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Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 11 juillet 2014

PS : où va passer la ligne de fracture ?

Ébranlé par l’orientation Hollande-Valls, le Parti socialiste se dirige vers un éclatement quasi certain. Reste à savoir comment vont s’en séparer les morceaux. Arnaud Montebourg, lui, se place déjà comme caution "de gauche" d’un futur Parti démocrate à la française.

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Arnaud Montebourg continue de jouer sa partition. Mais il module son jeu. Il y a quelque temps, il semblait envisager le départ, pour prendre la tête d’une alternative à gauche, en dehors du PS. Son discours du 10 juillet marque une inflexion. Il fait entendre sa différence en voulant incarner un "néo-rooseveltisme" contre la logique d’économie budgétaire drastique du gouvernement actuel.

La référence implicite au modèle du New Deal des années 1930 n’est pas anodin. François Hollande et Manuel Valls ont décidé qu’il n’y aurait pas de retour en arrière dans la politique gouvernementale. La méthode de gestion sociale-libérale est désormais l’alpha et l’oméga du socialisme de gouvernement. Or, en 2017, il ne sera plus possible de rejouer la symphonie de la campagne présidentielle de 2012 : gagner sur un discours de gauche, pour gouverner au centre. Mais pour gagner au centre, il faut une structure politique capable de tenir une ligne franchement "blairiste". Le Parti socialiste, tel qu’il est, en est-il capable ? Après des années de synthèses à tout-va, et à l’épreuve du pouvoir, le couple de tête a tranché : c’est non. Il convient donc de constituer la force politique adéquate, quelque chose comme un Parti démocrate, à l’américaine ou à l’italienne.

Blairisme intransigeant ou blairisme aménagé ?

La question n’est plus de savoir si le PS va éclater ou pas. Il va éclater ; le seul enjeu est de dire où va passer la ligne de fracture. L’objectif des "sommets" est simple : non pas garder dans le PS la totalité de son aile gauche, mais réduire au maximum l’ampleur des départs. La "stratégie Montebourg" peut se lire à l’aune de cet enjeu. Pour limiter l’hémorragie, il faut constituer un espace à gauche dans le futur Parti démocrate. La base de cette gauche ne peut pas être fondée sur le modèle social-démocrate traditionnel. Le substrat symbolique se cherchera donc ailleurs que dans l’aire européenne : la référence quasi obligée est, une fois de plus, celle de Roosevelt et du New Deal, la plus à gauche que l’on puisse historiquement trouver dans la tradition démocrate américaine.

Pour éviter l’explosion sociale et se garder un peu de crédit politique à gauche, l’horizon est celui d’un contrôle à la marge des mécanismes libéraux dominant depuis trente ans. L’alternative se jouerait ainsi entre un blairisme intransigeant (la rigueur budgétaire et "l’ordre juste") et un blairisme aménagé (régulation partielle par les "grands travaux"). Valls ou Montebourg...

À l’arrivée, en tout cas, il y aurait un paysage politique transformé : un pôle démocrate de centre-gauche, un pôle néolibéral de gouvernement à droite, un pôle national-populiste à l’extrême droite. L’inconnue ? Quel est l’espace que peut occuper un gauche non rooseveltienne, distincte du social-libéralisme, capable de réactiver la vieille polarité de la droite et de la gauche, autour du binôme de l’égalité et de la transformation sociale ?

L’exemple de l’Italie suggère que, dans une telle configuration, une gauche de gauche peut quasiment disparaitre du paysage. À méditer.

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Vos réactions

  • "La question n’est plus de savoir si le PS va éclater ou pas. Il va éclater ; le seul enjeu est de dire où va passer la ligne de fracture. L’objectif des "sommets" est simple : non pas garder dans le PS la totalité de son aile gauche, mais réduire au maximum l’ampleur des départs." C’est là un pari qui me semble un peu "optimiste" !

    Quant à la question : "Quel est l’espace que peut occuper un gauche non rooseveltienne, distincte du social-libéralisme, capable de réactiver la vieille polarité de la droite et de la gauche, autour du binôme de l’égalité et de la transformation sociale ?" je crains que la réponse soit "aucun". Il n’y a plus de place pour une "social-démocratie" à l’ancienne. Les politiques keynésiennes, censées "aménager" un "capitalisme à visage humain" n’ont plus aucun espace, en l’état de la crise du capital et de sa mondialisation. Sans rupture avec le capital, pas de sortie de crise. Et comme les ex-sociaux-démocrates ont abandonné irréversiblement toute idée de rupture, ils sont condamnés au social-libéralisme : c’est la pente qu’on suivi tous ses partis à travers le monde.

    Laurent Lévy Le 11 juillet 2014 à 14:51
       
    • Mon cher Laurent,
      Je crois que tu as mal interprété ma phrase ou que, peut-être, je l’ai trop hâtivement formulé. Je m’exprime suffisamment dans Regards pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur ma conception : une "gauche non rooseveltienne" ne peut pas être une gauche social-démocrate keynésienne. Mais la gauche potentiellement majoritaire ne sera pas une gauche radicale ou alternative.
      En revanche, il importe de savoir qui, dans cette gauche "nouvelle", donnera le ton : une tradition social-démocrate (ou "républicaine") ou une tradition franchement alternative.
      À ma question, j’aurais donc pu ajouter : "Tout dépendra de la capacité de la gauche d’alternative à se déployer et à se refonder, pour pouvoir irriguer cette gauche nouvelle".
      Je pensais que cela allait de soi. Ta réaction m’amène à penser que cela va encore mieux en le disant.
      Amitié
      Roger

      Roger Martelli Le 11 juillet 2014 à 16:43
    •  
    • "la gauche potentiellement majoritaire ne sera pas une gauche radicale ou alternative" (Martelli)

      Pour obtenir un certificat de devin, on fait comment ? Il faut faire partie du PCF, peut-être ?

      Michel E. Le 11 juillet 2014 à 18:57
    •  
    • Roger, c’est toujours un plaisir de bavarder avec toi, mais j’ai du rater un épisode dans Regards, et je ne comprends ps bien ce que tu appelles "gauche rooseveltienne" (ou "non-rooseveltienne"). Est-ce tout simplement la gauche "keynésienne", "social-démocrate", ou est-ce quelque chose de plus spécifique ?

      Laurent Lévy Le 12 juillet 2014 à 12:47
    •  
    • Tu as raison Laurent, les choses deviennent bien compliquées. Ici la gauche rooseveltienne désigne Montebourg : l’aile "gauche" du futur Parti démocrate. Keynésien ? Plutôt sous-keynésien... Pour moi les keynésiens sont plutôt dans l’actuelle gauche du PS. Il ne faut pas être keynésien, mais on peut discuter avec eux.
      Roger Martelli

      Roger Martelli Le 12 juillet 2014 à 15:46
  •  
  • "La question n’est plus de savoir si le PS va éclater ou pas. Il va éclater ; le seul enjeu est de dire où va passer la ligne de fracture."

    Quel optimisme ! Non, sérieusement, ceux qui sont à la manœuvre pour créer une majorité Rose/Rouge/Verte, ce sont ceux de l’aile gauche du PS... La question ne me semble pas de savoir où va passer la ligne de fracture au sein du PS, mais où elle va passer au sein du front de gauche....

    http://desmotscrassestiquent.wordpress.com/2014/07/04/adultes-politiques-adultes-sociaux-adultes-economiques/

    Nicolas POITIER Le 11 juillet 2014 à 16:33
  •  
  • "Tout dépendra de la capacité de la gauche d’alternative à se déployer et à se refonder, pour pouvoir irriguer cette gauche nouvelle". C’est bien avec cette vision là que j’ai les plus grands doutes...car si seule une rupture révolutionnaire - avec l’immense saut dans l’inconnu qu’elle implique- permettra d’avancer vraiment...pourquoi penser qu’une alliance -même en position de force - avec la "gauche" de tradition social-démocrate est possible voire souhaitable. Je vois dans cette façon de voir l’avenir la trace tenace du passé où le rôle des partis est surévalué, le Front du peuple - qui est pourtant bien l’essentiel à construire , à distinguer d’un Front Populaire à l’ancienne caduc - sous-évalué.Là se situe la divergence de fond avec J.L.Mélenchon...IL FAUT débattre de cette divergence avec lui publiquement .

