🔴 CONCERT DU JOUR
LFI interdite de fête de la musique : ça va pas, non ?!
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a tranché : la politique et la musique, ça ne va pas ensemble et La France insoumise n'organisera pas de concert pour la fête de la musique ce dimanche 21 juin. Au-delà du « scandale démocratique grave en période électorale » dénoncé par Jean-Luc Mélenchon, l'argumentaire questionne. Après avoir raconté que la déclaration en préfecture avait été effectuée hors du délai légal de quinze jours francs – les insoumis assurent l'avoir fait en avril –, le préfet justifie sa décision par les « prises de position controversées » des rappeurs Médine et Soso Maness et d'Assa Traoré (trois personnes qui ne sont pas programmées à l'événement), ce qui « risque d’attirer un public particulièrement hostile aux forces de l’ordre »… Et le préfet de citer le slogan « Tout le monde déteste la police ». Les personnalités citées sont-elles interdites de concert ou de meeting ? Non. Le slogan incriminé est-il illégal ? Non. Le non-respect du délai légal est-il un motif d'interdiction de manifestation ? Non. Finalement, il ne reste qu'un seul argument au préfet : les risques de troubles à l’ordre public à « l’approche de la prochaine élection présidentielle ». La porte ouverte à toutes les fenêtres ! LFI dépose un recours devant le tribunal administratif. Cette politisation répressive interroge… sauf Le Monde, qui y voit une aubaine pour Jean-Luc Mélenchon de se « poser en victime [...] fidèle à ses habitudes » afin de « nourrir son discours antisystème ». Oulala, ça promet.