pages 148-149 de ce livre de Leroy, « La quête du bonheur », lorsque je l’ai lu... :
    « Refaire le monde, refaire l’histoire plutôt qu’être par elle « refaits » ?... Le problème, c’est, dans un Parti, de savoir qui peut se permettre, peut « vouloir REVENIR » sur ci ou ça ? Se payer le luxe de remonter le temps, à sa manière ? Cf Lamartine : « L’homme se plait à remonter à sa source, le fleuve n’y remonte pas. C’est que l’homme est une intelligence et que le fleuve est un élément. Le passé, le présent, l’avenir ne sont qu’un pour Dieu. L’homme est Dieu par la pensée. Il voit, il sent, il vit à tous les points de son existence à la fois. » »
    L’important philosophe de notre époque Henri Lefèbvre a montré comment l’entrée de l’humanité en « Histoire », est liée à l’apparition de l’écriture... Et donc à la possibilité-nécessité permanente de RECURRENCE, qui consiste à relire sans cesse le chemin parcouru, pour instruire le présent...

    Aubert Sikirdji Le 6 octobre 2014 à 13:24
       
    • (... Du coup, HL a nommé sa méthode, comme étant "régressive-progressive"....)

      Aubert Sikirdji Le 7 octobre 2014 à 11:54
  •  
  • @Aubert Sikirdji
    Dont acte et bon courage pour ton combat contre cette déchetterie géante dans l’orne.
    En ce qui concerne l’éventuelle disparition du PCF ce n’est pas une nigauderie !
    Sous la 6ième ou sous la cinquième république un parti qui ne se présente pas sous son étiquette,meurt:c’est une loi sociale.Une sorte de mise en déchetterie ,dans l’orne..ière !
    Les prédateurs politiques en savent quelque chose qui depuis des décennies plument la volaille communiste avec la complicité de certains dirigeants du PCF,névrotiquement autophobiques parmi lesquels Martelli et Sève se trouvaient..
    Dominique Losurdo est un auteur qui sur ce sujet ,(des dirigeants communistes autophobiques),écrit de façon trés intéressante.
    Sur internet tu trouveras ces références qui t’armeront intellectuellement vis à vis des mutants et autres ’unitaires’.
    Quant à lepen et sa revendication pour une 6ième république,son influence actuelle,le geste d’écartement de ton champ de réflexion,t’appartient mais ce n’est vraiment pas ..sérieux !

    SouvenirAvenir Le 6 octobre 2014 à 13:39
  •  
  • @ Souvenir...

    C’est çui qui dit qui est, cher camarade, pas sérieux. Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas écrit. Non, je n’écarte pas la mère Le Pen de mon champ de réflexion : je prétends simplement qu’il ne faut pas rabaisser le nigaud, pardon, le niveau... du débat sur la 6ème République, entre personnes de bonne valeur du Front de Gauche !... Il existe des REGISTRES différents de discussion, selon à qui l’on s’adresse, sans quoi l’on met l’obscénité à toutes les sauces !... On ne devient jamais intelligent à prendre l’autre pour un imbécile, même s’il en a l’air : c’est une règle que je j’essaie de pratiquer (...à forciori sur internet, où les risques de dérapages sont fréquents) tous azimuts, même si elle est fatigante, car elle demande de puiser au fond de soi-même, et y compris si je dois passer pour un masturbateur intellectuel et narcissique, ...que y a des fois, l’on peut se demander où je veux en venir !...

    La question qui se pose à mon sens, entre militants du dit Front de Gauche, c’est celle de l’hypothèse d’une cohérence, entre « nous »... (Car non, je ne considère pas, soit-dit en passant, que l’objectif secret de Mélenchon serait de « finir le travail de Miterrand, d’extermination du PCF », comme ça se fantasme ici ou là !!!...)
    ...Les différents stratégiques ont abouti à ce que Mélenchon prenne, SEUL, la décision de se mettre « en pointe », a-t-il dit, pour ne pas dire « en tête » (quelle différence ?) du travail nécessaire sur le terrain de la 6ème République. Voir le titre de Politis, avec sa photo en première page : « JE » veux créer un objet neuf, dit-il !.... Bon ben, nous n’avons qu’à « suivre » ? Soucis !... Même dans son propre parti, des gens se sont retrouvés mis devant le fait accompli. Il n’empêche que, oui, l’orientation est juste : la reconstitution du lien social passe par une reconsidération constitutionnelle indispensable, et par la nécessité de produire un nouvel « An 1 » de la démocratie...
    Revenons donc sur le concept d’autophobie qui caractériserait les communistes unitaires... Tu te plantes complètement. (C’est inouï !...) La réalité est diamétralement opposée à ce que tu racontes. Et je vais te le prouver. En commençant par dire que l’on meurt d’abord bien plus par défaut d’éthique que par défaut d’étiquette. C’est pourquoi c’est très intéressant que ce concept nous mette sur le terrain de la comparaison (qui, une fois de plus, n’est pas raison...) entre la France et l’Italie. Faux-débat, ou du moins débat secondaire que la question du nom d’un parti !... Effectivement, sous cette question, la vraie question qui se pose est d’abord celle de la haine de soi ! Sur le sujet, j’ai une illustration pratique : dans révolutio-nn-aire, il y a deux « haines »... La haine légitime de « l’adversaire de classe »... Et le risque terrible de la deuxième haine, la haine de soi, qui aboutit par exemple à la fabrique d’ennemis intérieurs, de manière plus générale à se tromper d’ennemis, ...et à l’autodestruction partidaire...

    Le problème, c’est que si l’on reste sur ce terrain psychologisant, l’on ne va pas loin. Il faut venir à des considérations culturelles et théoriques, plus précises... Je ne me contente pas, personnellement, de parler de vague « haine de soi »... Mais de RENIEMENT, lisible, visible... « Permets-moi de te faire observer », comme on dit dans le jargon, que l’ère Marchais c’est placé dans une grande ambigüité de ce point de vue : c’est un point où, précisément, c’est justement à Lucien Sève, derrière les protestations d’Althusser, ...que revient le mérite d’en avoir développé la problématique : ... car cette ère Marchais (l’équivalent de trois septennats) s’est placée sous le signe d’une succession d’abandons théoriques, sans reconstitution alternative à leur mesure, au point qu’on en est venu au mot d’ordre suivant : « Plus de modèle, ni dans le temps, ni dans l’espace !!!... »
    Une considérable nigauderie, tu avoueras... Comme si le processus d’évolution révolutionnaire pouvait se passer de points d’appuis, et pour ainsi dire d’Histoire !!!... Tu reconnaîtras, cher SouvenirAvenir, que ça pose question...

    Parallèlement, sur le plan culturel, l’effort de dépassement de la culture stalinienne aurait nécessité d’en faire autre chose qu’une affaire de « perversion d’un idéal ». Là, encore une fois, « permets-moi de te faire observer » que cette culture reposait sur l’idée d’abnégation, d’oblativité : d’oubli de soi au profit de la cause, ce qui ne permettait, comme tu dis, aucun « narcissisme » petit-bourgeois... Résultat, personne ne pouvait jamais avoir raison contre « Le-Parti », et même il s’agissait d’être capable de RECONNAITRE QU’ON SE TROMPAIT, lors de séances de confession publique ‘spontanées’ (j’en ai encore vu une de belle facture... pendant le 25ème congrès, dans l’Essonne, avec Martelli...)... La perversion, ici, n’était pas d’un Idéal, mais du principe bien compris d’autocritique : qui ne pouvait jamais concerner le Parti, mais seulement les individus qui le constituaient !...
    Tu peux parler d’autophobie, Charles !... N’était-ce pas cette autophobie-là, de ce masochisme-là dont le communisme devait sortir ? Une autophobie, un masochisme INSTITUTIONNELS, qui identifiaient, encore une fois, autocritique et RENIEMENT ? Va t’étonner, après cela, des immenses gâchis...
    Dire, en revanche, que les communistes unitaires seraient dans l’autophobie est parfaitement mensonger. Car ce qui caractérise l’idéologie de tous ceux que tu stigmatise, ce n’est justement pas le reniement, mais l’effort de DEPASSEMENT, ce qui n’a rien à voir !!!!!!!!...