    Dominique FILIPPI Le 11 juillet 2014 à 17:30
       
    • Il y a quelques années, autour de 2002-2003, la question se posait d’une alliance possible avec JL Mélenchon, qui avait fait le choix du socialisme pendant bien longtemps et qui restait dans un PS déjà pas mal recentré. Ma réponse d’alors était franchement positive : il faut faire le pari d’une dynamique qui tire une part (la plus large possible) de l’espace socialiste vers une démarche de rupture et d’alternative.
      Je ne crois pas que la suite des événements m’ait donné tort et JL Mélenchon a montré tout ce qu’il pouvait apporter à un combat franchement et radicalement transformateur.
      Je ne vois pas pourquoi il ne faut pas aller dans le même sens à l’égard de ceux qui, y compris aujourd’hui dans le PS, sont plus que déstabilisés par les choix sociaux-libéraux de l’Élysée, de Matignon et de Solférino.
      Mais encore faut-il que l’alternative fonctionne sous une forme cohérente, propulsive et attractive. Dans son état actuel le Front de gauche risque d’être fragilisé, et donc pas en état de marquer positivement le paysage politique. D’une façon ou d’une autre, c’est là qu’est la clé des dynamiques futures, et pas dans le PS ou sur ses marges.
      Roger Martelli

      Roger Martelli Le 11 juillet 2014 à 18:05
    •  
    • En fait la question de l’avenir du Front de Gauche est davantage posée aux militants du PCF qu’aux autres. Veulent-ils oui ou non en finir avec les combinaisons de sommet avec le PS ? Peuvent-ils et veulent-ils agir pour obtenir un congrès qui tranchera cette question et se dotera d’une direction révolutionnaire qui mettra en œuvre une véritable stratégie de reconquête populaire ? Il y a également au PG des appréciations différentes qui s’expriment. Comment mettre tout le monde au même tempo. Concernant Ensemble qui s’est constitué dans une logique de rapport des forces internes au Front de Gauche les choses sont également loin d’être simples. Partant de ce constat ne faut-il pas totalement changer de mode de fonctionnement en abandonnant la structure actuelle du Front de Gauche pour créer un mouvement dans lequel chacun adhérera individuellement, puis convoquer des assises pour élire (ou tirer au sort) des délégations locales, régionales et nationales constituantes d’un mouvement indépendant des partis politiques actuels ? Je m’interroge sans avoir réellement de réponse définitive. Tout ce que je ressent c’est qu’il est impossible de poursuivre ce gâchis.

      Francis Le 13 juillet 2014 à 19:25
    •  
    • @ Roger Martelli
      Le problème, c’est que tous ceux qui devaient partir du PS, comme Mélenchon l’a fait, sont partis depuis longtemps. Les autres sont prêts à avaler toutes les couleuvres ou à jouer les idiots utiles, comme Gérard Filoche, le plus à gauche des "socialistes" de part ses positions, mais dont le discours est qu’il faut rester au sein "du plus grand parti des travailleurs" (eh oui, pour lui le PS est par nature un grand parti de gauche, quoi que puissent faire ses dirigeants et malgré le manque de démocratie).
      Je ne vois pas, pour ma part, d’éclatement du parti dit socialiste. Ce à quoi nous assistons en ce moment, les frondeurs, les critiques de Montebourg et Hamon (les mêmes qui ont intrigué pour que Valls soit premier ministre), ce ne sont que des manœuvres habituelles pré-congrès. Ce ne sont que des positionnements, des créneaux à occuper. Encore une fois, je pense que tous ceux qui devaient partir sont partir. Le PS peut tout digérer. La preuve, ceux qui sont le plus opposés, en parole, à la politique de Valls ont voté son budget.

      Gilbert Duroux Le 24 août 2014 à 13:25
  •  
  • Le résultat du FDG au présidentielle était pourtant clair.
    Rupture totale avec le PS, aucune alliance de quelque sorte.
    Depuis tout se dilue, se diffuse dans des arrangements politiciens où la lutte des places fait rages. Les électeurs ont pourtant envoyé un Carton Rouge à tous aux municipales puis aux européennes, mais rien n’y fait. Les politiques sont ainsi, incapables de sortir des leurs schéma bien construit.
    De plus en plus, ce sera sans nous, et advienne que pourra.
    Vous l’aurez tous voulu
    Basta !

    tchoo Le 11 juillet 2014 à 17:52
  •  
  • Je crois que les socio-libéraux ont une cohérence forte qui va leur permettre de gagner et de transformer le PS en parti démocrate. A l’inverse, je crois qu’il n’y a plus de dynamique possible pour la gauche du PS sur une base keynesienne traditionnelle qu’elle soit dans ou à l’extérieur du PS car le monde a changé depuis le congrès d’Epinay (mondialisation, financiarisation, révolution informationnelle...) Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas travailler au décrochage de pans entiers du PS mais ils seront incapables d’offrir une perspective. Cette perspective ne peut se trouver que du côté de ceux qui veulent dépasser le capitalisme. Entre la gauche du PS et la radicalité il ne s’agit plus d’un débat entre réformistes et révolutionnaires mais d’un débat sur la visée. Est-ce à dire qu’il ne peut y avoir convergence entre eux et nous ? Non, évidemment, mais les mesures de relance seront vaines si elles ne sont pas accompagnées d’un début de mesures radicales. Donc dans la reconstruction d’une nouvelle gauche, si ce ne sont pas les options de ruptures qui cristallisent le rassemblement, ce dernier ne se fera pas ou sera inopérant.

    Frédérick Genevée Le 11 juillet 2014 à 19:34
       
    • Entièrement en phase avec cette analyse.

      Dominique FILIPPI Le 11 juillet 2014 à 22:27
  •  
  • Je recommande à tous la lecture des 11 dernières lignes du blog de J.L.Mélenchon de ce jour ! (et des autres lignes !)

    Dominique FILIPPI Le 11 juillet 2014 à 23:16
       
    • Effectivement, je suis parti lire. Bon, que dire, pas grand chose. On s’y attendait. Les militants voulaient cette rupture avec le PCF. Elle và se faire. On va vers vers le chemin de partis de gauche divers et eclatés qui ne s’entendront pas sur les nuances et qui se feront bien evidement manger par la droite ou l’extreme droite en 2017. Pour le coups les nuances de gauche paraitront ridicules.
      Bien evidement le PG deviendra un petit parti inaudible et le front de gauche mort.
      Car l’union fait la force.
      Je suis triste aprés avoir lu celà, Pas grand chose à dire de plus.

      lucide Le 12 juillet 2014 à 07:47
    •  
    • La tambouille de « l’alternative à gauche »

      Dans le registre des couteaux sans lame, on sent bien que la gamme va s’élargir bientôt fort vite. Après avoir voté le budget Valls, Marie-Noëlle Lienemann tenait une conférence de presse avec l’ancien ministre Paul Quilès, flanqués de Pierre Laurent du PCF et Emmanuelle Cosse d’EELV. Il s’agissait de faire connaitre un document « base de travail » pour « une stratégie alternative » à gauche. On a compris qu’il s’agissait d’un travail confidentiel mené de longue main. Pourtant, il y a une semaine, nous rencontrions, avec le même Pierre Laurent et tout le Front de Gauche, Emmanuelle Cosse et l’état-major des Verts. Ni Pierre Laurent ni Emmanuelle Cosse n’évoquèrent la prochaine parution de cette plateforme. Mais il est exact qu’Emmanuelle Cosse répondant à Clémentine Autain récusa sans ambiguïté que son projet soit de « créer une plateforme alternative ». Puis, répondant à Martine Billard, elle confirma que son intention était bien d’organiser un dialogue avec le PS lui-même. Son objectif assumé est de former « la passerelle entre l’autre gauche et le PS ». L’initiative Lienemann/Quilès a le même projet de façon concurrente.

