🔴 DÉRIVE DU JOUR
Le gouvernement, la présomption de légitime défense des flics et « l'extrême gauche »
Non content d'avoir voté le permis de tuer pour les policiers et gendarmes, l'exécutif se défend que sa loi soit un cadeau à l'extrême droite. Ce 9 juillet, Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, a dénoncé « une instrumentalisation politique outrancière et scandaleuse de l'extrême gauche qui nous a habitués, depuis plusieurs années maintenant, à cibler les forces de l'ordre avec une forme de constance. ».
L'extrême gauche ?
- Claire Hédon, Défenseure des droits : « Une telle présomption est de nature à porter atteinte aux garanties attachées au droit fondamental à la vie, à l’accès au juge, à la manifestation de la vérité et à l’effectivité des voies de recours ».
- La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui affirme qu’il appartient bien à l’État de prouver que le recours à la force est nécessaire… et non aux victimes. Cette proposition de loi est contraire aux décisions de la CEDH.
- En 2024, la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe et le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale dénonçaient la France pour son « usage excessif de la force ».
- En 2025, le Comité des Nations Unies contre la torture a relevé l’usage excessif de la force par la police française.
Du point de vue de la Macronie, tout est d'extrême gauche… et leurs lois ne sont pas d'extrême droite.