    Aubert Sikirdji Le 7 octobre 2014 à 10:19
       
    • Qu’est-ce que le dépassement ? Il faut dire que le modèle soviétique, dans le temps, commençait plutôt par un dépaysement : l’autre monde était à l’Est !... Je l’ai connue, cette sensation d’exotisme, pour ne pas dire d’érotisme métaphysique, on va dire en particulier lors d’un voyage en 69, ...du temps de la sortie de mon adolescence... Oui je l’avoue, ça m’a fait planer grave, les plans sur la comète... Nous sommes aujourd’hui dans un monde relié, où en un sens il n’y a plus d’ailleurs. A cette époque, il y en avait, un Ailleurs... (Aïe, aïe, aïe, l’ailleurs !... La fissure était là... J’avais, d’ailleurs,... bel et bien « dit mon désaccord » aux camarades de là-bas, sur la Tchéco. ...)
      Ca pour partir d’une idée : c’est que ma génération, le PCF, il a fallu qu’il se pose le problème de s’y adapter, s’il voulait se faire par elle adopter. La prise de fonction de Marchais, après Waldeck Rochet, a correspondu à un effort de prise en compte de la maturation des contradictions, avec 68... « Nous allons secouer la poussière », avait-il dit à Juquin, ce qui ne fut pas sans ravir ce dernier... : la poussière du dogmatisme. Plus de fétichisme des mots ! Une nouvelle ère du parler vrai... Le moment du « défi démocratique » produit une sorte d’âge d’or, de lancement du Jojo... Il s’en suivit un milieu des années 70, portes et fenêtres ouvertes, ...une pratique permanente du travail d’adhésions... Etc. etc.
      Et au plan théorique, quoi ? Une aptitude à reconnaître des échecs et des tragédies, une affirmation que « le socialisme à la française sera original ou ne sera pas », car « il ne relèvera pas de la décalcomanie »... Mais quoi, au final ? Cette anti-idée, comme je l’ai dit, qui nous a laissé dans le vide, tant que la « stratégie autogestionnaire » restait sur le papier..., qu’il n’y avait plus de modèle, dans l’espace comme dans le temps, à quoi se référer !...
      J’ai envie de dire à ce propos que de larguer les modèles, cela n’est plus tout-à-fait le stade infantile du communisme, mais son stade, précisément, adolescent !... Comme lorsque l’on « largue les modèles » parentaux... Cela ne suffit pas.
      C’est Bernard Pudal (voir son livre ‘Un monde défait’ aux éditions du croquant) qui parle finalement d’incapacité du PCF de répondre aux enjeux de 68 !...

      Aubert Sikirdji Le 7 octobre 2014 à 12:36
  •  
  • ...Pour en venir à quoi, ai-je écrit tout cela, camarade « SouvenirAvenir », en affrontant la difficulté d’une contribution personnelle à l’écriture de NOTRE histoire ?

    A l’idée suivante, à propos du concept de RENOVATION :
    ...Lorsqu’à la fête de l’Huma de septembre 1984, Marchais attribua, « pour plaisanter », à Juquin, le surnom de « camarade tabou »..., c’était sans doute pour répondre à je-ne-sais-quel question de journaliste, du genre « comment ça va-t-il, au PCF ? Le Juquin, est-ce qu’il n’aurait pas posé quelque problème tabou ? »
    Le Marchais, il avait commencé, si je me souviens bien, par donner une réponse « rassurante », du style : « vous savez, chez nous, il n’existe que de bons camarades !... » Cela montrait bien, quelque part, comme je l’ai souligné, une incapacité, quelque part pathétique, à raisonner autrement qu’en terme d’Idéal !... Je lui ai moi-même écrit, à la suite de cette prestation, pour raisonner plutôt en termes... structurels : mettant moi-même en question, avec ma petite plume et sans l’autorisation de personne, l’obsolescence, ne serait-ce que du concept de centralisme démocratique, qui surdéterminait exagérément le rôle du « Centre »... Je ne faisais là que revendiquer un truc qui se passa dix ans plus tard...
    Mais qu’est-ce que j’y ai fait d’autre que « le rénovateur », en précisant que c’était le style même du règne de Marchais !?... Le premier rénovateur, c’était lui : la rénovation consistant en l’art, comme je l’ai souligné, des ABANDONS successifs des « modèles » ? (Celui de Centralisme Démocratique étant le plus coriace à vaincre, vu qu’il était dans nos gênes...) !... C’est ensuite que Sève a montré que rénovateur, cela ne suffisait pas : et que se redonner des billes théoriques, cela s’appelait « refonder » !...
    De fait, il y a eu des conséquences désastreuses, à « nous » contenter, Marchais en tête, d’être des rénovateurs de communisme... L’on pourrait dire qu’ainsi, « Marchais » a, à son cœur défendant et sans rien y comprendre lui-même, profondément divisé le PCF !!!.... Car c’est cette orientation qui a fabriqué l’opposition entre, d’un côté, des cocos traditionalistes, et de l’autre des cocos qui se sentaient légitimement « critiques », en fonction d’une ligne de délestage des pesanteurs dogmatiques, venue d’en-haut, et d’ailleurs trop souvent décrétée à distance...
    A la limite, même chez Sève, qui a le mérite de nous avoir, selon moi, remis sur de bons rails, il y a, jusqu’à nouvel ordre, des approximations : à savoir l’idée d’abandon nécessaire de la forme-parti, reprise, par exemple, par... Robert Hue, dans son dernier livre (avec prudence, car il n’y largue pas complètement l’idée de « verticalité », au profit de « l’horizontalité », il propose en réalité un nouveau compromis dialectique, si l’on peut dire, entre les deux dimensions ) !...
    Et il n’est pas jusqu’à l’idée de « nouveau communisme », ou de « communisme de nouvelle (dé- ?) génération », qui ne soit aujourd’hui marquée d’ambigüité... Comme couverture d’une politique qui a du mal à ne pas être encore opportuniste, donc à continuer de provoquer, c’est le moins que l’on puisse dire, des flottements et des frottements, entre « les tendances » (le vieux sectarisme n’état à mon sens pas le contraire de l’opportunisme, mais simplement une de ses variantes !...).
    Parler de communistes unitaires, ce devrait quelque part être vu, quelque part, comme un pléonasme. Oui : à condition de remonter à la source historique et théorique des divisions. Ce qui est la seule manière, saine et profonde, de tenter de présenter les choses aux communistes qui se questionnent... Car si l’on ne refait pas l’Histoire avec des si, c’est elle qui nous refait, en nous enfermant définitivement dans ses plis...