      On sait où ça coince. Détail révélateur, Lienemann se donne la peine d’informer que sa « porte n’est pas fermée » au Parti de Gauche, dont elle affirme qu’il « n’a pas souhaité s’associer aux travaux » de bricolage qu’elle conduit. Air connu. Cambadélis parle la même langue. L’objectif est le même : briser le Front de Gauche en isolant les irréductibles opposants à l’alliance avec le PS. Cela ne peut aboutir d’aucune manière. Le Front de Gauche n’est pas une étiquette, c’est une stratégie. Il est tout à fait possible de débaucher des composantes du cartel comme les élections municipales l’ont montré. La stratégie ne sera pas abandonnée pour autant, comme l’ont également montré les élections municipales. Évidemment, comme dit le proverbe berbère : « la seconde fois que tu te fais avoir, c’est de ta faute ». Nous sommes prévenus. La samba des sénatoriales menées de nouveau sans vergogne au nom du Front de Gauche montre que l’addiction au PS est parfois irrémédiable. Elle recommencera avec les cantonales et les régionales, et ainsi de suite. Nos devoirs pour la rentrée comportent donc une question qu’il faudra maintenant trancher une bonne fois pour que le peuple à son tour puisse trancher par ses bulletins de vote, le moment venu.
      J.L. Mélenchon
      Rien à ajouter !

      Pierre Magne Le 17 juillet 2014 à 13:46
  •  
  • @lucide...et à d’autres...

    S’il ne s’agissait que de "nuances"....Mélenchon a raison !
    Il faut crever l’abcès ! Ou le PCF est dans la combine ou le PCF est dans les principes dont l’application confère une crédibilité.
    Il y va justement de l’avenir de la gauche ! Et si les apparatchiks préfèrent leurs rentes de situation à la fidélité à ce qui fut - il y a longtemps - leur idéal...ils retourneront dans les oubliettes de l’Histoire.

    Dominique FILIPPI Le 12 juillet 2014 à 08:03
       
    • Bien sur qu’il a raison. Mais on peut pêcher par exces de raison. Concretement sur le terrain, un front de gauche sans le PCF, cà và être vide. Le PG représente 9000 adhérents, le PCF 70000, qu’est ce qu’il va faire le PG tout seul ? Il est capable de s’entendre avec personne apparement. Voilà, à force de rester droit dans ses bottes, sans comprimissions, d’une part on reste tout seul, et ce n’est pas un bon gage d’un parti qui prétends gérer une population, s’il n’arrive même pas à s’entendre avec les siens. C’est un peu un constat d’echec générale cette prochaine rupture.
      Les militants en tout cas la souhaitent vivement. Je ne sais quoi dire de plus .... Certains réveils risquent d’être douloureux.

      lucide Le 12 juillet 2014 à 10:48
    •  
    • @lucide Il suffit de lire les commentaires sur le dernier billet du blog de Mélenchon pour voir qu’il y a du potentiel pour le PG sans le PCF. Des gens qui n’y croyaient plus après les trahisons du PCF reprennent espoir, il y a le potentiel d’un nouveau souffle. Sans doute le PG va grandir et le PCF continuer sa déroute si leur chemins se séparent, comme cela devrait arriver cette année.

      Michel E. Le 12 juillet 2014 à 11:03
    •  
    • @Michel
      "Des gens qui n’y croyaient plus après les trahisons du PCF reprennent espoir, il y a le potentiel d’un nouveau souffle."

      Puisqu’il en est ainsi .... Que dire. Effectivement ils sont tous convaincus qu’une fois débarrassé du PCF, l’ensemble de la population va les rejoindre.

      Il y a de quoi sourire, voir rire, si la situation n’était pas aussi tragique pour les francais.

      A partir de ce moment on peut dire que l’autre gauche est morte. On va assister à pleins de petits partis (dans les scores) qui vont se battre pour faire des 4 % dans les elections, et au nom de la pureté des valeurs de Gauche, on va avoir une belle droite radicale au pouvoir en 2017.

      lucide Le 13 juillet 2014 à 15:17
    •  
    • @lucide "On va assister à pleins de petits partis (dans les scores) qui vont se battre pour faire des 4 % dans les elections, et au nom de la pureté des valeurs de Gauche, on va avoir une belle droite radicale au pouvoir en 2017."

      Je ne trouve pas ça très lucide, j’ai du mal à comprendre pourquoi on ne pourrait pas avoir un développement similaire à celui qu’on a en Espagne ou en Grèce.

      (Puis la droite radicale, elle est déjà au pouvoir)

      Michel E. Le 13 juillet 2014 à 16:36
    •  
    • @lucide Pour citer un commentaire sur le blog de Mélenchon :

      "Tout comme @Cyrille 101, si le PG se détache de la direction du PC et des communistes qui soutiennent sa stratégie suicidaire, je suis prêt à adhérer à nouveau au PG. Par ailleurs je reviendrai aux urnes et je voterai à nouveau pour le FdG ou le front du peuple. J’en connais beaucoup d’autres qui feront de même. Le peuple souffre de la politique proposée par les sociaux-libéraux au pouvoir. Le temps de la "lutte des places" encore compréhensible par le peuple dans les années 80 et 90 ne l’est plus aujourd’hui. Les électeurs exigent aujourd’hui clarté et cohérence !" ( http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/07/11/au-debut-de-lete/comment-page-3/#comment-223919 )

      Michel E. Le 13 juillet 2014 à 16:41
  •  
  • Bonjour

    J’ai pour ma part commis un billet sur médiapart ("Les urgences du FgG") pour mettre en relief les ambiguïtés de la stratégie du FdG depuis 2013 du "Front du peuple", certains impensés programmatiques, et surtout pour rappeler que la problème de la gauche n’est pas tant sa division que la désaffection des couches populaires avec elles !

    Croire qu’il faut à tout prix raffistoler cette gauche pour la mettre en situation pour 2017 est une vue de l’esprit. Ce qui viendrait de la gauche-PS n’aura aucun caractère propulsif, pas plus venant d’EE-LV. Ce qui travaillait la gauche depuis plusieurs décennies est en train d’émerger : son manque de militants, d’électeurs, et de substance générale.

    C’est en recentrant nos forces par le bas, et les Assemblées citoyennes avaient cette vocation à laquelle le FdG n’a laissé aucune chance d’exister (ceci largement grâce au PCF), que le FdG pourrait trouver un nouvel oxygène. Cela suppose d’exiger une mutualisation des forces FdG, un processus collaboratif qui nous fait tant défaut.

    Serge Marquis Le 12 juillet 2014 à 10:23
       
    • "et surtout pour rappeler que la problème de la gauche n’est pas tant sa division que la désaffection des couches populaires avec elles !"

      Disons que les soucis et polémiques politiques prennent le dessus sur les discours et thêmes qui devraient être portés aux couches populaires.

      Tout les efforts sont portés sur la denonciation de la politique actuelle. Et c’est très bien fait, mais ce temps imparti fait défault à la lectures et propositions d’un programme alternatif.

      Cà se traduit par un raz le bol général et un rejet complet des systèmes politiques, qui profite hélas à vous savez qui.

      lucide Le 12 juillet 2014 à 10:37
    •  
    • Votre billet essaye de donner l’impression que le FdG aurait pu marcher avec une meilleure coopération entre les différentes composantes, mais ne semble pas voir l’irréalisme qu’il y a dans tout cela. Le PG a fait tout son possible en tant que parti jeune, on ne peut pas vraiment dire que c’est réaliste de demander plus les quelques années que le parti a existé. Le PCF, par contre, est un vieux parti et avait toute une organisation en place. Mais, justement, le parti est trop vieux et corrompu. Enfin, pour ne citer qu’un extrait caricatural et faux :

      "Les dirigeants du PG (...) jugent (la période) propice « à la révolution citoyenne », prennent force exemples sur le Vénézuela et l’Equateur, citent « les révolutions arabes », envisagent une version française du mouvement des « Indignés » espagnols, et veulent se débarrasser au plus vite du P.S."
      "Mélenchon poursuit sa stratégie de tension. Des formules assassines, des explications à n’en plus finir, mais pas de propositions alternatives durant ses apparitions médiatiques."

      Cela rappelle les efforts des militants PCF pour démarquer le PG de Syriza, alors que le PG et Mélenchon ne cessent de mentionner Syriza (et d’ailleurs Syriza cherche aussi à s’inspirer de ce qui se passe ailleurs dans le monde), et sont dans la même démarche d’opposition sans compromis au PS/Pasok. Vu que les composantes du FdG ont à leur tête des personnalités qui ont participé au vieux système corrompu, il leur faut décupler bien plus d’efforts que Syriza en Grèce, pour convaincre les gens de leur intégrité, et il n’y a que le PG qui semble comprendre/vouloir cela. Parmi les trois composantes du FdG, c’est le PG qui s’en sort le mieux quand il s’agit de garder ses distances avec le vieux système corrompu. Que Mélenchon soit perçu comme la personnalité qui incarne le mieux les valeurs de la gauche est aussi un signe que le PG réussit là où les autres composantes échouent. Et ce n’est pas vrai que ça se fait sans propositions alternatives par Mélenchon "durant ses apparitions médiatiques".

      On peut se demander pourquoi vous reproduisez les clichés tendancieux des médias, le PCF, etc. concernant le PG et Mélenchon ? C’est assez simple je crois : vous faites partie de ces gens qui veulent absolument croire au FdG, et donc essayent de dire des choses qui vont plaire à tout le monde au sein du FdG. Mais ce n’est pas ça qui va rapprocher le FdG de la réalité, et ça ne va pas faire disparaître tout ce qui empêche un vrai front de gauche actuellement (un front du peuple, pas des partis).

      Le dernier billet ( http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/07/11/au-debut-de-lete/#article3 ) du blog de Mélenchon donne de l’espoir. Pour citer :

      "Les adhésions sont là, n’en déplaisent à ceux qui se délectent des démissions. Surtout des adhésions de syndicalistes ou de citoyens très engagés dans un combat. Ceux qui entrent et ceux qui sortent ne sont pas du même bois."

      "De son côté, le Front de Gauche est inaudible, non parce qu’il manque de comités de base ni d’adhésion directe mais parce qu’il a été instrumentalisé pour des alliances et accords qui le situent dans le camp du système. Les sénatoriales n’arrangent rien, bien au contraire !"

      "on sait quelle leçon essentielle nous en avons tirée : une mise à distance concrète et sans concession avec le système ! C’est-à-dire avec le gouvernement et ceux qui le soutiennent. Cela conduit à une ligne stratégique : « le système n’a pas peur de la gauche il a peur du peuple ». Ce qui est bien davantage qu’un slogan simple à manier !"

      "Après avoir voté le budget Valls, Marie-Noëlle Lienemann tenait une conférence de presse avec l’ancien ministre Paul Quilès, flanqués de Pierre Laurent du PCF et Emmanuelle Cosse d’EELV. Il s’agissait de faire connaitre un document « base de travail » pour « une stratégie alternative » à gauche. On a compris qu’il s’agissait d’un travail confidentiel mené de longue main. Pourtant, il y a une semaine, nous rencontrions, avec le même Pierre Laurent et tout le Front de Gauche, Emmanuelle Cosse et l’état-major des Verts. Ni Pierre Laurent ni Emmanuelle Cosse n’évoquèrent la prochaine parution de cette plateforme."

      "La samba des sénatoriales menées de nouveau sans vergogne au nom du Front de Gauche montre que l’addiction au PS est parfois irrémédiable. Elle recommencera avec les cantonales et les régionales, et ainsi de suite. Nos devoirs pour la rentrée comportent donc une question qu’il faudra maintenant trancher une bonne fois pour que le peuple à son tour puisse trancher par ses bulletins de vote, le moment venu. "

      Michel E. Le 12 juillet 2014 à 10:54
    •  
    • @michel.A
      Vos commentaires sur mon billet en méritent d’autres.

      En premier : d’où vous vient cette tendance à croire qu’un auteur est nécessairement mû par d’autres considérants que ceux qu’il déclare ? Je fais une analyse politique et ne cherche nullement à me concilier tout le monde. J’estime même plutôt que l’ensemble du FdG, ses directions, portent une responsabilité évidente dans la situation déplorable du FdG actuel. Le PCF, dans sa tentative dilatoire, de "rassemblement de toute la gauche", quand il faut électoralement exister au 1er tour en tant que FdG. Le PG, dans sa politique de "coups" et d’activisme gauchiste, là où il est nécessaire de porter une parole vraiment alternative, ce que Mélenchon ne fait pas dans ses apparitions médiatiques. J’estime qu’il s’est fait enrôler plutôt qu’il ne s’est joué du système médiatique, et cela depuis longtemps. Ce point pourrait constituer un sujet à part entière.

      Deuxièmement : vous dites que ma vision de ce qui a posé problème et par quoi tout aurait pu être différent sont irréalistes. Votre explication à vous viendrait de la jeunesse du PG et la malice du vieux parti qu’est le PCF. Mais ni Mélenchon et d’autres ne sont nés de la cuisse de Jupiter. Pour avoir été membre du Conseil national du PG les deux premières années de sa formation, j’ai très vite saisi l’impressionnisme avec lequel la direction du PG pensait gérer son duo avec le PCF. Un petit effort nous aurait permis de gérer politiquement le PCF autrement.
      Tout en restant membre du PG, sur bien des points j’estime qu’il a été, lui, irréaliste, et si peu à la hauteur des enjeux que par ailleurs nous prétendions mettre à jour.

      Enfin, pour ne pas faire trop long (c’est déjà bien assez), Mélenchon a raison de dénoncer le PCF, mais que ne l’a-t-il fait lorsque c’était nécessaire, en particulier lorsque la perspective d’élargir le FdG à travers une dynamique possible des Assemblées citoyennes s’est posée. La vérité est qu’il a cru pouvoir gérer tout cela par-devers lui, comme s’il était l’avant-garde, le noyau de la recomposition. Au lieu de ces arrangements de sommet à sommet, les discussions stratégiques devaient faire l’objet d’une socialisation massive dans le FdG.
      Il ne lui reste plus qu’à scier la branche sur laquelle tout le FdG est assis. Du gâchis.

      J’ai pu assister, durant mon expérience militante, à ce triste paysage de responsables charismatiques entraînant les gens dans des aventures stériles, apportant leur pierre à l’amertume générale.

      Mon point de vue n’est pas irréaliste, il est profondément enraciné dans le vécu.

      Serge Marquis Le 12 juillet 2014 à 12:56
    •  
    • @Serge Marquis "Le PG, dans sa politique de "coups" et d’activisme gauchiste, là où il est nécessaire de porter une parole vraiment alternative, ce que Mélenchon ne fait pas dans ses apparitions médiatiques."

      On n’a pas dû voir les mêmes apparitions alors. Reste à constater qu’on ne peut pas objectivement décrire le PG et Mélenchon comme vous le faites à partir de l’ensemble des apparitions médiatiques Mélenchon/PG. Quand vous écrivez "pas de propositions alternatives durant ses apparitions médiatiques", ça m’étonne, et ne peut guère donner une autre impression que celle de quelqu’un qui essaye de créer une image caricaturale et fausse dans l’esprit des gens : des propositions, il y en a, chaque fois j’ai l’impression, précises et concrètes, c’est ce qui fait, entre autres, clairement la différence avec le reste des politiciens, qui ne sortent que du flou (grands principes, etc), mais à peu près jamais quelque chose de concret. Et qu’est-ce que cette stigmatisation simpliste de "gauchiste" ?

      Michel E. Le 12 juillet 2014 à 13:18
    •  
    • @Michel.E

      Propositions alternatives ? Prenons ce simple exemple pris à partir du vécu de près de 6 millions de personnes : le chômage ? A-t-on entendu Mélenchon, dans ses multiples interventions médiatiques depuis cinq ans, développer ce que serait le dispositif du FdG pour résoudre cette question qui pèse tant dans le rapport de forces sociales ? Pas à ma connaissance. Et si vous avez un lien où il intervient vraiment, pas de manière elliptique, là-dessus, envoyez-le moi. Merci.