    Aubert Sikirdji Le 7 octobre 2014 à 14:21
  •  
  • Le problème de Lucien Sève et de nombre de communistes unitaires,est qu’ils ont été des bénis Oui-Oui,trop longtemps.Comme ils le sont avec Mélenchon,la propension a aller du côté du manche est trop forte chez ces gens là.
    Maintenant ,ils crachent continuellement leur dédain sur le PCF.Pourtant,son histoire et son avenir sont extraordinaires s’il se dégage de l’autophobie.
    Ainsi au M6R certains préconisent une élection par le tirage au sort. Estimant qu’il existe "une égalité de compétences"(sic) entre les citoyens. J. Généreux leur a répondu que "l’on n’a jamais pratiqué de "vraie" démocratie’, mais uniquement un suffrage censitaire, sélectionnant les agents qui disposent d’un important capital scolaire et symbolique : études rares (ENA), métier favorisant la connaissance des affaires publiques (passage dans un Ministère), l’usage quotidien de l’expression orale, les ressources de la célébrité, et des passages media, etc...). Permettez-moi de ne pas adhérer à cette idée, en me fondant sur l’histoire du Parti communiste français, riche d’enseignements utiles.
    Je me permets de vous renvoyer à deux livres d’histoire du Parti communiste, mes deux livres préférés ,écrits à une époque où les communistes unitaires collaboraient(peut être avec raisons) avec la direction du PCF
    1)-L’ouvrage de Bernard PUDAL, "Prendre parti, pour une sociologie historique du PCF", édition Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, 1989. B PUDAL a été mon professeur à La Sorbonne, dirigeant un séminaire sur "le Populaire". Il nous expliquait comment, suite au congres de Tours de 1920, à l’origine de la transformation majoritaire( unique au monde)d’un parti social-démocratie, qui va donner naissance au PCF, les premiers députés communistes sont majoritairement d’origine ouvrière : 18,7% en 1920, 48,5% en 1924, 52,1% en 1936 ou 71,6% selon le mode de calcul : c’est la caractéristique dominante !Or, ces ouvriers ne disposent tout au plus que de leur certificat d’études.
    Les premiers élus communistes, lorsqu’ils interviennent à l’Assemblée Nationale, ne savent pas prendre la parole de façon claire, argumentée, raisonnée. Alors, ils sont pris d’interminables quintes de toux pour essayer de dissimuler, masquer leur ignorance.
    Ce que voyant, le PCF met en place, pour tous ses militants, un très solide réseau d’écoles du parti, pour leur apprendre à lire et à écrire. Ainsi, Martha DESRUMEAUX, issue d’une famille de 11 enfants, obligée très tôt de travailler, ne possède même pas son CPE. Passée par les écoles du Parti, c’est pourtant elle, qui siège brillamment à la réunion de Matignon de 1936, à l’origine des célèbres accords relevant tous les salaires de +15%. Tous les autres dirigeants, THOREZ, FRACHON, DUCLOS, VAILLANT-COUTURIER, PERI, TILLON, CROIZAT, MONMOUSSEAU ( niveau CPE)...sont dans la même situation, mais se forment avec beaucoup d’enthousiasme. Ce sont de super autodidactes, qui passent leur temps à lire et à s’ instruire. Certains sont passés par les écoles du PCF. D’autres apprennent tout seul, comme THOREZ, dont la maison est remplie de livres. Apprenant même le latin, qui lui semble être la culture légitime par excellence... !
    Et Dominique Fillippi injurie cet effort !
    En clair, le PCF lance un grand mouvement de ce qu’on appellerait aujourd’hui "l’éducation populaire". Et ça marche ! Lorsqu’on lit par exemple le discours de Thorez contre les 200 familles de 1938, c’est un discours solide, argumenté, qui tient la route : certes, il n’a pas la finesse d’un discours d’un Léon BLUM, normalien conseiller d’Etat, ou d’un Pierre MENDES FRANCE, juriste, passé par l’école libre de Sciences Politique- les "ours savants de la social- démocratie"(sic), comme le PCF appelle les responsables de la SFIO -, mais sans commune mesure avec les quintes de toux de ses prédécesseurs....
    2)-L’ouvrage de Julian MISCHI : "Servir la classe ouvrière", édition Presses universitaires de Rennes", 2009. A travers la monographie du PCF à Longwy, l’auteur nous parle d’Antoine PORCU, fils d’ouvrier antifasciste du PCI, monteur en acierie de Longwyy qui prend la direction du syndicat de l’entreprise, et s’oppose à une vague de licenciements. Son patron, un certain Labbé le vire en 1953. Il devient permanent. En 1978, il est élu député de Longwy contre Bernard Labbe, le fils du Président des acieries qui l’a licencié dans les années 50. Lui aussi a profité, s’est formé encore et encore grâce aux écoles du Parti...
    Qu’on se le dise, ce personnel n’a rien à voir avec les Mélenchon,Sève,Martelli, Billard,Coquerel,Autain actuels : ils consacrent leur vie à servir le peuple, comme A. Croizat, Ministre du Travail en 1945, à l’origine de la sécurité sociale, la retraite par répartition, les comités d’entreprise, le salaire maximum, un vrai service public de l’emploi et le relèvement substantiel des bas salaires..
    On voit comment l’histoire du Parti communiste français de l’entre-deux-guerres et des années 50 nous donne une formidable leçon de politique, sur la façon de procéder aujourd’hui, dans le cadre de notre Mouvement 6ème République.
    1)- Non pas en tirant au sort, envoyant n’importe qui à l’Assemblée Nationale, peu formé, incapable de prendre la parole et de tenir une conversation argumentée : ce n’est pas intuitif, cela s’apprend...!!!
    2)- En sélectionnant des FEMMES ET DES HOMMES D’ORIGINE POPULAIRE : au chômage, précaires, petits salariés et fonctionnaires : autrement dit, tout le contraire d’un tirage au sort, qui ne donnera rien de très différent du système actuel. Je me fonde sur un propos de Frédéric LORDON expliquant qu’on avait fait jouer des singes à la bourse : ce n’était guère différent de ce que font les traders actuels...!!!
    3) Tout, en lançant parallèlement un grand mouvement d’EDUCATION POPULAIRE, sur internet et Facebook, permettant à chacun d’apprendre l’économie, s’approprier la question du chômage et de la pauvreté,pour oeuvrer au renouveau du PCF etc...

    SouvenirAvenir Le 8 octobre 2014 à 12:12
       
    • Le Parti communiste français a abandonné la dictature du prolétariat en 1976. Il n’est donc plus "communiste".

      L’Humanité a abandonné le sous-titre "quotidien communiste". Il n’est donc plus communiste.

      Rafik Le 8 octobre 2014 à 16:59
    •  
    • @ Rafik

      ...Ne pas confondre dictature du prolétariat avec ce qui fut classiquement appelé sa "déformation" :

      "Le 6 octobre 1963, moins d’un an avant sa mort, Maurice Thorez, secrétaire général, déclare au comité central du parti : "Ne fallait-il pas que le mouvement communiste international soit mis en garde désormais contre la déformation monstrueuse de la juste notion marxiste de dictature du prolétariat ?"

      (Source : Pierre Juquin, le sens du réel (1971), page 164).

      Aubert Sikirdji Le 16 octobre 2014 à 14:15
    •  
    • En 1976, le PCF n’abandonne pas "la déformation monstrueuse de la juste notion marxiste de dictature du prolétariat" [dixit M.Thorez] mais "la notion de dictature du prolétariat" tout court. Depuis au moins 1976, le PCF n’est DEJÀ PLUS celui de 1963 (ni même celui de la campagne présidentielle de Jacques Duclos en 1969), il est déjà celui de M-G Buffet et Pierre Laurent... et Clémentine Autain...

      De la part d’un marxiste [communiste] anti-stalinien jamais encarté au PCF.

      Rafik Le 16 octobre 2014 à 15:08
    •  
    • Suffit-il de nous dire que nous ne sommes plus dans les dogmes, parce que nous avons « bougé de là », ...où un certain archaïsme nous avait assigné ?

      « ...nous fonctionnons à la croyance, à ces certitudes vagues qui nous couvrent d’un manteau rassurant ». « ... nous croyons jouer du côté de la révolution. Mais ne sommes-nous pas dans un vaste jeu de dupes, dans lequel d’ailleurs le mot de révolution n’a plus cours, emporté par la vague « transformatrice » et du « bougé » ( !!!) ? Comme quoi l’idéologie s’ancre bien dans l’inconscient, et même, comme nous le rappelle Althusser, « fonctionne » à l’inconscient (Ecrits sur la psychanalyse.). »

      « Aussi, parler de transformation, c’est noyer le poisson. Le mot de « transformation » ne dit rien, ne dit pas dans quel sens ça tourne et qu’est-ce qui se transforme et comment. Comme le mot « rupture » que la droite peut s’approprier. Dans tous les cas, c’est la détermination du mot qui compte, la compréhension du processus qu’il désigne et du sens qu’il donne, pris comme l’écrirait Althusser, dans un « agencement de concepts théoriques de base » (Eléments d’autocritique). Ces concepts théoriques de base, qui engagent la question politique, nous ne les avons plus. Nous les avons bradés, effacés, nous les avons même frappés d’interdit. L’idéologie dominante, ça marche. »

      (Nicole-Edith Thévenin, page 34, dans « Désir individuel Conscience collective, éd. Syllepse, OMOS.)

      Aubert Sikirdji Le 18 octobre 2014 à 16:15
  •  
  • @ "Souvenir..."

    « Cher camarade », comme on dit...

    J’ai dû prendre note en vrac, en insérant des éléments perso... :

    « Du côté du dit manche... Bénis oui-oui... Cracher son dédain sur le PCF... Auto phobie... Egalité de compétences : gauche populaire (voir Jacques Bidet)... Hiérarchie des meilleurs... Méritocratie... Citoyens de première et seconde classe (voir Pierre Zarka)... Suffrage censitaire, jamais de « vraie démocratie » (Renseignements Généreux)... Capital culturel... Riche histoire du PCF... Bernard Pudal, que j’ai croisé chez Lucien Bonnafé, en même temps que Gérard Belloin... Le populaire... Congrès de Tours (Transformation majoritaire unique au monde)... Origine ouvrière des premiers députés communistes ; certificats d’études... Camarade, pourquoi tu tousses ?... Ecoles du Parti... Rien à voir avec Martine Billard, ou Coquerel, ou autres... 1936... Duclos, Gabriel Péri, etc.... Autodidactes... Thorez, ne pas perdre son latin, culture légitime... Le camarade Dominique Filippi ne dominerait-il pas son langage ? ...Si au moins c’était des philippiques un peu plus argumentées, sous le titre de "fidéistes à fronts de boeufs"..., qu’il nous servait, il y aurait de quoi becqueter !... Injure, pensée courte... Effort d’éducation populaire... Ours savants... Belles personnes et têtes d’œufs... Ambroise Croizat... Années 30 et 50... Leçons pour... « Notre » mouvement 6ème Rep.... Formation et Origine populaire... Des singes à la bourse, des tirés au sort à la Constituante... Œuvrer au renouveau du PCF... »

    Répondre, évidemment, me dépasse complètement. Il y faudrait douze ou quarante-douze livres, s’y mettre à plusieurs... ( Mais il y en a déjà quelques-uns d’écrits, n’est-ce pas ?...)
    Ca me laisse le loisir de choisir tel ou tel point.