      Quant à ne plus être identifié à la "gauche", entendez solférienne, croyez-vous que notre langage fut tout aussi clair sur l’Europe : refonder l’Europe, c’est quasiment la même chose que le discours social-libéral pour une Europe sociale…

      Quant aux "coups", je parle de cette façon permanente d’en appeler à des rassemblements sans consulter nos partenaires, d’intoxiquer le public sur les chiffres, d’improviser des manifestations à travers la France "Pour le 5e république", sans que jamais un bilan n’en soit fait, et bien d’autres aspects incantatoires, qui finissent par ruiner une crédibilité.

      Critiquer les autres d’accord, mais balayer aussi devant sa porte, c’est la condition de notre amélioration.

      Serge Marquis Le 12 juillet 2014 à 13:44
    •  
    • @Serge Marquis Je pense que c’est plutôt à vous de donner un lien vers une apparition médiatique d’une certaine longueur sans propositions alternatives.

      Quant à comment s’organiser le mieux, je tiens à citer un commentaire récent sur le blog de Mélenchon :

      "La meilleure défense, c’est l’attaque. Loin de moi d’en rajouter, en plein accord avec les commentaires et la position de Jean-Luc sur l’attitude actuelle et à venir (avenir) du PCF.
      Que les militants du PC imposent un Congrès et qu’à titre individuel, ils prennent, par conscience politique, leurs responsabilités. Oui, au PG, nous avons aussi besoin de redéfinir notre stratégie, de mettre de la fluidité dans notre militantisme et surtout plus de convivialité. J’ai toujours le sentiment (local) que nous ne soyons pas capable de faire un pas sans savoir ce que notre "grand frère" en pense. Il nous manque cette capacité de prise d’initiative et cette autonomie indispensable. Pour l’exemple, tout baigne dans l’expérience des municipales à Nîmes avec un PS véreux qui nous a fait un enfant dans le dos et oh surprise pour la fête départementale de Lézan du PCF, nos chers camarades ont rien fait d’autres que d’inviter le député PS du coin, seul capable de nous donner des leçons d’austérité avec la bénédiction de nos camarades. La honte, avec de tels partenaires. Oui, notre Congrès est aussi nécessaire, il est temps que le peuple s’en mêle." ( http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/07/11/au-debut-de-lete/comment-page-2/#comment-223878 )

      Michel E. Le 12 juillet 2014 à 13:57
  •  
  • @Michel E.

    Entièrement d’accord avec ce que tu dis mais il faut trouver une structure politique dont le PG , au moins dans une première phase serait l’axe mais ouverte à toutes les nuances de la gauche de transformation sociale.Quitte à ce que l’axe se modifie peut-être ensuite en grandissant.

    Dominique FILIPPI Le 12 juillet 2014 à 11:30
       
    • Je me dis qu’il faut éviter les mots "front" et "gauche" (vu que le PCF va sûrement continuer avec "Front de gauche"). Syriza s’appelle "coalition de la gauche radicale". "Coalition pour l’humain d’abord" (CHD) peut-être ?

      Michel E. Le 12 juillet 2014 à 12:05
  •  
  • Traditionnel fantasme que te rêver à l’éclatement du PS, certains l’annonçaient mort en 2009 (BHL) d’autres lui voulaien un autre nom (Valls) mais force est de constater que le PS est toujours là.

    Évidemment la ligne de Hollande fait grincer de nombreuses dents au sein du PS mais au fond, rien de bien nouveau, les plus anciens se rappelleront leq duels Mitterrand - Rocard notamment et que dire des diatribes de Emmanuelli ....

    Alors que la gauche du PS soit en opposition, quoi de plus normal puisqu’elle n’est pas en capacité de prendre le pouvoir au PS faute de convaincre suffisamment de militants lors des congrès.

    Quant à Montebourg il est un peu au milieu de tout cela, membre d’un gouvernement dans lequel sur bien des aspects il n’est pas en harmonie mais bon gré mal gré il fait le job et essaye de pousser ses idées avec plus ou moins de succès.

    Alors le verra t-on acteur amenant un éclatement du PS ? J’en doute beaucoup, connaissant le personnage il m’etonnerait fort qu’il monte au front seul ...... et s’ il.n’est pas seul, avec qui le ferait t’il ?

    Enfin, quoi qu’on en dise, la gauche du PS restera en sen sein pour apporter la contradiction au courant central bien trop soc libéral ..... quand il est au pouvoir

    Melclalex Le 12 juillet 2014 à 12:24
  •  
  • ce qui est en train de se passer au FDG aurait pu être évité si les directions avaient réellement joué la carte d’une dynamique fédérale et non celle du cartel de partis et des logiques d’appareil... Une adhésion directe au FDG n’a jamais été possible, elle aurait pourtant permis à de nombreux militants de ne pas/plus s’inclure dans la logique du PC ou du PG. Elle aurait aussi permis une démocratie du FDG où les adhérents auraient pu voter, ensemble, pour définir les lignes majoritaires (PC, PG ou autres). C’est vraiment dommage de voir le FDG s’arrêter ainsi... c’est du gâchis ! Quant au PS, une rupture de l’aile gauche aurait été facilitée par un FDG fort d’une réelle dynamique de rupture avec le PS, or ce n’est pas le cas...

    Jean-claude Le 12 juillet 2014 à 14:50
       
    • "une démocratie du FDG où les adhérents auraient pu voter, ensemble, pour définir les lignes majoritaires (PC, PG ou autres)."

      Mais ce qui compte c’est le peuple, la société. Je crains bien qu’une telle "démocratie du FDG" n’aurait servi qu’à renforcer l’écart entre le FDG et les gens (le FDG ne devrait pas exister pour donner satisfaction à ses adhérents/militants, mais pour donner satisfaction au peuple). On voit bien que le problème aujourd’hui au FDG c’est le manque de contact avec la société, le peuple. Ce n’est pas tant la division que le manque de contact avec les gens qui explique la déroute du FDG. Je ne pense pas qu’une telle "démocratie du FDG" aboutirait à des lignes majoritaires qui feraient sens aux yeux des gens (notamment vis-à-vis de l’UE). Le problème que les gens ont avec le FDG concerne surtout son positionnement ambigu vis-à-vis du PS et de l’UE. Vous savez aussi bien que moi que le PCF refuse de se soumettre à une ligne majoritaire d’opposition claire au PS, donc toutes ces rêveries n’ont malheureusement jamais étaient réalistes : le ver est dans la pomme. Et puis, une telle "démocratie du FDG" aurait sans doute comme conséquence de figer le positionnement du FDG vis-à-vis de l’UE, ce qui reviendrait à ignorer la leçon des élections européennes. Donc les gens pourraient se dire que le FDG s’en fiche du peuple (ce qui est d’ailleurs vrai de la part du PCF), que les membres du FDG se suffisent à eux-mêmes, restent cloîtrés dans leur propre monde.

      "Quant au PS, une rupture de l’aile gauche aurait été facilitée par un FDG fort d’une réelle dynamique de rupture avec le PS, or ce n’est pas le cas..."

      Mais justement, ce n’est pas le cas, et la raison se trouve justement au sein du FDG, et ça concerne non seulement le PCF, mais aussi des gens comme Clémentine Autain. Puis ça n’a rien de réaliste de croire que des partis comme le PCF et le PS redeviendraient soudainement radicaux, ce sont de vieux partis liés à la guerre froide et corrompus jusqu’au tréfond de la moelle.

      Michel E. Le 12 juillet 2014 à 17:31
    •  
    • bin justement Michel, est-ce qu’un FDG où les partis se seraient effacés au profit de la dynamique collective, n’aurait pas pu d’avantage attirer le "peuple" vers ce vote et ce type de mouvement ? il y a aussi la question de la politisation et le FDG a loupé l’occasion de créer une réelle nouveauté à gauche.... quant à maintenant, l’idée du PG et du NPA ensemble dans un "front du peuple" pourquoi pas... mais deux questions : 1/parviendra-t-on ainsi à unir toutes les forces de gauche et les différentes tendances/sensibilités ? 2/ est-ce que l’on ne risque pas de voir l’histoire se répéter dans la relation (le rapport de force) qui s’établirait entre le PG et le NPA ?

      Jean-claude Le 12 juillet 2014 à 18:29
    •  
    • "est-ce qu’un FDG où les partis se seraient effacés au profit de la dynamique collective, n’aurait pas pu d’avantage attirer le "peuple" vers ce vote et ce type de mouvement ?"

      Je pense que ceux qui se sentiraient concernés seraient typiquement des gens qui ont voté FDG, et que les militants /les partis joueraient un rôle décisif dans ce processus, autrement dit le biaiseraient. On peut toujours aussi s’imaginer des militants PS, UMP, FN ou autres qui iraient voter pour détruire le FDG : c’est comme ça à chaque fois qu’il y a ce genre de vote, de type "primaires ouvertes". Vu l’état des choses, j’ai plutôt tendance à voir ça comme une chose qui servirait de prétexte pour ne pas s’occuper de ce qui ne va pas au FDG, comme une sorte d’espoir que la main invisible d’un tel vote irait tout mettre en ordre. Je pense qu’il faut plutôt regarder du côté de Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou même M5S en Italie, et on peut constater que dans chaque cas, ces "formations" (qui sont en réalité mouvement social) n’ont aucun lien avec le pouvoir, ne se compromettent pas, ce qui n’est pas le cas du FDG. Donc on voit bien comment un front/coalition avec le PG, le NPA, et plus largement tous les mouvements sociaux (c’est-à-dire dans un cadre hors parti/qui fait exploser le concept de parti)... pourrait être bien plus proche de ces mouvements que le FDG.

      "quant à maintenant, l’idée du PG et du NPA ensemble dans un "front du peuple" pourquoi pas... mais deux questions : 1/parviendra-t-on ainsi à unir toutes les forces de gauche et les différentes tendances/sensibilités ? 2/ est-ce que l’on ne risque pas de voir l’histoire se répéter dans la relation (le rapport de force) qui s’établirait entre le PG et le NPA ?""

      Bon, vu que le NPA n’est pas lié au pouvoir comme l’est le PCF, ne se laisse pas corrompre, etc., on voit bien comment un "front du peuple" ("Coalition pour l’humain d’abord" ?) serait plus crédible selon cette configuration. Sur le nucléaire, PG et NPA sont d’accord, tout comme sur de nombreux autres points : il y a beaucoup plus d’affinités et convergence qu’entre PG et PCF. Ensuite, comme je le dis plus haut, cela devrait s’élargir au mouvement social et faire exploser le concept de parti. Le NPA et le PG pourraient par exemple proposer un référendum sur l’UE même si jusqu’ici ils n’ont pas vu la rupture avec l’UE comme indispensable pour revitaliser la démocratie (autrement, une façon concrète de répondre au résultat des européennes de mai dernier).

      Michel E. Le 12 juillet 2014 à 19:18
  •  
  • par ailleurs, merci à Serge Marquis pour ses contributions auxquelles je souscris complètement...

    Jean-claude Le 12 juillet 2014 à 14:57
       
    • Je suis également d’accord avec vous.
      L’attitude de Michel.E. traduit plus un esprit partisan que constructif.

      Serge Marquis Le 12 juillet 2014 à 18:41
    •  
    • Petite coquille :
      L’attitude de Serge Marquis traduit plus un esprit partisan que constructif.

      Michel E. Le 12 juillet 2014 à 19:21
  •  
  • De toute façon, inutile de refaire le match....

    Comment sortir parle le haut de ce merdier ?

    Je ne vois pas, dans un premier temps, d’autre solution que de rejoindre Jean-Luc Mélenchon et tous ceux qui ont souscrit sincèrement à ce que j’appellerai "l’esprit de 2012" (celui de la campagne ) sous une forme organisée qui ne pourra ,à mon avis, être longtemps le PG mais s’il faut en passer par là pourquoi pas...

    Lucile semble considérer que hors d’une union avec le PCF point de salut et que toute autre construction relève de l’irréalisme. Ce type de raisonnement procède d’une intériorisation du sentiment d’appartenance d’essence mythique voire mystique analogue à celui de militants de LO ou du NPA.

    Il faut radicalement changer le logiciel ce qui ne veut pas dire faire une croix sur de nombreux membres du PCF et encore sur ce qui reste de "l’empreinte communiste " historiquement constituée dans la société française ; une telle attitude serait suicidaire.

    Changer le logiciel cela veut dire sortir de l’esprit et de la pratique des combines politiciennes à la Laurent où la direction du PCF utilise Mélenchon pour se refaire la cerise et le lâche pour conserver les derniers plats de lentilles que lui concède le PS comme un siège de sénateur ou des sièges de conseillers municipaux surreprésentés comme à Paris. La politique, c’est d’abord servir le peuple et non pas conserver à tout prix des rentes de situation. Sans éthique, il n’y a pas de crédibilité possible. Surtout à un moment nodal de l’histoire de la gauche en France.

    Ce n’est pas sombrer dans le purisme que de rappeler de telles évidences.

    Dominique FILIPPI Le 13 juillet 2014 à 17:11
  •  
  • "Lucile semble considérer que hors d’une union avec le PCF point de salut et que toute autre construction relève de l’irréalisme. Ce type de raisonnement procède d’une intériorisation du sentiment d’appartenance d’essence mythique voire mystique analogue à celui de militants de LO ou du NPA."

    Pas forcement, c’est surtout un point de vue pratique et réaliste. Le PG compte 9 000 adhérents, le PCF 70 000 avec tout les moyens financiers, logistiques, materiel d’impréssion, force des militants qui và avec.
    C’est d’ailleurs le PCF qui a réglé dernierement, les 500 000 euros de depassements de la campagne présidentielle de Melenchon. En se coupant de tout cà, cà và avoir une incidence sur les manifestations, sur les moyens financiers pour les campagnes à venir, pour les moyens logistiques, pour les evenements, pour le journal l’Humanité, pour le temps de représentation de la gauche dans les médias, etc ...

    Qu’est ce que và faire le PG ? il va jamais s’en sortir tout seul . La pureté des valeurs est une chose, mais quand elle mets à mal toute l’organisation, elle en devient néfaste pour l’ensemble.

    Je doute que les adhérents PCF rejoignent Melenchon, ils se sont fait traiter de tout les noms par les militants PG, cà và être beaucoup leur demander.

    lucide Le 13 juillet 2014 à 17:40
       
    • Il faut sortir à tout prix du sentiment d’appartenance qui sur-détermine ton raisonnement qui a toutes les apparences de l’évidence mais les apparences seulement.

      Il ne dépend que du choix personnel de chaque communiste d’en finir avec la complicité vis à, vis des pratiques politiciennes de la direction nationale, départementale, et - moins souvent - locale.Soit en limogeant lors d’un congrès sa direction ; ce qui semble actuellement totalement irréaliste, soit en quittant ce parti. Si les communistes ne sont pas capables de faire cela... cela veut tout simplement dire, qu’ils sont DANS le sentiment d’appartenance et non pas une démarche rationnelle. Sils en restent là, il ne restera qu’à la minorité de quitter ce parti devenu inutile .

      Dominique FILIPPI Le 13 juillet 2014 à 18:02
    •  
    • Le PG et le NPA ensemble ne sont pas si loin que ça de la situation de Syriza il y a quelques années, et en plus Mélenchon et Besancenot sont bien connus par le grand public. Le PC grec a un appareil etc. comme le PCF en France, mais justement, il ne suffit pas de se reposer sur ses lauriers.

      Michel E. Le 13 juillet 2014 à 19:21
  •  
  • Si encore c’était une demande propre aux communistes de limoger leur direction ou de quitter leur parti (pour rejoindre évidement le PG, ne tournons pas autour du pôt) on le comprendrais ...

    Mais là, c’est une demande du PG qui pour des questions de stratégie electorales demande aux militants d’un autre parti allié de quitter leur parti ou de limoger leur direction pour les rejoindre. Moi je trouve celà d’un culôt admirable.