    1/- Je trouve dommage que le premier « échange » de cette discussion, avec le camarade Pat, qui ne nous a pas tout dit..., n’ait pas rebondi, à partir de la question de la « transformation majoritaire unique au monde », du congrès de Tours, sur la question de la singularité du PCF, au long cours, et du courant révolutionnaire en France, qui n’a rien d’une ornière, est qui est marquante pour l’idée de Gauche. Je renvoie à ce bon article, sur le site d’ « Ensemble ! » : « "Gauche" : ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. », auteur Dargel... C’est cette singularité (j’ai un aïeul qui est mort sur les barricades de la Commune de Paris) qui, personnellement, me fait récuser l’analyse des difficultés, et du déclin du PCF... par l’implosion de ce qu’Henri Lefèbvre a appelé « le mode de production étatique » des pays de l’Est..., comme s’il s’était agi d’un terrible « traumatisme » pour nous... Ce genre d’assertion ne vaut pas plus à mon sens que l’idée d’autophobie, sur le mode d’une comparaison avec la fin du PCI... Je cite encore Roland Leroy, page 150 de « La quête du bonheur » : « Loin de s’être écroulée avec le mur de Berlin, l’idée communiste, désormais libérée des lourdes hypothèques qui pesaient sur elle, peut prendre un nouvel essor. »

    2/- Je note que vous avez écrit « notre » Mouvement pour la 6ème République...

    3/- Un point sur le thème, justement, du Souvenir et de l’Avenir... Je renvoie à la question de savoir, qui, ici, ...est « NOSTALGIQUE » : cf. ma "dispute" avec Arnaud Spire, sous le billet de Laurent Lévy : "Trente ans plus tard : 1984, la crise du Parti communiste français" (signant « Aubert (Dulac) Sikirdji », Le 20 septembre à 21:06)

    ...Dans l’éveil de ma conscience de « grand enfant », à l’époque de la guerre d’Algérie, j’ai vécu l’expression de « nostalgique » et de « comploteur » comme extrêmement accusatoire ( désignant les « nostalgiques de l’Algérie française, l’OAS...) Je n’ai pas été capable de surmonter, lors de la crise du milieu des années 80 du PCF, une accusation , comme on dit, « cuisante » de complot, assortie de l’explication courte par « la nostalgie de la période antérieure » !!!... Qui l’eût cru ? Ma présence au PCF était cuite... Je suis sorti sur la pointe des pieds, en 1986... Et ne m’en suis, quelque part, jamais remis...

    4/- Puisque nous savons maintenant que l’ami Filippi est prof. d’Histoire, retraité depuis peu, je trouve que nous pourrions repartir de cette importance de la mémoire active, et de la nécessité de l’assimilation critique du Passé, comme disait Lénine... En interrogeant l’idéologie du Progrès, avec... Zygmunt Bauman, qui parle de « modernité liquide », ou... Daniel Bensaïd, qui dans son merveilleux livre « Walter Benjamin, sentinelle messianique », écrit page 243 : « ...l’époque s’acharne à jeter du lest. Plus de passé, plus de lendemains. Plus d’attente, plus de rêve. Vivre vite, dans l’instant déraciné. »

    5/ Pour revenir au présent, et ne citer qu’elle, Martine Billard a pris la parole au Rassemblement de Notre-Dame-des-Landes de juillet dernier, pas Pierre Laurent ni aucun dirigeant national du PCF !... Parlez de renouveau du PCF si vous le voulez : en tout cas, le renouvellement du mouvement des masses se joue à la base !...

    Aubert Le 8 octobre 2014 à 16:21
       
    • 6/- J’avais oublié ce dernier point, qui est une question : que pensez-vous de la politique actuelle du PCF ?

      Aubert Le 8 octobre 2014 à 16:30
  •  
  • Comme vous le savez j’ai trois objectifs :
     maintenir la société farnçaise et mondiale en paix.
    Cela passe par un niveau trés élevé du droit social comme en france actuellement.
    Comparé aux autres pays(réalpolitique sans idéalisme), oui nous sommes au TOP grâce au programme du CNR mis en place par le PCF ,premier parti en 1947 avec 28,7%.C’est tout l’enjeu.Il nous faut conserver cette république sociale alors que l’Europe,les capitalistes,veulent la réformer c.a.d la démembrer.Paradoxalement,après qu’il ait ’volé’ le programme du PCF des années80,c’est pour ça que le peuple vote FN,pour conserver la république sociale à la Française.
     l’outil spécifique est indubitablement,le PCF dont l’empreinte est considérable.Son avenir est aussi assuré maintenant que les boulets dus à 1917 s’estompent.Le danger,c’est l’autophobie de ses dirigeants comme MGB,MPV et d’autres.Il faut donc le renforcer.Il faut aussi oeuvrer à ce qu’il se présente partout sous ses propres couleurs car un parti qui ne se présente pas sous ses prores couleurs meurt:exemple l’Italie ,l’Espagne.
     le PCF doit exister au sein d’une nébuleuse communiste à deux chifres car c’est le score ’normal’ de la gauche radicale.Mélenchon l’a représenté en tenant un discours que Marchais et Duclos tenaient avant lui.C’était indubitablement un discours communiste pour lequel j’ai voté et fait campagne.Maintenant,qu’il retrouve ces discours Maastrictiens idéalistes,hors-sol, de sciences fictions,pour la M6R comme ces collègues durant 35 ans au PS (Peillon,Montebourg,Filipetti,Jospin etc..),Il est hasbeen.
    Il est discrédité comme G.Marchais le fut par ses outrances.Or MGB ou Clémentine Autain sont incapables de comprendre la spécificité sociale positive de la France.Elles ne rassembleront jamais les progressistes rationnalistes français tellement elles jouent les belles âmes détachées du réel.
    Je mise tout sur Pierre Laurent,fils d’eurocommuniste et courageux comme personne (sous les crachats incessants des frontdegauchistes à la Dominique Fillipi,cette hyène dactylographe,digne de l’OCI)...Dans le fond ,c’est le plus proche d’Ensemble,de Sève ,des rédacteurs de regard des communistes unitaires.

    SouvenirAvenir Le 8 octobre 2014 à 17:27
  •  
  • @ Monsieur de pseudo-« Souvenir... »

    ...D’un sens, vous me faites bien rire, avec votre hyène dactylographe, ça nous rajeunit, si l’on peut dire !... On va vous surnommer « Quand y’a de la hyène, y’a pas de plaisir... », à moins que ce ne soit l’inverse... Il reste que c’est lamentable !... C’est vous qui vous faites pauvre type, infoutu de se sortir de son ornière, ...dans ces moments-là !... Et qui ne grandissez rien, ni vous-même, ni le débat !...

    Pour commencer, ce n’est pas votre nostalgie (qui vous rapproche d’Arnaud Spire), des 28,7% du PCF d’après-guerre, ni même d’une « nébuleuse communiste à deux chiffres », qui pourrait, par simple incantantion, « conserver dans le formel » le modèle social français !...

    Ensuite, vous m’avez précédemment reproché d’écarter le FN de ma réflexion : sur ce point je vous donne acte qu’il est justement une réflexion très délicate à avoir. Qui est la question de la non-opposition idéologique entre archaïsme et « modernité », pari que ne semble pas trop mal réussir la « plasticité » du Parti de Marine le Pen !... Classiquement, le mouvement révolutionnaire se défend systématiquement d’être archaïque : il s’est toujours voulu « résolument moderne », du côté d’« on n’arrête pas le Progrès », alors que, notamment avec la crise écologique, il s’agit de savoir dire ça que nous voulons conserver (...rien moins que « la planète », comme berceau de l’humanité..), et ça que nous voulons changer... Il n’y a pas de honte à se dire conservateurs en un sens, et pas dans un autre !...