    On demande aux communistes de perdre leurs élus, en ne faisant plus d’alliance avec "le traitre solférinien", sous peine d’être "Traitriser", sous le pretexte que le francais moyen susceptible de rejoindre les flancs du front de gauche aura pour soucis bien evidement le fait que le PCF, constituante du FDG n’ait jamais fait d’alliance avec le PS.

    Le Francais se fiche évidement de tout celà, il a bien d’autres choses à penser que ces histoires politiciennes. IL attendra plutôt des propositions concretes qui peinent à être entendu sous le flot stérile de ces polémiques inutiles qui n’intéressent qu’une poignée d’initiés de gauche.

    Si maintenant cette même gauche n’est pas capable d’avoir les pieds sur terre et se divise sur des gamineries idéologiques, c’est foutu pour la gauche.

    lucide Le 13 juillet 2014 à 19:24
  •  
  • "Si encore c’était une demande propre aux communistes de limoger leur direction ou de quitter leur parti "...

    Toujours le sentiment d’appartenance...C’est affligeant...et en plus je crois Lucile profondément sincère....

    On ne parle pas décidément du même sujet....j’arrête ce débat car décidément Lucile n’est plus dans le rationnel mais dans l’affectif tout en étant persuadée d’être dans le rationnel.

    Dominique FILIPPI Le 13 juillet 2014 à 23:41
       
    • tOUS CES RAISONNEMENTS OUblent l’essentiel:Sur les 1100000 élus en France seuls 4500 se réclament du fdg dont 4300 du PCF.
      Ce PCF dirigeait par des naïfs qui ont laissé leur propre parti
      sous le contrôle des Mélenchonistes est au diapasonon d’ensemble,du NPA,du PG :
       aucune idée sur la Nation
       aucune idée sur le protectionnisme équitable
       aucune idée sur une économie à interventionnisme bienveillant de l’état,à planifiée.
      Bref ce sont ces dirigeants qui enterrent la gauche de la gauche.Risquons une hypothèse:par fainéantise intellectuelle,c’est plus facile d’évoquer le sociétal que la Naton ?

      Jean Le 14 juillet 2014 à 21:46
  •  
  • @Jean...

    "Ce PCF dirigeait par des naïfs qui ont laissé leur propre parti
    sous le contrôle des Mélenchonistes"....ah si seulement çà pouvait être vrai !

    Décidément on trouve de tout dans le débat en ce moment !

    Au moins çà détend !

    Dominique FILIPPI Le 14 juillet 2014 à 23:05
  •  
  • En France,il y a 1100000 d’élus.
    Seulements,parmi ces 1100000,4300 sont élus du FDG dont 4250 du PCF.
    A observer les comportements des patrons du PG et du PCF,c’est un miracle que 0.39 % des élus de la république la plus à gauche du Monde soit du FDG.
    Sur ce blog,aucune mention n’est faite sur les élections et la manière d’avoir des élus.
    Les thèmes de Nation,sécurité sociale,retraite par répartition,CMU,allocations chômages,études gratuites ,chômage,croissance,discriminations anti-laïcité,démocratie,politiques locales bref tout ce qui touche les gens,ne sont pas traités.
    Dans ces conditions ne soyez pas étonné que des intervenants coupés des réalités parfois pervers ou des névrosés,s’en donnent à coeur joie dans les commentaires...Quant à JLM ,lisait sa biographie ,vous en apprendrez bien plus que sur ce blog ,sur son appétit de pouvoir personnel.
    JLM sait décérebrer à son profit ses partisans.
    Il suffit de lire certains commentaires sur ce blog pour s’en rendre compte.
    Après une carrière de ministre et sénateur PS,il s’est fait réélire par l’électorat PCF(le seul qui compte ,à gauche,en dehors du PS) pour dézinguer ce parti dès le lendemain de son élection.
    Le personnage de Santerre devait être démasqué,pour instruire les militants.
    Gramsci disait :’la vérité est révolutionnaire’.
    L’ex-Santerre et les illuminés qui le suivent n’auraient jamais du oublier cette formule libératrice.
    Un jour ou l’autre,la vérité émerge.

    jean Le 15 juillet 2014 à 08:32
       
    • "il s’est fait réélire par l’électorat PCF(le seul qui compte ,à gauche,en dehors du PS) pour dézinguer ce parti dès le lendemain de son élection."

      Mélenchon n’a rien fait pour "dézinguer" le PCF, au contraire, le PCF était quasiment mort avant d’avoir une dernière chance (ratée il semblerait) via le FdG : Mélenchon leur a plutôt permis un bref sursis.

      Michel E. Le 15 juillet 2014 à 09:12
  •  
  • j’en ai assez de ces querelles de tendances dans le parti . Je ne vois plus qu"une solution pour constituer une gauche solide en dehors du ps , c’est de voter marine le pen aux prochaines élections . Ce sursaut amènera les gens de gauche à se ressaisir et surtout à se débarrasser de ces gens qui n’attendent qu’une place électorale . Car par ailleurs je trouve étrange que le pc fasse des alliances avec le ps dans le dos du parti de gauche .

    l’ Antonien . Le 15 juillet 2014 à 11:31
       
    • La politique du pire est l’autre nom de la politique de l’arroseur arrosé. Soyons sérieux !

      Dominique FILIPPI Le 15 juillet 2014 à 23:09
  •  
  • @Michel E...Moi je trouve que çà détend de lire les deux derniers messages...au moins on rit !

    Dominique FILIPPI Le 15 juillet 2014 à 23:11
       
    • C’est sûr !

      Michel E. Le 16 juillet 2014 à 08:56
  •  
  • @michelE
    cesse de monopoliser/polluer les sites de discussion c’est intolerable, on ne lit plus, on se barbe/barre tellement tu fais chi..!

    Fumigène Le 16 juillet 2014 à 17:02
  •  
  • @Fumigène...relis Érasme...l’homme des coteaux modérés, l’homme du juste milieu...à ne pas confondre avec belles oreilles !
    çà a 5 siècles et çà n’a pas pris une ride !

    Dominique FILIPPI Le 16 juillet 2014 à 18:17
  •  
  • Je pense que se poser la question de savoir quelles sont les objectifs des partis en présence peut permettre d’y voir plus clair sur ce qui va continuer à se dérouler.

    Le Ps : il passe la retraite de 50 ans à 67 ans ; il réduit fortement le code du travail ; son action fait que seuls les plus riches s’enrichissent, les autres voient leur pouvoir d’achat se réduire....
    Le PCF : il désire d’abord conserver ses élus à tout prix (même au risque de perdre toute crédibilité en s’alliant au Ps !) ; il désire aussi voir continuer la politique nucléaire de la France ...
    Le PG et Ensemble désire réaliser la même stratégie que Syriza en Grèce pour prendre démocratiquement le pouvoir en France et changer complètement les choses. Afin de rester crédible auprès des électeurs, ils s’interdisent tout accord avec le Ps (et avec le PCF si celui-ci redevient l’allié du Ps).
    On peut se demander si des partis qui ont des objectifs si différents peuvent avoir intérêt à s’allier !

    Les même causes produisent toujours les mêmes effets !

    Pierre Magne Le 17 juillet 2014 à 14:38
  •  
  • @ à ceux qui défendent la direction du pcf sur ce site...

    "Le PCF, c’est 130 000 adhérents, dont 70 000 à jour dans les cotisations. Une force de militants, des moyens financiers, un grand journal, des fêtes, des financements, etc ...

    Le PG, c’est 9000 adhérents. Aucuns financements si ce n’est les subventions de l’état pour les élections, sic ..."

    Il serait bon de cesser d’assener de fausses évidences en guise d’arguments...pour justifier, en dernière "analyse" la lutte des places en lieu et place de la lutte des classes...