    Troisièmement, je ne suis pas comme vous à considérer la question du modèle soviétique comme un boulet, sur lequel il suffirait de tirer un trait, dès lors que cette question serait forclose, après avoir atteint son terme, pour ainsi dire son « bout laid » !... (Le PCF a aussi bien parlé à ce propos, de façon cavalière, ...d’encombrantes « valises de plomb » !...) ...Car, histoire de reprendre cette citation de Roland Leroy, que j’ai donnée il y a peu, comme quoi l’hypothèque sur l’hypothèse communiste aurait été levée avec la chute du mur..., cela ne dispense pas du devoir d’inventaire pour qui prétend « assumer le passé » !... Et cela ne peut se faire sur le mode de la mémoire sélective. Car « Le-Parti » monolithique du Passé que vous défendez toujours était précisément d’un fonctionnement qui s’est voulu étrangement isomorphe, certes « à la française », aux pays dits du socialisme réel !!!... Des pays où sévissait, pour répondre à Rafik, la dictature SUR le prolétariat et non « la dictature du prolétariat », telle que définie par les classiques...

    Quatrièmement, je constate que, de la même manière que vous donnez le coup de pied de l’âne à ce qui vous arrange du 20ème siècle, vous renvoyez odieusement Jean-Luc Mélenchon ...à Maastricht, après qu’il ait servi !... Vous n’avez pas honte d’être à ce point conservateur que vous refusez que les gens bougent ? C’est sans doute que, à la manière du « Maurice », qui s’est aussi fait un nom sur ce blog, selon vous non seulement tout ce qui bouge n’est pas rouge, mais forcément, ne peut relever que de l’aventurisme, s’il ne met pas le PCF au centre du Mouvement !!!...

    Enfin, pour ce qui est du discrédit, entre autres de Georges Marchais, permettez-moi de vous faire observer, vous Monsieur qui vous planquez derrière un pseudo trop grand pour vous, que quelqu’un comme Roger Martelli ne se contente pas de ce genre d’attitude autophobe et renégate !!!!... Il produit des ANALYSES, ce qui n’est pas votre cas, en ayant le mérite de préciser qu’avec Georges Marchais, il ne s’est jamais départi d’une attitude affectueuse... Prenez par exemple de la graine d’une attitude NON RENEGATE d’un Pierre Juquin, sur la personne duquel, au moins, nous étions avec Maurice tombés d’accord !...

    Vous me faites honte. Faites donc gaffe, il arrive qu’à ne pas vouloir détacher ses pieds du réel, à la différence des belles âmes que vous dites, ...l’on s’y enfonce jusqu’à la taille !!!...

    Aubert Le 8 octobre 2014 à 18:46
       
    • ...Autre version de ma dernière phrase de conclusion, au choix :

      En outre qui donc plane, qui est détaché du réel ?... : "Vos" "trois objectifs", qui referont un Avenir à l’image de votre Souvenir, ... : vous allez les réaliser tout seul avec vos petits bras ?

      Aubert Sikirdji Le 8 octobre 2014 à 19:09
  •  
  • La question du « majoritisme », euh.., je veux dire du bolchévisme (la tyrannie majoritaire s’étant manifestée jusqu’aux comités antilibéraux de 2005-2006...), posant la question de l’inventaire des comportements « issus du 20ème siècle », c’est-à-dire où, après Jaurès, s’est durcie la question de l’avant-gardisme, voici, après toute cette histoire infernale, ...une petite voix déroutante de poète, qui tirait les mots par les cheveux, histoire de détendre l’atmosphère..., spéciale dédicace pour ceux qui sont las des vieilleries... :

    « EN CE TEMPS LAS

    ...Et presque tout cela se passait aujourd’hui, c’est-à-dire, comme toujours, dans le temps.
    Et tous suivaient celui qui criait : « En avant ! »
    Et puis, soudain, ce ne fut ni n’était aujourd’hui, hier soir ou demain matin, on entendit un autre cri :
    « En après ! »
    C’était, venant d’une autre espèce d’impasse d’espace, une voix d’enfant, la voix joyeuse et folle d’un hors-la-loi du temps. »
    ( Jacques Prévert, un extrait de « Choses et autres ».)

    Oui, nous pouvons désormais nous le demander : que ferons-nous de ce 21ème siècle, après tout ?...

    Aubert Sikirdji Le 8 octobre 2014 à 19:39
  •  
  • @ « Souvenir Sélectif », sans Avenir...
    ...Alors c’est quand qu’on va où, Dugenou ?!?... C’est quand qu’on sort de la psychologisation des débats !?... Du balai, basta, du vent des idées à la noix comme celle d’autophobie !... Ca n’explique absolument rien. C’est comme le soi-disant ton qui ne serait pas le bon ton : " -Ton ton camarade, t’as condamné !..." Marchais, condamné ! Mélenchon, condamné !... Enfin le bon ton... Enfin !... Celui du fils de nounours-Paul Laurent : certes pas une langue de bois !... Pierre Laurent a une belle langue, un peu, mon neveu, une langue vachement convaincante, de cuir bouilli !... Voyez son discours à la fin de l’Université d’été du Pcf !... Pas une once d’autocritique : tout va très bien madame la marquise. Le Front de Gauche ? Mais y’a pas de soucis !... Pierre Laurent l’a dit : « ce n’est pas un échec ». Pas d’échec ? Donc pas d’erreur à déplorer !... La bonne marche de l’Histoire continue, ... et nous fêterons dignement le centième anniversaire de « Le-Parti », ...en 2020, après nos deux prochains congrès !... Entre temps, nous aurons calmement, mais sûrement, rassurez-vous, bien défini le communisme de nouvelle génération qu’il nous faut !... On a l’Histoire pour nous !... Et le Sieur « Souvenir... », il a le culot de parler de sens du réel !?...

    Aubert Sikirdji Le 8 octobre 2014 à 20:47
  •  
  • Retournez dans votre déchetterie ,
    dans l’Orne..ière...
    Si en plus il faut vous expliquer qui étaient Baboeuf,les Hébertistes,Olympe de Gouges,Bueoneretti,Engels,c’est que malgré tout le bien que vous pensez de moi je ne peux rien pour vous.Sur les 225 ans qui nous éparent de notre grande révolution,L’URSS,n’aura pris que 82 ans.Restent au moins 143 ans,plus tous les autres peuples,les autres pays.Mais la servilité au modèle vous manque peut être.Cela expliquerai ceci...Je n’ai jamais été pro-soviétique sauf en 1945,comme beaucoup de gens.J’ai trouvé que le PCF était trop à l’est et bien souvent trop moscoutaire.J’ai soutenu l’eurocommunisme.
    Enfin avant que vous repreniez le fil haineux de votre panurgisme(le mouton est un animal à poil haineux,comme vous),voici quelques rappels afin que vous évitiez de dire trop de bêtises :
     Althusser et Sève n’ont rien à voir .
    Althusser s’opposait fortement à Sève’.
    il s’est remué dans sa tombe quand vous avez associé les 2 noms ..
    Sève ayant profité de ces problèmes mentaux pour imposer son hégémonisme creux dans les années 70 avait dit :’Al tu sers trop fort’ suivi ’par Al tu sers à boire’.
    Car Sève manque de rigueur.Comme tous ceux de sa tendance,il s’est rêvé en Rockstar du Marxisme,comme Martelli en Rockstar de la PCFologie et les autres ’unitaires’ en Rockstar de la liquidation du PCF...Raté..C’est arrivé à d’autres..
    Mais quand même,ce Sève quelle plante !
    Il est rentré dans le Guines des faussaires avec ce guignolesque tour de prestidigitateur récent qui consiste ’à faire croire que Marx a été mal traduit’.
    Cela a du évidemment vous atteindre,béat d’admiration confite suintante de vos écrits...
    Sachez que Sève, est la risée de tous les germanistes et philosophes universitaires qui voient parfaitement la manoeuvre politicienne.
    A part vos insultes,évidemment sans effets,Retenons que vous avez besoin d’un pseudo-guide(D.Filippi) et que ceux ci ont besoin du sauveur suprême(Mélenchon).
    Afin de vous faire plaisir car vous m’êtes sympathique par votre côté bêlant,pour vous et vos con-frères à poil haineux,ce poème ;

    À un historien

    Vous qui chantez les choses d’autrefois,
    Vous qui avez exploré le dehors, la surface des races, la vie qui se montre,
    Qui avez traité de l’homme comme créature des politiques, sociétés, législateurs et prêtres,
    Moi, citoyen des Alleghanies, traitant de l’homme tel qu’il est en soi, en ses propres droits,
    Tâtant le pouls de la vie qui s’est rarement montrée d’elle-même (le grand orgueil de l’homme en soi),
    Chantre de la Personnalité, esquissant ce qui doit encore être,
    Je projette l’histoire de l’avenir

    Walt Whitman, Feuilles d’herbes (Traduction de Jules Laforgue)

    SouvenirAvenir Le 8 octobre 2014 à 20:52
  •  
  • Pour qui a ramené la nécessité d’intégrer la montée du FN dans la réflexion, je constate qu’il ne s’agit plus ici de réflexion : militant sur les marchés à propos de cette méga-décharge industrielle dans l’Orne, j’ai entendu de tout... Par exemple : " ...le trou est fait ? On n’a qu’à y mettre les immigrés !..." Il est vrai que je ne suis qu’un immigré de la 3ème génération...

    Votre "vous m’êtes sympathique" est aussi crédible, n’est-ce pas, que lorsque ce genre d’affirmation se trouve, au hasard, dans la bouche de gens de la trempe de Nicolas Sarkozy, ou Jean-François Copé...

    Se fabriquer des vestes de pure haine vierge, pour l’hiver, n’est pas mon truc. Encore une fois, c’est vous qui avez commencé. Je ne suis intolérant qu’avec l’intolérance. Je vous ai signalé dès le départ que vous n’étiez pas loin du point godwin, à rabaisser ainsi le débat avec Dominique Filippi...

    Encore une fois, qui a commencé ? Qui peut se payer le luxe de traiter qui que ce soit, ici, de hyène dactylographe ? Evidemment, dans votre esprit : j’en suis désormais une autre, bonne à foutre au trou !...

    ...Cela fait deux seulement, pour le moment... Continuez !...

    Aubert Sikirdji, nom mal francisé, qui signifie marchand de sucre en turc... Le 8 octobre 2014 à 21:28
  •  
  • @ "SouvenirAvenir"

    Je vous demande, Monsieur, de me présenter des excuses.

    Aubert Sikirdji

    Aubert Sikirdji Le 8 octobre 2014 à 21:31
       
    • Et si vous en avez le courage, sortez de l’anonymat.

      Aubert Sikirdji Le 8 octobre 2014 à 21:44
  •  
  • Consolez vous,mes insultes ,c’est pour de rire..Comme les votres,nous sommes du même camp !
    Arrétez de vous faire passer pour une victime alors que c’est par millions que des gens en Turquie,comme ailleurs,meurent,pour les idées de progrès ..Pensez à Jaurès et à tant d’autres grâce à qui ici,nous pouvons mourir pour des idées..mais de mort lente.
    Si le mépris animait nos débats,nous ne serions pas restés.
    En plus tu débats sous ton vrai nom,ce qui est aristocratique.
    Te revendiquer non-français,m’a beaucoup ému,oui beaucoup ému. Comment ça s’écrit quand c’est bien orthographié ?
    Moi ,je préfère me protéger des brutes et mon pseudo résume ma pensée qui fut celle de Whitman..
    De toutes les façons tu ne risques rien avec moi qui suis d’accord pour une ’contreverse’ pacifique malgré les noms d’oiseaux.profondes.Cette dispute permet de découvrir nos idées profondes.
    Au fait , une 6ième république qui n’apporterait pas la souveraineté monétaire,serait elle souhaitable ?
    Allez hauts les coeurs !
    Faut pas se décourager !
    Allez,nous ne sommes pas seuls:y en a partout,des comme nous...Surtout au PCF !
    Dans le fond,il vaut mieux en rester à nos simples observations car la surinformation égale la désinformation.
    Au fait pour remonter le moral s’il en est besoin :
    Voici un lien vers un magnifique échange entre M. Lordon et M. Friot autour du thème comment conquérir la souveraineté populaire, sur la valeur et sur la monnaie.
    Merci à télé 14 pour ce débat d’une rare intelligence et d’un rare humanisme.

    http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/frederic-lordon-commente-et-47094

    Viva el communismo é la Libertad !

    SouvenirAvenir Le 8 octobre 2014 à 21:51
       
    • Il existe une nuance de taille entre injure et insulte...

      Dans l’injure, on ne se contente pas de violenter l’autre, à cause de ce qu’il est : dans le même temps on le fait passer pour ce qu’il n’est pas...

      C’est pourquoi je m’insurge contre toutes les généralisations abusives, les analogies intempestives, les assimilations réductrices, les classements sans suite... Mal nommées par l’idéologie dominante "amalgames" !!!...

      Car l’amalgame, c’est diamétralement opposé, comme opération : cela consiste dans l’alliage des qualités respectives, le métissage réussi, ce qui se passe lorsque nous nous tournons vers l’altérité, vers "ces étrangers, et nos frères pourtant"...

      Lorsque se cristallise la convergence...

      C’est alors que nous intégrons, comme le soulignait Lucien Bonnafé, le "je est un autre", de Rimbaud...

      Aubert Sikirdji Le 8 octobre 2014 à 22:17
  •  
  • @ « SouvenirAvenir »

    Tu as parlé de cet immense enjeu de la formation communiste... Il devrait intégrer la dimension éthique : celle-ci n’est pas donnée. Elle ne résulte pas d’une opération du Saint-Esprit, mais mérite d’être pensée, mémé, sors de tes casseroles !... L’on casse le rôle des communistes, lorsque cette formation tolère la déformation d’autrui, et donc du réel, autrement dit le mépris, dont le corollaire est la méprise... Résultat, le communisme lui-même est devenu une Big Méprise, un Grand Malentendu !... Cela un implique d’adopter une géniale... modestie, devant le réel...

    Car oui, pour ainsi dire, lorsque l’on se contente d’injurier le réel, l’on se contente de le renvoyer à l’abjection (le capitalisme, par exemple, ce n’est pas que du "cacapipitalisme", dont nous nous débarrasserons comme ça, c’est une logique illogique profonde !...)... : on insulte l’avenir !...

    J’avais suggéré peu de temps auparavant, ce devait être dans l’hiver 1984-85, l’idée que, sous prétexte de centralisme démocratique, et donc de pédagogisme qui n’était rien d’autre que du dogmatisme en actes, nous nous fabriquions l’illusion de « plier le réel à notre volonté », à Pierre Juquin, dans un petit mot que je lui avais envoyé...

    Ce fut dans les premiers moments de l’ouverture de la tribune de discussion dans l’Humanité, pour le 25ème congrès, ...qu’il en avait fait ceci : « Le projet continue à vouloir dériver le concret de l’abstrait, à poser des principes et à organiser la vision de telle sorte que le réel s’y plie, c’est-à-dire le contraire d’une investigation scientifique, révolutionnaire. » Plus loin : « ...Cela implique une réflexion de tout le Parti sur le centralisme démocratique. Il existe des façons très diverses de concevoir et d’appliquer ce principe. Renforçons ce que nous sommes en adoptant de nouvelles manières de l’être. Sachons changer nous-mêmes pour devenir le parti du changement révolutionnaire, ici et aujourd’hui. Sinon, nous entérinerons notre affaiblissement. »

    Quelques jours plus tard, André Lajoinie lui répondait, en faisant classiquement la démonstration que le camarade Pierre Juquin n’était plus d’accord sur rien !... C’était à en perdre son latin !...

    Aubert Sikirdji Le 9 octobre 2014 à 08:09
  •  
  • Non !
    Vous êtes à côté de la plaque.
    C’est le FN qui mettra en place la 6ième république pour laquelle ils militent depuis toujours.
    La preuve,ce dernier sondage :
    Si le PS est éliminé au 1er tour, ce qui est probable en l’absence de retournement significatif de la conjoncture, et que le choix de 2e tour est FN contre UMP (ou sa nouvelle appellation PMU), de deux choses l’une :

     Soit le candidat de droite est Juppé ou Fillon, et le vote républicain permettra à ce candidat de capitaliser sur son nom un grand nombre de voix de gauche qui n’iront pas vers l’abstention ;

     Soit le candidat de droite est Sarkozy et un très grand nombre d’électeurs de gauche voteront Le Pen pour ne pas revivre le cauchemar du quinquennat précédent.
    Cela ne fait que mettre en évidence que Mélenchon avec sa sixième.
    Il va perdre et son temps et son énergie et faire perdre, par la même occasion, ceux de ses partisans.
    Vu que ce changement de constitution, pourrait advenir, par déduction, en jouant malin.Pour ça, il faut pas être empêtré dans une idéologie à la noix(anti-communisme) qui paralyse toute action d’avenir pour celui ou celle, (qu’importe sa couleur politique) qui permettra au peuple de retrouver sa souveraineté .
    L’avantage de cette solution serait en outre d’ouvrir une crise de régime - la présidente Le Pen n’ayant pas de majorité législative - qui déboucherait sur la nécessité urgente de se débarrasser enfin d’une Ve République subclaquante pour aller vers une plus conforme aux attentes du peuple,la 6ième du FN,qui contrairement à la 5ième quine sera pas sociale vue que c’est le FN qui la pondra .
    En attendant,comment répondre aux angoisses délirantes exprimées sur ce blog.
    Evidemment,il faut renforcer le PCF et la nébuleuse communisante ( le fdg,sans adhésion directe).
    Il ne faut pas négliger le fait que beaucoup de gens à gauche sont à la recherche d’une « religion », d’un lien qui leur permet de communier.
    Le PCF sait fonctionné depuis des années sur ce modèle « religieux »,malgré les freins autophobiques en son propre sein.
    Mélenchon n’a fait qu’essayer de reconstituer ce mécanisme .
    Or,il est dépassé comme ,il l’explique sans vergogne dans le Nouvel Obs de cette semaine du 8/10:2014..
    Le probème, c’est que ce genre de lien(admiration fanatique du sauveur,Mélenchon) exclut toute posture critique : celui qui n’est pas d’accord est au mieux un imbécile, au pire un traître.Le fanatisé,ne se rend pas compte de son aveuglement.
    Nous l’observons sur ce blog comme une confirmation de la toxicité pour tous,des positions anti-PCF.