    Si les encartés pcf ne sont pas que des comptables atteints de cécité politique...ils sont face à une responsabilité identitaire...être du côté de ceux qui ont encore un idéal...DONC VIRER LES APPARATCHIKS...à moins de préférer leur comportement sans avoir le courage de le dire...toute honte bue...
    Leur responsabilité individuelle ( et collective ) est donc engagée. Il y va de l’avenir.La lutte des places ou la lutte des classes sans que ce soit pour autant le stérile slogan "classe contre classe" de sinistre mémoire...Il ne s’agit pas d’être des gesticulateurs gauchistes mais d’être les dignes héritiers de Jaurès.

    Dominique FILIPPI Le 20 juillet 2014 à 10:02
  •  
  • C’est sur que les bises réitérées de Laurent au PS (Hidalgo, Lieneman) tout le monde s’en fout, c’est pourquoi on évite d’aller voter pour de telle girouette.
    Faites ce que vous voulez au PC, continuez comme actuellement, à la fin de la foire on comptera les bouses !

    tchoo Le 20 juillet 2014 à 16:50
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  • il paraîtrait (sondage d’aujourd’hui) que Sarko pourrait être élu , au second tour, face à M. Le Pen en 2017... la gauche ,quel que soit son représentant, sombrant dès le premier tour.

    les querelles de chapelle dont on parle ici, ne vaudrait-il pas mieux essayer de les dépasser pour travailler politiquement à éviter cette perspective assez peu réjouissante.

    jos24 Le 1er août 2014 à 14:46
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  • j’ai peur que vous ne vous mépreniez sur ce qu’est le PG.

    Je parle en tant qu’ancien adhérent du PG, ce qui va suivre n’est pas à prendre avec une connotation négative mais au contraire sans jugement de valeur et avec du recul

    Le PG, c’est une petite armée. Ce n’est pas un parti démocratique. Il n’a pas vocation à l’être. Comme toute armée, il est dirigé par le haut. Par les chefs.

    Ceux qui sont au PG en sont plus ou moins conscients : les gens sont "implicitement" d’accord avec la ligne générale du parti, c’est pour ça que ça file doux, la plupart du temps. Ce n’est pas pour autant qu’ils perdent leur esprit critique, paradoxalement, ça discute et ça s’engueule, mais ça ne rompt pas, tant qu’il n’y a pas de rupture sur le fond. Ceux qui ont un désaccord de fond s’en vont.

    C’est un état d’esprit particulier, mais il faut en être conscient lorsqu’on s’adresse au PG : c’est une armée, disciplinée et pas décentralisée pour deux sous : l’exact inverse d’EELV, parti où la décentralisation est vraiment appliquée (ce qui ne va pas sans poser d’autres problèmes, notamment de cohérence de la ligne d’un coin à l’autre : autant au PG, partout en France la ligne est globalement la même, autant à EELV, vous faîtes 30 bornes et la ligne peut être radicalement différente)

    (A l’inverse le PCF et le PS sont des partis centralisés en décomposition, c’est à dire qu’il y a toujours un autoritarisme du haut sur le bas mais que la ligne politique varie considérablement d’une section/tendance à l’autre, faute d’oser mener un vrai débat de fond...)

    Évidemment ce que je dis sur le PG n’est valable que lorsque la ligne montre des résultats et que le chemin est déjà tout tracé.

    Là, nous nous trouvons à la croisée des chemins, avec deux questions à trancher :

    1) Sur l’Europe et l’euro : quelle position adopter ? Une claire (on quitte tout ça) ou une pas claire-mais-très-intelligente-tellement-qu’on-peine-à-la-faire-comprendre-à-qui-que-ce-soit-même-à-nous : oui, l’europe on peut en sortir mais peut être pas si ça marche, enfin on sait que personne n’acceptera ce qu’on propose donc qu’on sortira de l’europe mais on ne le dit pas quand même...

    2) Sur le PCF : qu’est-ce qu’on en fait ? On reste alliés avec ce parti en décomposition où il n’y a plus de ligne et donc plus d’interlocuteur puisqu’il y a cinq ou six PCF selon les lieux et les militants, celui à fond FG très honnêtement sans arrière pensée, celui à fond FG pour tout récupérer comme ce qu’ils ont tenté de faire en 2007, celui anti FG parce que le PCF est le grrrrrrrrrrrrand parti des travailleurs qui va faire la rrrévolution prrrrolétarienne à lui tout seul, celui anti FG parce que ça empêche de s’allier tout le temps avec nos amis du PS, celui pro FG pour mieux négocier les sièges avec nos amis du PS... Bref, aucune ligne. Ou bien doit-on rompre avec ce parti, au risque de devoir suer pour les signatures pour la prochaine présidentielle et avoir de sérieux problèmes logistiques ?

    En science politique, la manière dont les décisions sont prises et les divergences réglées dans une structure politique est quelque chose de passionnant, et je suis très intéressé de voir comment dans un parti non démocratique comme l’est le PG on va trancher ces deux problèmes stratégiques qui sont liés.

    Mais pour cela, il faut avoir clairement en tête ce qu’est le PG. Un parti creuset, peut être, un parti démocratique, surement pas (et ce n’est pas souhaitable à mon sens parce qu’on n’agit plus dans un parti démocratique, par expérience de ce que j’ai pu voir dans les ex comités bové, à la FASE, ou au NPA avec toutes ses tendances...) L’atout du PG, jusqu’à présent, c’est qu’il a toujours su agréger les opinions différentes, en faire une synthèse et intégrer ceux qui les portent à son "cercle dirigeant", et au final s’en renforcer.

    Comment va-t-il (et va-t-on) trancher les problèmes et divergences qui se présentent maintenant à nous ? Là est toute la question, mais si l’on veut la traiter, commençons par savoir réellement ce à quoi on affaire.

    Bon, j’ai rédigé comme j’ai pu et ai tenté d’être aussi clair que je le pouvais à cette heure, maintenant tu as une carte de plus en main camarade, bon courage !
    Ajout : depuis quelque temps, (et cela m’inquiète), la direction semble ne pas être capable de trancher dans le bon sens ou de prendre les bonnes décisions, souvent pour de mauvaises raisons. La direction est divisée sur certains points, et refuse d’étaler au grand jour ses divisions pour que le reste du PG tranche, et les décisions peuvent être prises pour des raisons absolument pas politiques (renseignez vous sur le dernier Conseil National...), toute la direction a un problème dans son règlement des divergences qui peuvent y exister et cela nuit à l’aspect "creuset" du parti... Et la direction faillit dans son rôle qui est le sien de "trancheur" des divergences de ce parti non démocratique à dessein mais où c’est justement la direction doit prendre des décisions et faire des choix.

    Desbons Claude Le 19 août 2014 à 19:07
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  • Je me présente : invalide, je dois survivre avec 895 euros par mois, ce qui rend les fins de mois difficiles, surtout les trente derniers jours. Et cela dans un des pays les plus riches du monde, qui a mille fois les moyens de tripler cette somme. J’avais choisi l’abstention définitive, incapable que je suis de choisir entre la peste et le choléra. Puis vint le Front de Gauche, et une mince lueur d’espoir. Ça n’aura pas duré longtemps : vérolé par le PCF, ce paillasson de la droite solférinienne, le Front de Gauche n’a pas su mettre en demeure les militants du PCF de déchirer PUBLIQUEMENT leurs cartes d’adhérents, ou de dégager dans les jupes de la droite solférinienne. Je constate avec un effarement désolé que le fasciste Laurent est toujours des vôtres. Qu’il n’a pas été éjecté à coups de poings sur la gueule. C’est votre choix, c’est votre droit mais, dans ces conditions, ce sera sans moi, et sans ma voix : j’ai déjà été cocufié par le pétainiste Mitterrand, je ne le serai pas deux fois.

    J’ai été censuré QUATRE FOIS sur le blog de M. Mélenchon, sans aucune raison sérieuse, et c’est quatre fois de trop. Je ne tente donc plus d’y intervenir : pauvre parmi les pauvres, je pensais y avoir ma place ; ce n’est clairement pas le cas. N’y pensons plus, donc, mais dans ces conditions, votre Front de Gauche, pour moi, c’est mort : j’en ai marre d’être uniquement de la viande à suffrages.

    Auxi Le 22 août 2014 à 13:32
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