    SouvenirAvenir Le 14 octobre 2014 à 07:12
       
    • ...Toxicité d’une idéologie narcissique et autophobique à la noix ?

      La meilleure formule récusant « le narcissisme », comme vous dites, c’est à mon sens, celle-ci de Paul Eluard : « il ne faut pas voir la réalité telle que je suis »... Ou : ... ne pas prendre son cas qu’analogique, hystérique et nerveux, pour une généralité, si vous préférez...

      Aubert Sikirdji Le 19 octobre 2014 à 10:25
  •  
  • Vous avez dit incurie historique ? C’est ainsi que cela se formule : sous l’idée de NECESSITE, une carence considérable s’est jouée, qui a paralysé sur place le dit Communisme Politique : à savoir l’absence de traitement de la question de savoir : c’est quoi, rendre possible ? Et à l’inverse : c’est quoi, rendre impossible ce qu’il est convenu d’appeler « des avancées » ?!?...

    Le nécessitarisme transforme la convergence et l’amalgame des possibles en ciment, et même en béton armé !... C’est très embêtant. Nous ne sommes plus dans la logique de « tout vient à point pour qui sait être tendre », en vertu de l’idée de Paul Eluard qu’ « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous »... (avec l’autre, avec l’Histoire)... Mais dans ce qu’il est convenu d’appeler le GEL, et la contention, qui ne produit qu’une INVERSION du fameux « sens de l’Histoire », et pour ainsi dire sa « métamorphisation », sa pétrification qui en définitive en stoppe la marche !... Les moments cruciaux ne seront pas saisis, en tout cas jamais dans leur ampleur. D’où des retards qui font système...

    En outre une autre question théorique que l’opposition nécessité/possibilité est-elle sans doute à examiner : celle de la soi-disant opposition entre réforme et révolution. En vrai, la révolution qui se retrouve congelée, ou si l’on veut « conservée dans le formel » du nécessitarisme..., ce n’est plus de la révolution. C’est encore et toujours du Réformisme. Ce n’est plus rien d’autre que du Réformisme « pur et dur », et un peu trop sûr de lui !

    Car il ne repose plus, quoi qu’il en ait, sur une vision scientifique des choses, qui consiste à commencer par RESPECTER la réalité que l’on prétend transformer, mais sur une attitude volontariste et utopiste, qui n’a rien à envier aux « idéalismes » réactionnaires de tous acabits, auxquels il prétend s’opposer, qui ne savent que FORCER le réel à entrer dans un habit trop petit pour lui !...

    Aubert Sikirdji Le 14 octobre 2014 à 19:44
  •  
  • Pas du tout !le PCF se renforce !Ces dirigeants ne sont plus autophobes et sont d’une grande qualité.
    Je comprends votre amertume.
    Vous assistez à l’enterrement,de l’enterrement du PCF.
    Oui,il y a un regain du PCF dans l’opinion actuellement.
    Ainsi,Michel Onfray a déclaré,qu’il était d’accord avec un certain nombre d’idées du PCF.C’était hier au club de la presse d’Europe 1,le 15/10/2014.
    Aujourd’hui,le PCF est encore en nombre d’élus,de militants et de réseaux le troisième parti de France.
    Pour une majorité de gens,la France sans le PCF n’est plus la France.
    Alors,Aubert,rejoignez nous.Redevenez pro-PCF avec les communistes unitaires.Débarrassez vous de la haine anti-PCF à la Filippi !Vous pouvez renforcer le PCF au lieu de le dézinguer.D’ailleurs vous êtes redevable au PCF.
    Le journal Regard reçu des subventions PCF et le seul élu du fdg,Mélenchon l’a été par l’électorat du PCF.
    La vrai crise du PCF a commencé dès 1956 ,puis 1976 quand G.Marchais a violé les consciences des militants en proclamant par ’oukase’personnel le ralliement (factice)du PCF à la bombe atomique française.
    Heureusement,Aubert que vous animez brillament ce blog car avec Dominique Filippi,nous avons droit à chaque fois au point Godwin.
    Cette « loi » s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une discussion qui dure peut amener à remplacer des arguments par des analogies extrêmes. L’exemple le plus courant consiste à comparer le thème de la discussion avec une opinion totalitaire ou à traiter son interlocuteur de nazi ou stalinien.
    C’est à cause de cet anti-PCFisme de Dominique Filippi,que je m’apprêtais à lancer le mot d’ordre de boycott de ce blog.
    Mais,je le reconnais,Aubert,malgrè vos lacunes,j’observe que vous êtes parfois intéressant.
    J’attends les prochaines injures de Filippi,pour me prononcer car en même temps je les copie pour les envoyer à mon ami Pierre Laurent pour qu’il sache à quoi s’en tenir avec Filippi.

    SouvenirAvenir Le 16 octobre 2014 à 05:11
       
    • ...Dites donc, SouvenirAvenir, si vous écrivez que "La vrai crise du PCF a commencé dès 1956", c’est que vous n’êtes pas si opposé que cela à l’apport considérable du camarade Martelli !?..

      Aubert Sikirdji Le 17 octobre 2014 à 20:50
    •  
    • ...Encore un effort et vous y arriverez, car :

      "Il ne faut pas confondre la critique utile contre les choses avec les jérémiades répétitives contre les gens."

      Foucault

      Aubert Sikirdji Le 18 octobre 2014 à 15:06
    •  
    • ...De fait, nous allons souvent bien trop vite en besogne, à refuser de comprendre les points de vue critiques et les dissidences, à les renvoyer à leur troupeau mal dégrossis de professionnels de l’autophobie et du ressentiment, ...à ce vertigineux, tout autant qu’... « indécrottable cheptel des profiteurs d’abîme »…, dixit Antonin Artaud...

      Aubert Sikirdji Le 18 octobre 2014 à 15:16
  •  
  • @ SouvenirAvenir

    Eléments de chronique d’une agonie :

    « - Le tout est de tout dire et je manque de mots Et je manque de temps, et je manque d’audace
    Je rêve et je dévide au hasard mes images
    J’ai mal vécu, et mal appris à parler clair. »

    (Paul Eluard)

    « - Mais camarade, tais-toi s’il te plait, quand tu parles !... Ton idéal a toujours été plus grand que toi !... »

    Et aujourd’hui... Chacun voyant mi-dire à sa porte, quand ce n’est pas médire... « Il n’y a plus aucun rêve dont serait dépositaire, comme dans le passé, la mythique classe ouvrière. » (Vittorio Foa/Miriam Mafai/Alfredo Reichlin, « Le silence des communistes »)

    ...La part d’utopisme dans l’Utopie, contenant la promesse de l’âge d’or, intox par excellence, que l’on a faite à untel qui pourrait ne plus se croire une brebis égarée, dès lors et simplement, qu’encore et toujours il pourrait se dire qu’il « placenta » d’espoir, dans son « drap-peau rouge »..., c’était pour une part, celle du Gâchis de nos potentiels, de régresser dans l’orbite d’une atopie, d’un non-lieu, d’un no-man’s-land, qui n’est rien d’autre qu’une clôture, une prison inutilement fusionnelle et régressive...

    Ainsi, « Le-Parti » s’est-il divisé en cellules, voire au final, en « individus », pour pouvoir régner !... Il s’agirait plutôt de se réveiller de ce mauvais rêve clanique, menteur, hypnotique et sectaire, qui a toujours « quelques beaux restes » !... Car LE PARADIS originel N’y EST QU’UN PARA-DIRE : dès lors que, comme dit l’autre, « grâce au dogme, l’homme peut toujours croire qu’il parle alors qu’il se tait »...

    Certes, le prétexte en était : assez d’essais, halte à l’Aventurisme, ...l’on nous faisait croire que nous étions arrivés, que nous disposions de la bonne structure ; qui avait réalisé notre unité et notre force, depuis le temps de la Commune de Paris, qui, à ce qu’on disait, avait « échoué » !... Du coup, la cohésion était obtenue par la force, pour ainsi dire, d’un « complexe militaro-religieux » intimé en chacun-chacune, se traduisant par le syndrome ACDC : de l’auto-culpabilisation/discipline/et censure, « le-Parti » s’étant fait conscience supplétive !...

    Tout cela, n’est visiblement pas « réglé » ni « totalement dépassé » !... Même si « Souvenir/Avenir » a prétendu nous rassurer : comme disait Marchais, « Nouz’hôtes, les kamunisses », ne serions plus en cages !... « Nous » avons enfin pris tout notre essor intellectuel... »

    Et il est un fait que « nous » ne devrions pas être « au Parti pour s’y taire »... Sauf que, soit dit en passant et jusqu’à nouvel ordre, des gens comme moi, on ne leur a rien proposé d’autre. On nous a simplement laissé dire que nous pouvions bien sûr « revenir » après avoir été maltraités et vilipendés, mais de préférence avec un bâillon sur la bouche : pas pour faire les victimes instruites de leurs déboires, ni surtout des histoires !... Juste, l’on nous a misérablement assurés que l’on ne nous en voulait plus du mal qu’on nous avait fait !... Quelle magnanimité !... (Voir ici : http://les-verites-du-matin.fr/?p=1300)

    Comment peut-on (voir Paul REGUER, le 9/10/14 à 16h47, sous l’article « Échanger pour changer) dans ces conditions : « TOURNER LA PAGE » ?!?... Je sais : "la résilience" est à la mode, la "capacité à faire son deuil"...

    (Cf. Maurice Kriegel-Valrimont, Mémoires rebelles, page 232 : « ...pour rappeler l’attitude de Marchais à l’égard des exclus, je lui attribuais cette phrase qu’il aurait pu prononcer : « Vous pouvez revenir, il ne vous sera fait aucun grief de ce qu’on vous a fait subir. » »)

    La crise du PCF nous avait enterrés, le bon docteur Hue, quoi qu’il en ait eu, a permis, sur un mode NEGATIONISTE « in-conscient », un enterrement de cet enterrement : que le Parti à la conscience auto nettoyante s’exonère lui-même de son autodestruction (c’est cela la bonne conscience, elle revient toujours sur le lieu de ses crimes...afin de les effacer). Ainsi, la ruse de la Conscience consista-t-elle, sous le couvert du « respect de chacun », à OBJECTIVER LES DOULEURS individuelles et « RESPECTIVES » des camarades, qui auraient eu à se plaindre de mauvais traitements... Afin que quoi ? Qu’une fois pour toute, on n’en parle plus SUR UN MODE POLITIQUE, qui aurait obligé de mettre en évidence UN NOUVEAU problème de RETARD du temps de Marchais, réellement EXPLICATIF DU DECLIN !...

    Si, comme vous le dites, Souvenirs à venir, « vous comprenez mon amertume », comprenez-la POLITIQUEMENT, s’il vous plait, et pas sur le mode humanitaire de service !...

    Aubert Sikirdji Le 17 octobre 2014 à 09:23
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  • @ SouvenirAvenir

    ...Il y a 3 jours, le 14 octobre à 19h 44, j’ai évoqué « la soi-disant opposition entre réforme et révolution. » De fait, cela se joue sans doute autour de la question de l’Etat. Un communisme dit d’Etat ne peut pas être révolutionnaire, mais seulement réformiste, comme tout étatisme. De même, tout parti qui ne se justifierait que d’être utile à l’Etat (actuel, ou qu’il voudrait créer) ne peut le faire que sur la base d’une REDUCTION des contradictions et du réel !!!... Nous savons désormais que non seulement il existe du réformisme de droite, mais à la limite que tout réformisme est réactionnaire...

    Et : ..."Nous" n’en sommes pas immunisés !!!!...

    Je cite un passage de ce que j’ai écrit sur le blog de Martine Billard, le 15 août dernier, à propos du Front de Gauche :
    « ...Bien sûr, nos difficultés montrent qu’il y a effectivement une avancée qui s’impose de « doctrine ». Mais à mon avis : plus sur la forme d’organisation que sur le fond. Mon idée est justement que cette forme doit pouvoir accueillir tous les « grands écarts » !... Certes pas pour se contenter d’être « pluralistes » d’une manière œcuménique, juste histoire de ne pas faire « monolithiques », mais parce qu’aucune contradiction ne se traite si on ne l’accueille pas dans toute son ampleur. »

    Respecter le réel c’est ne pas le réduire : ce que ne feront jamais les choix étatiques. Si l’on entend précisément, d’ailleurs, le sens qu’a pris le mot « totalitaire », ce n’est certainement pas de s’occuper de tout !... Mais de prendre LA PARTIE pour le tout : tendance à laquelle « LE PARTI » doit contribuer !...

    Et encore si cela se bornait à cette vision sélective des choses (à laquelle le sarkozysme, sous le règne duquel nous sommes toujours, a donné un tour caricatural : en opposant « les vrais français travailleurs, qui se lèvent le matin, et les autres... », etc.) De fait, cette vision ne peut pas aller sans DEFORMER la réalité, sans la passer dans un prisme, et...sans TORDRE LE BÂTON DE VERITE !... L’Etat ne peut qu’être lui-même menteur par omission !... Autrement dit se livrer à un « Changisme », qui repose sur le fait de faire passer, de CHANGER LA REALITE EN CE QU’ELLE N’EST PAS !... L’Etat est une « fabrique de la Politique Politique », à sa manière très très spéciale...

    Le regard sur l’être humain lui-même en est faussé ! L’humain qu’il faudrait d’abord prendre en compte et en considération...

    J’en conclue qu’un Parti Communiste qui se livre à des propos et actes injustes envers ses membres, en les CHANGEANT EN CE QU’ILS NE SONT PAS, dans un atroce processus analogique de bas étage, produisant UN DECHAÎNNEMENT D’ERREURS SUR LES PERSONNES, constitue un crime majeur contre l’Espérance.

    Aubert Sikirdji Le 17 octobre 2014 à 10:38
       
    • Dans le mythe antique, il en existait un beau spécimen de "réformiste" professionnel : Procuste, dont la vocation était de raccourcir les grands, et rallonger les petits...

      Aubert Sikirdji Le 17 octobre 2014 à 10:42
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  • @ Rafik

    (Suite de notre échange derrière « SouvenirAvenir », le 8 octobre à 12h12)

    ...Lénine le rappelle dans l’Etat et la Révolution, l’idée de la nécessité de la dictature du prolétariat, c’est chez Marx, au-delà de l’analyse du capitalisme, la perspective d’en sortir qui engage d’entrée de jeu le dépérissement de l’Etat..., où l’on peut dire que le prolétariat se fait (complètement) peuple (et qui, soit-dit en passant, permet de réelles « économies » des frais d’Etat...). Là est l’originalité. D’entrée de jeu, nous ne sommes plus devant "l’Etat", mais un "demi-Etat"...

    Il reste que PCF a eu raison de larguer ce concept, ne serait-ce que pour la com. (Cf. Lénine : « Le procès du concept est infini par essence)... Et pour commencer pour sa valeur de totem (non sa réalité), inscrit dans « le fétichisme des mots international », qui servait à couvrir le contraire : la dictature SUR le prolétariat... Il était impossible de continuer « d’expliquer » que dictature du prolétariat signifiait « appropriation », « stratégie autogestionnaire » (non électoraliste), révélation et transformation sans attendre de la réalité sociale dans toute sa vastitude, et pas seulement un quota nécessaire de « nationalisations » par le haut !... Et surtout, encore aurait-il fallu en être convaincu soi-même...

    Reste (... « la 6ème thèse sur Feuerbach » ayant posé que « l’essence humaine, c’est l’ensemble des rapports sociaux »...) la nécessité profonde et au présent de s’attaquer directement aux rapports sociaux capitalistes, comme à leur expression étatique, justement en ce que ces rapports cessent d’être surdéterminés dans un sens "objectiviste" (voir l’idéologie actuelle de l’évaluation), afin de s’éterniser comme des rapports de division, de chacun pour soi, de concurrence, d’opposition organisée, de comparaison qui n’est pas raison : des rapports de force, dans le mauvais sens de l’expression... (La montée de l’extrême droite, c’est d’ailleurs l’expression d’un pourrissement-durcissement de ces « rapports de force » qui favorisent le virilisme et qui font mal...)

    Aubert Sikirdji Le 17 octobre 2014 à 20:38
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